Majestueux, élégant et doté d’une endurance exceptionnelle, le cheval arabe fascine les passionnés comme les novices depuis des siècles.
Selon la Société Française du Cheval Arabe, la France comptait près de 15 000 chevaux arabes et apparentés enregistrés en 2023, ce qui en fait une des races les plus prisées dans l’univers de l’équitation de loisir et de compétition.
Mais d’où vient ce cheval à la silhouette si reconnaissable ? Pour comprendre la renommée du pur-sang arabe, il est essentiel de se pencher sur ses origines millénaires, depuis les vastes étendues désertiques jusqu’aux paddocks européens.
Ses spécificités physiques, sa taille, ses différentes robes et ses aptitudes à l’effort expliquent aussi sa popularité auprès de nombreux cavaliers.
Origines et histoire du cheval arabe
Des racines ancrées dans le désert
Les origines du cheval arabe prennent naissance au cœur de la péninsule arabique.
Il y a plusieurs milliers d’années, les tribus bédouines élevaient ces chevaux dans un environnement aride et exigeant.
La sélection naturelle, combinée à un élevage rigoureux, a forgé un animal endurant et résistant, capable de survivre avec peu d’eau et de nourriture.
Ces chevaux devaient partager la tente de leurs éleveurs, ce qui explique en partie leur tempérament doux et la confiance qu’ils accordent à l’humain.
Un rôle central dans la culture bédouine
Pour les Bédouins, le cheval arabe était un symbole de prestige, de loyauté et de survie.
Ils attribuaient à chaque lignée de juments une importance sacrée, veillant à préserver les meilleures qualités par une sélection pointilleuse.
Tout manquement de caractère ou de robustesse menait à l’exclusion de la reproduction.
Des histoires abondent sur la fidélité et la bravoure du cheval arabe, notamment lors de razzias ou de longs déplacements dans le désert.
C’est ainsi que son image d’animal noble et digne s’est forgée au fil des siècles.
La diffusion du cheval arabe à travers le monde
Avec la propagation de l’Islam et les expansions militaires, le cheval arabe a voyagé bien au-delà de son berceau d’origine.
Les invasions et les échanges ont permis son implantation en Afrique du Nord, puis en Europe dès le Moyen Âge.
Son influence est telle que de nombreuses races européennes, comme le pur-sang anglais ou le lusitanien, portent l’empreinte de son sang.
Par exemple, après la bataille de Poitiers en 732, de nombreux chevaux arabes sont restés en Europe, catalysant la naissance de nouvelles souches équines.
Rapidement, la noblesse occidentale a perçu la valeur du cheval arabe pour la guerre, la parade ou encore l’amélioration génétique de leurs propres chevaux.
Le cheval arabe et les grandes expéditions
Au fil des siècles, les aventuriers, explorateurs et princes européens sont partis à la recherche des plus beaux étalons et juments arabes.
Le haras d’Addaudi ou encore celui de Janow Podlaski en Pologne témoignent de cette passion et de cette recherche.
Dans les années 1800, des sultans ottomans, puis les éleveurs occidentaux, ont organisé de véritables expéditions pour ramener des sujets de valeur sur leur sol.
Certains chevaux sont devenus légendaires, comme Skowronek ou Godolphin Arabian, et ont eu une descendance de portée mondiale.
Caractéristiques physiques : taille, robe, morphologie
Taille du cheval arabe
Le cheval arabe présente une stature modérée, mesurant généralement entre 1,43 m et 1,55 m au garrot.
Cette taille, parfois un peu inférieure à celle de certaines races de selle européennes, n’altère en rien ses qualités sportives ni sa prestance.
Sa légèreté apparente est un atout précieux dans de nombreuses disciplines, notamment l’endurance, où l’économie d’effort sur de longues distances fait toute la différence.
Il existe cependant des individus un peu plus grands ou plus petits selon les lignées ou les pays d’élevage.
Cette polyvalence de taille facilite l’adaptation à des cavaliers de différentes morphologies et âges, du jeune adolescent à l’adulte confirmé.
Robes et couleurs typiques
La majorité des chevaux arabes arborent des robes unies, avec une prépondérance du gris, du bai et de l’alezan.
Le noir y est plus rare, mais tout aussi prisé. Par ailleurs, le gris évolue souvent avec l’âge : un poulain naît parfois bai ou alezan, pour s’éclaircir progressivement jusqu’au blanc pur vers 6 ou 7 ans.
Cette évolution séduit de nombreux passionnés, car elle offre la sensation d’avoir “plusieurs chevaux en un” au fil des années.
