Robinson Maupiler, cavalier de commerce français de 33 ans, quitte son statut d’indépendant après dix ans d’activité pour rejoindre l’écurie Jan Tops à Valkenswaard aux Pays-Bas.
Recruté progressivement par Rafael Amaral Rodrigues, il gère désormais treize chevaux au sein de Stal Tops.
Cette transition professionnelle marque un tournant dans sa carrière équestre.
Robinson Maupiler a travaillé pendant dix ans à son compte après avoir acquis son expérience auprès de grandes écuries comme Stephex, Zangersheide et Karel Cox.
Le métier de cavalier de commerce consiste à produire, construire et rendre les chevaux lisibles avant leur vente. Jan Tops, fondateur de Stal Tops à Valkenswaard, est également à l’origine de Tops International Arena et du Longines Global Champions Tour.
L’écurie compte plus de quarante ans d’histoire et se concentre sur le commerce de chevaux et l’élevage avec une vingtaine de poulains par an.
Robinson Maupiler, cavalier de commerce français de 33 ans, quitte son statut d’indépendant après dix ans d’activité autonome pour rejoindre l’écurie Jan Tops à Valkenswaard aux Pays-Bas.
Cette transition professionnelle, initiée par Rafael Amaral Rodrigues, marque un tournant dans la carrière du cavalier qui gérera désormais une écurie de commerce avec treize chevaux.
Loin d’être un retour en arrière, cette opportunité représente pour Maupiler une marche avant dans le monde des actualités équestres professionnelles.
Une transition après dix ans d’indépendance
Robinson Maupiler fonctionnait bien à son compte depuis près de dix ans. Avec des hauts et des bas comme tout chef d’entreprise, le cavalier n’envisageait pas de changer de statut.
Pourtant, l’opportunité de rejoindre Stal Tops s’est présentée de manière progressive. « Ça fait neuf ou dix ans que je suis à mon compte et ça marchait », confie-t-il. « Honnêtement, j’étais très bien à mon compte. »
Avant de s’installer en indépendant, Maupiler a travaillé pour plusieurs grandes écuries prestigieuses. Stephex, Zangersheide et Karel Cox figurent parmi ses employeurs passés.
Cette expérience lui a permis d’apprendre auprès des meilleures personnes du secteur et de développer son expertise en commerce de chevaux.
Le recrutement progressif par Rafael Amaral Rodrigues
Le processus s’est déroulé sur six mois. Rafael Amaral Rodrigues, qui travaille pour Jan Tops depuis plusieurs années, a proposé à Maupiler de rejoindre l’écurie de Valkenswaard. « Ça s’est fait un peu par Rafael Amaral Rodrigues », explique le cavalier. « Ce n’était pas du tout dans mes intentions. »
La proposition informelle s’est transformée en essai de cheval, puis en discussions approfondies. Maupiler a eu un excellent contact avec Jan Tops. « J’ai eu un super feeling avec Jan », raconte-t-il. « Il est vraiment motivé pour refaire l’écurie de commerce comme il y a eu il y a des années. »
Pour le cavalier, cette opportunité était inespérée. « Si je devais retravailler pour quelqu’un, je ne pouvais pas mieux tomber », affirme-t-il. La proximité géographique a également facilité la décision : Valkenswaard se situe à seulement vingt minutes de son lieu de résidence.
Une écurie de commerce avec treize chevaux
Robinson Maupiler gère actuellement treize chevaux chez Jan Tops. Ces chevaux ont six ans et plus. Le cavalier s’impose une limite stricte de huit chevaux montés par jour pour garantir un travail de qualité. « Je ne veux pas monter plus que huit chevaux par jour », précise-t-il. « Sur tous les chevaux que j’ai, il faut passer beaucoup de temps. »
Pour éviter tout mélange, Maupiler a dispersé ses propres chevaux. Il refuse de les garder chez lui et se consacre à cent pour cent à Jan Tops. « Je travaille à 100 % pour Jan », insiste le cavalier. Cette approche lui permet de se concentrer pleinement sur la reconstruction de l’écurie de commerce.
Le métier de cavalier de commerce consiste à produire, construire et rendre les chevaux lisibles avant de les vendre. « Produire des chevaux, ça a toujours été mon job », explique Maupiler. « Les amener jusqu’à un point où ils sont vendus. » L’objectif principal reste de rendre chaque cheval aussi facile que possible pour le futur acheteur.
Jan Tops, un patron passionné par l’élevage
Jan Tops est le fondateur de Stal Tops, une écurie qui compte plus de quarante ans d’histoire à Valkenswaard. Il est également à l’origine de projets majeurs comme Tops International Arena et le Longines Global Champions Tour. Philippe de Balanda collabore également au sein de l’écurie.
Tops est décrit par Maupiler comme un homme passionné par les chevaux. L’élevage occupe une place centrale dans ses activités avec une vingtaine de poulains par an. « Il est passionné à fond », témoigne le cavalier. « Il adore venir quand on fait sauter les trois ans en liberté. »
L’enthousiasme de Jan Tops se manifeste également lors des compétitions. « Quand je saute un six ans au concours, que ce soit au training, il m’appelle après », raconte Maupiler. « Quand le cheval saute bien, il est excité comme un enfant. »
Une approche tournée vers l’avenir
Robinson Maupiler n’envisage pas une approche sportive immédiate. La priorité reste le commerce et la reconstruction progressive de l’écurie. « Je n’ai jamais pensé au sport », confie-t-il. « Quand j’étais à mon compte, ma priorité a toujours été de faire tourner la boutique. »
Néanmoins, la possibilité de développer l’aspect sport existe petit à petit. « Quand tout va bien et que tout est là, on va essayer de gentiment aller vers le haut en faisant du commerce », précise le cavalier.
Cette vision progressive correspond à la philosophie de Jan Tops qui souhaite remettre en route l’écurie de commerce et ravoir plusieurs chevaux dans le sport.
Après une année plus calme en 2025, Maupiler se dit boosté par cette nouvelle aventure. « Comparé à quand on est à son compte, on regarde les choses différemment », analyse-t-il. « Mais boosté à trois mille pourcent, ça, c’est sûr. »
Pour le cavalier, cette transition représente clairement une marche avant. « Bien sûr que c’est un pas en avant », affirme-t-il. « Moi, je ne regarde jamais derrière. Je pense que quand on regarde derrière, on recule. »
Sa devise reste simple et pragmatique : « Looking forward. On verra bien ce qui se passe. »