Que vous soyez cavalier confirmé ou débutant, connaître la taille de votre cheval est bien plus qu’une simple curiosité.
En France, la Fédération Française d’Equitation précise par exemple qu’un poney est officiellement catégorisé comme tel lorsqu’il mesure moins de 1,48 mètre au garrot, ferrure comprise.
Cette précision est essentielle dans de nombreuses situations : choix du matériel, participation à des compétitions ou encore sélection du cheval le plus adapté à sa morphologie.
Pourquoi mesurer la taille d’un cheval ?
Choisir un cheval adapté à son cavalier
La première raison pour laquelle il est important de mesurer la taille d’un cheval concerne l’adéquation entre le cavalier et le cheval.
Un poney ou un cheval trop petit par rapport à la taille et au poids du cavalier risque de rencontrer des difficultés pour porter confortablement son cavalier sur la durée.
À l’inverse, un cheval trop grand peut parfois intimider un jeune cavalier, ou rendre la prise de contact au sol laborieuse, notamment lors du pansage ou du sellage.
Par exemple, un adulte souhaitant débuter l’équitation sera souvent plus à l’aise sur un cheval ou un grand poney d’1,55 mètre au garrot, alors qu’un enfant sera mieux installé sur un poney plus petit, ajusté à sa taille.
Sélection dans les concours et les compétitions
La classification des chevaux et poneys en concours officiels repose très souvent sur leur taille.
Certains concours d’équitation, en particulier ceux destinés aux jeunes cavaliers, segmentent les épreuves en différentes catégories en fonction de la hauteur au garrot de la monture.
Cette règle garantit l’équité entre concurrents et la sécurité du couple cavalier-cheval.
Par exemple, un poney de moins de 1,48 mètre pourra être engagé dans les épreuves poneys, tandis qu’un cheval plus grand concourra dans les épreuves chevaux.
Assurer le bien-être et la santé du cheval
Connaître avec précision la taille d’un cheval permet de préserver sa santé, en particulier en évitant de le surcharger.
La taille, combinée au poids, aide à choisir une selle adaptée, à estimer la capacité de portage du cheval et à sa charge de travail idéale.
Par exemple, monter un cheval de petite taille avec un cavalier très lourd pourrait entraîner des douleurs ou des blessures, à terme.
Choix du matériel et de l’équipement
La taille du cheval entre directement en ligne de compte dans le choix de nombreux équipements équestres.
Que ce soit pour la selle, le filet, la couverture, ou même le licol, connaître la hauteur au garrot permet d’acheter du matériel à la bonne taille, évitant ainsi tout point de pression ou d’inconfort.
Un cavalier qui ne connaît pas la taille de son cheval risque d’acheter une couverture trop courte ou, à l’inverse, une bride trop grande, risquant ainsi de blesser ou de gêner sa monture.
Gestion d’élevage et sélection génétique
Dans le cadre de l’élevage, mesurer précisément la taille des chevaux est essentiel.
Cela permet de sélectionner les reproducteurs selon des objectifs définis : obtenir des poneys pour l’initiation, des chevaux de sport plus grands ou, au contraire, préserver des races miniatures ou locales.
Par exemple, dans les haras ou centres d’élevage, la taille au garrot fait partie des critères répertoriés pour chaque individu.
Qu’est-ce que la taille d’un cheval ? Définitions et unités de mesure
La taille au garrot : la référence pour tous
La taille d’un cheval est toujours mesurée à un point particulier : le garrot. Le garrot correspond à la zone située à la base de l’encolure, entre les omoplates, là où le dos commence à descendre derrière l’encolure.
C’est la partie la plus haute du dos lorsque le cheval est debout, ce qui en fait un repère fixe et fiable, indépendamment de la posture de la tête ou de la queue.
Mesurer au garrot plutôt qu’à la tête permet d’obtenir une indication constante, car la hauteur de la tête du cheval peut varier énormément selon sa position.
À l’inverse, le garrot reste fixe et stable, ce qui facilite la comparaison entre différents chevaux.
Par exemple, deux chevaux de races différentes, un Pur-Sang et un Fjord, pourront être comparés sur cette base commune quelles que soient les différences dans la longueur de leur cou ou la hauteur de leur tête.
Les unités de mesure utilisées
En France et dans la majorité de l’Europe, la taille d’un cheval est exprimée en mètres (m) ou en centimètres (cm).
Par exemple, un cheval qui “fait 1,65 m au garrot” signifie que le sommet de son garrot se trouve à 1 mètre 65 du sol.
