Parmi les races les plus appréciées à poney-club comme en famille, le poney Welsh occupe une place de choix grâce à sa polyvalence et son caractère.
Selon la Fédération Française d’Équitation, en 2023, le Welsh figure régulièrement parmi le top 5 des races de poneys les plus présentes sur les compétitions nationales, confirmant ainsi sa popularité.
Mais d’où vient ce petit poney à la prestance unique ? Quels sont ses atouts morphologiques, ses différentes tailles ou encore ses robes caractéristiques ?
Peut-on lui faire confiance pour accompagner jeunes cavaliers comme adultes dans toutes les disciplines équestres ? Enfin, à combien s’élève le budget pour acquérir un tel compagnon et à qui s’adresse-t-il ?
Dans cet article, nous vous proposons un tour d’horizon complet du poney Welsh, en passant par ses origines historiques, ses qualités physiques et comportementales, le coût à prévoir et quelques conseils pour savoir s’il peut correspondre à vos attentes.
Origine et histoire du poney Welsh
Le poney Welsh occupe une place à part dans l’histoire de l’équitation britannique.
Sa popularité s’explique par ses origines anciennes et la variété de ses utilisations, qui l’ont transformé au fil des siècles en un compagnon loyal, polyvalent et apprécié dans le monde entier.
Les racines galloises : genèse d’une race rustique
Le poney Welsh trouve ses origines dans les montagnes verdoyantes et les vallées accidentées du Pays de Galles. Exposé à un climat rude, sur des terrains escarpés et pauvres, il a développé au fil du temps une résistance exceptionnelle et une intelligence marquée pour assurer sa survie.
Ces conditions naturelles difficiles étaient cruciales : elles ont façonné la robustesse physique et le pied sûr du poney Welsh, deux qualités recherchées encore aujourd’hui pour les équidés destinés aussi bien au loisir qu’à la compétition.
Les fermiers gallois utilisaient déjà ces poneys pour les tâches agricoles légères, les travaux de la ferme et les déplacements dans la campagne.
Influences et croisements au fil de l’histoire
L’histoire de la race ne s’arrête pas à ses origines autochtones : elle a su évoluer grâce à des croisements stratégiques. Dès le Moyen-Âge, des chevaux arabes, andalous ou même celtiques ont été introduits dans les élevages gallois.
L’apport du sang arabe a ainsi apporté de la finesse et de l’élégance au modèle robuste d’origine, tandis que les influences andalouses lui ont conféré de l’expressivité dans ses allures.
Ces mélanges savants expliquent la diversité de modèles de poneys Welsh, allant du type le plus compact au plus élégant, que l’on observe dans les différentes sections de la race.
Reconnaissance officielle et développement international
La première véritable reconnaissance officielle du poney Welsh remonte à la fin du XIXe siècle. En 1901, le Welsh Pony and Cob Society est fondé afin de préserver et de promouvoir la race dans sa diversité.
Le stud-book est ouvert peu après, posant les bases d’une sélection rigoureuse. Très vite, la réputation de ce poney franchit les frontières britanniques : sa polyvalence, sa douceur et son esthétique séduisent de nombreux cavaliers européens, puis internationaux.
Aujourd’hui, le poney Welsh est élevé partout dans le monde, des États-Unis à l’Australie. On le retrouve aussi bien dans les épreuves sportives que dans les clubs d’équitation, preuve de l’importance historique de son ancrage… mais aussi de son incroyable capacité d’adaptation.
Caractéristiques physiques : tailles, robes et morphologie
Le poney Welsh se distingue par sa diversité de modèles, mais tous partagent une élégance naturelle et une robustesse héritées de leurs origines galloises. Comprendre ses différences morphologiques et la palette de robes disponibles est essentiel pour choisir un poney adapté à ses besoins et à ses envies équestres.
Les différentes sections : une classification selon la taille et le modèle
La race Welsh est divisée en quatre sections principales, chacune ayant ses propres spécificités physiologiques. Cette classification est essentielle, car elle permet à chaque cavalier, enfant ou adulte, loisir ou compétition, de trouver un poney à sa mesure.
La section A, aussi appelée Welsh Mountain Pony, est la plus petite et la plus proche du type originel. Sa taille au garrot ne dépasse pas 1,22 m, ce qui en fait un choix privilégié pour les jeunes enfants ou pour l’attelage léger.
