Le choix des guêtres figure parmi les préoccupations majeures des cavaliers attentifs à la santé et à la performance de leur cheval.
Selon une étude publiée par le site Cavalassur, 68% des cavaliers jugent indispensable l’utilisation de protections adaptées pour prévenir les atteintes lors du travail ou sur les terrains variés, un chiffre qui témoigne de l’importance accordée au bien-être des chevaux et à la prévention des blessures.
Cependant, face à la variété des modèles et des matériaux, il n’est pas toujours facile de trouver la solution la mieux adaptée à chaque cheval et à chaque discipline.
Pour vous aider à faire un choix éclairé, cet article vous propose d’abord de comprendre à quoi servent vraiment les guêtres et dans quelles situations elles deviennent incontournables.
Nous passerons ensuite en revue les principaux types de protections disponibles et leurs usages spécifiques, avant d’aborder les critères essentiels à prendre en compte pour une sélection réussie, comme la morphologie de l’équidé ou le niveau d’activité.
Parce qu’un bon ajustement conditionne l’efficacité des guêtres, des conseils pratiques pour l’essayage et la mise en place vous seront également proposés.
Enfin, nous verrons comment entretenir correctement vos guêtres afin d’allier longévité et sécurité au quotidien.
Comprendre l’utilité des guêtres pour le cheval
Protéger contre les blessures
Les jambes du cheval, notamment les tendons et les boulets, sont particulièrement exposées aux risques de blessures.
Lors d’un travail sur le plat ou à l’obstacle, il n’est pas rare que le cheval se blesse en se touchant lui-même, par exemple lorsque le postérieur vient heurter un antérieur.
Les guêtres agissent comme une barrière de protection, absorbant les chocs en cas de coups ou d’impacts.
Cela s’avère essentiel pour limiter la gravité des blessures et assurer autant que possible le bien-être et la performance du cheval.
Soutenir et sécuriser les membres lors de l’exercice
En plus de la protection contre les coups, certaines guêtres apportent un léger soutien aux tendons et articulations. Cela peut aider à prévenir la fatigue ou l’apparition de microtraumatismes chez les chevaux soumis à des séances physiques intenses ou répétées.
Ce soutien est particulièrement apprécié pour les jeunes chevaux, dont la croissance n’est pas totalement achevée, ou lors de compétitions où les sollicitations sont importantes.
Prendre en compte les spécificités de chaque discipline
Certaines disciplines équestres exposent les membres du cheval à des dangers particuliers.
Par exemple, un cheval de saut d’obstacles risque davantage de se heurter contre une barre ou de se frotter contre des terrains accidentés, tandis qu’en dressage, la protection visera surtout à prévenir les coups autoinfligés.
Il est donc important de comprendre que l’utilité des guêtres varie en fonction des activités pratiquées, ce qui influencera le choix du modèle à adopter.
Un atout pour la prévention, pas un remède
Il est essentiel de souligner que les guêtres ne doivent jamais se substituer à une observation régulière des membres du cheval ni à une bonne gestion du travail et du repos.
Elles participent à la prévention, mais ne remplacent pas les soins vétérinaires en cas de blessure ou de problème de santé.
Un cavalier vigilant veillera donc à utiliser les guêtres comme un complément, dans une démarche globale d’attention portée à la santé des membres de son cheval.
A lire également :
- Comment choisir sa selle de cheval ?
- Comment choisir son gilet airbag d’équitation ?
- Comment choisir son licol pour cheval ?
Les différents types de guêtres et leurs usages
Les guêtres fermées : protection intégrale
Les guêtres fermées enveloppent presque complètement le canon et parfois le boulet du cheval. Leur forme ergonomique et leur rembourrage protègent efficacement contre les chocs latéraux aussi bien qu’antérieurs.
Elles assurent une barrière robuste face aux blessures consécutives à des heurts ou des frottements intenses.
Ainsi, elles sont très répandues en saut d’obstacles, cross ou pour les jeunes chevaux lors de leurs premières sorties.
En cas de mouvements brusques ou d’impacts, ce type de guêtre réduit très nettement les risques de lésions graves au niveau des membres.
Les guêtres ouvertes (ou guêtres de tendon) : la référence du saut
Spécialement pensées pour les disciplines où la mobilité et la liberté du boulet sont primordiales, les guêtres ouvertes protègent principalement la face postérieure du canon et la face interne du boulet.