Dans les pays anglo-saxons, et notamment dans les milieux équestres internationaux, il est très courant d’utiliser la “main” (hand) comme unité de mesure.
Une main équivaut à 4 pouces, soit environ 10,16 cm. On dira ainsi qu’un cheval “toise 16,2 hands” pour signifier une hauteur de 16 mains et deux pouces (environ 1,68 m).
Connaître ces différentes unités est essentiel, car lors de l’achat, de la vente ou de la participation à des compétitions internationales, la conversion est souvent nécessaire pour éviter toute confusion.
Si vous lisez une annonce d’un cheval aux États-Unis affiché à “15 hands”, il est important de pouvoir rapidement estimer qu’il mesure environ 1,52 mètre au garrot.
Pourquoi la précision de la mesure est-elle indispensable ?
Quelques centimètres de différence peuvent avoir un impact non négligeable, notamment pour le choix du matériel (selle, équipement) ou l’inscription à certaines catégories de concours.
De plus, la réglementation sportive fixe souvent des seuils précis (par exemple, 1,48 mètre pour la classification entre poney et cheval).
Une erreur sur la taille pourrait entraîner un refus d’engagement ou un déséquilibre dans la répartition des couples cavalier-cheval lors des épreuves.
C’est pourquoi il est recommandé de toujours se fier à la taille au garrot et d’utiliser l’unité en vigueur selon le contexte ou la région.

Quelle est la taille moyenne d’un cheval selon les races ?
Les poneys : des gabarits adaptés aux enfants et aux petits adultes
Les poneys regroupent toutes les races dont la taille au garrot ne dépasse pas 1,48 mètre, selon la classification officielle.
Leur petit gabarit les rend particulièrement adaptés à l’initiation à l’équitation, à la pratique des enfants, ou encore aux disciplines d’attelage léger.
Parmi les poneys les plus connus, le Shetland affiche généralement une taille comprise entre 85 cm et 1,07 mètre au garrot, ce qui en fait une monture parfaite pour les tout jeunes cavaliers.
Le Poney Dartmoor se situe autour de 1,20 mètre, tandis que le Connemara, souvent apprécié pour le saut d’obstacles, peut atteindre la limite maximale autorisée pour un poney, soit 1,48 mètre.
Cette grande diversité permet de choisir un poney parfaitement adapté à l’âge et au niveau de son cavalier.
Les races de chevaux légers : le compromis polyvalent
Les chevaux dits “légers” regroupent de nombreuses races de selle destinées à l’équitation sportive ou de loisir.
Leur taille moyenne varie souvent entre 1,55 mètre et 1,70 mètre au garrot, ce qui en fait des compagnons polyvalents adaptés à la majorité des adultes.
Par exemple, le Pur-sang anglais, connu pour ses qualités en course et en sport, mesure en moyenne 1,63 mètre.
Le Selle Français, grand classique de l’équitation de compétition, se situe en général entre 1,65 et 1,70 mètre, tandis que l’Arabe, apprécié pour l’endurance, est un peu plus petit, oscillant entre 1,48 et 1,55 mètre.
Ce type de chevaux est souvent privilégié pour les disciplines comme le saut d’obstacles, le dressage ou le concours complet, car leur taille assure à la fois de la puissance et de l’agilité.
Les chevaux de trait : puissance et grand gabarit
Les chevaux de trait sont, à l’opposé des poneys, les géants du monde équin.
Sélectionnés avant tout pour leur force et leur capacité de traction, ils impressionnent par leur stature et leur gabarit massif.
Le Percheron, race emblématique française, affiche une taille moyenne autour de 1,65 à 1,75 mètre au garrot, certains individus dépassant même 1,80 mètre.
Le Shire anglais détient le record des plus grands chevaux du monde, pouvant atteindre régulièrement 1,80 mètre, voire 2 mètres chez les plus grands spécimens.
La taille imposante des chevaux de trait les rend moins adaptés à la monte classique, mais ils trouvent leur place dans l’attelage, les travaux agricoles ou encore la traction hippomobile de loisir.
Les races particulières : diversité et exceptions
Certaines races affichent des tailles atypiques, qui sortent des standards habituels et méritent d’être mentionnées.
Le Falabella, par exemple, est l’un des plus petits chevaux du monde. Il ne mesure souvent pas plus de 85 cm, ce qui ressemble davantage à la taille d’un gros chien qu’à celle d’un poney classique.
