Jean Morel a dévoilé l’équipe de France dressage Mondiaux 2026 qui représentera la France à Aix-la-Chapelle du 11 au 15 août.
Quatre couples sont sélectionnés : Pauline Basquin et Sertorius de Rima Z, Alexandre Ayache et Ruling Olivia, Bertrand Liegard et Ginger, Alizée Roussel et Bel Amour. L’enjeu est majeur : décrocher la qualification olympique pour Los Angeles 2028.
Les championnats du monde de dressage se déroulent tous les deux ans et constituent une étape clé du calendrier international.
Cette édition 2026 revêt une importance stratégique particulière : les six meilleures équipes au classement général obtiendront leur qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Jean Morel, sélectionneur national depuis 2022 et les Mondiaux de Herning, a pour mission de composer l’équipe la plus compétitive possible. Aux Jeux olympiques de Paris 2024, l’équipe de France avait terminé cinquième en dressage.
Jean Morel, sélectionneur national de l’équipe de France de dressage depuis 2022, a dévoilé les quatre couples qui représenteront la France aux championnats du monde d’Aix-la-Chapelle.
La compétition se déroulera du 11 au 15 août 2026. L’enjeu est de taille : les six meilleures équipes au classement général obtiendront leur qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Quatre couples pour représenter la France
L’équipe de France dressage Mondiaux 2026 se compose de quatre binômes soigneusement sélectionnés par Jean Morel.
Pauline Basquin et Sertorius de Rima Z forment le premier couple. La cavalière affiche des performances solides, même si elles restent en-dessous de son potentiel habituel selon le sélectionneur.
Alexandre Ayache et sa jument Ruling Olivia ont brillé en début d’année avec six victoires sur des petits CDI. Le sélectionneur souligne que la jument répond parfaitement aux attentes actuelles des juges.
Bertrand Liegard et Ginger constituent le troisième duo. Le cavalier a montré une belle correction du Special à Mâcon malgré une erreur en Grand Prix.
Enfin, Alizée Roussel et Bel Amour complètent la sélection. La cavalière progresse régulièrement depuis le début de l’année et mérite l’investissement sur son cheval selon Jean Morel.
Les absences remarquées de Corentin Pottier et Camille Judet-Cheret
Deux noms brillent par leur absence dans cette sélection pour les championnats du monde dressage Aix-la-Chapelle. Corentin Pottier et son épouse Camille Judet-Cheret ont décliné l’invitation pour des raisons personnelles liées aux conditions de participation.
Camille Judet-Cheret avait expliqué sa position en mai : « Évidemment, on aimerait bien aller aux championnats du monde, évidemment on aurait voulu aller aux championnats d’Europe l’année dernière, on est des sportifs alors on l’a dans un coin de la tête. Maintenant, on ne le fera pas dans n’importe quelle ambiance et dans n’importe quelles conditions. »
Corentin Pottier a confirmé sa décision sans commentaire supplémentaire : « Je n’ai pas de commentaire particulier à faire. J’ai déjà expliqué les raisons de ma décision et je n’ai rien à y ajouter. Ma position reste inchangée, la situation qui l’a motivée n’ayant pas évolué. »
Une équipe motivée malgré les défis
Jean Morel sélectionneur assume pleinement ses choix et affiche sa confiance. « Nous n’avons pas les plus gros points mais c’est une équipe qui est très motivée. Ma mission est de mettre dans les championnats nos couples les plus compétitifs », déclare-t-il.
Le contexte est différent des performances historiques de 2023 et 2024. Aux Jeux olympiques de Paris 2024, l’équipe de France équitation avait terminé cinquième en dressage.
Les attentes restent élevées malgré les défis actuels.
« Il y a des cavaliers qui ont investi, qui ont réussi. Alors oui, on n’a pas de renouveau, mais on a quand même des chevaux », rappelle Jean Morel. Le sélectionneur reconnaît les difficultés tout en soulignant la détermination de son équipe.
La préparation avant les Mondiaux
Le programme pré-compétition a été minutieusement organisé. Il comprend des visites vétérinaires et des séances d’entraînement hors compétition pour maintenir les chevaux en forme optimale.
L’équipe arrivera à Aix-la-Chapelle une semaine avant le début des épreuves. Les chevaux bénéficieront de deux jours de repos complets avant le Grand Prix.
Cette préparation est d’autant plus importante qu’Aix-la-Chapelle possède un terrain atypique. Les chevaux et cavaliers devront se familiariser avec ces conditions particulières pour optimiser leurs performances.
L’enjeu de la qualification olympique
Au-delà du classement aux Mondiaux 2026, la qualification olympique Los Angeles 2028 représente l’objectif majeur. Les six meilleures équipes au classement général obtiendront leur billet pour les Jeux.
Cette règle de qualification donne une dimension stratégique supplémentaire à la compétition d’Aix-la-Chapelle. Chaque performance comptera double.
Jean Morel affiche son optimisme malgré les obstacles : « On va là-bas pour essayer de faire le mieux possible. Je suis derrière eux et j’y crois. On ne peut jamais savoir ce qui va se passer mais je ne pars jamais perdant. »
Les chevaux d’avenir du dressage français
Le sélectionneur national garde un œil sur la relève. Plusieurs jeunes chevaux prometteurs pourraient renforcer l’équipe de France équitation dans les années à venir.
Parmi eux, Malcom X de Massa, Fragolino du Parc et Maserati HDS figurent comme des espoirs pour les championnats d’Europe et les futures compétitions internationales.
« Il y a d’autres chevaux qui vont arriver pour les championnats d’Europe et dans les années à venir », assure Jean Morel. Cette perspective offre un horizon encourageant pour le dressage français.
Les épreuves de dressage des championnats du monde se dérouleront du 11 au 15 août 2026 à Aix-la-Chapelle. L’équipe de France dressage Mondiaux 2026 abordera cette compétition avec détermination et l’ambition de décrocher sa qualification pour Los Angeles 2028.