Cheval islandais : origine, prix, taille …

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Le cheval islandais séduit de plus en plus de cavaliers grâce à son allure unique et son caractère attachant. Curieux d’en savoir plus sur ce partenaire hors du commun ? On vous dit tout sur l’islandais, de ses origines à son prix et sa taille !

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Le cheval islandais, racé et attachant, séduit de plus en plus d’amoureux des équidés en France.

Selon la Fédération Française du Cheval Islandais, le stud-book du pays compte aujourd’hui plus de 4 500 individus inscrits, un chiffre en hausse constante au fil des années, preuve de l’intérêt croissant pour cette race robuste et polyvalente (source : FFCI, 2023).

Dans cet article, nous vous invitons à découvrir son histoire singulière et les origines qui font la réputation de ce petit cheval nordique.

Vous en saurez davantage sur son physique typique, sa taille compacte, la diversité de ses robes et sa morphologie singulière.

Nous explorerons ensuite ses qualités de tempérament, sa polyvalence sous la selle, et ses aptitudes qui en font un partenaire idéal aussi bien pour le loisir que pour la compétition.

Parce que l’achat d’un cheval islandais représente un investissement, nous passerons également en revue les critères influençant son prix ainsi que les fourchettes généralement rencontrées.

Enfin, des conseils pratiques vous seront proposés pour choisir, acquérir et bien entretenir votre cheval islandais, afin de profiter pleinement de cette expérience équestre unique.

Origine et histoire du cheval islandais

Le cheval islandais fascine par son allure unique et son histoire millénaire, intimement liée à celle de l’Islande. Ce petit cheval robuste est le fruit d’une sélection naturelle et humaine exceptionnelle, qui lui confère aujourd’hui son caractère à part dans le monde équestre.

Des ancêtres venus de Scandinavie

Le cheval islandais descend principalement des chevaux amenés en Islande par les premiers colons norvégiens, entre la fin du IXe et le début du Xe siècle. Ces pionniers choisissaient des chevaux solides et résistants, adaptés aux longs voyages en bateau et aux conditions difficiles de la vie nordique.

Au fil du temps, ces chevaux scandinaves ont constitué la base de l’unique race présente sur l’île. Aucune introduction d’autres races n’a eu lieu, un fait rare qui explique la pureté génétique du cheval islandais.

Un isolement protecteur

Dès le Xe siècle, un parlement islandais interdit l’importation de chevaux étrangers. Cette règle, encore en vigueur aujourd’hui, protège la race des maladies et permet de conserver une remarquable homogénéité morphologique et comportementale.

Cet isolement strict a aussi façonné un cheval adapté à la rigueur climatique islandaise : il supporte le froid, se contente de pâturages pauvres et développe une rusticité sans égale.

En hiver, par exemple, les chevaux islandais restent en extérieur, leur épaisse toison les protégeant naturellement.

Le cheval islandais dans la société islandaise

Bien plus qu’un simple moyen de transport, l’islandais s’est imposé comme un allié au quotidien : il aidait jadis aux travaux agricoles, permettait de rejoindre les villages isolés et transportait le courrier par tous les temps.

Au fil des siècles, il est aussi devenu une source d’inspiration dans la culture islandaise, prenant une place importante dans les sagas et les légendes traditionnelles. De nombreux récits évoquent sa force, son intelligence et sa loyauté.

De la tradition à l’exportation

Longtemps cantonné à sa terre natale, l’islandais a progressivement conquis les cavaliers du monde entier grâce à ses allures uniques et à sa grande polyvalence. Les premières exportations significatives datent du XXe siècle.

Aujourd’hui, on retrouve des chevaux islandais dans de nombreux pays d’Europe, mais aussi aux États-Unis, où ils participent à des compétitions de tölt et de pace (des allures spécifiques à la race), tout en conservant leur statut protégé en Islande : un islandais exporté ne peut jamais retourner sur l’île, pour éviter tout risque sanitaire.

Caractéristiques physiques : taille, robe et morphologie

Le cheval islandais se distingue par sa taille modeste, sa morphologie puissante et une grande variété de robes. Ces particularités sont le fruit de siècles d’adaptation à un environnement exigeant, où la robustesse et l’endurance priment pour la survie.

Une taille compacte, mais puissante

Avec une taille généralement comprise entre 1,30 m et 1,45 m au garrot, le cheval islandais est souvent qualifié à tort de poney. Pourtant, malgré sa petite stature, il possède la force et l’énergie d’un véritable cheval, capable de porter facilement des adultes sur de longues distances.

