Trait du nord (cheval) : origine, prix, taille..

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Vous rêvez d’en savoir plus sur le redoutable mais attachant trait du Nord ? Prix, origine, taille… On vous dit tout sur ce cheval de caractère, compagnon idéal des passionnés d’équitation comme vous !

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Sommaire de l'article

Puissant, majestueux et pourtant menacé, le Trait du Nord est l’un des emblèmes vivants du patrimoine équin français.

Le Trait du Nord est un cheval de trait originaire du Nord de la France, façonné par les sols du Hainaut et les besoins agricoles régionaux, et appartenant à la grande famille des chevaux de trait du nord-ouest de l’Europe, comme le présente l’historique publié par l’Association du Cheval Trait du Nord sur son site officiel.

Découvrir le Trait du Nord, c’est avant tout remonter le temps pour comprendre ses origines profondes et le rôle historique de ce cheval de traction dans le nord de la France.

Nous explorerons ensuite son impressionnante stature et ses caractéristiques physiques, jusqu’à ses aptitudes variées qui séduisent aujourd’hui aussi bien pour l’attelage que pour des usages agricoles ou de loisir.

Vous comprendrez également quels éléments influencent le prix de ce cheval aujourd’hui, avec des repères précis sur les fourchettes tarifaires actuelles et les bonnes pratiques pour choisir, acquérir et entretenir un Trait du Nord en toute sérénité.

Origines et histoire du Trait du Nord

Le Trait du Nord, race de cheval de trait puissante et emblématique du nord de la France, possède une histoire étroitement liée à l’évolution de l’agriculture et de l’industrie européenne.

Les ancêtres du Trait du Nord

Les origines du Trait du Nord remontent au Moyen Âge, où l’on recherchait déjà des chevaux robustes pour les travaux des champs ainsi que pour la guerre.

À l’époque, les chevaux de la région du Hainaut et de l’Artois étaient réputés pour leur force et leur endurance. Au fil des siècles, ces lignées ont servi de base à la formation du Trait du Nord, à une époque où la France, la Belgique et les Flandres échangeaient volontiers leurs chevaux de travail.

L’influence du cheval de trait belge

Dès le XIXe siècle, la race du Trait du Nord a été influencée par l’apport de sang du cheval de trait belge, notamment le célèbre Brabançon.

Cette sélection visait à augmenter la taille, la puissance et la résistance du cheval, pour répondre aux défis posés par l’essor de l’agriculture intensive et de l’industrie minière dans le nord de la France.

En croisant les chevaux locaux avec ceux de Belgique, les éleveurs obtiennent ainsi des lignées homogènes, particulièrement adaptées aux terrains lourds et aux climats exigeants.

Un cheval façonné par la révolution industrielle

Au XIXe siècle, l’industrialisation du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais accélère la demande pour des chevaux de trait puissants, capables de tirer de lourds chariots de charbon et d’exécuter des travaux agricoles pénibles.

Le Trait du Nord s’illustre à cette époque comme un partenaire incontournable des agriculteurs et des industriels. Sa force, sa solidité et sa docilité sont alors particulièrement appréciées.

Dans certaines familles, posséder plusieurs chevaux de cette race symbolisait la prospérité et le savoir-faire paysan.

La reconnaissance officielle de la race

Le Trait du Nord bénéficie d’une reconnaissance officielle dès 1903 avec la création du stud-book, c’est-à-dire le registre de la race.

L’organisation de concours d’élevage, principalement dans les régions des Flandres et du Nord-Pas-de-Calais, permet alors de sélectionner avec soin les reproducteurs et d’affiner les caractéristiques de la race.

Les évolutions du XXe siècle

La mécanisation progressive de l’agriculture à partir des années 1950 marque un tournant pour le Trait du Nord : la population décline fortement, et la race frôle même la disparition.

Cependant, grâce à la passion d’éleveurs engagés, la sauvegarde du patrimoine génétique et le développement de nouvelles utilisations (tourisme, attelage, écopâturage), le Trait du Nord connaît aujourd’hui un regain d’intérêt.

Son histoire, pleine de rebondissements, rappelle l’importance de préserver les races locales qui témoignent du lien fort entre l’homme et le cheval au fil des siècles.