Par exemple, de nombreux clubs utilisent les Welsh A pour initier les petits cavaliers à la pratique équestre, grâce à leur gentillesse et leur format rassurant.
La section B est un peu plus grande, avec une taille n’excédant pas 1,37 m. Elle conserve toute la rusticité du type A, tout en présentant un modèle un peu plus longiligne et sportif. Ces poneys conviennent parfaitement aux enfants plus âgés qui souhaitent commencer le saut d’obstacles ou la compétition en club.
Les sections C et D, souvent désignées sous le nom de Welsh Cob, sont plus massives et puissantes. Les Welsh C affichent un format compact, apte aussi bien à la selle qu’à l’attelage, avec une taille maximale de 1,37 m, mais un modèle nettement plus charpenté.
Le Welsh D, lui, dépasse allègrement 1,37 m et peut atteindre, voire dépasser, 1,55 m au garrot, une vraie monture pour adolescent ou adulte souhaitant un poney vif et énergique, capable de porter de plus grands gabarits.
Connaître ces sections permet d’orienter son choix selon le cavalier, l’usage envisagé et le style recherché, ce qui explique en partie la grande popularité de la race auprès de publics très variés.
Les robes du poney Welsh : une palette éclatante
Le standard du poney Welsh tolère une large variété de robes, ce qui séduit autant pour le plaisir des yeux que pour les besoins de la reproduction. Cette diversité s’explique par l’ouverture historique du stud-book, dans le respect d’une certaine homogénéité de type, mais sans restrictions excessives côté couleur.
On retrouve ainsi chez les Welsh toutes les robes unies : alezan, bai, noire, grise, blanche, mais aussi les nuances intermédiaires comme le palomino ou l’isabelle. Des taches blanches (balzanes, listes, larges marques faciales) sont fréquentes et appréciées, sans que cela soit un défaut.
En revanche, les robes pies (tachetées de blanc et d’une autre couleur) sont généralement exclues du standard dans la plupart des sections, sauf exceptions rares.
À titre d’exemple, un poney Welsh A pourra arborer un magnifique gris pommelé, tandis qu’un Welsh C se démarquera parfois par un alezan doré lumineux, mettant en valeur ses crins épais et soyeux.
La variété des robes permet à chacun de trouver le poney qui lui correspond et apporte une touche de singularité à chaque individu.
La morphologie typique : élégance et puissance
Au-delà de la taille et de la couleur, le Welsh possède des caractéristiques morphologiques très recherchées. Sa tête est fine, expressive, souvent dotée de grands yeux vifs et de petites oreilles mobiles, témoignant de l’intelligence et de la vivacité de la race.
L’encolure est bien attachée, harmonieuse, permettant une bonne extension du port de tête, un atout à la fois pour l’équilibre en carrière et pour le confort du cavalier en extérieur. Le dos est court et solide, le rein bien soutenu, ce qui garantit à la fois la portance, la résistance à l’effort et la polyvalence des allures.
L’épaule est généralement inclinée, favorisant de belles foulées, tandis que la croupe est musclée, développée, idéale pour les départs rapides et l’engagement sous la selle ou à l’attelage.
Les membres, bien détachés, présentent des articulations sèches et des paturons robustes, héritage de leur vie dans les conditions difficiles des montagnes galloises.
Cette morphologie combinée à une grande souplesse explique pourquoi le poney Welsh est aussi à l’aise sur un parcours d’obstacles, en dressage ou sur un terrain de loisir. Elle favorise un équilibre naturel, précieux tant pour initier les cavaliers à l’équitation que pour performer en compétition.

Tempérament et aptitudes sous la selle
Le poney Welsh n’est pas seulement réputé pour sa beauté ou sa robustesse : c’est aussi sa personnalité attachante et ses qualités sous la selle qui expliquent le succès mondial de la race.
Un caractère vif, intelligent et proche de l’humain
Le Welsh séduit avant tout par son tempérament vif et éveillé. Ce poney est curieux de nature, doté d’une grande intelligence, et montre souvent une réelle envie d’apprendre.
Cette vivacité n’en fait pas pour autant un poney difficile : au contraire, la majorité des Welsh font preuve d’une remarquable adaptabilité, répondant avec sensibilité aux demandes du cavalier tout en restant fiables.
Leur attachement aux humains en fait des compagnons agréables, volontaires et démonstratifs. De nombreux enfants, mais aussi des adultes, relatent des expériences marquantes avec leur Welsh, notant à quel point ce poney sait s’adapter à l’ambiance de l’écurie et à l’humeur de son cavalier.