Cette taille compacte, associée à une ossature solide, permet à l’islandais d’évoluer aisément sur les terrains accidentés. Pour les cavaliers, cela offre une sensation de sécurité et une grande maniabilité, idéale lors de longues randonnées ou sur des chemins difficiles.

Par exemple, les cavaliers islandais traversent fréquemment des rivières et franchissent des champs de lave grâce à l’agilité de leurs chevaux.

La législation islandaise et internationale considère l’islandais comme un cheval, principalement en raison de sa morphologie et de sa robustesse, bien qu’il soit souvent apprécié pour sa proximité avec la taille adulte des grands poneys.

Une diversité impressionnante de robes

L’islandais séduit aussi par la richesse de ses couleurs : on recense chez cette race plus de quarante couleurs de base et plus de cent variations de robes. On retrouve ainsi des chevaux bais, alezans, noirs, gris, mais aussi isabelles, palominos, houblons ou pie de toutes sortes.

La variété de robes est le résultat d’une sélection où l’esthétique n’a jamais primé sur la rusticité.

Ainsi, il n’est pas rare de voir de magnifiques chevaux pies à crinière double ou des individus arborant des nuances rares ailleurs, comme le silver dapple (gris argenté) ou le blue dun (gris-bleu).

Cette diversité fait du troupeau islandais un véritable arc-en-ciel vivant, ce qui séduit autant les cavaliers amateurs que les éleveurs passionnés en quête de chevaux uniques.

Une morphologie forgée par la nature

La silhouette du cheval islandais reflète sa capacité à vivre et travailler dans les conditions extrêmes du Grand Nord.

Il possède une tête expressive, souvent large au niveau du front, avec des yeux vifs et attentifs. Sa crinière et sa queue sont exceptionnellement fournies, offrant une protection efficace contre la pluie, le vent et les insectes.

Ces crins épais contribuent également à son charme si reconnaissable, donnant aux islandais une allure de « petit cheval sauvage ».

Son encolure est relativement courte et musclée, un avantage pour les efforts soutenus et les déplacements en terrain difficile. Le dos est court et bien dessiné, soutenu par des reins puissants et une croupe arrondie, favorisant la puissance et la souplesse de ses allures particulières, le tölt et l’amble, dont seule cette race a le secret.

Enfin, la densité du pelage augmente fortement en hiver : le cheval islandais développe un poil long et laineux qui le protège naturellement des tempêtes de neige et des températures négatives. Ce manteau abondant s’éclaircit au printemps lorsque les jours rallongent, adaptant ainsi son isolation aux saisons.

Cette morphologie singulière permet à l’islandais de supporter de longues randonnées, de porter des charges et d’affronter des conditions climatiques rigoureuses, le rendant aussi à l’aise en pleine nature qu’en manège.

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Comportement et aptitudes : un cheval polyvalent

Le cheval islandais ne se démarque pas uniquement par sa morphologie ou ses allures extraordinaires, il séduit aussi par son tempérament remarquable et sa grande adaptabilité.

C’est cette intelligence douce, associée à une formidable polyvalence, qui en fait un partenaire recherché aussi bien pour les cavaliers débutants que confirmés.

Un tempérament doux et fiable

L’un des atouts majeurs du cheval islandais réside dans son caractère équilibré. Il est réputé pour être calme, réfléchi et peu sujet à la panique, ce qui en fait un choix tout indiqué pour ceux qui recherchent un compagnon sûr et prévisible en toutes circonstances.

Cette tranquillité vient en grande partie de la sélection naturelle, mais aussi de la vie en troupeau dans les grands espaces islandais, où le cheval développe une solide confiance dans l’humain et son environnement.

Ainsi, il est courant de voir des islandais évoluer sereinement au sein de groupes mixtes, acceptant sans stress la présence de nouveaux compagnons ou de cavaliers novices.

Pour illustrer cette douceur : de nombreux centres d’équitation en Islande proposent des randonnées guidées avec des cavaliers débutants ou même des enfants, s’appuyant sur la capacité des islandais à garder leur sang-froid face à l’imprévu, comme le passage d’un oiseau bruyant ou le franchissement d’une rivière tumultueuse.

Intelligence et apprentissage

Le cheval islandais est reconnu pour sa vive intelligence. Il comprend rapidement les consignes, retient bien les apprentissages et aime interagir avec son cavalier. Ceci facilite grandement le travail au sol, le débourrage et l’éducation, permettant un réel lien de confiance entre humain et cheval.

