Grammage couverture cheval : lequel choisir selon la saison ? le cheval ?

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Pas toujours simple de s’y retrouver avec le grammage de couverture de votre cheval ! Suivez nos conseils de cavaliers pour offrir à votre compagnon la protection idéale, en toutes saisons.

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Choisir la bonne épaisseur de couverture, c’est offrir à son cheval le meilleur équilibre entre confort thermique et protection, tout en évitant les désagréments liés à une mauvaise adaptation, comme la surchauffe ou le froid.

C’est pourquoi il est essentiel de comprendre tout d’abord ce qu’est le grammage d’une couverture pour cheval, ainsi que l’impact de ce paramètre sur le bien-être de votre monture.

Vous découvrirez ensuite les principaux types de grammage disponibles sur le marché et les situations les plus courantes dans lesquelles ils sont utilisés.

Selon les saisons, le grammage adapté peut varier du tout au tout, des astuces pratiques vous aideront à faire le bon choix à chaque période de l’année.

Mais il faut également prendre en compte les besoins propres à chaque cheval : âge, race, tonte et conditions de vie jouent un rôle clé dans la décision.

Enfin, quelques conseils concrets et mises en garde vous permettront d’éviter les pièges fréquents et de trouver facilement la couverture idéale pour accompagner votre cheval au fil des mois.

Comprendre le grammage d’une couverture pour cheval : définition et importance

Lorsqu’on parle de grammage pour une couverture de cheval, on évoque un critère essentiel, susceptible de faire toute la différence dans le confort et la santé de votre compagnon.

Bien comprendre ce qu’est le grammage et pourquoi il compte, c’est la clé pour offrir à votre cheval une protection adaptée, saison après saison.

Qu’est-ce que le grammage d’une couverture pour cheval ?

Le grammage correspond au poids de la garniture isolante, exprimé en grammes par mètre carré (g/m²), que contient la couverture du cheval.

Cela signifie que plus le nombre indiqué est élevé, plus la couverture sera chaude et isolante.

Par exemple, une couverture affichant un grammage de 0 g/m² (souvent appelée « couverture de pluie ») ne contient aucune garniture : elle protège simplement de la pluie ou du vent, sans réchauffer le cheval.

À l’inverse, une couverture de 300 g/m² apporte une isolation conséquente, idéale pour affronter les grands froids de l’hiver.

Pourquoi le grammage est-il si important pour le cheval ?

Le choix du bon grammage est déterminant pour assurer le bien-être du cheval, car il conditionne sa capacité à réguler sa température corporelle.

Un grammage mal adapté peut exposer votre cheval au froid, à l’humidité ou, au contraire, à une surchauffe.

Si une couverture trop légère laisse passer le froid, une couverture trop épaisse risque de faire transpirer le cheval, surtout s’il est tondu, actif, ou que les températures grimpent dans la journée.
Cette transpiration, si elle n’est pas évacuée, peut entraîner des coups de froid ou l’apparition de problèmes de peau.

Prenons l’exemple d’un hiver doux : une couverture 150 g/m² sera généralement suffisante pour un cheval peu tondu vivant au pré.

À l’inverse, lors d’une vague de froid, un cheval tondu de près, vivant en box, aura plutôt besoin d’une couverture de 300 g/m², voire davantage selon sa sensibilité.

Une donnée technique essentielle, mais pas unique

Bien que le grammage soit une mesure technique précise, elle ne fait pas tout.

Il est important de comprendre qu’à grammage égal, la conception, la qualité des matériaux et la coupe de la couverture jouent également un rôle dans son pouvoir isolant et le confort du cheval.

Ainsi, comparer uniquement le grammage sans tenir compte de la qualité générale du produit peut induire en erreur.

Parfois, deux couvertures de 200 g/m² offriront une isolation très différente selon la nature du garnissage ou la performance du tissu extérieur.

Les différents types de grammage et leurs utilisations courantes

Le grammage d’une couverture pour cheval se décline en plusieurs catégories, chacune correspondant à un niveau d’isolation et à des besoins différents selon la météo ou la condition du cheval.

Les couvertures sans garnissage (0 g/m²) : le choix pour la pluie et le vent

Les couvertures de pluie, ou « sheets », affichent un grammage de 0 g/m². Elles se composent uniquement d’une enveloppe imperméable et respirante, sans aucune couche isolante à l’intérieur.

