VL : définition, réglementation et utilité

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Le sigle VL est fréquemment mentionné lors du transport de chevaux ou de matériel équestre. Découvrez ce que recouvre ce terme, son importance en pratique et les implications qu’il entraîne dans la gestion équine.

Pour de nombreux acteurs du secteur équin, que ce soit pour l’élevage, la compétition ou la gestion quotidienne d’un centre équestre, la question du transport d’animaux ou de matériel s’impose naturellement.

Bien appréhender le concept de VL est ainsi indispensable, tant pour respecter la législation que pour optimiser l’organisation logistique et financière de l’activité équine.

Savoir distinguer un véhicule classé VL, ses usages et les obligations qui s’y rattachent, permet de faire les bons choix, d’éviter des risques ou des sanctions, et d’adopter des pratiques adaptées à chaque besoin professionnel ou passion passionnel.

VL : Qu’est-ce que c’est ? Définition !

VL est le sigle de « Véhicule Léger ». Il désigne une catégorie de véhicules dont le poids total autorisé en charge (PTAC) n’excède pas 3,5 tonnes.

Cette classification est utilisée dans la législation française et européenne, notamment dans le Code de la route, pour différencier des catégories « poids lourd » (PL) ou « très poids lourd » (TPL).

Dans le secteur du cheval, un VL fait souvent référence à un camion ou un van pour chevaux dont le PTAC reste sous la barre des 3,5 tonnes, ou encore à tout véhicule (voiture, fourgon, utilitaire) destiné à tracter une remorque ou transporter du matériel équestre.

Enjeux et utilité du VL dans le secteur équin

L’utilisation d’un VL est répandue dans le monde équin pour plusieurs raisons :

  • Transport facilité de chevaux : Le van VL permet à des cavaliers, entraîneurs ou éleveurs de déplacer un ou deux chevaux, sans recourir à un permis poids lourd.
  • Flexibilité et autonomie : Le VL peut être conduit avec un permis B, rendant l’accès au transport équin plus aisé à un large public.
  • Logistique de matériel : Fourgon VL ou utilitaire servent au transport de la sellerie, paille, foin, engins ou équipements lors de manifestations, chantiers ou déménagements.
  • Incidence réglementaire et financière : Le contrôle technique, la fiscalité ou l’assurance diffèrent selon la catégorie du véhicule.

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Comment identifier ou évaluer si un véhicule est un VL ?

Un véhicule est officiellement reconnu comme VL si son PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) ne dépasse pas 3,5 tonnes. Cette donnée figure sur la carte grise du véhicule, à la rubrique F2.

Quelques points d’observation :

  • Carte grise : Consulter la rubrique « F2 » pour voir la valeur indiquée (≤ 3500 kg = VL).
  • Plaque constructeur : Une plaque située dans le compartiment moteur ou la portière précise le PTAC.
  • Nombre de places assises : Les VL transportent en général moins de 9 personnes (conducteur compris), ce qui peut impacter la classification.
  • Considérations remorque : Pour les ensembles (VL + van à chevaux), le PTAC du convoi et la réglementation de l’attelage peuvent amener à une requalification en PL selon le poids tracté (permis BE ou B96 selon les cas).

Avantages des VL pour les professionnels et passionnés du cheval

La catégorie VL présente plusieurs intérêts concrets :

  • Permis B suffisant pour la plupart des usages.
  • Coûts d’acquisition et d’entretien souvent moins élevés que les poids lourds.
  • Libre accès à plus d’infrastructures : peu de restriction sur certains parkings, stations-service, routes secondaires ou zones urbaines.
  • Facilité de réservation pour les locations dans le cadre de déplacements occasionnels (concours, stages, évènements).
  • Assurance et contrôle technique généralement plus simples et économiques par rapport à un poids lourd.

Risques, limites et critiques associés aux VL en contexte équin

Plusieurs points de vigilance sont à noter lorsque l’on utilise un VL pour le transport équin :

  • Capacité limitée : Un VL ne peut transporter qu’un ou deux chevaux ou un volume restreint de matériel.
  • Risques de surcharge : En raison du faible PTAC, il est courant de dépasser involontairement la charge autorisée, ce qui est interdit, dangereux et exposé à des sanctions.
  • Moins adapté à certains usages : Pour l’élevage, le transport de plusieurs chevaux ou de volumes importants de fourrage, le VL atteint vite ses limites.
  • Assurance et garantie : Des sinistres peuvent ne pas être couverts en cas de dépassement du PTAC ou d’usage professionnel non déclaré.
  • Inadéquation de certains itinéraires : Les VL tractant une remorque sont soumis à des restrictions de vitesse ou d’accès selon la législation en vigueur.

Prendre en compte la catégorie VL dans la gestion équine

Pour les gestionnaires de structures équestres comme pour les propriétaires individuels, bien maîtriser les réglementations liées au VL permet de :

  • Choisir le véhicule adapté selon la taille du cheptel, la fréquence des déplacements et la destination visée.
  • Anticiper les coûts (achat/entretien) et la formation du personnel habilité à conduire.
  • Prévenir les surcharges à l’aide de pesées régulières (chevaux, matériel, passagers, réserves d’eau/essence).
  • Veiller à la conformité des documents (permis, carte grise, assurance) : absence de conformité peut mener à des amendes importantes.

Exemple concret : VL et transport de chevaux pour concours

Une cavalière qui souhaite participer à un concours régional choisit un van VL attelé à son 4×4. Sa carte grise indique un PTAC de 3 200 kg et la remorque attelée un PTAC de 1 200 kg.

Après vérification des masses sur le véhicule et le van (cheval, équipement, carburant, passagers), elle s’assure de rester dans la limite réglementaire.

Elle utilise son permis B, sans besoin d’une formation complémentaire, et peut stationner sur le parking réservé aux VL du site du concours.

Termes liés ou complémentaires

  • PTAC (Poids Total Autorisé en Charge)
  • PL (Poids Lourd)
  • Permis B, BE, B96
  • Van à chevaux / remorque
  • Carte grise
  • Plaque de tare

En résumé

Le terme VL, pour Véhicule Léger, est incontournable pour organiser le transport de chevaux et de matériel dans le respect de la réglementation.

Il conditionne le type de véhicule accessible avec un permis classique, les coûts liés à leur utilisation, ainsi que la logistique quotidienne pour tout professionnel ou passionné du cheval.

Savoir identifier la catégorie VL et ses limites aide à mieux gérer déplacements, investissements et conformité au sein de l’univers équestre.

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