Les marques blanches (liste, balzanes) sont autorisées mais restent généralement discrètes, car un excès était traditionnellement perçu comme un défaut chez les Bédouins.
La diversité des robes, bien que limitée, contribue à l’élégance homogène de la race, tout en permettant une certaine originalité pour chaque individu.
Morphologie distinctive
La tête du cheval arabe est sans doute sa caractéristique la plus marquante : elle est courte, sèche, avec un profil concave (dite “nez de théière”), de grands yeux expressifs, et souvent un front large (le jibbah).
Cet ensemble évoque à la fois intelligence, vigilance et douceur, qualités très recherchées par les cavaliers.
On remarque aussi la petite taille des oreilles, très mobiles, signes d’un animal vif et attentif.
L’encolure est longue et élégamment arquée, s’insérant haut sur un garrot bien sorti. Cette conformation favorise une locomotion libre, allongée, rendant le cheval arabe agréable à monter et apprécié en concours d’allures aussi bien qu’en randonnée.
Son dos est court et solide, tandis que la croupe est légèrement inclinée et dotée d’une queue attachée haut, souvent portée fièrement en panache lorsqu’il est en mouvement ou excité.
Cet aspect spectaculaire de la sortie de queue est une “signature” du cheval arabe, héritée de son histoire, et qui impressionnait autant les amis que les adversaires dans le désert.
Les membres du cheval arabe sont fins mais robustes, avec des tendons secs et des articulations larges. Cette conformation lui permet d’affronter des terrains difficiles sans se blesser facilement.
À titre d’exemple, un pur-sang arabe engagé sur un parcours de 100 km d’endurance voit ses qualités physiques testées bien au-delà de la simple esthétique, robustesse et récupération rapide sont la clé du succès.
Ce corps harmonieux, sans excès de masse, explique la longévité sportive de la race et sa capacité à servir à la fois de cheval de famille, de compétition ou de loisir, selon le projet du cavalier.

Caractère et aptitudes du cheval arabe
Un cheval proche de l’homme
Ce trait de caractère est l’un des héritages les plus marquants de son histoire auprès des Bédouins, qui partageaient leurs vies et même leur tente avec leurs chevaux.
Résultat : le cheval arabe est souvent décrit comme ayant un grand attachement à son propriétaire et une capacité étonnante à nouer une relation de confiance.
Sa douceur naturelle et son intelligence le rendent particulièrement réceptif aux gestes, à la voix et aux émotions humaines.
De nombreux cavaliers témoignent par exemple qu’un pur-sang arabe apprend vite à reconnaître les intonations de son cavalier et peut répondre avec une délicatesse qui surprend.
Cette sensibilité, lorsqu’elle est valorisée par une approche respectueuse, fait de l’arabe un partenaire loyal et collaboratif, idéal pour l’équitation éthologique ou les méthodes douces de dressage.
Sensibilité et vivacité : des qualités à canaliser
Le cheval arabe possède un tempérament vif et une grande énergie, héritées de ses origines de cheval de guerre et de survie.
Il est naturellement curieux, alerte et rapide à réagir aux stimuli extérieurs : il capte tout changement dans son environnement, ce qui en fait aussi un excellent cheval de vigilance.
Cette vivacité exige du cavalier une communication claire et une certaine expérience, notamment pour ne pas transformer cette énergie en nervosité.
Mais bien accompagné, l’arabe canalise son énergie dans la coopération et devient un partenaire réactif, toujours volontaire et rarement apathique.
Par exemple, en randonnée ou lors d’une course d’endurance, un cavalier attentif saura utiliser cette vivacité pour garder le moral et la motivation de son cheval, même après de longues heures de selle.
Il est donc conseillé d’offrir à un cheval arabe une vie variée, riche en stimulations mentales et physiques.
Intelligence et faculté d’apprentissage
L’intelligence du cheval arabe est reconnue par tous ceux qui travaillent avec lui : il retient vite et comprend souvent ce qu’on attend de lui avec peu de répétitions.
Cette qualité explique pourquoi il excelle dans de nombreuses disciplines où la réflexion et l’adaptation sont essentielles, comme le trec, le spectacle équestre ou le travail à pied.
L’arabe sait résoudre des situations inattendues, retenir des parcours complexes ou s’adapter à des exercices nouveaux, ce qui en fait un excellent choix pour un cavalier aimant la polyvalence.
Certains dresseurs notent toutefois que son intelligence va de pair avec une certaine indépendance d’esprit : il faut donc veiller à garder son intérêt, varier le travail, et instaurer une relation de respect mutuel plutôt que d’imposer un dressage répétitif et autoritaire.
