Éleveur du Russey condamné : interdiction à vie après maltraitance sur poulain

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Un éleveur du Russey dans le Doubs a été condamné le 27 avril 2026 à trois mois avec sursis pour maltraitance animale éleveur Russey. Il avait jeté un poulain de deux ans ligoté dans un trou de cinq mètres en octobre 2025. Le tribunal a prononcé deux interdictions à vie : détenir des animaux et exercer toute activité professionnelle liée aux animaux. Cette affaire illustre la fermeté de la justice face aux sévices graves sur les équidés.

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Un éleveur du Russey dans le Doubs a été condamné le 27 avril 2026 à trois mois avec sursis pour maltraitance animale.

Il avait jeté un poulain de deux ans ligoté dans un trou de cinq mètres en octobre 2025. Le tribunal a prononcé deux interdictions à vie : détenir des animaux et exercer toute activité professionnelle liée aux animaux.

Cette affaire illustre la fermeté de la justice face aux sévices graves sur les équidés.

La maltraitance animale est sanctionnée par le Code pénal français. Les sévices graves entraînant la mort d’un animal sont passibles de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Le tribunal peut également prononcer des interdictions définitives de détenir ou de travailler avec des animaux. Ces sanctions visent à protéger le bien-être animal et à prévenir toute récidive.

Les associations de protection animale peuvent se constituer parties civiles pour défendre les intérêts des animaux maltraités.

Cette reconnaissance judiciaire permet de réparer le préjudice moral collectif causé par les actes de cruauté.

Un éleveur du Russey dans le Doubs a été condamné le 27 avril 2026 par le tribunal de Besançon pour maltraitance animale. Cet homme de 30 ans d’expérience avait ligoté et jeté un poulain de deux ans dans un trou de cinq mètres en octobre 2025.

L’animal retrouvé dans un état critique a dû être euthanasié. Le tribunal a prononcé trois mois de prison avec sursis et deux interdictions à vie.

Les faits : un poulain ligoté retrouvé dans un trou

En octobre 2025, les sapeurs-pompiers du Doubs ont découvert un poulain de deux ans au fond d’une cavité de cinq mètres. L’animal avait les pattes ligotées et se trouvait dans une pâture appartenant à l’éleveur du Russey.

Son état de santé était extrêmement grave. Malgré l’intervention des secours, le poulain a dû être euthanasié en raison de la gravité de ses blessures et de son état général.

Cette découverte a immédiatement déclenché une enquête pour maltraitance animale. Les circonstances de l’affaire ont rapidement mobilisé plusieurs associations de protection des animaux.

Le caractère intentionnel des faits ne faisait aucun doute pour les autorités.

Une condamnation sévère prononcée par le tribunal de Besançon

Le procès de l’éleveur s’est tenu le 23 mars 2026 devant le tribunal de Besançon. Le délibéré a été rendu le 27 avril 2026. L’homme a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour sévices graves ayant entraîné la mort d’un animal.

Cette peine correspond exactement aux réquisitions du procureur.

Le chef d’accusation initial incluait la notion d’acte de cruauté. Cette qualification a finalement été retirée lors du jugement. L’éleveur du Russey n’était pas présent au tribunal lors du délibéré.

Il n’était pas non plus représenté par un avocat.

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Deux interdictions à vie pour l’ancien éleveur

Au-delà de la peine de prison, le tribunal a prononcé deux interdictions définitives. La première interdit à l’éleveur de détenir des animaux à vie. La seconde lui interdit d’exercer toute activité professionnelle en lien avec les animaux.

Ces sanctions sont particulièrement lourdes pour un homme qui exerçait le métier d’éleveur depuis 30 ans.

Ces interdictions à vie visent à protéger les animaux d’éventuels nouveaux actes de maltraitance. Elles marquent la fin définitive de la carrière professionnelle de cet éleveur du Doubs.

La justice a ainsi considéré que la gravité des faits justifiait ces mesures exceptionnelles.

La défense contestée de l’inculpé

Lors de son procès le 23 mars 2026, l’éleveur a présenté une version contestée des faits. Il a affirmé que le poulain était déjà mort au moment où il l’a jeté dans le trou. Selon lui, l’état de maigreur extrême de l’animal était dû à une malformation de la mâchoire.

Cette défense n’a pas convaincu le tribunal de Besançon. Les preuves matérielles et les constatations vétérinaires ont démontré que l’animal était vivant lors des faits. La condamnation pour sévices graves ayant entraîné la mort confirme cette analyse.

Sept associations de protection animale reconnues parties civiles

Le tribunal a reconnu le préjudice moral causé à sept associations de protection des animaux. Parmi elles figurent 30 Millions d’amis, la Fondation Brigitte Bardot et la SPA. Ces organisations s’étaient constituées parties civiles pour défendre les intérêts de l’animal maltraité.

Cette reconnaissance judiciaire souligne l’importance du rôle des associations dans la lutte contre la maltraitance animale. Leur mobilisation a permis de porter cette affaire devant la justice.

Elle a également contribué à sensibiliser l’opinion publique sur les sévices graves animaux.

Des dédommagements financiers pour préjudice moral

L’éleveur condamné devra verser 1 800 euros à chacune des sept associations parties civiles. Le montant total des dédommagements s’élève donc à 12 600 euros.

Cette compensation financière vise à réparer le préjudice moral subi par les organisations de protection animale.

Ces sommes permettront aux associations de poursuivre leurs actions de sensibilisation et de protection. Elles constituent également une reconnaissance symbolique de la gravité des actes commis.

L’éleveur du Russey dispose d’un délai pour faire appel de cette décision. Son intention reste à ce jour indéterminée.

Cette affaire de maltraitance animale rappelle l’importance du bien-être des chevaux et des équidés. Elle illustre également la fermeté de la justice face aux sévices graves sur les animaux.

Les actualités équestres témoignent régulièrement de la mobilisation croissante pour la protection des chevaux.

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