Mouches plates chez le cheval : comment s’en débarasser efficacement ?

Dernière mise à jour le :

Publié le :

Les mouches plates chez le cheval, ça agace autant nos montures que nous, cavaliers ! Découvrez nos astuces fiables pour dire adieu à ces indésirables et rendre la vie au pré beaucoup plus sereine.

Auteur / Autrice

mouches-plates-cheval
Sommaire de l'article

Avec l’arrivée des beaux jours, l’apparition des mouches plates, aussi appelées Hippobosques, s’intensifie autour des chevaux, provoquant inconfort et irritations parfois sévères.

Selon une étude publiée par l’IFCE en 2021, ces parasites constituent l’une des nuisances les plus fréquemment signalées par les propriétaires de chevaux durant la période estivale, impactant jusqu’à 76 % des équidés vivant en prairie de juin à septembre.

Reconnaître ces mouches plates et comprendre leur cycle de vie est essentiel pour agir efficacement. Au-delà des simples désagréments, leur présence peut engendrer stress, démangeaisons, voire contribuer à la transmission de certaines maladies.

Entre gestes préventifs à adopter au quotidien, solutions naturelles ou chimiques et conseils pratiques pour toute l’écurie, cet article vous donnera les clés pour protéger durablement vos chevaux et alléger leur quotidien face à ces indésirables.

Les mouches plates : identification et cycle de vie

Reconnaître la présence des mouches plates chez son cheval est essentiel pour agir rapidement et efficacement. Pour y parvenir, il faut d’abord bien les identifier et comprendre leur mode de développement.

Qu’est-ce qu’une mouche plate ? Portrait d’un parasite discret

La « mouche plate », ou Hippobosque, est un petit insecte qui intrigue souvent les cavaliers par son apparence inhabituelle. Contrairement aux mouches classiques, elle a un corps aplati, brun foncé à noir, et mesure entre 6 et 10 millimètres.

Sa forme plate lui permet de circuler aisément entre les poils et de se faufiler le long de la peau du cheval sans se faire remarquer.

Les mouches plates sont faciles à confondre avec des tiques à première vue, surtout parce qu’elles se déplacent rapidement et ne prennent pas leur envol si on les touche.

C’est un élément distinctif important : alors que la plupart des mouches s’échappent dès qu’on les approche, la mouche plate préfère ramper et chercher à se dissimuler sous la crinière, derrière les oreilles ou à la base de la queue, ses cachettes favorites.

Leur facilité à passer inaperçues peut leur permettre de rester longtemps sur le cheval, prolongeant ainsi les désagréments pour l’animal. Savoir les repérer est donc un atout précieux au quotidien.

Cycle de vie de la mouche plate : comprendre pour mieux agir

Le cycle de vie de la mouche plate présente quelques particularités qui expliquent son efficacité à envahir un cheval, voire un groupe entier au pré ou à l’écurie.

La femelle, après s’être nourrie du sang de son hôte, garde ses larves à l’intérieur de son abdomen jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à « naître » directement sous forme de nymphes.

Celles-ci sont ensuite déposées dans le pelage ou dans la litière, mais toujours à proximité immédiate d’un animal.

Les nymphes, une fois tombées au sol, terminent leur développement et deviennent des adultes en quelques semaines seulement, selon les conditions de chaleur et d’humidité.

Ce mode de reproduction particulière rend l’éradication des mouches plates plus complexe : il ne suffit pas de retirer les adultes sur le cheval, il faut aussi penser à gérer les nymphes et larves cachées dans l’environnement.

Par ailleurs, leur durée de vie adulte peut se prolonger jusqu’à plusieurs mois si elles trouvent un hôte régulier, ce qui favorise les infestations récurrentes.

Par exemple, si une jument infestée partage sa stalle ou une zone de repos avec d’autres chevaux, il est fréquent que l’ensemble du groupe soit concerné en quelques jours.

Voilà pourquoi la connaissance du cycle de vie permet de mieux cibler les moments et les méthodes de lutte, comme le nettoyage des aires de repos ou la surveillance accrue après la saison chaude, période de l’année où leur développement est le plus rapide.

Comment différencier la mouche plate d’autres parasites équins ?

Il arrive que les mouches plates soient confondues avec d’autres parasites externes comme les tiques ou les poux. Pourtant, leur aspect et leur comportement diffèrent : elles n’ont pas de pattes crochetées comme la tique, leur déplacement est bien plus vif, et leur carapace luisante leur confère une certaine souplesse.