Caractéristiques physiques et taille du Trait du Nord

Le Trait du Nord est l’une des races de chevaux de trait les plus massives et spectaculaires de France. Son allure impressionnante n’est pas qu’esthétique : chaque caractéristique a été affinée au fil du temps pour répondre aux besoins du travail, mais aussi assurer une grande rusticité.

Une stature imposante

Le Trait du Nord est réputé pour sa très grande taille et sa carrure robuste. C’est l’un des plus puissants chevaux d’Europe, un géant au cœur doux.

Un adulte mesure généralement entre 1,65 m et 1,75 m au garrot, certains sujets exceptionnels dépassant même les 1,80 m. Il n’est pas rare de voir des juments très développées, aussi grandes et larges que les mâles.

Cette taille importante lui a permis, historiquement, de tracter des charges soutenues dans des conditions difficiles, que ce soit dans les mines ou dans les champs gorgés d’eau du nord de la France. Cela confère au Trait du Nord une présence remarquable lors des concours ou des fêtes traditionnelles.

Une ossature puissante et compacte

Le squelette de cette race est lourd et fort, doté de membres larges, courts et très musclés. Les os du canon sont particulièrement épais, une qualité essentielle pour supporter les contraintes du travail de traction.

Les sabots, vastes et bien ouverts, sont naturellement solides : ils s’adaptent parfaitement aux terrains gras et accidentés. Un exemple : même sur les terres argileuses et lourdes du Pas-de-Calais, les chevaux restent stables, évitant les blessures ou les pertes d’équilibre fréquentes chez d’autres races moins adaptées.

L’encolure est massive, puissante, bien greffée sur une épaule large, favorisant un port de tête noble et une efficacité de traction remarquable.

La morphologie typique du Trait du Nord

La silhouette du Trait du Nord forme un rectangle harmonieux, avec un dos large, droit et une croupe double, développée et musclée, terrain idéal pour l’attache des muscles fessiers puissants.

La poitrine est profonde, le thorax très ouvert. Cela permet non seulement une grande capacité pulmonaire, gage d’endurance, mais aussi une force de propulsion adaptée aux efforts prolongés.

À l’œil, le Trait du Nord impressionne par l’équilibre entre puissance et élégance : la tête, parfois expressive et dotée d’un profil convexe, garde des yeux doux et intelligents, reflets d’un tempérament calme et réfléchi.

Robe et caractéristiques particulières

La majorité des chevaux de la race affichent une robe alezane, souvent accompagnée de crins lavés (blonds ou argentés), un critère fortement recherché lors des concours. On rencontre aussi des sujets bais ou rouans, ce qui contribue à la richesse visuelle des rassemblements de la race.

L’épaisse crinière, la queue fournie et les fanons abondants sur les membres ajoutent à leur aspect majestueux, tout en assurant une certaine protection contre les intempéries du nord.

Chaque détail a un sens : la densité des fanons, par exemple, limite l’humidité au niveau du paturon, réduisant les risques de crevasses dans les régions pluvieuses, tandis que les crins épais protègent des morsures d’insectes et du froid.

Un tempérament en accord avec sa morphologie

Le physique impressionnant du Trait du Nord n’empêche pas un caractère doux, docile et réfléchi. Malgré leur masse, ces chevaux font preuve d’une étonnante patience, ce qui facilite leur manipulation quotidienne et favorise la création d’un lien de confiance avec les cavaliers de tous âges.

Ce tempérament est un atout pour le travail en famille, l’éducation à la traction ou l’utilisation en centre équestre. Les Trait du Nord sont souvent choisis comme chevaux de parade ou d’animation lors d’événements, car leur calme naturel séduit petits et grands.

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Utilisations et aptitudes de la race

Grâce à sa grande puissance, sa docilité et sa rusticité, le Trait du Nord a toujours été un cheval polyvalent. Si autrefois il était indispensable dans le monde agricole et industriel, il connaît aujourd’hui un renouveau grâce à de nouvelles vocations dans de nombreux domaines.