Aptitudes sportives : l’incontournable champion de l’endurance
L’endurance est le domaine de prédilection du cheval arabe, où ses qualités physiques et mentales se révèlent pleinement.
Grâce à son cœur généreux, sa récupération exceptionnelle et son courage, il domine les podiums des compétitions internationales, sur toutes les distances.
Son mental combatif, son goût de l’effort et sa résistance à la fatigue font la différence lors des longues courses, souvent éprouvantes.
Par exemple, sur des parcours de 160 km, on retrouve majoritairement des arabes ou porteurs d’un fort pourcentage de sang arabe, capables de terminer frais alors que d’autres races montrent des signes d’épuisement.
Au-delà de l’endurance, il est également performant en attelage, en TREC, et dans les disciplines de spectacle où élégance, énergie et réactivité sont recherchées.
Ses allures souples, sa maniabilité et son agilité lui permettent aussi de briller en randonnée, en équitation de travail ou même en dressage léger.
Un partenaire pour tous les niveaux… avec quelques précautions
Si son tempérament doux le rend accessible à beaucoup de cavaliers, le cheval arabe demande tout de même des interactions justes, patientes et cohérentes.
Les débutants gagneront à être encadrés dans leur première prise de contact, afin de comprendre et respecter la finesse de communication dont il a besoin.
Un cavalier qui sait valoriser sa sensibilité découvrira un cheval généreux, fiable et inoubliable, aussi bien en loisir qu’en compétition légère.
De nombreux centres d’équitation spécialisés proposent des chevaux arabes pour des expériences variées, permettant aux passionnés de tous âges de découvrir cette race d’exception dans un cadre sécurisé.
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Prix d’un cheval arabe et facteurs influents
Fourchette de prix : du rêve accessible à l’investissement de prestige
Le prix d’un cheval arabe varie fortement selon sa lignée, son âge, son niveau de formation et sa destination (compagnie, loisir, sport, élevage ou show).
En France et en Europe, il est possible de trouver des sujets destinés au loisir, âgés de 5 à 15 ans, entre 4 000 et 12 000 euros.
Un poulain au sevrage, selon ses origines, se négocie dès 2 500 à 4 500 euros, tandis qu’un jeune adulte issu de lignées prestigieuses peut rapidement dépasser les 15 000 euros.
Dans le haut du panier, les chevaux de show très typés ou les champions d’endurance issus de haras réputés voient leurs tarifs s’envoler, atteignant parfois 30 000 à 100 000 euros, et encore bien davantage lors de ventes aux enchères internationales, où certains prix dépassent largement les six chiffres.
Il est important de se rappeler que ces extrêmes concernent des cas exceptionnels et ne reflètent pas le marché de la majorité des chevaux arabes accessibles aux cavaliers amateurs.
Lignée et pedigree : le poids du sang
La généalogie est l’un des premiers facteurs qui influencent le prix d’un cheval arabe.
Un animal descendant de lignées célèbres, reconnues pour leurs performances sportives ou leur beauté lors des concours de modèle et allures, verra automatiquement sa valeur majorée.
Par exemple, un cheval dont les parents ou grands-parents ont brillé sur des épreuves d’endurance internationales ou dans des shows prestigieux sera beaucoup plus recherché.
Les pedigrees comportant des étalons renommés comme Gazal Al Shaqab, Marwan Al Shaqab, ou des lignées polonaises de Janów Podlaski, sont particulièrement prisés des connaisseurs.
Investir dans un cheval à « sang noble » n’est pas qu’une question de prestige : cela offre aussi davantage de prévisibilité quant à la morphologie, au tempérament et aux aptitudes futures de l’animal.
Âge, formation et niveau de dressage
L’âge du cheval influence beaucoup son prix.
Un poulain sans formation est généralement moins cher, car son potentiel n’est pas encore démontré et son éducation reste à faire.
En revanche, un adulte bien mis sous la selle, ayant participé avec succès à des compétitions ou parfaitement adapté à la pratique du loisir, demande un budget plus conséquent.
Un cheval de 8 à 12 ans, expérimenté, en bonne santé et prêt à travailler immédiatement, séduira les cavaliers recherchant la sécurité et la polyvalence.
De plus, si le cheval connaît déjà la vie en extérieur, évolue sereinement en groupe ou maîtrise des disciplines spécifiques (endurance, trec, spectacle), sa valeur augmente logiquement.
À l’inverse, un adulte n’ayant jamais été monté ou tardivement éduqué verra sa cote diminuer, car son adaptation nécessitera plus de temps et d’investissement.
Destination du cheval : loisir, compétition ou élevage
L’utilisation future de l’arabe, ou son « orientation », conditionne fortement le tarif.
