Couverture dans le monde équin : comprendre ses enjeux
La connaissance précise du terme « couverture » est essentielle pour tous les professionnels du cheval, qu’il s’agisse d’éleveurs, de soigneurs ou de cavaliers.
La couverture intervient à la fois dans les pratiques de gestion quotidienne, la santé, le bien-être animal et parfois dans l’approche économique de l’élevage.
Elle répond à des besoins spécifiques selon la saison, l’activité du cheval ou encore sa morphologie.
Mal maîtrisée, son usage expose à des risques pour l’animal, des surcoûts ou des complications organisationnelles.
Couverture : Qu’est-ce que c’est ? Définition !
La couverture, dans le monde équin, désigne une pièce d’équipement textile conçue pour être posée sur le dos du cheval.
Elle a pour fonction principale de le protéger du froid, de l’humidité ou des courants d’air, mais elle peut aussi servir à d’autres usages (ex. : anti-mouches, séchage ou protection contre les blessures).
Elle est adaptée en fonction du climat, de l’activité du cheval, de son mode de vie (pré, box), de son âge et de son état de santé.
Le terme « couverture » s’emploie également dans certains contextes d’élevage pour désigner l’acte de reproduction (« la couverture d’une jument par un étalon »). Toutefois, la fiche présentée traite ici uniquement de l’équipement textile.
Enjeux et utilité de la couverture pour le cheval
La couverture répond à plusieurs enjeux en élevage et gestion équestre :
- Thermorégulation : Elle aide l’animal à maintenir sa température corporelle, surtout s’il est tondu, âgé, convalescent ou exposé à des conditions rigoureuses.
- Prévention des maladies : Une bonne protection limite les risques liés aux chocs thermiques, à l’humidité (atteinte des voies respiratoires) et à certains parasites.
- Soutien du bien-être : La couverture améliore le confort, surtout pour des chevaux de sport, de loisir montés fréquemment ou après l’effort (couvertures séchantes).
- Propreté du poil : Elle évite que le cheval se salisse, facilitant le pansage et préservant l’état du poil chez des animaux tondus ou exhibés lors de concours.
Comment évaluer ou identifier une bonne couverture pour cheval ?
Choisir la bonne couverture ne se limite pas à la taille.
Plusieurs critères sont à considérer :
- La résistance du tissu : exprimée en deniers (ex. : 600D, 1200D), elle garantit sa durabilité.
- Le grammage : quantité de garnissage mesurée en grammes par mètre carré (ex. : 0g = imperméable seule, 150g, 300g pour l’hiver).
- La taille : exprime la longueur (en cm) du garrot à la queue, avec un ajustement pour l’encolure et le poitrail.
- Le type de fermeture et d’attaches : sécurité et confort (sangles croisées, sursangles, fermeture poitrail, courroie de queue).
- L’imperméabilité : une caractéristique clé pour les chevaux vivant majoritairement au pré ou exposés à la pluie.
- La coupe et les options : soufflets d’aisance, épaulettes, doublure (coton, polaire, polyester), couvre-cou amovible.
L’identification d’une couverture adaptée suppose d’observer le cheval couvert : absence de frottement, d’irritation, de transpiration excessive ou de restriction de mouvement.
Avantages de la couverture pour les professionnels et passionnés du secteur équin
L’utilisation raisonnée de la couverture permet:
- De garantir le bien-être et la santé des chevaux vulnérables (tondus, malades, jeunes ou âgés).
- D’optimiser les performances sportives en réduisant la fatigue liée au froid après l’effort.
- D’alléger l’entretien et le pansage, ou d’éviter des soins coûteux consécutifs à des maladies de peau.
- De favoriser la présentation lors de manifestations, ventes ou concours, grâce à un pelage propre et brillant.
Risques, limites ou critiques de l’utilisation des couvertures
L’abus ou le mauvais usage de la couverture peut engendrer des désavantages :
- Dérèglement de la thermorégulation : trop couvrir un cheval inhibe la croissance naturelle du poil d’hiver.
- Sur-réchauffement ou macération : une couverture inadaptée ou posée sur un animal mouillé peut provoquer des irritations cutanées, voire des infections.
- Blessures ou gênes : une mauvaise taille ou un équipement glissant crée des blessures de frottement ou entrave la locomotion.
- Adaptation climatique : dans certaines régions, l’usage systématique est inutile, voire contreproductif pour des chevaux bien acclimatés au froid.
- Entretien régulier : une couverture sale ou mal entretenue perd en efficacité et peut introduire des parasites ou allergènes.
Prendre en compte la couverture dans la gestion équine
Pour gérer l’usage de la couverture, il est recommandé de :
- Adapter le choix selon le climat, le mode de vie du cheval et son état de santé chaque saison.
- Vérifier quotidiennement l’ajustement et l’absence de blessure sous la couverture.
- Prévoir plusieurs modèles spécifiques (été, mi-saison, hiver, séchante, anti-mouche), à rotation en fonction des besoins.
- Laver et stocker les couvertures dans un endroit sec.
- Éviter de couvrir un cheval systématiquement si ce n’est pas justifié.
Exemple concret : application de la couverture chez un cheval de sport
Un cheval de sport tondu l’hiver qui travaille quotidiennement en manège va porter une couverture d’écurie garnie (ex : 300g/m²) à l’intérieur, ainsi qu’une couverture imperméable de paddock pour les sorties extérieures.
Après un travail intense, une couverture séchante en polaire est utilisée pour éviter le coup de froid lié à la transpiration avant de replacer la couverture principale.
Cette rotation permet de concilier confort, prévention des maladies et efficacité du travail.
Termes liés ou complémentaires à la couverture
- Chemise d’écurie (plus légère, souvent utilisée à l’intérieur)
- Couvre-reins (équipement pour protéger la croupe pendant le travail)
- Couvre-cou (ajout spécifique pour protéger l’encolure)
- Couverture séchante (pour absorber la transpiration après l’effort)
- Couverture imperméable (spécialement conçue pour l’extérieur)
- Couverture anti-mouche (protection estivale contre les insectes)
- Grammage
- Denier (indicateur de résistance du tissu)
- Thermorégulation équine
- Poil d’hiver
En résumé
La couverture est un équipement fondamental pour la gestion quotidienne, la santé et le confort du cheval, particulièrement dans les pratiques modernes et professionnelles.
Sa bonne utilisation apporte des bénéfices en termes de bien-être animal, d’entretien et de performance, à condition d’être adaptée à chaque animal et à chaque situation.
Pour les professionnels comme pour les cavaliers, il s’agit d’un élément à intégrer dans la réflexion sur la gestion sanitaire, économique et sportive du cheval.