De plus, elles s’accrochent rarement trop profondément à la peau, on peut parfois les retirer à la main ou les voir circuler alors qu’on brosse le poil.

Observer attentivement les zones stratégiques du cheval (base de la crinière, encolure, queue, ventre) permet de repérer la différence.

Savoir reconnaître précisément la mouche plate est crucial pour établir la bonne stratégie d’action et limiter au plus tôt son impact sur la santé et le bien-être du cheval.

Risques et désagréments pour le cheval

Stress et inconfort quotidien

La présence de mouches plates est rapidement source de stress et d’inconfort pour le cheval.

Leur façon de se faufiler silencieusement sous le pelage, de se glisser derrière les oreilles ou à la base de la queue, crée des sensations désagréables qui poussent l’animal à se gratter, secouer la tête ou la queue, voire se mordre lui-même pour essayer de s’en débarrasser.

Cet agacement répété, surtout lorsque plusieurs mouches plates sont présentes en même temps, perturbe la tranquillité du cheval au pré comme à l’écurie. Un cheval fréquemment importuné sera moins concentré, plus irritable, et ses temps de repos s’en trouveront écourtés.

Par exemple, certains chevaux deviennent agités lors du pansage ou du harnachement, trouvant chaque contact désagréable à cause des piqûres ou du mouvement constant des mouches plates.

Réactions cutanées et lésions de grattage

Les mouches plates sont hématophages : elles se nourrissent du sang de leur hôte à travers de petites piqûres sur la peau du cheval. Ces piqûres provoquent fréquemment des démangeaisons, parfois intenses.

En tentant de se soulager, le cheval a tendance à se frotter contre les arbres, les barrières ou les parois du box, ce qui peut entraîner l’apparition de rougeurs, de croûtes ou de petites plaies à force de grattage. Sur les chevaux plus sensibles ou à la peau fine, ces lésions peuvent s’infecter et nécessiter des soins vétérinaires.

Il n’est pas rare d’observer des zones de poils cassés, notamment à la base de la crinière, de la queue ou derrière les oreilles, là où les mouches plates aiment s’installer.

Risque de transmission de maladies

Si la mouche plate est moins connue comme vecteur de maladies en Europe que certaines autres mouches, elle n’est pas totalement inoffensive pour autant.

En se nourrissant du sang de plusieurs chevaux dans un même groupe, elle peut favoriser la transmission de bactéries cutanées, parfois responsables de petites infections ou d’abcès superficiels.

Dans les régions chaudes ou sur des chevaux déjà affaiblis, ce type de parasite peut devenir un facteur de complication pour le système immunitaire, et augmenter la sensibilité aux agents pathogènes.

Baisse du bien-être général et performances affectées

Un cheval continuellement dérangé par les mouches plates montre une nervosité accrue. Il peut devenir moins tolérant au travail, perdre de sa patience durant les séances de pansage, ou montrer une diminution de l’appétit à cause de l’agitation.

Cela se traduit parfois par une perte d’état général, car l’énergie dépensée à s’agiter ou à lutter contre l’inconfort ne profite plus à la récupération musculaire ou à la prise de poids. Chez les chevaux sportifs ou fragiles, ces désagréments peuvent se traduire par une baisse des performances ou un moral en berne.

C’est pourquoi il ne faut jamais négliger l’impact des mouches plates sur la qualité de vie globale du cheval, même si elles semblent moins « dangereuses » que d’autres parasites plus connus.

mouches-plates-cheval-maladie-danger-huile-essentielle

Méthodes de prévention au quotidien

Inspection et pansage régulier : la première barrière contre l’infestation

L’inspection quotidienne du cheval reste l’un des moyens les plus efficaces pour limiter l’installation des mouches plates.

Prendre le temps d’examiner attentivement son cheval lors du pansage, en insistant sur les zones stratégiques (encolure, base de la queue, sous la crinière, derrière les oreilles), permet de repérer rapidement la présence de ces parasites.

Un pansage énergique, avec une brosse douce adaptée, perturbe la mouche plate qui préfère la discrétion et tendra à la déloger plus facilement que sur un cheval brossé sommairement.

Par exemple, certains cavaliers utilisent une brosse en caoutchouc ou un gant de pansage humide pour explorer les recoins où les mouches plates se cachent, ce qui permet également de détecter au toucher la moindre irrégularité dans le poil.