Elles sont idéales pour protéger le cheval de la pluie, du vent ou d’une baisse temporaire des températures, notamment lors des intersaisons ou pour un cheval non tondu habitué à vivre dehors.

Par exemple, au printemps ou à l’automne, une couverture imperméable légère évite que le cheval ne soit trempé tout en lui permettant de réguler naturellement sa température.

C’est aussi le choix parfait pour les chevaux qui font de l’eczéma ou sont sensibles à l’humidité, car elle limite l’apparition de croûtes et de démangeaisons.

Les grammages légers (de 50 à 100 g/m²) : demi-saison et protection modérée

Les couvertures de 50 à 100 g/m² apportent un tout premier niveau d’isolation. Elles sont souvent utilisées à la mi-saison, quand les nuits deviennent fraîches mais que les journées restent douces.

Ce grammage est recommandé pour les chevaux tondus à l’automne, mais exposés à une température pas encore trop basse, ou pour les chevaux plus fragiles en début d’hiver doux.

Par exemple, un cheval sensible vivant au pré au début de l’automne peut bénéficier d’une couverture 100 g/m² pendant la nuit, tandis qu’un poney rustique n’en aura généralement pas besoin.

Les grammages moyens (de 150 à 250 g/m²) : la polyvalence pour l’hiver doux

Les couvertures intermédiaires, oscillant entre 150 et 250 g/m², conviennent aux hivers modérés ou aux chevaux déjà protégés par la stabulation ou l’abri.

Elles sont très répandues et considérées comme le choix passe-partout dès lors que la température descend autour de 0 à 10 °C, sans épisodes de grand froid.

Un exemple classique : pour un cheval partiellement tondu vivant en paddock, une couverture de 200 g/m² procure confort et sécurité contre les premiers froids.

Ce type de grammage est également adapté en intérieur, pour les chevaux vivants en box peu chauffés, ou pour ceux qui sont préservés du vent glacial.

Les grammages épais (de 300 à 400 g/m² et plus) : la solution contre le grand froid

Les couvertures affichant un grammage supérieur à 300 g/m² sont destinées à des conditions hivernales rigoureuses : gel prolongé, neige, vent fort.

Elles conviennent parfaitement aux chevaux tondus de près, aux séniors, ou aux animaux fragiles qui restent dehors même lorsque les températures descendent largement sous zéro.

Le recours à une couverture 400 g/m², par exemple, est courant en montagne ou dans les régions où la température peut chuter en-dessous de -5 °C la nuit.

Dans certaines situations extrêmes, il existe même des modèles allant jusqu’à 500 g/m², à réserver toutefois à des cas spécifiques pour éviter tout risque de surchauffe.

Les couvertures modulables et systèmes multicouches

Les fabricants proposent de plus en plus de couvertures composées de bases légères, sur lesquelles on ajoute ou enlève des doublures de différents grammages (liners).

Ce système permet d’adapter très facilement l’isolation au fil des variations de température ou selon l’activité du cheval.

Par exemple, en journée, on utilise uniquement la couche imperméable, puis on rajoute une doublure 200 g/m² pour la nuit en cas de retour du froid.

C’est une solution économique et pratique pour les chevaux dont les besoins évoluent souvent, ou pour ceux qui vivent dans des régions où la météo est instable.

Adapter le grammage à la saison : conseils pour chaque période de l’année

Le choix du grammage de la couverture doit évoluer au fil de l’année pour accompagner au mieux le confort thermique du cheval. Les conditions climatiques et les différences de températures influencent fortement les besoins en isolation de chaque compagnon.

Printemps : anticiper les variations de température et l’humidité

Le printemps marque la fin de la période hivernale, mais reste souvent marqué par des nuits fraîches, des averses régulières et des variations notables d’un jour à l’autre.

Durant cette saison de transition, il est conseillé d’opter pour une couverture légère, de 0 à 100 g/m², selon le type de cheval et les prévisions météorologiques.

Une simple couverture imperméable (0 g/m²) protège ainsi efficacement des pluies soudaines sans provoquer de surchauffe lorsque le soleil fait son retour.

Pour les chevaux tondus ou plus sensibles au froid, un grammage de 50 à 100 g/m² sera judicieux pendant les nuits fraîches ou les épisodes pluvieux. Cela évite que le cheval n’accumule de l’humidité qui pourrait le refroidir brusquement.