Son goût pour la nouveauté rend les séances stimulantes : il s’adapte au travail sur le plat comme à de petites séances de saut, accepte facilement le passage de nouveaux obstacles naturels (bâches, troncs, etc.) et ne se laisse pas déstabiliser par les situations inconnues.

Cela s’avère précieux lors des randonnées ou des concours, où l’aptitude à gérer le changement fait toute la différence.

Des allures spéciales pour tous les cavaliers

L’autre grande force du cheval islandais, c’est bien sûr ses allures particulières. Outre le pas, le trot et le galop, de nombreux islandais sont capables de tölt (une allure à quatre temps particulièrement confortable) et, pour certains, d’amble (ou pace, rapide et spectaculaire).

Le tölt, unique par sa douceur, permet d’enchaîner des kilomètres sans fatigue pour le cavalier, quel que soit son âge ou son expérience. C’est un argument important pour ceux qui souhaitent pratiquer la randonnée ou profiter de longues balades ludiques, même en ayant des sensibilités au dos ou aux articulations.

Cette aptitude rend le cheval islandais accessible à des publics variés : enfants, adolescents, adultes de tous gabarits, séniors ou personnes à mobilité réduite y trouvent un partenaire confortable et rassurant.

Polyvalence au travail : randonnée, sport et loisirs

L’islandais s’illustre dans de nombreux domaines équestres grâce à son agilité et à son mental ouvert. En dehors de sa popularité en randonnée, où il excelle même sur les longs trajets et les terrains difficiles, il se démarque lors de concours d’allures, aussi appelés « tölt competitions », où les cavaliers présentent la qualité et la régularité du tölt ou de l’amble.

Il n’est pas rare non plus de rencontrer des islandais en équitation de travail, en TREC (Techniques de Randonnée Équestre de Compétition), voire lors d’épreuves ludiques : jeux, agility, maniabilité, voire spectacles.

Leur motivation et leur calme les rendent compatibles avec une grande variété d’activités, offrant toujours du plaisir et de la sécurité à leur cavalier.

De nombreux éleveurs et moniteurs témoignent de la grande capacité d’adaptation de l’islandais.

Par exemple, un même cheval pourra sans difficulté accompagner une balade familiale le week-end, puis participer à une démonstration de tölt en semaine, ou gérer le passage d’obstacles insolites lors d’une découverte de l’extérieur.

Vie sociale et gestion du troupeau

Habitué à vivre en liberté sur de vastes étendues, l’islandais possède un sens aigu de la hiérarchie et de la vie en groupe. Cela facilite son intégration avec d’autres chevaux, poneys ou même animaux de ferme, ce qui est un atout lorsqu’on souhaite constituer un troupeau mixte ou intégrer un nouvel arrivant.

De plus, leur vie en extérieur toute l’année les rend sociables et curieux, aptes à participer à la vie d’écurie comme à partager leurs pâtures sans exclusions. Cela limite les conflits et offre une ambiance apaisée, favorable au bien-être de tous.

Un cheval fiable pour les débutants comme les passionnés

Grâce à son mental équilibré, ses allures confortables et sa grande capacité d’adaptation, le cheval islandais répond aussi bien aux attentes du cavalier novice, à la recherche de sécurité et de confiance, qu’à celles de l’amateur éclairé cherchant un partenaire sportif et complice pour explorer de nouvelles disciplines.

C’est cette polyvalence, forgée par des siècles d’évolution dans un environnement exigeant, qui fait de l’islandais une monture unique, capable de s’adapter à la majorité des pratiques équestres et des profils de cavaliers.

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Prix d’un cheval islandais : critères et fourchettes

À l’achat comme à l’entretien, le cheval islandais possède des spécificités qui influencent fortement son prix. Qu’il s’agisse d’un achat en France ou d’une importation directe d’Islande, de nombreux points sont à prendre en compte pour bien comprendre les différences de tarifs et faire le bon choix selon ses besoins.

Quels sont les critères qui influencent le prix d’un islandais ?

Le prix d’un cheval islandais varie en fonction de nombreux critères, qui vont bien au-delà de l’aspect ou de l’âge. L’une des premières distinctions concerne les allures : un cheval capable d’effectuer un tölt confortable et/ou de l’amble rapide (pace) sera généralement plus côté qu’un congénère « trois allures » (pas, trot, galop).