Le travail agricole et forestier : la traction à l’état pur

Historiquement, le Trait du Nord était le pilier du travail dans les champs, notamment pour la charrue, le hersage ou le transport de lourdes charges comme les betteraves ou le blé. Sa force de traction hors pair lui permettait d’avancer sans faillir sur les sols lourds, argileux ou détrempés du nord de la France, là où des machines s’ensablaient.

De nos jours, certains agriculteurs redécouvrent les avantages de la traction animale. Le Trait du Nord est ainsi sollicité en maraîchage bio, pour le débardage en forêt, où la protection des sols sensibles est cruciale,ou encore pour entretenir des vignobles là où les passages mécaniques fragiliseraient la terre.

Son pas calme, sa réactivité et son endurance permettent de réaliser des travaux précis et respectueux de l’environnement.

De nombreux concours de labour, toujours organisés dans la région, mettent en valeur ces aptitudes traditionnelles et entretiennent la mémoire des gestes anciens.

Missions de service public et écopâturage

La polyvalence du Trait du Nord trouve aussi sa place dans les missions d’intérêt public. Plusieurs collectivités utilisent cette race dans des programmes d’entretien d’espaces naturels : tonte écologique de prairies urbaines, débroussaillage de rivières ou nettoyage de chemins ruraux.

Ces chevaux sont capables de travailler au cœur des villes ou dans les réserves naturelles, transportant du matériel ou aidant à la gestion durable des milieux, là où le passage de machines serait inadapté ou dangereux pour la faune.

L’écopâturage, qui consiste à confier l’entretien d’espaces verts à des herbivores, profite des qualités du Trait du Nord : grâce à leur taille et leur appétit, ils permettent un entretien efficace de grandes surfaces tout en favorisant la biodiversité.

Cheval de loisir et d’animation

Malgré son gabarit impressionnant, le Trait du Nord est tout à fait adapté au loisir, notamment pour ceux qui recherchent la sécurité et la sérénité. Il peut être monté aux trois allures par des cavaliers débutants ou expérimentés, adultes comme enfants dans le cadre d’activités encadrées.

Sa démarche régulière et son tempérament placide le rendent idéal pour les promenades en toute confiance, les activités de découverte en ferme pédagogique ou les spectacles équestres où sa majesté attire tous les regards.

Lors d’événements comme les fêtes de villages, cortèges historiques, carnavals ou marchés de Noël, le Trait du Nord occupe souvent une place de choix. Il défile fièrement, parfois paré de rubans, ou fait la joie des enfants lors des balades à dos de cheval ou en calèche.

Qualités sportives et capacité d’adaptation

Moins répandu sur les terrains de sport que des races plus légères, le Trait du Nord n’en demeure pas moins apte à participer à certaines disciplines adaptées à son gabarit. On le retrouve notamment dans des épreuves d’attelage, de longues rênes ou même des défilés et concours de modèles et allures.

Les éleveurs et passionnés apprécient sa capacité à s’adapter à de nouveaux usages, preuve de sa polyvalence. Que ce soit pour la randonnée, le portage de personnes à mobilité réduite ou l’initiation des plus petits à l’équitation, le Trait du Nord séduit par son calme et sa disponibilité naturelle.

Sa robustesse en fait également un choix rassurant comme cheval d’extérieur, peu sensible aux intempéries et endurant sur la durée, autant d’atouts qui expliquent sa renaissance dans le paysage équestre français.

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Prix d’un cheval Trait du Nord : facteurs et fourchettes

Le marché du Trait du Nord reste confidentiel comparativement à d’autres races françaises, mais il suscite la curiosité d’amateurs passionnés et d’utilisateurs professionnels.

Le prix d’un cheval de cette race varie selon de nombreux critères, qu’il est important de connaître et de comprendre pour acheter en toute transparence.

Les grands facteurs qui influencent le prix

Comme pour toute race de cheval, l’âge, le sexe, la morphologie et l’utilisation prévue jouent un rôle déterminant sur le tarif d’un Trait du Nord.

Un poulain sevré issu d’un élevage reconnu se négocie généralement à un prix inférieur à un adulte prêt à travailler ou à concourir.

Par exemple, un poulain de quelques mois, non débourré, issu de parents primés lors de concours, peut se vendre entre 1 500 et 3 000 euros.