Ce tempérament, mélange d’énergie et de douceur, s’avère précieux pour les cavaliers débutants comme pour les plus avancés qui recherchent une monture expressive mais gérable.
Polyvalence et plaisir à l’apprentissage
L’une des grandes forces du poney Welsh est sa polyvalence. Il s’investit avec la même ardeur dans de multiples disciplines : saut d’obstacles, dressage, cross, attelage, équitation d’extérieur ou même pony-games.
Cette capacité d’adaptation provient autant de son intelligence que de sa construction physique équilibrée. Ainsi, il est courant de voir un Welsh participer avec succès à plusieurs activités, même au sein d’un club équestre où le poney changera régulièrement d’exercice et de public.
Cet aspect est particulièrement intéressant pour les cavaliers en club, qui veulent découvrir différentes facettes de l’équitation avant de se spécialiser.
Par exemple, un Welsh section B excelle en concours de saut d’obstacles avec de jeunes cavaliers, mais sera tout aussi performant lors d’une promenade en forêt ou dans une séance de jeux à poney.
Sa rapidité de compréhension, alliée à un goût prononcé pour le travail, facilite aussi l’apprentissage de nouveaux exercices.
Cela motive le cavalier, qui entre dans une véritable relation de partenariat : le Welsh propose, devine parfois avant l’ordre, et cela crée un dialogue agréable sous la selle.
Respect, énergie et sécurité : ce qu’il faut retenir
Bien que le Welsh soit énergique, parfois qualifié de « futur petit cheval de sport », surtout dans les sections C et D, il conserve un sens inné du respect pour l’humain.
Sous la selle, il se montre rarement vicieux ou dangereux. Il peut parfois tester son cavalier, plus par jeu ou pour évaluer la fermeté des consignes que par malice : cela fait partie de son intelligence et de son naturel joueur.
C’est pourquoi il importe d’instaurer rapidement une relation basée sur la confiance, la cohérence et la patience. Un Welsh bien encadré se révèle un partenaire fiable, franc à l’obstacle, sécurisant en extérieur, et très à l’écoute lors des séances de dressage.
Il est fréquent, par exemple, de voir de très jeunes enfants monter un Welsh A en toute sécurité, encadrés lors des premières séances à la longe. Dans un autre registre, un adulte peut s’émerveiller de la générosité d’un Welsh D qui donne tout lors d’un saut ou sur une reprise de dressage.
Gestion de l’énergie et stimulation mentale : astuces pour un partenariat harmonieux
La vivacité du poney Welsh, source de dynamisme et d’enthousiasme, demande parfois un peu d’aménagement dans le travail du cheval, surtout chez les sujets les plus fougueux.
Multiplier les exercices variés, alterner travail sur le plat, jeux éducatifs, petites randonnées et sauts de cavaletti sont d’excellents moyens de canaliser l’énergie naturelle du Welsh, évitant l’ennui ou la routine qui pourraient rendre le poney distraint.
Leur appétit pour les nouveautés incite aussi à travailler le « mental » via des exercices de réflexion, des parcours d’obstacles à adapter, ou même des jeux de réflexion inspirés du clicker-training. Cela renforce le lien avec son poney et stimule positivement son intelligence, tout en le maintenant respectueux et concentré sous la selle.
Ainsi, le poney Welsh offre une expérience riche : il combine vivacité, sécurité, intelligence et envie de faire plaisir à son cavalier, pour le bonheur aussi bien des enfants que des adultes sportifs ou amoureux du loisir.
Prix d’achat et budget à prévoir
L’adoption d’un poney Welsh représente un investissement qui va bien au-delà du prix d’achat initial. Pour faire un choix réfléchi, il est essentiel d’anticiper à la fois le coût d’acquisition et les dépenses régulières liées à son entretien et à sa santé. Cette prévoyance garantit une expérience équestre positive, sans mauvaises surprises financières.
Combien coûte un poney Welsh ?
Le prix d’un poney Welsh peut varier considérablement en fonction de plusieurs critères : sa section, son âge, ses origines, son niveau de dressage, ses aptitudes sportives et bien sûr, sa réputation en tant que reproducteur ou compétiteur.
Pour un Welsh de section A ou B, débutant dans la vie active ou destiné principalement au loisir, le prix d’achat se situe généralement entre 2 500 € et 5 000 €. Ce tarif concerne surtout les poneys issus d’élevages réputés, manipulés avec soin et ayant reçu les bases en matière d’éducation.