Il est important de surveiller les prévisions météo : une hausse rapide des températures justifiera de retirer la couverture ou d’opter pour un grammage moindre afin de prévenir la transpiration excessive.

Été : privilégier la légèreté et la protection ciblée

En été, les températures sont généralement stables et élevées, ce qui fait que la quasi-totalité des chevaux n’a plus besoin de couverture isolante.

Cependant, certaines situations justifieront malgré tout la pose d’une protection. Les couvertures anti-mouches ou « fly sheets », au grammage très bas et confectionnées dans des tissus très fins, protègent contre les insectes, les coups de soleil ou les averses d’orage passagères.

Pour les chevaux très sensibles à la pluie d’été, une couverture imperméable mais sans isolation (0 g/m²) peut être utilisée, toujours en veillant à ce qu’elle soit bien respirante pour ne pas provoquer une hausse de température corporelle.

À cette période, le risque principal n’est pas le froid mais la surchauffe ou l’apparition de dermites. Par conséquent, mieux vaut ne rien ajouter sur le dos du cheval, sauf nécessité réelle.

Exemple : un poney blanc, très exposé au soleil et sujet aux coups de soleil sur le dos, bénéficiera d’une sheet légère anti-UV pendant les journées de canicule.

Automne : accompagner la perte de chaleur et les intempéries

À l’automne, les températures baissent progressivement et l’humidité est souvent plus présente. Cette saison nécessite une observation attentive pour ajuster le grammage sans précipitation.

Pour les chevaux non tondus et robustes, une simple couverture imperméable (0 g/m²) suffit pendant les premières pluies.

En revanche, pour les chevaux qui commencent à être tondus ou qui ont du mal à reconstituer leur poil d’hiver, un grammage léger à moyen (entre 50 et 150 g/m²) sera utile lors des nuits fraîches ou en cas de météo instable.

L’importance de l’équilibre est ici capitale : il s’agit d’éviter à la fois le coup de froid (favorisé par des pluies battantes sur un cheval tondu ou fragile) et la surchauffe en journée lorsque le soleil perce encore.

Hiver : adapter le grammage à l’intensité du froid

L’hiver est la saison où le grammage de la couverture joue le rôle le plus important. Les besoins seront bien différents selon la région, le mode de vie du cheval (pré, box, abri) et sa morphologie ou tonte.

En cas d’hiver doux, une couverture de 150 à 200 g/m² convient à la majorité des chevaux tondus ou sensibles.

Lorsque les températures restent négatives sur la durée, un grammage de 300 à 400 g/m² devient nécessaire pour les chevaux tondus de près, âgés ou séjournant à l’extérieur toute la journée.

À l’inverse, un cheval non tondu, vivant en troupeau, actif et abrité du vent, pourra rester sans couverture ou n’aura besoin que d’une protection de 0 à 50 g/m² les jours de pluie.

L’ajustement doit se faire aussi en journée : si le soleil réchauffe l’atmosphère, il peut être préférable d’opter pour une couverture un peu plus légère ou de retirer la doublure.

Exemple : un trotteur tondu vivant en box, lors d’un épisode neigeux, devra recevoir une couverture 350 g/m², alors qu’un shetland poilu au pré n’aura besoin que d’une sheet imperméable lors d’une pluie verglaçante.

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Prendre en compte les besoins spécifiques de chaque cheval (âge, race, tonte, conditions de vie…)

Le choix du grammage idéal ne dépend pas uniquement de la saison ou de la température : chaque cheval a des caractéristiques et un mode de vie qui vont influencer ses besoins en termes d’isolation et de protection.

L’âge du cheval : séniors, adultes ou jeunes

Les chevaux âgés, tout comme les très jeunes poulains, présentent généralement une moins bonne capacité à réguler leur température corporelle. Leur métabolisme est moins efficace, ce qui les rend plus sensibles aux variations de température, notamment au froid et à l’humidité.

Un cheval senior, même doté d’un bon poil d’hiver, pourra nécessiter un grammage plus élevé qu’un cheval adulte en pleine forme. À l’inverse, un yearling très dynamique, vivant en troupeau et non tondu, aura souvent besoin d’une protection minime, sauf météo extrême.