Un cheval adulte, bien dressé à la traction ou à l’attelage, et présentant de belles allures, verra sa valeur nettement augmenter.

L’expérience de travail, la facilité d’utilisation et la réputation des lignées paternelles et maternelles pèsent lourd dans la balance : il n’est pas rare qu’un Trait du Nord adulte en pleine force soit proposé entre 3 000 et 7 000 euros, voire davantage pour des sujets exceptionnels ayant brillé en compétition.

Le sexe peut aussi influencer le tarif. Les mâles entiers sont parfois plus recherchés par les éleveurs pour la reproduction, tandis que les juments de qualité, aptes à la reproduction et au travail, sont très cotées. Un hongre, plus facile à utiliser pour les loisirs ou l’attelage, affichera souvent un prix légèrement inférieur à un reproducteur confirmé.

L’aspect morphologique est également crucial : un cheval présentant la morphologie type (taille, couleur de robe, crins soyeux, ossature puissante) recherchée par les standards de la race, et sans défauts majeurs, sera mieux valorisé sur le marché.

Ainsi, une robe alezane avec crins lavés, très prisée lors des concours, peut faire grimper le prix.

Utilisation envisagée : loisir, travail ou concours

Le projet d’utilisation conditionne fortement le budget à prévoir pour un Trait du Nord.

Pour un usage loisirs, balade et découverte, un cheval sain, calme, même avec une petite imperfection physique n’ayant pas de conséquence fonctionnelle, sera accessible à partir de 2 500 euros.

Au contraire, pour l’attelage sportif ou la participation aux concours d’élevage, il faudra prévoir un budget plus élevé, car les exigences en matière de dressage, de conformité au standard et de palmarès sont plus élevées.

Par exemple, un cheval régulièrement classé lors de concours de labour ou d’attelage, ou issu d’un élevage ayant produit plusieurs champions, peut atteindre 7 000 à 10 000 euros.

Certains sujets emblématiques engagés dans la sauvegarde du patrimoine génétique ou dans la reproduction pour la race peuvent même dépasser ces montants.

L’impact de la rareté et de la préservation de la race

La situation du Trait du Nord, classé « menacé » sur les listes des races à faible effectif, joue aussi sur les prix.

Ce contexte encourage les ventes responsables et valorise les chevaux inscrits au stud-book officiel, disposant d’une traçabilité précise. Acheter un cheval issu d’élevage labellisé et suivi dans le cadre de la préservation de la race coûte généralement plus cher, mais constitue un véritable acte militant pour la sauvegarde du patrimoine équestre régional.

Par exemple, lors de ventes collectives organisées par l’association des éleveurs ou à l’issue de grands concours régionaux, les prix sont parfois plus élevés qu’une vente de particulier à particulier, mais offrent toutes les garanties sur l’origine, la santé et la conformité au standard.

Autres frais et fourchettes à prévoir

Au prix d’achat du cheval, il convient d’ajouter d’autres frais incontournables qui sont parfois intégrés au prix global proposé par l’éleveur.

Les frais de transport, souvent non négligeables pour un cheval de trait de cette taille, doivent être anticipés. Un trajet de 300 kilomètres réalisé par un transporteur professionnel peut facilement atteindre 400 à 600 euros selon les conditions.

Il ne faut pas non plus oublier le contrôle vétérinaire avant l’achat (examen clinique, tests de piroplasmose, vaccins à jour), dont le coût avoisine généralement 150 à 300 euros. Certains éleveurs proposent d’inclure ce contrôle dans le prix, ce qui constitue une marque de sérieux.

Enfin, si le cheval est déjà débourré, correctement dressé à l’attelage ou au travail agricole, ce supplément de formation est à valoriser dans le tarif, tout comme la participation éventuelle à des manifestations publiques ou des concours.

Résumé des fourchettes de prix observées

En réunissant tous ces éléments, le marché français du Trait du Nord propose :

  • Poulain sevré, non débourré : 1 500 à 3 000 euros
  • Jeune adulte, à dresser ou usage loisir : 2 500 à 4 000 euros
  • Sujet adulte dressé, apte au travail ou à l’attelage : 3 500 à 7 000 euros
  • Sujet d’élite (palmarès, reproduction, concours) : 7 000 à 12 000 euros, voire davantage pour les champions rares.