À l’inverse, l’Akhal-Téké, célèbre pour sa finesse et son endurance, présente une hauteur comprise entre 1,50 et 1,60 mètre, mais son impression de “grande taille” est amplifiée par la longueur de ses membres et la finesse de son ossature.
Tableau récapitulatif des tailles moyennes par type et par race
Pour mieux visualiser ces informations, voici quelques exemples de tailles moyennes selon les races :
- Shetland : 0,85 à 1,07 m
- Connemara : 1,30 à 1,48 m
- Pur-Sang Anglais : 1,60 à 1,68 m
- Selle Français : 1,65 à 1,70 m
- Arabe : 1,48 à 1,55 m
- Percheron : 1,65 à 1,75 m
- Shire : 1,75 à 2,00 m
- Falabella : 0,70 à 0,85 m
Connaître ces moyennes permet non seulement de situer la taille de son cheval par rapport à la norme de sa race, mais aussi de choisir une race correspondant à ses attentes, à son niveau d’équitation, et à son usage, du loisir au sport ou au travail.
Comment mesurer la taille d’un cheval étape par étape
Préparer son cheval et choisir le bon moment
Pour une mesure précise, il est essentiel que le cheval soit calme, détendu et tenu sur un sol plat et dur.
Un animal agité, en mouvement ou mal positionné risque de fausser la valeur mesurée, de même qu’un sol en pente ou irrégulier qui modifie la hauteur du garrot.
Idéalement, mesurez votre cheval en fin de matinée ou d’après-midi, lorsqu’il est reposé et non sous l’effet du stress d’un transport ou d’un exercice intense.
Assurez-vous également qu’il ait les quatre pieds bien à plat, répartis de façon naturelle, sans écart ni appui exagéré vers l’avant ou l’arrière.
Exemple : un cheval qui recule légèrement ses antérieurs ou avance ses postérieurs creuse son dos et fait “tomber” son garrot, diminuant artificiellement sa taille mesurée.
Quel matériel utiliser pour mesurer le cheval ?
Il existe des outils spécifiques pour mesurer la taille d’un cheval, les plus répandus étant la toise pour chevaux et le mètre ruban rigide.
La toise est une règle graduée, souvent métallique ou en bois, munie d’une réglette perpendiculaire à son extrémité qui vient se poser directement sur le garrot.
Son principal avantage : une lecture rapide et directe, sans risque de biais dû à une mauvaise verticalité de la mesure.
Un mètre ruban (de menuisier ou de couturier) peut également servir, mais nécessite de bien vérifier qu’il est tenu bien droit et stable pour éviter une erreur.
Si vous ne disposez d’aucun de ces matériels spécialisés, il reste possible d’utiliser une grande règle et un livre rigide placé à l’horizontale sur le garrot, puis de mesurer du sol à la base du livre.
Ce système “D” peut dépanner mais il exige minutie et précision.
Repérer le bon point de mesure : le garrot
Le garrot correspond à l’intersection entre la base de l’encolure et le dos, juste entre les deux omoplates du cheval.
Il s’agit du point le plus haut du dos lorsque le cheval se tient derect, tête droite.
Prendre la mesure ailleurs, comme sur la croupe ou la tête, fausserait totalement la comparaison avec d’autres chevaux, car seule la hauteur au garrot fait référence dans le monde équestre.
Pour bien localiser le garrot, passez la main le long de l’encolure jusqu’à sentir la bosse osseuse surmontant les omoplates.
C’est à ce niveau, en contact direct avec la peau, qu’il faut positionner le bras de la toise ou le livre pour que la mesure soit exacte.
Procéder à la mesure étape par étape
1. Amenez le cheval sur un sol plat, tenez-le en main (de préférence sans selle, ni tapis ni équipement sur le dos).
2. Veillez à ce qu’il soit calmement positionné, les quatre membres bien droits et perpendiculaires au sol.
3. Placez la toise (ou la règle) verticalement contre l’épaule du cheval, juste derrière le membre antérieur.
4. Abaissez la réglette jusqu’à ce qu’elle touche doucement le sommet du garrot, sans appuyer ni écraser la crinière.
5. Lisez la graduation indiquée, exprimée en centimètres, mètres, ou mains selon le matériel utilisé.
6. Si vous utilisez un livre et un mètre ruban, tenez le livre bien à l’horizontale, puis mesurez du sol jusqu’à la base du livre, en veillant à tenir le ruban strictement vertical.
Pour plus d’exactitude, il peut être utile de réaliser la mesure à deux : l’un maintient le cheval tandis que l’autre manipule la toise ou le ruban.