Pour un Welsh de section C ou D, souvent plus sollicité pour la compétition (CSO, dressage, TREC, attelage…), le prix grimpe et oscille fréquemment entre 4 000 € et 10 000 €. Les poneys ayant déjà fait leurs preuves en concours ou disposant d’excellentes origines peuvent atteindre, voire dépasser, ces montants, notamment s’ils possèdent un palmarès.
À titre d’exemple, un Welsh B âgé de 6 ans, avec de belles allures, un bon mental et quelques résultats en club peut se négocier autour de 4 500 €. Un Welsh D, de 8 ans, polyvalent en loisirs et performant en épreuves amateurs, pourra voir son prix grimper jusqu’à 9 000 € ou davantage.
Il est également possible de trouver des poneys Welsh à des tarifs plus abordables (autour de 1 500 € à 2 500 €), souvent pour des sujets plus âgés, peu travaillés, ou requérant une remise en confiance.
Cette solution peut convenir à un cavalier expérimenté, prêt à investir du temps dans la reprise et le travail de l’animal.
Quels critères influencent le prix ?
Les tarifs varient selon la section (A, B, C ou D), mais pas seulement. L’âge est déterminant : un jeune poney à former coûtera souvent moins cher qu’un Welsh adulte déjà bien éduqué.
Le niveau de dressage et les résultats en compétition font logiquement évoluer le prix à la hausse. Ainsi, un Welsh confirmé en CSO, ou détenteur de titres en show, sera très recherché.
Les poneys issus de lignées prestigieuses (parents titulaires de labels, origines étrangères renommées…) entraînent également une majoration.
Enfin, la localisation de l’élevage a aussi un impact : certains régions, ou pays, appliquent des tarifs différenciés, auxquels il faut ajouter les frais de transport si on importe un Welsh depuis l’étranger.
Comprendre ces facteurs aide à évaluer la cohérence d’une offre et à justifier le budget attribué.
Frais annexes : anticiper le budget annuel
Le prix d’achat du poney Welsh n’est qu’une première étape. Il faut compter chaque année de nombreux frais annexes, essentiels au bien-être de l’animal et à la sécurité du cavalier.
Parmi les postes principaux figurent :
L’hébergement : pension en centre équestre (entre 180 € et 450 €/mois selon la région, box ou pré), ou frais d’entretien si le poney reste à la maison (foin, paille, clôtures…).
L’alimentation (granulés, compléments, foin de qualité) varie d’environ 50 à 100 €/mois selon les besoins du poney, sa section et son activité.
Les soins vétérinaires et maréchalerie : vaccins annuels (environ 60 €), vermifuge (30 à 60 €/trimestre), visites de routine, sans oublier la ferrure ou le parage (tous les 2 mois, entre 35 € et 90 € selon la section et si le poney est ferré ou non).
L’équipement (selle adaptée, filet, tapis, matériel de pansage, couverture) représente un coût parfois conséquent la première année (entre 500 € et 2 000 € pour un trousseau complet, neuf).
Les frais d’assurance (responsabilité civile, santé/sauvegarde-vétérinaire) vont de 70 à 400 €/an en fonction de la couverture choisie.
Favoriser la transparence et bien anticiper ces dépenses participe au respect de l’animal : un Welsh bien soigné, nourri et suivi pourra vous accompagner de longues années, en évitant de mauvaises surprises financières.
Budget global : à quoi faut-il s’attendre ?
En additionnant le coût d’achat initial, l’équipement et l’entretien, le budget pour la première année d’un poney Welsh est généralement compris entre 4 000 € et 12 000 €, tous frais confondus, selon la section, le mode d’hébergement et les choix d’équipement.
Ensuite, il faudra prévoir chaque année de 2 500 € à 5 000 €, pour assurer une vie confortable au poney en pension classique. Ce chiffre varie à la baisse si vous gérez l’hébergement à la maison, mais les postes vétérinaires et alimentaires restent incontournables.
Par exemple, une famille achetant un Welsh B pour 4 000 €, avec pension au pré à 220 €/mois, frais vétérinaires standards, et renouvellement de matériel courant, devra prévoir environ 7 000 € la première année et 3 000 € les années suivantes.
En planifiant rigoureusement son budget avant tout achat, vous vous assurez que la passion équestre reste un plaisir, pour vous comme pour votre futur compagnon Welsh.