La race et la rusticité : du pur-sang au poney rustique

Toutes les races n’ont pas la même capacité naturelle à affronter le froid. Les races de sang comme le pur-sang, l’anglo-arabe ou l’Akhal-Téké sont généralement moins rustiques et perdent plus facilement de la chaleur, même si elles se couvrent de poil d’hiver.

À l’opposé, des poneys comme les Shetland, Fjord ou Henson, ainsi que les chevaux de traits, sont dotés d’une robe épaisse et résistent mieux aux intempéries grâce à leur morphologie et à une isolation corporelle supérieure.

Adapter le grammage selon la rusticité évite la surprotection (qui peut fragiliser la résistance naturelle) ou, à l’inverse, l’exposition à un stress thermique.

Exemple : sur un même pré, un pur-sang tondu portera une 300 g/m² quand un poney Welsh non tondu pourra rester sans couverture même par temps humide et froid.

Le mode de vie : pré, box ou abri

Un cheval vivant au pré 24h/24 fait face directement au vent, à la pluie et à l’humidité du sol. Même s’il bouge plus, le refroidissement lié aux intempéries est majeur. Il nécessite donc souvent une couverture plus chaude qu’un cheval vivant en box ou ayant accès à un abri sec.

À l’inverse, un cheval au box subit moins les aléas climatiques, mais peut être sensible aux courants d’air ou à la chaleur accumulée durant la journée. L’adaptation du grammage doit ici être très précise pour éviter la surchauffe la nuit ou la transpiration au travail.

La tonte : une donnée clé pour le grammage

Un cheval tondu perd la quasi-totalité de l’isolation naturelle offerte par son poil. Il devient alors bien plus sensible aux écarts de température et au vent. La couverture doit impérativement compenser cette perte : le grammage sera systématiquement plus élevé.

Le type de tonte joue aussi : une tonte intégrale exige une protection maximale, alors qu’une tonte de chasse ou de chasse militaire (qui laisse le dos et les reins couverts) permet d’opter pour un grammage intermédiaire.

Attention également au moment du travail : un cheval tondu, après l’effort, aura besoin d’une couverture séchante adaptée pour éviter le coup de froid avant de remettre la couverture ordinaire.

Exemple : un cheval de sport tondu intégralement devra passer à une couverture 300 à 400 g/m² dès que les nuits deviennent froides, là où un même cheval non tondu pourra supporter largement moins.

L’état de santé et la condition physique

Les chevaux affaiblis, maigres ou convalescents (maladies chroniques, perte de poids, troubles du métabolisme, etc.) nécessitent une attention particulière. Leur réserve énergétique permet difficilement de lutter contre le froid, d’où l’importance de choisir un grammage supérieur pour leur sécurité.

Prendre le temps d’observer leur comportement (frissons, poils hérissés, agitation sous la couverture) aide à ajuster rapidement la protection et éviter l’épuisement.

La sensibilité individuelle : observer et s’adapter

Enfin, au-delà de toutes ces recommandations, chaque cheval réagit différemment. Certains apprécient la chaleur et supportent des grammages élevés, d’autres transpirent rapidement même en plein hiver et exigent une couverture plus légère.

Observer ses habitudes, sa posture, la température sous la couverture (en glissant régulièrement la main derrière l’épaule) est la meilleure méthode pour ajuster au mieux et éviter tout inconfort.

Exemple : un même cheval peut réclamer un grammage supérieur certains hivers (après une maladie, un changement de mode de vie) et moins d’isolation une autre année, selon sa forme du moment.

Astuces et erreurs à éviter pour bien choisir la couverture idéale

Ne pas choisir uniquement en fonction du grammage

Il est tentant de s’arrêter au chiffre indiqué sur l’étiquette, mais le confort réel ne dépend pas seulement du grammage de la couverture. La qualité des matériaux, la respirabilité du tissu et la coupe jouent un rôle tout aussi déterminant dans l’efficacité de la protection.

Il est donc essentiel de prendre en compte l’ensemble des caractéristiques de la couverture, pas uniquement le grammage, pour garantir une isolation adaptée et éviter les mauvaises surprises.

Adapter le grammage jour après jour : l’importance de la météo et des variations de température

La météo peut changer brutalement, notamment en intersaison. Penser à vérifier régulièrement les prévisions permet de moduler le grammage de la couverture au bon moment, plutôt que de s’en tenir à une seule épaisseur pour plusieurs semaines.