Un cheval destiné à l’élevage, porteur de lignées exceptionnelles et doté de papiers prestigieux, atteindra facilement des montants élevés, surtout s’il obtient déjà des résultats en show ou si sa descendance s’illustre.
Au contraire, un sujet castré, plus adapté à une utilisation de loisir, restera plus abordable, même si ses qualités restent très appréciées pour des randonnées ou de l’initiation à la compétition.
Enfin, dans le domaine sportif, les chevaux ayant prouvé leurs aptitudes sur des épreuves d’endurance longue distance, avec des classements à la clé, sont particulièrement recherchés, leur palmarès étant un gage de fiabilité et de robustesse.
On observe ainsi deux marchés parallèles : celui du loisir/famille, accessible financièrement, et celui de la compétition ou de l’élevage, où l’achat peut représenter un investissement conséquent.
Effet du sexe : jument, hongre ou étalon
Le sexe du cheval influence aussi son prix.
Les juments issues de bonnes lignées, susceptibles de reproduire, sont souvent évaluées à la hausse, surtout pour les éleveurs cherchant à consolider leur cheptel.
Les étalons approuvés pour la reproduction, certifiés conformes au standard de la race, sont également très valorisés, notamment s’ils possèdent déjà une descendance de qualité.
Quant aux hongres (chevaux castrés), ils sont généralement un peu moins chers, tout en étant recherchés pour le loisir grâce à leur tempérament stable, un vrai plus pour les cavaliers débutants ou intermédiaires.
Facteurs de qualité : santé, comportement et spécificités
L’état de santé général, la qualité des aplombs, la robustesse des membres et l’absence de vices rédhibitoires pèsent beaucoup sur le prix final.
Un cheval arabe présentant une visite vétérinaire impeccable, à jour de ses soins, ayant vécu dans de bonnes conditions et montrant un comportement équilibré, est naturellement plus cher qu’un cheval nécessitant une remise en état ou présentant des soucis comportementaux.
Certaines spécificités physiques (taille, originalité de la robe, tête très marquée de type show, mouvements surtout expressifs) peuvent également justifier un tarif plus élevé, notamment si le cheval est destiné à la reproduction ou au model show.

Conseils pour bien choisir son cheval arabe
Définir clairement son projet équestre
Avant toute visite ou prise de contact avec des éleveurs, posez-vous la question : quel usage souhaitez-vous faire de votre futur cheval arabe ?
Cherchez-vous un partenaire de loisir pour les balades et randonnées ? Visez-vous la compétition, comme l’endurance ou le show ? Ou souhaitez-vous investir dans un cheval destiné à l’élevage ?
Définir précisément votre projet est essentiel : un cheval taillé pour la compétition n’aura pas le même tempérament, ni la même éducation qu’un cheval de famille.
Cela évite de s’orienter vers un sujet trop « vivant » pour un cavalier débutant, ou trop calme pour celui qui cherche la performance.
Par exemple, si votre objectif principal est l’endurance, privilégiez un cheval déjà expérimenté sur des distances croissantes, idéalement avec un palmarès, plutôt qu’un jeune poulain totalement vert.
Choisir un cheval adapté à son niveau et à son tempérament
Le cheval arabe, aussi doux soit-il, reste une monture sensible, curieuse et parfois exubérante.
Pour un cavalier débutant ou peu expérimenté dans la race, il est plus prudent d’opter pour un hongre ou une jument adulte bien mis(e) en main, dont le caractère et les réactions sont connus.
Un adulte expérimenté permet de progresser sereinement, d’éviter les mauvaises surprises et les prises de risques inutiles.
À l’inverse, un cavalier aguerri, aimant l’énergie et le challenge, pourra envisager un jeune cheval ou un tempérament plus pétillant, à condition d’avoir le temps et les compétences nécessaires pour assurer une éducation adaptée.
Échanger longuement avec les anciens propriétaires permet souvent de cerner le vrai tempérament du cheval : certains arabes, par exemple, se révèlent très calmes au pré mais deviennent très énergiques en extérieur, ce qui n’est pas toujours évident lors d’une première rencontre.
Prendre le temps d’essayer et d’observer le cheval
Ne vous contentez jamais d’un coup de cœur sur photo ou d’une présentation rapide.
Déplacez-vous pour voir le cheval dans son environnement, observez-le au box, au pré, manipulé par différents humains.
Demandez à assister à sa préparation, à le voir bouger en main, puis sous la selle si possible.
Un bon essai ne se limite pas à monter le cheval en carrière : variez les situations (extérieur, présence d’autres chevaux, passage de l’eau, réaction à la nouveauté…), afin d’évaluer son sang-froid et sa flexibilité.