Choisir un poney Welsh : pour qui et pourquoi ?
Le poney Welsh bénéficie d’une polyvalence et d’un caractère qui le destinent à de très nombreux profils de cavaliers.
Que vous soyez parent d’un jeune enfant débutant, adulte souhaitant se régaler en loisir, ou cavalier visant la compétition, comprendre pour qui et pourquoi choisir un Welsh vous aidera à miser sur un partenaire adapté à vos objectifs et à votre niveau.
Le Welsh pour les enfants : idéal pour découvrir et progresser
Le poney Welsh, en particulier les sections A et B, est réputé pour être un formidable compagnon pour les enfants qui débutent l’équitation.
Sa taille rassurante, son tempérament doux et son intelligence en font une monture sécurisante, sans pour autant être trop fade ou peu stimulante.
Les clubs équestres privilégient souvent le Welsh Mountain (section A) pour les premiers pas à poney à la longe, les cours collectifs, ou les promenades encadrées.
Le Welsh B, un brin plus grand et sportif, accompagne aisément les plus jeunes vers la compétition ou la découverte de nouvelles disciplines : saut d’obstacles, pony-games, dressage…
Ce qui est essentiel, c’est sa capacité à ajuster son comportement selon l’enfant qui le monte : un poney Welsh bien encadré comprend vite quand il doit se montrer patient et quand l’enfant peut être encouragé à progresser.
Exemple classique : une fillette de 8 ans, timide, sera rapidement en confiance sur un Welsh gentiment dressé, tandis qu’un petit garçon de 11 ans, plus dynamique, pourra s’amuser en toute sécurité à enchaîner des petits parcours d’obstacles.
Adolescents et adultes : polyvalence et performance à tous les niveaux
La grande force du Welsh, dans ses sections B, C ou D, est de convenir tout autant aux cavaliers plus âgés, adolescents ou adultes.
Le Welsh section D est particulièrement recherché par les adultes de taille moyenne à grande qui veulent profiter d’un poney vif, porteur et expressif, sans passer au « grand cheval ».
Pour un adolescent souhaitant toucher à tout, du dressage à la balade en passant par le saut ou TREC, le Welsh C ou D est un allié fiable et endurant.
Nombre de cavaliers amateurs témoignent du plaisir retrouvé à cheval grâce au Welsh : sensation de facilité, sécurité en extérieur, réactivité juste ce qu’il faut pour se régaler en carrière comme en randonnée.
Par exemple, un adulte de 1m70 peut aisément monter un Welsh D d’1m52 au garrot lors de longues balades ou de séances sportives, tout en bénéficiant du tempérament joueur mais posé de la race.
Le choix du Welsh pour la famille : un poney rassembleur
De par sa polyvalence et son caractère, le poney Welsh est particulièrement adapté aux familles ou structures où plusieurs personnes partagent la même monture.
Dans un cadre familial, il est fréquent qu’un Welsh B serve à la fois à la petite sœur le mercredi en manège, au grand frère le week-end sur le cross du club, et au parent pour une promenade tranquille.
Cette capacité d’adaptation réduit le nombre de poneys nécessaires et crée un vrai projet collectif autour d’un seul compagnon.
Ce choix est d’autant plus pertinent que le Welsh sait « changer de registre » selon son cavalier : il se montrera patient avec l’un, dynamique avec l’autre, tout en restant respectueux des limites fixées par l’humain.
Welsh de compétition ou de loisir : cibler son profil pour éviter les déceptions
Bien qu’il soit naturellement polyvalent, il est crucial de déterminer votre projet équestre avant d’acheter un poney Welsh.
Pour le loisir pur (balade, découverte, séances variées), tous les Welshs trouveront leur place, l’important étant de choisir la section adaptée à votre taille et à votre niveau.
Pour la compétition (CSO, dressage, TREC, attelage…), privilégiez un poney déjà valorisé dans la discipline choisie ou issu de lignées reconnues.
Le Welsh B est prisé dans les circuits clubs pour le saut et le hunter, tandis que le Welsh D excelle en dressage et attelage amateur.
L’exemple d’une jeune cavalière souhaitant progresser en CCE (concours complet) montre toute la pertinence du choix d’un Welsh B : le poney saura se montrer franc sur le cross, souple au dressage, tout en restant maniable lors des sauts.
Ce conseil est important : acheter un Welsh « qui plaît » sans analyser ses aptitudes et son parcours expose à la frustration.