Elles laissent volontairement la face antérieure à découvert afin de ne pas gêner l’articulation.
On les retrouve très fréquemment en CSO, car elles permettent au cheval de mieux sentir la barre au saut, encourageant ainsi la prudence sans sacrifier la sécurité.
C’est une option idéale pour les chevaux qui ne supportent pas les protections massives ou qui ont tendance à générer de la chaleur.
Les protège-boulets : une protection ciblée
Comme leur nom l’indique, les protège-boulets sont conçus pour préserver cette zone articulaire particulièrement exposée.
Ils sont souvent utilisés en complément des guêtres ouvertes pour offrir une protection cohérente aux membres postérieurs lors des sauts.
Leurs petites tailles et leur fixation rapide permettent de respecter la mobilité du cheval, tout en absorbant les chocs consécutifs aux actions de croisement ou de flexion des postérieurs.
C’est un choix essentiel dès qu’un risque de blessure sur le boulet est identifié, notamment chez les jeunes chevaux ou les chevaux à geste ample.
Les guêtres de dressage : confort et discrétion
Dans les disciplines de dressage, l’accent est mis sur la protection légère et souple, afin d’éviter toute gêne dans l’expression des allures.
Les guêtres de dressage, parfois appelées « bandes de travail » ou « guêtres de repos », sont fabriquées en matériaux doux, souvent avec une doublure en polaire ou en néoprène.
Elles sont particulièrement indiquées lors de séances de plat, d’échauffement ou pour les chevaux sensibles que l’on souhaite protéger sans contrainte excessive.
Elles limitent efficacement les microtraumatismes générés par les frottements répétitifs entre les membres ou contre la sangle.
Les guêtres de cross ou de travail intensif : protection renforcée
Pour les disciplines exigeant une protection maximale, comme le cross, il existe des guêtres spécialement renforcées.
Plus volumineuses et fabriquées dans des matériaux très résistants (PVC, carbone, kevlar), elles sont conçues pour absorber les chocs violents contre les obstacles fixes ou les pierres.
Leur conception tient aussi compte de la nécessité d’un bon drainage de l’eau et de la boue, afin d’éviter un alourdissement des membres en terrain varié.
Elles conviennent aux chevaux pratiquant régulièrement sur sol irrégulier ou lors de compétitions en extérieur.
Les guêtres de repos : soutien et récupération
En dehors du travail monté, les guêtres de repos sont à privilégier.
Elles servent à soutenir les tendons et à limiter les engorgements après l’effort, pendant le transport ou en période de convalescence.
Souvent associées à des bandes de repos, elles épousent la jambe avec douceur grâce à leur matelassage épais et leur coupe adaptée.
Ce type de guêtre n’est pas destiné à la protection contre les chocs mais à favoriser la circulation et la récupération musculaire du cheval.
Choisir en fonction de l’activité : un exemple concret
Si vous pratiquez le concours complet, prévoyez par exemple des guêtres fermées et renforcées pour le cross, des guêtres ouvertes et protège-boulets pour le CSO, puis de simples guêtres de dressage ou de repos pour le travail sur le plat ou la récupération.
Cela vous permet d’adapter la protection aux dangers spécifiques de chaque discipline, tout en offrant à votre cheval un maximum de confort et de sécurité à chaque étape de son travail.

Critères essentiels pour choisir les guêtres adaptées
La taille et la morphologie du cheval
Adapter la taille des guêtres à celle du cheval est primordial pour garantir leur efficacité et prévenir les blessures. Une guêtre trop petite comprimerait la jambe, entraînant échauffements ou irritations.
À l’inverse, un modèle trop grand risquerait de tourner, de frotter ou de ne pas protéger efficacement.
Prenez soin de mesurer, si besoin, la longueur du canon ou de vous référer aux guides de tailles proposés par les fabricants.
Par exemple, une ponette C n’aura pas du tout les mêmes besoins et dimensions qu’un grand cheval de selle.
N’hésitez pas à faire des essais avec différentes marques, car la coupe peut différer d’un modèle à l’autre, notamment pour des chevaux à membres fins ou larges.
Un ajustement précis est la clé d’une protection sans gêne ni points de pression.
Le choix des matériaux
Les matériaux utilisés dans la conception des guêtres influencent à la fois la solidité, le confort et la respirabilité.
Le néoprène, souvent utilisé pour sa souplesse et son effet amortissant, est apprécié pour les chevaux sensibles. Toutefois, il retient parfois la chaleur.