Astuce : répétez l’opération une deuxième fois, voire une troisième, pour vérifier l’absence d’écart et garantir la fiabilité du résultat.
Notez aussitôt la valeur obtenue, avec la date, afin de pouvoir la comparer lors de mesures ultérieures (particulièrement utile pour suivre la croissance d’un poulain par exemple).
Conseils complémentaires pour une mesure fiable
Si le cheval a une épaisse crinière tombant sur le garrot ou est très poilu en hiver, il peut être nécessaire d’écarter les poils délicatement pour poser la réglette au plus près de la peau.
N’essayez jamais de forcer la position du cheval : toute tension musculaire, crispation ou nervosité risque de modifier sa posture naturelle et donc sa taille apparente.
En cas de doute, n’hésitez pas à demander de l’aide à un professionnel (moniteur, vétérinaire, agent des Haras), surtout lors de la mesure officielle en vue d’un concours ou d’une vente.
Ne vous fiez pas à l’œil nu : un cheval peut paraître plus ou moins grand selon son modèle, l’angle de vue ou la présence de congénères à ses côtés.
Seule une prise de mesure rigoureuse permet d’éviter les mauvaises surprises lors d’un achat ou d’une inscription en compétition.

Erreurs fréquentes et conseils pour une mesure précise
Mal positionner le cheval
L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à mesurer un cheval mal positionné : membre avancé ou reculé, sur un sol irrégulier, ou encore tête baissée.
Ces petites variations de posture modifient la projection du garrot, ce qui influence directement la hauteur enregistrée.
Un cheval qui appuie davantage sur ses antérieurs aura tendance à “baisser” le garrot.
À l’inverse, s’il se tient campé sur l’arrière-main, la hauteur peut être surestimée.
Vérifiez toujours que le cheval soit au carré, les quatre membres bien droits et alignés, sur un sol plat et ferme.
Prendre la mesure ailleurs qu’au garrot
Il arrive parfois qu’en cherchant la facilité, la mesure soit réalisée à un autre endroit : croupe, base du cou ou sommet de la tête.
Or, seule la hauteur au garrot fait référence pour l’ensemble des usages équestres.
La croupe ou la tête peuvent donner des chiffres trompeurs, rendant toute comparaison impossible avec les relevés officiels ou ceux d’autres chevaux.
Prenez toujours le temps de localiser le garrot en passant la main pour sentir l’arête osseuse, puis ajustez précisément la toise ou la réglette à ce point.
Négliger la verticalité de l’outil de mesure
Il n’est pas rare de voir la toise légèrement inclinée, ou le mètre-ruban tendu en biais entre le sol et le garrot.
Même un petit angle peut entraîner plusieurs centimètres d’erreur, surtout chez les chevaux de grande taille.
Utilisez la toise bien verticale, en posant toute sa longueur contre l’épaule du cheval, et contrôlez que la réglette (ou le livre) est bien à l’horizontale sur le garrot.
Astuce : Demandez à une seconde personne de vérifier l’alignement pendant que vous mesurez, pour garantir le sérieux de la prise.
Mesurer avec l’équipement ou des poils épais
Prendre la mesure quand le cheval est sellé, ou avec une couverture, fausse irrémédiablement le résultat.
Même la crinière, si elle est épaisse et drue, gonfle artificiellement la hauteur mesurée.
Retirez systématiquement tout équipement et, si besoin, écartez délicatement poils ou crins au niveau du garrot avant de positionner la toise.
Ce réflexe assure une mesure au plus près de la réalité anatomique de votre cheval.
Se fier à l’œil nu ou à des estimations “à vue”
Sous-estimer la nécessité d’une vraie mesure est un piège récurrent, notamment chez les cavaliers expérimentés “à l’œil”.
Avec l’habitude, il devient tentant d’estimer la taille d’un cheval juste par comparaison visuelle ou en la reportant sur la base du corps d’un autre cheval.
Mais plusieurs facteurs (épaisseur, proportions, présence d’autres animaux) faussent immanquablement la perception.
Une toise, un mètre ou un outil improvisé fiable restent indispensables pour éviter les mauvaises surprises, notamment en concours ou lors de l’achat.
Oublier de répéter la mesure
La prise unique expose à l’erreur accidentelle due à un geste maladroit, une légère crispation du cheval ou une imprécision humaine.
Refaites toujours la mesure au moins une seconde fois, voire une troisième, surtout si l’enjeu est administratif ou financier (vente, concours, assurance).