La maîtrise naturelle ou acquise de ces allures spéciales rend le cheval plus recherché, notamment chez les passionnés ou ceux qui souhaitent se lancer en concours d’allures. Un islandais facile dans le tölt, même à bas niveau, attire régulièrement des acheteurs prêt à investir davantage.

L’âge et l’expérience du cheval jouent évidemment un rôle central. Les sujets jeunes (3-5 ans), encore à former ou récemment débourrés, sont généralement moins chers.

À l’opposé, un adulte expérimenté, bien dressé, fiable en extérieur et polyvalent, affichera une valeur nettement supérieure.

Par exemple, un cheval de 9 ans, ayant déjà participé à des randonnées et maîtrisant le tölt, sera beaucoup plus cher qu’un poulain d’un an.

La santé, les origines (lignée, prestige des parents), la beauté de la robe (certaines couleurs rares sont très recherchées) et le comportement (calme, facile, sociable) entrent aussi dans la balance. Un cheval doté d’un caractère exemplaire sera systématiquement favorisé par les acheteurs familiaux ou débutants.

Fourchettes de prix courantes en France et en Europe

En France et en Europe, le prix d’un cheval islandais débute généralement autour de 4 000 à 5 000 € pour un jeune cheval « trois allures », peu expérimenté mais bien manipulé. Pour ce tarif, il s’agit en général de sujets à former ou de poulains issus d’élevages sérieux.

Pour un cheval adulte, bien dressé, avec du tölt accessible, les tarifs s’échelonnent le plus souvent entre 7 000 et 12 000 €. Un cheval polyvalent, sûr en extérieur, idéal pour la randonnée et déjà habitué à son environnement européen, se situe généralement dans cette tranche.

Les chevaux d’exception, dotés d’excellentes origines, de capacités confirmées en tölt et amble, ou ayant performé en concours, peuvent atteindre, voire dépasser, les 15 000 à 25 000 €. C’est aussi le cas des sujets importés plus récemment, ou de chevaux rares aux robes originales très recherchées.

À titre d’exemple : une jument de 10 ans maîtrisant le tölt, très douce et adaptée à un usage familial, affichée à 10 500 € ; ou encore un hongre de 8 ans ayant déjà brillé en compétition de tölt à 18 000 €.

Le cas particulier de l’importation d’Islande

Importer un cheval directement d’Islande reste un rêve pour beaucoup, mais cette démarche implique des coûts additionnels à ne pas négliger.

Outre le prix d’achat (souvent un peu inférieur à celui pratiqué en France, à qualité équivalente), il faut ajouter les frais de quarantaine, de transport aérien, de douane et parfois divers intermédiaires, ce qui fait rapidement monter l’addition finale.

Il faut compter un minimum de 7 000 à 10 000 € pour un jeune cheval « clé en main », toutes formalités comprises. Pour des chevaux plus âgés, très entraînés, ou venant de lignées de champions, le montant peut grimper bien au-delà des 20 000 € une fois toutes les démarches réalisées.

Il est donc essentiel de bien anticiper ces frais et de s’assurer, avant l’achat, de la réputation de l’éleveur local. De plus, il est recommandé d’être accompagné par un professionnel connaissant à la fois la langue et le marché islandais pour éviter toute déconvenue.

Quel budget prévoir pour l’entretien ?

Au-delà du prix d’acquisition, il faut intégrer le coût d’entretien, assez comparable à celui d’un cheval rustique en France. L’islandais a l’avantage d’être peu exigeant : il supporte bien la vie au pré, n’a pas de besoins spécifiques en alimentation haut de gamme, et son poil épais lui permet de vivre dehors toute l’année.

Cependant, les frais vétérinaires (vaccins, vermifuges), de maréchalerie et d’assurance restent incontournables. Un budget de 2 000 à 3 000 € par an, tous frais compris (pension pré ou box, soins de base, matériel), est une base réaliste pour garantir le bien-être de son cheval islandais.

À titre d’exemple, la pension au pré peut varier entre 120 et 200 € par mois selon les régions, tandis qu’un bon équipement adapté (selle islandaise, filet, couvertures) représente un investissement initial de 800 à 1 500 €.

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Conseils pour l’achat et l’entretien d’un islandais

Acquérir un cheval islandais est une aventure enrichissante, mais pour débuter sur les meilleures bases, quelques précautions et attentions particulières sont à respecter.

S’assurer que l’animal convient à vos attentes, bien organiser son installation et adapter les soins quotidiens à ses besoins spécifiques sont autant de points clés à prendre en compte pour profiter pleinement de votre compagnon nordique.