Mieux vaut parfois investir dans un poney formé, adapté à la discipline, que dans un sujet purement « coup de cœur » sans vérifier la compatibilité de projet.

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Choisir un poney Welsh, c’est parier sur une monture vive, fiable et évolutive, mais c’est aussi accepter un certain niveau d’énergie et d’intelligence.
Les Welshs peuvent tester un cavalier débutant : encadrement, patience et cohérence sont donc primordiaux, en particulier pour les familles avec enfants novices.
Pour les adultes sans expérience ou en reprise, il peut être judicieux de commencer dans une structure encadrée, avec un Welsh habitué au club, avant de se lancer dans l’achat.
Enfin, gardez en tête qu’un poney Welsh a besoin de stimulations variées, de contacts réguliers, et d’un vrai lien humain.
Il ne s’agit pas seulement d’un « poney facile » mais d’un véritable partenaire de vie équestre, capable de s’adapter, de progresser et de surprendre au fil des années.
FAQ – Tout savoir sur le poney Welsh
Le poney Welsh convient-il aux cavaliers débutants ?
Oui, le poney Welsh possède généralement un tempérament doux et coopératif, ce qui en fait un excellent choix pour les cavaliers débutants, enfants comme adultes.
Toutefois, il est recommandé de bien choisir la section (A, B, C ou D) selon la taille et le niveau du cavalier, certains modèles étant plus vifs ou puissants.
Peut-on loger un poney Welsh en extérieur toute l’année ?
Le Welsh a un poil dense et une bonne rusticité, donc il peut vivre dehors avec un abri, surtout si on veille à lui fournir foin, eau et couverture si besoin.
Il supporte bien les intempéries, mais comme tout équidé, il faut surveiller les conditions extrêmes (chaleur, boue, froid humide) et adapter sa gestion.
Le poney Welsh est-il adapté à l’équitation de loisir uniquement ?
Non, le poney Welsh brille aussi bien en loisir qu’en compétition, notamment en CSO, dressage, TREC ou attelage.
Sa polyvalence lui permet de satisfaire les cavaliers recherchant de la variété, du jeu ou de la performance.
Quels sont les frais d’entretien à prévoir pour un poney Welsh ?
Outre le prix d’achat, il faut compter l’alimentation, la maréchalerie, les soins vétérinaires, et l’équipement de base.
En moyenne, le budget varie de 1500 à 2500€ par an, hors imprévus ou soins particuliers.
Quel âge minimum et maximum pour monter un poney Welsh ?
Les enfants peuvent commencer l’équitation sur poney Welsh dès 5 ou 6 ans, à condition d’avoir un encadrement adapté.
Grâce à leur robustesse, ils conviennent aussi à des cavaliers adolescents, voire adultes, selon la section et la morphologie.
Le poney Welsh nécessite-t-il une alimentation spécifique ?
Il est peu exigeant et supporte bien une alimentation à base de fourrage. Attention cependant à ne pas le suralimenter, car il est parfois prédisposé à l’embonpoint.
Il vaut mieux consulter un professionnel pour adapter les rations à l’activité, l’âge et la morphologie du poney.
Est-il facile de trouver un poney Welsh en France ?
Oui, il existe plusieurs élevages spécialisés dans le Welsh, et de nombreux centres équestres en proposent.
Néanmoins, il est conseillé de prendre contact avec des éleveurs réputés pour garantir la qualité du poney et un accompagnement lors de l’achat.
Le poney Welsh est-il sujet à des maladies particulières ?
Globalement robuste, le poney Welsh présente peu de prédispositions spécifiques.
Comme toutes les races rustiques, il peut cependant être sujet à la fourbure s’il est trop nourri. Un suivi vétérinaire régulier permet de prévenir les risques.
Conclusion
Le poney Welsh séduit aussi bien par la richesse de son histoire que par ses qualités physiques et son tempérament exceptionnel.
Sa très grande adaptabilité, une diversité de tailles et de robes, ainsi qu’une robustesse reconnue en font un choix parfait pour de nombreux cavaliers, enfants comme adultes, débutants ou confirmés.
Accessible à l’achat mais nécessitant toutefois un budget réfléchi, il s’avère autant agréable en loisirs qu’efficace en compétition. Choisir un poney Welsh, c’est s’entourer d’un compagnon polyvalent, attachant et adapté à une multitude de pratiques équestres.