Les coques rigides en plastique, polyuréthane ou carbone offrent une protection maximale contre les chocs directs, idéales pour le saut d’obstacles ou le cross.
Attention néanmoins : trop de rigidité peut gêner la liberté de mouvement à l’exercice. Privilégiez alors une doublure confortable en mouton synthétique ou polaire pour limiter les frottements.
Pour les chevaux sujets à la transpiration ou travaillant en conditions chaudes, les guêtres aérées avec insert en mesh ou microperforées limitent l’humidité et favorisent un meilleur séchage.
Cela réduit considérablement les risques de surchauffe des tendons.
L’adéquation avec la discipline pratiquée
Il est essentiel d’accorder le choix des guêtres à votre pratique équestre. Un cheval sortant majoritairement en promenade n’aura pas les mêmes besoins qu’un compétiteur de CSO ou de cross.
Par exemple, pour le dressage ou le travail à pied, des guêtres souples offrant liberté et légèreté suffiront amplement.
En revanche, pour un parcours de saut d’obstacles, privilégiez les modèles renforcés ou les tendons à coque rigide conçus pour encaisser les chocs à répétition.
Dans les disciplines variées ou lors de concours complet, certains cavaliers investissent dans plusieurs jeux de guêtres, spécifiquement adaptés à chaque phase du travail ou à chaque risque encouru par le cheval.
Le système de fermeture
Un système de fermeture efficace garantit que la guêtre reste bien en place tout au long de l’activité et empêche tout risque de desserrage intempestif.
Les bandes velcro sont les plus courantes pour leur praticité, leur rapidité de pose et d’ajustement.
Pour un usage intensif ou si votre cheval a tendance à s’ébrouer, optez pour un double velcro ou des systèmes auto-grippants de haute qualité.
Certains modèles possèdent des fermetures à boutons, des sangles ou des clips, réputés très fiables, notamment en cross.
Vérifiez toujours l’état des fermetures avant chaque utilisation pour éviter tout décrochage soudain, surtout sur un parcours exigeant.
Par exemple, un cavalier de club veillera à ce que les velcros ne soient pas encrassés de poils ou de sable, ce qui pourrait réduire leur adhérence.
Le confort et la tolérance cutanée
Un cheval présentant une peau sensible ou sujet aux irritations devra bénéficier de guêtres doublées en matériaux doux, comme la polaire ou le mouton synthétique.
Cela limite le risque de frottements, de brûlures ou de plaies au mouvement.
Pour les chevaux travaillant en conditions humides ou boueuses, privilégiez les guêtres qui évacuent efficacement l’eau afin d’éviter la macération.
Testez sur une courte durée avant tout usage prolongé, surtout si votre cheval n’a pas l’habitude de porter ce type de protection.
Surveillez systématiquement l’absence d’échauffement ou de réaction cutanée après chaque séance, surtout durant les premiers jours d’utilisation d’un nouveau modèle.
La facilité d’entretien
Des guêtres faciles à nettoyer permettent d’assurer une hygiène irréprochable, indispensable pour limiter les risques d’infections ou de mycoses.
Certains matériaux passent en machine, d’autres non : vérifiez toujours les recommandations du fabricant.
Préférez pour un usage fréquent des modèles avec une coque extérieure aisément lavable (type PVC) et un intérieur amovible lorsque possible.
Ce critère est d’autant plus important si le cheval fréquente des terrains humides ou poussiéreux, afin d’éviter l’accumulation de saletés qui pourraient, à terme, blesser la peau.
Le rapport qualité-prix
Enfin, il est important d’ajuster son choix au budget disponible, sans sacrifier l’essentiel : la sécurité et le bien-être du cheval.
De bonnes guêtres constituent un investissement, mais de nombreux modèles offrent aujourd’hui un excellent rapport qualité-prix.
Renseignez-vous auprès de cavaliers expérimentés ou de votre sellerie, et si possible, essayez plusieurs modèles avant de prendre votre décision.
Parfois, une marque moins réputée propose un produit parfaitement adapté aux besoins de votre cheval, à un coût raisonnable.
Conseils pour l’essayage et l’ajustement des guêtres
Essayer les guêtres sur un cheval au repos et détendu
Choisissez un moment calme pour installer les guêtres, de préférence lorsque votre cheval est propre, détendu et à l’attache.
Cela facilite l’observation de ses réactions et permet un ajustement précis sans stress pour l’animal.