Bien choisir son cheval islandais : critères et accompagnement

Avant tout achat, il est essentiel de définir précisément vos attentes : recherchez-vous un cheval pour la randonnée, le loisir familial ou l’initiation à la compétition d’allures ? Un jeune cheval à former ou un adulte déjà expérimenté ?

Cette réflexion influe directement sur le profil de l’islandais à sélectionner et évite bien des déconvenues.

Par exemple, un cavalier débutant gagnera à s’orienter vers un cheval adulte, avec un caractère éprouvé, alors qu’un cavalier souhaitant évoluer dans le tölt en compétition pourra cibler un sujet dotée d’allures de qualité, même si cela réclame un budget plus élevé.

Il est vivement recommandé de se faire accompagner par un professionnel lors de la visite et de l’essai : moniteur connaissant la race, éleveur reconnu, ou cavalier expérimenté en islandais.

Leur regard permettra d’évaluer objectivement le mental, la polyvalence et la qualité des allures du cheval, au-delà de la première impression ou de la beauté de la robe.

Enfin, renseignez-vous sur l’historique sanitaire du cheval : carnet de santé, derniers vaccins, bilans vétérinaires, traitements préventifs. Un vrai gage de sérieux du vendeur et de tranquillité pour l’acheteur.

Prendre soin d’un islandais : l’importance d’un mode de vie adapté

Le cheval islandais est rustique et apprécie particulièrement la vie au grand air, toute l’année. Il faut donc privilégier un mode de vie au pré, en groupe, avec un abri naturel ou construit pour se protéger du vent et des intempéries.

L’islandais supporte rarement la vie au box : son besoin de mouvement et de vie sociale est marqué par des siècles de vie en troupeau. Le laisser dehors, même en hiver, contribue à son équilibre physique et mental.

En termes d’alimentation, il se contente d’une herbe simple et de foin de bonne qualité. Les compléments alimentaires riches sont souvent inutiles, et parfois néfastes (risque d’embonpoint, fourbure).

Pour donner un exemple concret : beaucoup de propriétaires d’islandais réduisent le grain ou ne donnent que des vitamines minérales, surtout au printemps et en été lorsque l’herbe est riche.

Une surveillance régulière de la dentition, des sabots et un accès à l’eau fraîche toute l’année sont des incontournables.

Même rustique, le cheval islandais n’est pas invulnérable : prévoyez au moins trois à quatre parages annuels, et adaptez la fréquence à l’usure naturelle sur votre terrain.

Gérer la mue et l’entretien du poil

L’islandais possède un poil très dense, qui devient laineux en hiver et tombe massivement au printemps. Il est essentiel de brosser régulièrement votre cheval durant la mue pour aider l’évacuation des poils morts et éviter les échauffements ou dermites.

En dehors de cette période, il ne nécessite ni tonte ni couverture : son manteau naturel suffit.

Cependant, il faut être vigilant pendant le réchauffement printanier : certains chevaux en transition peuvent être plus sensibles aux parasites cutanés. Un pansage soigné et des cures antiparasitaires naturelles peuvent limiter ce risque.

S’adapter aux spécificités de la race pour le travail et l’équipement

Le dos court et musclé de l’islandais réclame une selle adaptée : les selles « islandaises » sont conçues pour épouser sa morphologie tout en laissant la liberté aux épaules et favorisant le tölt.

Pour le bridon : choisissez des modèles simples, sans muserolle trop serrée, et évitez les embouchures sévères. Les islandais sont sensibles à la bouche ; un mors double brisure ou même un hackamore convient à de nombreux chevaux bien dressés.

Dans le travail, variez autant que possible les exercices : alternez randonnée, travail en carrière, jeu d’obstacles naturels et sorties groupées. Cela stimule le mental de l’islandais, limite la monotonie, et contribue à son épanouissement physique et relationnel.

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Prévenir les problèmes de santé spécifiques

L’islandais, bien que rustique, peut présenter une sensibilité particulière : il n’a pas développé les défenses contre certaines maladies endémiques hors d’Islande (par exemple, l’écuelle de cheval, la gourme), car il n’y était pas exposé.

Il est donc impératif d’être à jour sur les protocoles vaccinaux recommandés par votre vétérinaire, en particulier si le cheval arrive fraîchement d’Islande ou si son écurie accueille d’autres chevaux exportés.