Un cheval couvert trop chaudement dès le matin lors d’une journée ensoleillée risque de transpirer sous la couverture et de refroidir brutalement une fois l’activité arrêtée ou la nuit tombée.

Gardez toujours à portée de main une couverture légère ou un liner pour adapter l’isolation : par exemple, gardez une doublure de 100 g/m² à ajouter sous la couverture pluie lorsque le froid ou les averses inattendues arrivent.

Éviter la surprotection : laisser le cheval s’acclimater naturellement

Veiller à ne pas « surdoser » le grammage est essentiel, surtout pour les chevaux rustiques ou non tondus. Une protection trop chaude empêche le cheval de préparer naturellement son poil d’hiver ou d’ajuster sa propre thermorégulation, ce qui peut le rendre plus vulnérable sur le long terme.

Par exemple, un poney au pré capable de faire face à des températures proches de 0 °C sans inconfort n’a pas besoin d’une couverture épaisse – une simple sheet peut suffire même avec un peu de pluie.

Privilégier une adaptation progressive à l’arrivée du froid aide l’organisme du cheval à renforcer ses défenses naturelles, tout en évitant des désagréments comme la moiteur sous la couverture.

Vérifier l’ajustement et la coupe de la couverture

Même parfaitement choisie en grammage, une couverture mal adaptée à la morphologie du cheval peut provoquer des irritations, limiter les mouvements ou frotter à certains endroits sensibles (garrot, épaules, poitrail).

Il est important de prendre des mesures précises avant l’achat et d’essayer la couverture lors de la première pose. Un modèle trop large laisse passer le froid et l’humidité, un modèle trop serré gêne et blesse le cheval.

Observez si le cheval bouge librement, notamment s’il marche, broute ou se couche avec sa couverture. En cas de doute, certaines marques proposent des coupes différentes ou des accessoires pour améliorer le maintien.

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Ne pas négliger l’entretien des couvertures

Une couverture sale, détrempée ou endommagée perd rapidement ses propriétés isolantes et peut même provoquer des problèmes de peau (mycoses, plaies, etc.).

Vérifiez régulièrement l’état des coutures, des sangles et l’imperméabilité. Lavez la couverture dès qu’elle devient trop sale, mais toujours avec une lessive adaptée pour préserver le pouvoir déperlant du tissu.

Prendre le temps de sécher complètement la couverture entre deux utilisations évite la formation de moisissures et garantit une meilleure protection contre le froid et l’humidité.

Observer le comportement et la température du cheval sous la couverture

Aucun tableau ne remplacera l’observation attentive de son cheval. Touchez régulièrement sous la couverture, derrière l’épaule et sur le poitrail : la peau doit être tiède sans être moite, et le poil ne doit pas être mouillé.

Un cheval qui change d’attitude, qui tremble, frotte sa couverture, gratte avec ses dents ou transpire abondamment donne des signes clairs d’un mauvais réglage. Soyez attentif et ajustez le grammage si nécessaire.

Chaque animal réagit différemment : même à grammage égal, il se peut qu’il faille adapter la protection d’une semaine à l’autre, selon la forme de l’animal ou la météo.

Penser à la superposition des couches

Recourir à des systèmes « multicouches » ou liners permet une gestion plus fine des variations climatiques. Plutôt que d’investir dans une multitude de couvertures à grammages fixes, préférez une base imperméable et l’ajout de doublures amovibles.

Cela offre une grande flexibilité lorsque la température évolue rapidement, par exemple, vous pouvez enlever la doublure 150 g/m² le midi et la rajouter le soir si la fraîcheur revient.

Attention cependant à ne pas multiplier les couches inutiles : l’empilement génère des plis et peut limiter la respirabilité. Choisissez des modèles compatibles pour éviter que la superposition ne crée d’inconfort.

Ne pas oublier la transition après la tonte

Après la tonte, le cheval devient brusquement plus sensible au froid. Anticipez ce changement en prévoyant une couverture de grammage adapté, à poser dès la fin de la tonte ou lorsque le cheval a fini de sécher après l’effort.

Ne laissez jamais un cheval tondu sans protection ou avec une couverture trop légère durant les premières nuits fraîches, même s’il semble aller bien sur l’instant.