Prenez le temps de sentir si le courant passe, si vous vous sentez en confiance et que le cheval répond aux aides avec respect et attention.
Cette étape aide à éviter les mauvaises surprises une fois le cheval arrivé à la maison.
Vérifier l’état de santé et demander une visite vétérinaire approfondie
Le cheval arabe est globalement robuste, mais chaque individu peut présenter des spécificités de santé.
Avant la signature, exigez une visite vétérinaire d’achat comprenant un examen locomoteur, la vérification du cœur, des dents, des membres et éventuellement des radios, surtout si vous visez le sport ou l’endurance.
N’hésitez pas à questionner sur les antécédents vétérinaires du cheval : boiteries passées, coliques, interventions chirurgicales, problématiques de pieds…
Un rapport clair vous protège de nombreux problèmes et vous assure l’acquisition d’un cheval apte à remplir la mission que vous lui confierez.
Cela permet aussi d’anticiper d’éventuels soins ou aménagements spécifiques, pour garantir le bien-être de votre futur compagnon.
Prendre en compte l’environnement de vie futur
L’arabe est un cheval qui apprécie l’espace, les échanges sociaux et une certaine routine dans les soins.
Avant l’achat, vérifiez que votre installation ou votre pension propose un mode de vie compatible avec ses besoins : vie au pré avec abri, sortie quotidienne, contacts avec d’autres chevaux.
Si vous prévoyez une vie majoritairement en box, veillez à multiplier les sorties et les stimulations pour éviter l’ennui ou la frustration qui peuvent générer des comportements indésirables.
Adaptez aussi la ration et la couverture à la morphologie fine du cheval arabe, qui peut être plus sensible au froid et aux carences que d’autres races rustiques.
Par exemple, certains arabes supportent bien le climat tempéré, mais auront besoin d’une protection supplémentaire en hiver si leur poil d’hiver est peu fourni, surtout en région humide.
Se faire accompagner par un professionnel lors de l’achat
L’avis d’un instructeur, d’un coach ou d’un vétérinaire est précieux, notamment pour un premier achat ou si vous hésitez entre plusieurs chevaux.
Un regard extérieur permet de poser les bonnes questions, de repérer des signes de tempérament, des petits défauts d’aplomb ou des réactions que l’œil non-initié ne verrait pas.
De nombreux cavaliers évitent ainsi des déceptions ou de coûteux réajustements, en bénéficiant de l’expérience d’un expert pour sélectionner l’arabe le plus adapté à leur profil.
N’hésitez pas à solliciter le professionnel qui vous accompagne pour formuler un « compte rendu » objectif après plusieurs essais.
FAQ sur le cheval arabe
Peut-on trouver des chevaux arabes facilement en France ?
Oui, il existe de nombreux élevages spécialisés dans le pur-sang arabe en France, ainsi que des associations dédiées à la race.
Participer à des événements ou consulter des professionnels peut aussi aider à trouver un cheval adapté à ses besoins.
Quels sont les principaux défauts ou difficultés avec le cheval arabe ?
Son intelligence et sa vivacité exigent un cavalier patient, cohérent et juste, car il se lasse vite des routines répétitives.
Certains arabes peuvent aussi se montrer sensibles au stress ou à l’environnement, surtout s’ils ne sont pas suffisamment sortis ou variés dans leur travail.
Un cheval arabe peut-il vivre dehors toute l’année ?
Oui, le cheval arabe possède une bonne rusticité et supporte généralement bien la vie au pré avec abri.
Il faut néanmoins surveiller l’apport alimentaire, la présence d’un abri contre les intempéries et veiller à son confort en hiver.
Existe-t-il des concours ou événements spécifiques pour les chevaux arabes ?
Absolument : des concours de modèle et allures, des championnats d’endurance, ou encore des exhibitions présentent le cheval arabe dans toute sa diversité.
Vous pouvez aussi participer à des randonnées, des rallyes équestres ou même à des compétitions de dressage adaptées.
Pour conclure
Le cheval arabe séduit par la richesse de son histoire, son élégance naturelle et ses aptitudes remarquables, issues de siècles de sélection.
Ses caractéristiques physiques, les nuances de son caractère et ses talents multiples en font un partenaire recherché, que l’on soit amateur de randonnée, de compétition ou simplement passionné.
Le prix d’un cheval arabe dépend fortement de la lignée, de la formation et de l’usage, mais des repères concrets existent pour faire un choix éclairé.
Bien choisir son cheval arabe, c’est ainsi conjuguer connaissance de ses qualités, compréhension des critères d’achat et passion pour une race d’exception.