Un cheval nerveux peut contracter ses membres, faussant ainsi les sensations de pression et faussant le ressenti sur la taille ou le confort.
Un environnement serein garantit une pose exacte et limite les risques de mouvements brusques durant l’essayage.
Positionner correctement la guêtre sur le membre
Placez toujours la guêtre en épousant l’anatomie du membre : la partie la plus large sur le haut du canon, la plus étroite orientée vers le bas.
Les coques ou renforts doivent protéger les zones à risques (tendons, boulets) sans gêner les articulations.
Vérifiez que la guêtre est centrée : un mauvais alignement nuira à la protection et peut provoquer des frottements ou points de pression excessifs.
Par exemple, une guêtre trop tournée vers l’intérieur peut irriter le genou ou la partie interne du boulet.
Régler la fermeture : maintien sécurisé sans compression
Fermez la guêtre en veillant à ce qu’elle tienne sans glisser, mais sans serrer exagérément. Vous devez pouvoir passer un doigt entre le membre et la guêtre, signe que la circulation n’est pas entravée et que la peau respire.
Un serrage trop fort risque d’entraîner des engorgements, voire de couper la circulation sanguine, surtout lors de séances prolongées.
À l’inverse, une guêtre trop lâche tournera, perdra son efficacité protectrice et risquera de blesser le cheval par frottement.
Certaines marques proposent des repères de tension ou de largeur ; il peut être utile de se référer à ces indicateurs pour un premier réglage, avant d’adapter selon la réaction du cheval.
Observer attentivement la réaction du cheval
Après la pose, observez attentivement le comportement de votre cheval : marche-t-il normalement ? Donne-t-il des signes d’inconfort, comme des coups de pied, des allures anormales ou tente-t-il d’ôter la guêtre en mordillant ?
Ces réactions indiquent que l’ajustement n’est pas optimal ou que la guêtre ne lui convient pas en matière de forme ou de matière.
N’insistez jamais si le cheval présente une gêne flagrante : il vaut mieux ajuster, changer de taille, voire de modèle.
Tester la stabilité en mouvement
Avant de partir en séance, faites marcher (voire trotter) le cheval équipé de ses guêtres sur quelques mètres. Surveillez que les protections ne glissent pas, ne tournent pas autour du membre et ne frottent pas excessivement en mouvement.
Si nécessaire, demandez à un tiers d’observer le mouvement des membres pour détecter tout décalage ou mauvais positionnement qui pourrait passer inaperçu à l’arrêt.
Par exemple, lors de la première sortie avec de nouvelles guêtres, certains chevaux montrent une gêne uniquement à l’amble ou sur le passage de barres.
Contrôler la présence de plis, de points de pression ou de surépaisseurs
Passez la main sur l’ensemble de la guêtre afin de vous assurer qu’aucun pli ne s’est créé lors de la pose, notamment au niveau des fermetures ou des coutures.
Un pli, même minime, peut causer très rapidement une plaie par frottement.
Vérifiez également l’absence de surépaisseurs dues à des bandes mal alignées ou à une mauvaise découpe de la doublure, surtout sur les modèles en mouton ou polaire.
Cela est indispensable pour un confort durable, notamment lors de longues séances ou sur parcours accidenté.
Répéter l’essayage après quelques minutes de marche
Après quelques instants de mouvement, arrêtez-vous pour réajuster si besoin.
Le membre du cheval peut parfois se « gonfler » légèrement avec la chaleur et l’effort, modifiant la tenue initiale de la guêtre.
Prenez l’habitude de revérifier l’ajustement avant de commencer votre travail effectif, pour prévenir tout glissement ou désajustement, et intervenir en cas de gêne apparente.
Adapter l’essayage à la spécificité des membres
N’oubliez pas que la morphologie diffère parfois entre l’avant et l’arrière (§ par exemple, postérieurs plus charnus ou membres antérieurs plus courts).
Essayez systématiquement les guêtres sur chaque membre concerné et ne transposez pas sans vérification une taille d’un antérieur à un postérieur.
Pour certains chevaux aux membres atypiques (fins, à boulets massifs, ou ayant les fanons très fournis), privilégiez des modèles adaptés ou sur-mesure si cela s’avère nécessaire.
Un ajustement précis, même sur un seul membre, assure homogénéité et sécurité pour tout le cheval.
Astuce : faire appel à un professionnel en cas de doute
Si des hésitations persistent après plusieurs essais, n’hésitez pas à demander conseil à un moniteur, un sellier ou un représentant de la marque.