Notez la valeur obtenue ainsi que la date et les conditions, pour permettre un suivi dans le temps ou pour officialiser le résultat en cas de contrôle.
Conseils supplémentaires pour la précision
Si le cheval semble anxieux, prenez le temps de l’apaiser avant la prise de mesure. Un animal stressé peut gigoter, se contracter ou se cambrer, rendant toute donnée inutilement approximative.
Idéalement, réalisez la mesure dans un environnement familier au cheval, accompagné d’une personne calme qui peut le tenir en douceur pendant que vous mesurez.
Si vous utilisez un système “D” (livre + mètre), choisissez un livre suffisamment rigide et large pour éviter qu’il ne penche sur le garrot, et vérifiez à plusieurs reprises la verticalité du mètre.
N’hésitez pas non plus à demander conseil à votre moniteur, votre vétérinaire ou à un professionnel des haras si vous devez effectuer une mesure à valeur juridique ou sportive : leur expérience réduit le risque d’erreur et confère une valeur officielle à la donnée recueillie.
Pourquoi la rigueur dans la mesure est-elle vraiment importante ?
Au-delà de la simple curiosité ou de l’envie de comparer votre cheval à d’autres, la justesse de la mesure conditionne non seulement le choix du matériel, mais aussi la sécurité et le confort du cheval et de son cavalier.
En concours, une erreur de quelques centimètres peut entraîner un changement de catégorie, voire l’annulation d’un engagement.
Lors d’un achat, une estimation erronée influence le prix ainsi que la capacité du cheval à convenir à un cavalier particulier.
Prendre le temps d’une mesure sérieuse, vérifiée et documentée, c’est se mettre à l’abri de bien des déconvenues, pour le plus grand confort de votre cheval… et votre tranquillité d’esprit.
FAQ : Tout savoir sur la taille des chevaux
Comment savoir si mon cheval a la taille idéale pour moi ?
Il est important d’adapter la taille du cheval à la morphologie du cavalier, surtout pour des raisons de confort et de sécurité.
En règle générale, un cavalier doit pouvoir monter sans difficulté et avoir les jambes ni trop tendues, ni trop pliées, une fois en selle.
Les poulains grandissent jusqu’à quel âge ?
La plupart des poulains grandissent rapidement jusqu’à 2 ans, mais la croissance continue souvent jusqu’à 5 ou 6 ans, selon la race.
Certaines grandes races, comme les chevaux de trait, peuvent prendre de la taille jusqu’à 7 ou 8 ans.
Pourquoi la taille au garrot est-elle la référence ?
Le garrot est le point le plus stable et constant du squelette du cheval, contrairement à la tête ou au dos qui peuvent bouger.
Ainsi, mesurer au garrot permet une comparaison fiable entre les chevaux, quel que soit leur port de tête ou leur race.
Y a-t-il une différence entre la taille d’un cheval et celle d’un poney ?
Oui, traditionnellement, un cheval mesure plus de 1,48 mètre au garrot, alors qu’un poney mesure 1,48 mètre ou moins (sans les fers).
Cependant, certaines races de poneys sont robustes et peuvent porter des adultes sans problème, malgré leur petite taille.
La taille d’un cheval peut-elle changer avec l’âge ou l’état de santé ?
Un cheval adulte sain ne change généralement plus de taille, mais des facteurs comme une mauvaise condition physique, l’amaigrissement ou certaines pathologies peuvent légèrement altérer la hauteur au garrot.
Chez le jeune cheval, la croissance peut aussi provoquer des variations temporaires de la taille au fil des mois.
Est-ce que la taille du cheval influence ses capacités sportives ?
La taille peut jouer un rôle dans certaines disciplines : chevaux plus grands pour le saut ou l’attelage, petits formats pour l’équitation de loisir ou en club.
Cependant, ce sont l’entraînement, la conformation et le tempérament qui comptent le plus pour ses performances.
Pour conclure
Mesurer la taille d’un cheval est un geste clé pour tout cavalier, que ce soit pour choisir le bon équipement, participer à une compétition ou simplement mieux connaître son compagnon.
La taille se mesure toujours au garrot, généralement en centimètres, et elle varie de façon notable selon les races : du poney Shetland d’à peine plus d’un mètre au garrot jusqu’aux grands chevaux de selle frôlant ou dépassant 1,70 mètre.
Pour obtenir une mesure fiable, il suffit de suivre quelques étapes rigoureuses en évitant les erreurs classiques présentées dans cet article.