Un exemple fréquent : après une tonte intégrale en novembre, passez aussitôt à une couverture 300 g/m², quitte à l’alléger la journée si la météo est clémente.

Demander conseil à son entourage ou à un professionnel

N’hésitez jamais à solliciter l’avis de votre vétérinaire, de votre moniteur ou d’autres cavaliers expérimentés : chaque cheval est unique et le retour d’expérience de personnes connaissant votre animal et votre région peut vous aider à ajuster au mieux le grammage et le type de couverture.

Une erreur fréquente est de « copier » le grammage des autres chevaux du club ou de l’écurie, sans prendre en compte les particularités de son propre compagnon. L’échange, l’observation et l’accompagnement restent les meilleurs alliés pour éviter toute mauvaise surprise.

FAQ : Tout savoir sur le choix du grammage de couverture pour cheval

Comment savoir si mon cheval a vraiment besoin d’une couverture ?

Plusieurs critères entrent en jeu : race, âge, santé, tonte ou non, et mode de vie (pré/box).
Si votre cheval perd du poids, grelotte, a un poil peu fourni ou est tondu, la couverture est souvent nécessaire, surtout en hiver.

Le grammage d’une couverture est-il le seul critère important ?

Non, d’autres aspects comptent aussi : l’imperméabilité, la respirabilité et la coupe de la couverture.
Pensez aussi à la qualité des matériaux et aux attaches pour éviter les blessures ou frottements.

Comment entretenir la couverture de mon cheval pour maintenir ses performances ?

Lavez-la régulièrement selon les recommandations du fabricant, en évitant l’adoucissant, qui nuit aux propriétés techniques.
Vérifiez les coutures, fermetures et l’état du tissu après chaque saison pour garantir la protection de votre cheval.

Une couverture trop chaude peut-elle être dangereuse ?

Oui, un grammage excessif peut provoquer de la transpiration et donc des irritations, ou même un coup de chaleur.
Il vaut mieux ajuster la couverture au climat et à la condition physique du cheval, voire superposer des couches si besoin.

Puis-je utiliser la même couverture toute l’année avec différents grammages ?

Idéalement, il est préférable d’avoir plusieurs couvertures pour alterner selon la météo et les besoins spécifiques.
Il existe cependant des modèles évolutifs, avec doublures amovibles, qui permettent d’adapter le grammage toute l’année.

Comment savoir si le grammage choisi convient vraiment à mon cheval ?

Surveillez régulièrement la température au niveau du poitrail, sous la couverture, et la réaction du cheval (frissons, transpiration…).
N’hésitez pas à ajuster rapidement en cas de changement de temps ou d’activité inhabituelle.

Faut-il couvrir un cheval âgé ou au contraire laisser son poil faire ?

Les chevaux âgés régulent souvent moins bien leur température, donc couvrir en hiver aide à prévenir les refroidissements.
Mais si le cheval est en forme, en herbe et non tondu, il peut parfois se passer de couverture, à doser au cas par cas.

Une couverture de box peut-elle être utilisée dehors ?

Les couvertures de box ne sont pas conçues pour résister à l’humidité ou aux intempéries.
Pour l’extérieur, privilégiez des modèles imperméables, spécialement faits pour le pré.

Est-ce qu’un grammage élevé garantit toujours une meilleure protection ?

Non, tout dépend du cheval et des conditions : un grammage trop élevé sur un cheval rustique ou lors d’un hiver doux peut être inadapté.
Il vaut toujours mieux raisonner selon les besoins spécifiques plutôt que d’opter systématiquement pour le plus chaud.

Y a-t-il un grammage « universel » pour tous les chevaux ?

Non, chaque cheval est unique !
Adapter la couverture au fil des saisons et en fonction de l’état de votre compagnon reste la meilleure solution.

En résumé

Bien choisir le grammage d’une couverture pour son cheval repose sur une compréhension claire de ce que représente ce critère, des différents types disponibles et de leur adéquation aux saisons.

Prendre en compte les particularités du cheval; son âge, sa race, sa tonte et ses habitudes de vie, permet d’offrir le juste niveau de protection sans risque d’inconfort. Grâce à quelques conseils simples et en évitant les erreurs usuelles, il est possible d’assurer confort et santé à votre compagnon tout au long de l’année.

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