Leur expérience permet souvent de déceler un détail qui échappe aux yeux moins avertis.
Faire appel à un regard extérieur peut aussi éviter des erreurs d’ajustement parfois anodines mais sources de désagréments pour le cheval à l’usage.
L’objectif reste toujours le confort et la protection optimale de votre compagnon.

Entretien et durabilité des guêtres
Nettoyage après chaque utilisation : la clé de la longévité
Après chaque séance, prenez l’habitude de retirer soigneusement les guêtres, puis de dépoussiérer ou brosser toutes les particules de sable, de terre ou de poils accumulés, notamment dans les coutures ou les velcros.
Cette étape simple limite le risque de frottements abrasifs lors de l’utilisation suivante, et prévient la prolifération de champignons ou de bactéries.
Les micro-impuretés non retirées sont l’une des causes principales d’irritations cutanées, particulièrement chez les chevaux à peau sensible.
En présence de boue ou de souillures importantes, rincez les guêtres à l’eau tiède, sans utiliser de produits agressifs.
Lavage adapté aux matériaux
Le type de matériau détermine la méthode de lavage à adopter : la plupart des guêtres en néoprène, PVC ou plastique acceptent un passage sous l’eau, alors que les doublures en mouton synthétique, polaire ou gel nécessitent souvent des soins plus délicats.
Pour les guêtres équipées de matières textiles ou intérieures détachables, vous pouvez les laver en machine à 30°C, en plaçant idéalement l’équipement dans un filet afin de préserver les coutures et les fermetures.
N’ajoutez jamais d’adoucissant, car il peut détériorer la respirabilité et l’adhérence des velcros.
À l’inverse, les guêtres rigides ou à inserts métalliques doivent être lavées à la main, pour éviter toute altération ou déformation.
Adoptez toujours les recommandations du fabricant, inscrites sur l’étiquette ou l’emballage.
Un exemple concret : après une épreuve de cross très boueuse, démontez si possible les coques, rincez séparément l’extérieur à grande eau et nettoyez délicatement la doublure à la brosse souple, puis laissez bien sécher l’ensemble à l’abri du soleil direct.
Séchage et stockage : éviter la détérioration prématurée
Un séchage correct prolonge considérablement la durée de vie des guêtres. Après le lavage, laissez-les sécher à l’air libre, à plat et loin de toute source de chaleur forte (radiateur, soleil direct).
Un séchage trop brusque pourrait déformer les coques ou altérer la matière interne.
Veillez à ouvrir totalement les velcros, déscratcher les attaches et détendre les parties élastiques pour éviter la formation de moisissures et préserver l’élasticité.
Stockez les guêtres dans un endroit propre, sec et ventilé, idéalement dans une housse respirante qui empêchera la poussière de s’accumuler tout en permettant à l’humidité résiduelle de s’évacuer.
Si vous transportez fréquemment votre matériel, privilégiez une mallette de rangement divisée, afin que chaque protection garde sa forme.
Surveillance de l’usure et des points sensibles
Examinez régulièrement l’état des coutures, des coques, des fermetures (velcros ou boucles) ainsi que des mousses ou doublures intérieures.
Un élément abîmé ou décousu peut non seulement diminuer la qualité de la protection, mais aussi devenir dangereux pour le cheval (risque de blessures, de perte de la guêtre lors du travail).
Soyez particulièrement attentif à l’usure des velcros : si ceux-ci perdent leur adhérence ou sont recouverts de poils, nettoyez-les avec une brosse fine ou une pince pour rétablir leur fonctionnalité. Remplacez-les dès les premiers signes de faiblesse.
Un exemple courant : durant l’hiver, les guêtres utilisées sur sol abrasif voient souvent les coutures du bas s’user plus vite.
Un contrôle visuel rapide chaque semaine prévient un déchirement soudain et la nécessité d’un remplacement complet.
Gestion des odeurs et des bactéries
Pour limiter le développement des mauvaises odeurs, il peut être utile d’utiliser ponctuellement un spray antibactérien ou un désinfectant équin, compatible avec la matière des guêtres.
Cela s’avère particulièrement important en cas de transpiration abondante du cheval ou d’utilisation sur plusieurs animaux au sein d’un même écurie.
Ne négligez jamais l’étape de l’aération entre chaque utilisation : même une guêtre séchée rapidement à la sellerie peut développer des odeurs si elle reste enfermée.