En adoptant ce rituel quotidien, on repère plus tôt les débuts d’une éventuelle infestation, limitant ainsi sa propagation à l’ensemble du groupe ou à l’environnement immédiat.

Gestion de l’environnement : propreté et limitation des nids à parasites

La mouche plate ne se limite pas à vivre sur le cheval : elle dépose ses nymphes dans la litière, les coins sombres des abris ou le foin humide. Maintenir un environnement propre est donc primordial pour casser le cycle de reproduction.

Nettoyer régulièrement les boxes, pailler avec un matériau sec, retirer systématiquement les crottins et les résidus de fourrage humides permet de priver les mouches plates de points d’ancrage pour leur développement.

Par exemple, une routine de curage quotidien ou tous les deux jours, combinée à l’aération profonde des aires de repos, rend l’environnement moins attractif.

En été ou lors des pics d’infestation, il est judicieux de déplacer ponctuellement les emplacements de repos au pré ou de surélever les aires d’alimentation pour éloigner les larves du sol.

De simples gestes, mais qui diminuent la charge parasitaire de manière notable si l’ensemble de l’écurie s’y tient.

Protection physique : couvertures et masques anti-insectes

Pour les chevaux particulièrement sensibles ou en période à risque (chaleur, humidité), le recours à une couverture légère anti-insectes et à un masque anti-mouches peut offrir un bouclier supplémentaire contre la mouche plate.

La couverture, en constituant une barrière physique, complique l’accès des mouches plates à la peau du cheval, réduisant ainsi leur capacité à piquer ou à se réfugier dans le pelage. On privilégiera des modèles bien ajustés avec un rabat pour l’encolure et la queue, car ce sont leurs cachettes préférées.

Le masque anti-mouches, quant à lui, protège la région des oreilles et des yeux, souvent ciblée. Il existe même des modèles englobant la nuque, très utiles lorsque les mouches plates semblent particulièrement présentes sur la tête ou l’encolure.

Même si ce matériel ne remplace pas le pansage, il constitue une défense complémentaire pour limiter la gêne au quotidien.

Modulation des horaires de sortie et regroupement

Adapter les horaires de sortie des chevaux peut permettre d’éviter les pics d’activité des mouches plates, qui sont souvent plus virulentes lors des fortes chaleurs ou d’une humidité ambiante élevée.

Sortir les chevaux tôt le matin ou en fin de journée, lorsque l’activité des insectes baisse, limite leur exposition et réduit le stress lié aux attaques.

Aussi, surveiller la densité du groupe au pré est essentiel : plus les chevaux sont regroupés, plus la transmission est rapide, surtout en période de pullulation. Disperser temporairement les groupes, offrir plusieurs aires de repos ou alterner les pâtures peut diminuer la pression parasitaire.

Lorsqu’un cheval est identifié comme porteur, il est pertinent de renforcer la surveillance du reste du groupe pour éviter la contamination en chaîne.

Favoriser la biodiversité et les auxiliaires naturels

Encourager la présence de prédateurs naturels des mouches, comme certaines espèces d’oiseaux (hirondelles, mésanges), contribue naturellement à la diminution du nombre de parasites dans l’environnement des chevaux.

Aménager les abords des pâtures avec des haies, installer des nichoirs ou éviter l’utilisation abusive de traitements insecticides non sélectifs permet à ces auxiliaires de rester présents et efficaces.

Parfois, il suffit de laisser des zones de végétation variées autour des paddocks pour maintenir cet équilibre écologique, ce qui s’inscrit dans une démarche respectueuse de la nature sur le long terme.

Sensibilisation de l’entourage et cohérence des pratiques

Une prévention efficace ne repose pas uniquement sur l’effort d’un seul propriétaire : elle nécessite la collaboration de tous les acteurs de l’écurie ou du centre équestre.

Partager les informations sur le mode de vie des mouches plates, coordonner les actions de nettoyage, instaurer des routines de surveillance pour tous les chevaux limite largement les risques de propagation.

Par exemple, afficher un rappel des gestes clés aux abords des selleries ou organiser des journées de nettoyage collectif sensibilise et dynamise la prévention, tout en renforçant la cohésion du groupe.

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.

Traitements et solutions naturelles ou chimiques

Quand la prévention ne suffit plus ou que l’infestation de mouches plates est déjà installée, il devient nécessaire d’agir avec des solutions ciblées.