En été, attention aux pâturages trop riches ou à certaines graminées qui peuvent entraîner surpoids ou fourbure, notamment chez les chevaux peu travaillés.

L’installation de paddocks avec herbe rase, la gestion du temps de pâturage, voire l’utilisation de muselières spécifiques sont des conseils adaptés pour limiter les risques.

Approfondir la relation par l’observation et le respect de la nature du cheval

Passer du temps avec son cheval, à pied comme en selle, permet d’apprendre à décoder son comportement et ses préférences. Les islandais expriment facilement leurs besoins : envie de mouvement, recherche de contact, signes de fatigue ou d’ennui.

Soyez à l’écoute : ce dialogue favorise une relation de confiance, indispensable pour profiter pleinement de la douceur et de la complicité propres à cette race.

Par exemple, un cheval qui hennit spontanément en vous voyant au pré, ou s’approche pour être caressé, manifeste déjà une réelle confiance, une base précieuse pour tous les progrès futurs.

FAQ sur le cheval islandais

Le cheval islandais convient-il aux débutants ?

Oui, le cheval islandais est réputé pour son bon caractère, sa patience et sa fiabilité, ce qui en fait un compagnon idéal pour les cavaliers débutants.

Néanmoins, il reste important de se former à ses allures particulières, notamment le tölt, pour profiter pleinement de ses qualités.

Peut-on monter un cheval islandais si l’on est adulte et de grande taille ?

Malgré sa petite taille (environ 1m30 à 1m45 au garrot), l’islandais est un cheval robuste, capable de porter un adulte sans difficulté.

Veillez néanmoins à adapter la charge selon la morphologie du cheval et votre poids, et demandez conseil à un professionnel si besoin.

Est-il possible d’importer un cheval islandais directement d’Islande ?

Oui, certains éleveurs français ou européens proposent des importations, mais cela implique un coût supplémentaire, des formalités sanitaires strictes et un transport long et stressant pour l’animal.

Sachez qu’une fois sorti d’Islande, un cheval islandais ne peut jamais y retourner pour protéger la population des maladies.

Quels types d’activités peut-on pratiquer avec un islandais ?

L’islandais s’adapte à de nombreuses disciplines : randonnée, endurance, TREC, équitation de loisir, dressage de base et jeux à poney.

Son confort et sa polyvalence en font également un excellent cheval de famille.

Le cheval islandais demande-t-il des soins particuliers ?

Ces chevaux sont rustiques et généralement très robustes, mais leur alimentation doit rester simple (herbe, foin de qualité) pour éviter le surpoids.

Leur épaisse robe demande un pansage attentif, surtout pendant la mue, et il faut surveiller les parasites externes en période chaude.

L’entretien d’un cheval islandais coûte-t-il plus cher qu’un autre cheval ?

L’islandais, du fait de sa rusticité, n’engendre généralement pas de frais particuliers en comparaison d’autres races, sauf si vous pratiquez de la compétition spécifique ou de l’import.

Les coûts principaux restent ceux de la pension, du vétérinaire, du maréchal-ferrant et de la nourriture.

Combien de temps vit en moyenne un cheval islandais ?

Les chevaux islandais sont réputés pour leur longévité, avec une espérance de vie de 25 à 30 ans, certains dépassant même les 35 ans.

Cela implique de bien réfléchir à votre engagement avant l’achat.

Comment repérer un « vrai » cheval islandais ?

Un véritable cheval islandais doit avoir des papiers officiels délivrés par le stud-book islandais (WorldFengur).

Méfiez-vous des ressemblances avec d’autres races nordiques ou des croisements qui ne garantissent pas les aptitudes ni la rusticité.

Le cheval islandais tolère-t-il bien le climat français ?

Sa rusticité lui permet de s’adapter à la plupart des régions françaises, en particulier en extérieur toute l’année.

Prévoyez néanmoins un abri en cas de fortes chaleurs ou d’intempéries exceptionnelles.

Pour résumer

Le cheval islandais se distingue par ses origines ancestrales, son allure compacte et sa grande robustesse. Polyvalent et apprécié pour son caractère fiable, il s’adapte à de nombreux profils de cavaliers et usages.

Son prix dépendra principalement de l’âge, des capacités et de l’origine de l’animal. L’entretien requiert des connaissances spécifiques, mais il est accessible à tous avec les bons conseils.

Se lancer dans l’aventure avec un islandais constitue donc une démarche à la fois enrichissante et responsabilisante, accessible à ceux qui souhaitent vivre une relation complice avec un cheval hors du commun.

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