Un entretien rigoureux limite aussi, à terme, les risques de dermites ou de mycoses chez le cheval.
Réparation et prolongation de la durée de vie
Certaines marques proposent des kits de réparation pour remplacer une attache déchirée ou une bande de velcro défectueuse, prolongeant ainsi la durée d’utilisation de la paire de guêtres.
Rapprochez-vous de votre sellerie ou de l’atelier de réparation le plus proche pour faire intervenir sur des défauts mineurs.
Dans le cas de guêtres haut de gamme à coque rigide, une réparation rapide d’une fermeture peut vous éviter de devoir remplacer tout l’équipement pour un simple défaut, apportant un gain économique non négligeable.
Bonnes pratiques pour une hygiène irréprochable
Réservez chaque paire de guêtres à un cheval unique pour limiter les risques de transmission de parasites ou de maladies de peau, surtout en club ou lors de concours.
Notez le nom du cheval ou la discipline sur la housse ou directement sur la guêtre pour éviter toute confusion à l’écurie.
Enfin, prenez l’habitude d’effectuer un nettoyage approfondi dès que les guêtres ont été exposées à la pluie ou à la boue, et d’effectuer un contrôle visuel avant chaque utilisation, quelles que soient la saison ou la fréquence d’emploi.
FAQ : Tout savoir sur le choix des guêtres pour cheval
À quelle fréquence dois-je changer les guêtres de mon cheval ?
La fréquence de remplacement dépend de l’intensité d’utilisation et de l’état général des guêtres.
Dès que vous observez des signes d’usure (déchirures, attaches défaillantes, mousse tassée), il est temps de les changer pour assurer une protection optimale.
Puis-je utiliser les mêmes guêtres pour plusieurs disciplines ?
Certaines guêtres polyvalentes conviennent pour le travail sur le plat et le loisir, mais chaque discipline a des exigences spécifiques.
Pour le saut ou le cross, privilégiez des modèles offrant plus de protection que pour le dressage par exemple.
Mon cheval a la peau sensible : quelles guêtres privilégier ?
Orientez-vous vers des guêtres doublées en mouton synthétique ou en néoprène doux, sans coutures abrasives.
Pensez aussi à vérifier l’ajustement pour éviter tout frottement et à choisir des matériaux hypoallergéniques si besoin.
Les guêtres sont-elles adaptées aux jeunes chevaux en croissance ?
Oui, mais il faut surveiller régulièrement la taille et ajuster en conséquence, car les membres changent vite chez les jeunes chevaux.
Privilégiez des modèles réglables ou évolutifs pour les accompagner dans leur croissance sans compromis sur la protection.
Est-il possible de laver les guêtres en machine ?
De nombreuses guêtres passent à la machine (programme doux, sans essorage rapide) mais il faut toujours regarder l’étiquette du fabricant.
Pensez à retirer les velcros détachables et à les mettre dans un sac de lavage pour préserver leur durée de vie.
Comment éviter que mes guêtres ne provoquent des blessures ou des irritations ?
Un entretien régulier, un bon ajustement et le choix de matières adaptées sont essentiels pour prévenir blessures et frottements.
Vérifiez fréquemment l’état des membres de votre cheval après l’utilisation, surtout par temps chaud ou mouillé.
Y a-t-il des contre-indications à l’utilisation des guêtres ?
En cas de blessure cutanée, de plaies ou d’inflammation, il est recommandé de consulter un vétérinaire avant de remettre des guêtres.
Par temps très chaud, limitez les durées de port pour éviter la macération et la surchauffe des membres.
Comment bien stocker mes guêtres pour qu’elles durent plus longtemps ?
Stockez-les dans un endroit sec, à l’abri de l’humidité et de la lumière directe, idéalement après les avoir nettoyées et séchées.
Veillez à ce qu’elles restent bien aérées pour éviter les moisissures et gardent leur forme initiale.
En résumé
Bien choisir des guêtres pour son cheval implique de cerner leur utilité, de connaître les différents modèles et d’identifier les critères vraiment importants : l’adéquation à l’activité, la morphologie du cheval et la qualité du matériau.
Il convient aussi d’apprendre à les ajuster correctement et à les entretenir pour assurer protection et confort durables.
Grâce à ces conseils, chaque cavalier peut sélectionner des guêtres parfaitement adaptées au profil et aux besoins de son compagnon, en toute sécurité.