Selon l’intensité du problème, le tempérament du cheval ou vos convictions personnelles, plusieurs options s’offrent à vous allant des produits naturels aux traitements chimiques homologués.

Éliminer manuellement les mouches plates sur le cheval

La première étape, parfois sous-estimée, consiste à retirer le maximum de mouches plates à la main ou à l’aide d’un peigne lors du pansage. Cette méthode est particulièrement utile en début d’infestation ou chez les chevaux peu tolérants aux produits.

Leur déplacement rapide et leur capacité à se dissimuler obligent à inspecter soigneusement les zones à risque : base de la crinière, encolure, queue, oreilles. Porter des gants peut rassurer le cavalier, et un seau d’eau tiède à portée de main permet de noyer immédiatement les mouches retirées, évitant leur retour sur l’animal.

Cette action peut sembler laborieuse mais elle reste une solution de choix pour les chevaux fragiles, les juments suitées ou les équidés sujets aux allergies cutanées, car elle limite le recours aux principes actifs chimiques.

Produits naturels : solutions douces et alternatives

De nombreux cavaliers privilégient les traitements naturels pour respecter la santé du cheval, le cavalier, et celle de l’environnement. Les huiles essentielles et macérats végétaux figurent parmi les options les plus courantes pour éloigner et déloger les mouches plates.

L’huile essentielle de lavande, de tea tree, ou de citronnelle, diluées dans une huile végétale douce (amande, coco…), peut être appliquée sur les zones stratégiques en veillant à éviter muqueuses et yeux. Cette barrière olfactive incommode les mouches plates, les incitant à quitter le pelage.

De même, un spray maison à base de vinaigre de cidre et de quelques gouttes d’huile essentielle, pulvérisé quotidiennement, joue un rôle répulsif naturel.

Ces préparations demandent de la constance, une application quotidienne est essentielle pour maintenir leur efficacité, surtout en période de chaleur ou de pluie.

Attention toutefois : chaque cheval réagit différemment aux huiles essentielles. Il est indispensable de faire un test sur une petite zone avant tout usage plus large, pour éviter tout risque de réaction allergique ou d’irritation.

Pour les adeptes de solutions encore plus douces, certains utilisent l’argile verte ou la terre de diatomée alimentaire : saupoudrées sur le pelage ou le long de la ligne du dos, elles gênent la progression des insectes et réduisent leur adhérence à la peau, tout en étant sans danger pour le cheval (hors ingestion massive ou inhalation répétée).

comment-tuer-mouches-cheval-yeux

Traitements chimiques vétérinaires : efficacité et précautions d’usage

Lorsque l’infestation est importante ou que les traitements naturels ne suffisent pas, les produits chimiques à usage vétérinaire restent la référence pour traiter rapidement et durablement. La plupart sont formulés à base de pyréthrinoïdes (comme la perméthrine) ou de fipronil, spécifiquement conçus pour les équidés.

Ils se présentent le plus souvent sous forme de sprays, de pipettes spot-on ou de lotions à diluer, à appliquer directement sur les zones à risque. Leur action permet de tuer rapidement les mouches plates présentes sur le cheval et d’offrir une protection résiduelle de quelques jours à quelques semaines selon le produit.

Avant toute utilisation, il est essentiel de respecter scrupuleusement les modes d’application, les doses recommandées et de tenir compte des délais d’attente pour les chevaux de compétition.

Un surdosage, ou un emploi sur une jument suitée ou un poulain sans vérification préalable, peut entraîner des effets indésirables parfois graves (allergies, brûlures, intoxications).

N’hésitez pas à solliciter l’avis de votre vétérinaire qui saura vous orienter vers la solution la mieux adaptée à la situation de votre cheval, ainsi qu’aux autres occupants de l’écurie.

Pour maximiser l’efficacité de ces traitements, il est judicieux de traiter simultanément l’environnement immédiat : paillage de la litière avec des produits insecticides homologués, pulvérisation de solutions adaptées en dehors de la présence des animaux, et renouvellement régulier selon la persistance de l’infestation.

Désinfection et traitements ciblés de l’environnement

Enfin, traiter exclusivement le cheval ne suffit jamais à enrayer une infestation durable. Les mouches plates déposent leurs nymphes dans la litière ou les abris, participants très active à la persistance du cycle.

Utiliser ponctuellement des désinfectants spécifiques pour les boxes ou de la terre de diatomée sur la litière permet d’assainir l’environnement. Évitez toutefois les applications massives de produits chimiques qui pourraient nuire à la faune utile ou provoquer des allergies chez les chevaux sensibles.

Un exemple concret : lors d’une attaque notable, certains cavaliers alternent entre désinfection au vinaigre blanc dilué des parois et pulvérisation localisée de produits insecticides uniquement sous litière et dans les recoins inaccessibles.

Après nettoyage, il est conseillé d’aérer longuement avant le retour des chevaux, garantissant leur sécurité et celle des utilisateurs de l’écurie.

FAQ – Tout savoir sur les mouches plates chez le cheval

Comment reconnaître une mouche plate sur mon cheval ?

Les mouches plates ont un aspect très particulier : elles sont plates, brunes, avec des pattes longues et se déplacent très vite sur le corps du cheval.

Souvent difficiles à écraser et agiles, elles se cachent généralement sous la crinière, le ventre ou dans les zones peu visibles.

Les mouches plates peuvent-elles piquer l’humain ?

Non, elles ne piquent pas les humains mais recherchent spécifiquement les chevaux, ânes et parfois d’autres animaux à sang chaud.

Cependant, leur présence peut incommoder le cavalier lors du pansage ou de la manipulation du cheval.

Mon cheval peut-il tomber malade à cause des mouches plates ?

En général, elles sont surtout gênantes mais peuvent, dans de rares cas, transmettre des maladies cutanées ou créer du stress et de l’inconfort.

Une infestation importante peut aussi provoquer des irritations, voire des infections secondaires si le cheval se gratte beaucoup.

Dois-je traiter toute l’écurie même si un seul cheval est touché ?

Oui, il est préférable d’être prévoyant car les mouches plates se déplacent rapidement d’un animal à l’autre et peuvent envahir l’environnement.

Un traitement collectif diminue le risque de nouvelle infestation, surtout pendant la saison chaude.

Quel est le meilleur répulsif naturel contre les mouches plates ?

Les mélanges à base d’huiles essentielles de lavande, d’eucalyptus citronné ou de tea tree sont souvent utilisés en pulvérisation sur le cheval.

Attention, certaines huiles essentielles doivent être utilisées avec précaution : faites toujours un essai sur une petite surface avant application complète.

Que faire si une mouche plate s’accroche à ma main ou à mes vêtements ?

Pas d’inquiétude : elles cherchent simplement un nouvel hôte mais ne mordent pas l’humain.

Retirez-la calmement et vérifiez qu’aucune autre ne vous a suivi dans l’écurie.

Combien de fois faut-il traiter un cheval infesté ?

Il est conseillé de traiter toutes les semaines pendant la période à risque ou selon l’indication du produit utilisé.

Pensez à renouveler le traitement après une douche ou de fortes pluies, car l’eau peut diminuer l’efficacité du répulsif.

Les couvertures ou masques anti-insectes sont-ils efficaces contre les mouches plates ?

Oui, ils constituent une barrière physique partielle surtout lors des sorties en paddock ou en balade.

Privilégiez des équipements bien ajustés et pensez à les nettoyer régulièrement pour éviter toute accumulation d’insectes.

J’ai des poules ou autres animaux autour de l’écurie, faut-il aussi les protéger ?

Les mouches plates ne s’intéressent pas aux volailles, mais elles peuvent parfois s’installer sur d’autres mammifères, notamment ânes et mulets.

Surveillez régulièrement tous vos animaux pour éviter qu’une infestation ne se propage.

Existe-t-il des solutions à long terme pour éviter leur retour chaque année ?

Oui, la gestion de la propreté des boxes, la rotation des pâtures, l’utilisation régulière de répulsifs et de pièges à mouches renforcent la protection.

Installer des filets aux portes et fenêtres des écuries peut également réduire la venue des mouches plates à long terme.

En résumé

Les mouches plates sont des parasites envahissants dont la gestion requiert une bonne connaissance de leur mode de vie et des risques encourus par le cheval.

En privilégiant la prévention au quotidien, en associant méthodes naturelles, solutions validées et bonne organisation à l’écurie, chacun peut réduire significativement leur impact. Mettre en œuvre ces stratégies assure une protection optimale du cheval et un environnement plus serein pour tous les cavaliers.

Vous pourriez également être intéressé par

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.