Ces prix peuvent varier localement, selon la renommée de l’élevage, la période de l’année et l’état du marché. Il est conseillé de comparer plusieurs offres et de prendre le temps d’échanger avec les éleveurs afin de bien cerner l’adéquation du cheval à votre projet.

Quelles sont les caractéristiques d'un trait du nord ?

Conseils pour l’achat et l’entretien d’un Trait du Nord

Choisir le bon cheval : éleveur, situation et projet

Acquérir un Trait du Nord est une démarche mûrement réfléchie qui doit débuter par le choix d’un éleveur reconnu.

Privilégier un élevage inscrit au stud-book garantit la traçabilité de la lignée, la conformité au standard et, surtout, le respect des méthodes d’élevage responsables.

Prendre contact en amont avec plusieurs éleveurs permet de découvrir diverses approches : certains privilégient les chevaux destinés à la traction lourde, d’autres travaillent plutôt sur le tempérament ou l’aptitude à l’attelage de loisir.

Visiter les installations, observer les chevaux en interaction avec les humains, et poser des questions sur les habitudes ou l’histoire du cheval aide à cerner si le sujet correspond à votre projet.

Il est essentiel de définir précisément l’utilisation future : travail agricole, attelage, animation, loisirs ou reproduction.

Un Trait du Nord destiné à l’attelage récréatif devra démontrer un tempérament calme, une sociabilité naturelle et une bonne réactivité sous la main, là où un cheval de concours exigera une conformité morphologique stricte.

N’hésitez pas à demander des essais, par exemple en participant à une séance d’attelage ou à une promenade, pour juger si le courant passe et si le niveau de dressage correspond à votre expérience.

Installation et espace de vie : place et sécurité

Le Trait du Nord, par son gabarit, nécessite des installations adaptées. Un box spacieux,idéalement au minimum 16 m², permettra à ce grand cheval de se coucher et de se relever sans se blesser. Un abri en paddock, bien isolé du vent dominant et du froid humide du nord, est fortement recommandé pour améliorer son confort.

En pâture, une surface de 1 à 1,5 hectare par cheval est conseillée afin d’assurer à la fois le bien-être psychique de l’animal et la qualité du sol.

Les clôtures doivent être solides et suffisamment hautes, environ 1,40 mètre, pour éviter tout accident lors des jeux ou des galops : les fils torsadés ou barrières rigides sont à privilégier aux barbelés, inadaptés pour des chevaux à la peau sensible.

Pensez également à la solidité des équipements (portes, rateliers, mangeoires) face à la puissance du Trait du Nord : des accessoires renforcés éviteront les réparations fréquentes.

Alimentation adaptée et gestion du poids

Le Trait du Nord, grâce à sa rusticité, valorise l’herbe de bonne qualité mais requiert un suivi attentif pour éviter le surpoids.

Un accès à une pâture riche, complétée par un apport de foin de prairie en hiver, suffit généralement, sauf effort intense ou besoin spécifique d’un cheval au travail. Un apport minéral (pierre à sel, complément vitaminique) est toujours bénéfique, surtout dans les régions où les sols sont pauvres.

L’excès de concentrés doit être évité, car il expose à des risques de fourbure ou d’obésité.

Peser la ration, adapter la distribution en fonction de la saison et de l’activité, et surveiller la prise de poids à l’œil ou à l’aide d’une toise-jarret assurent la bonne santé du cheval dans la durée.

Soins spécifiques aux chevaux de trait

Quelques précautions sont à observer avec les Trait du Nord, notamment à cause de leurs fanons abondants et de la structure de leur peau.

Un pansage régulier, insistant sur les membres, permet de prévenir les affections cutanées telles que la gale de boue. Les fanons doivent être démêlés délicatement et, si besoin, nettoyés à l’eau tiède puis séchés pour éviter l’humidité chronique.

En période hivernale, appliquer un baume protecteur ou une graisse spécifique aide à limiter l’apparition de crevasses aux paturons.

Les sabots, larges et porteurs, nécessitent une attention particulière. Un maréchal-ferrant expérimenté en chevaux de trait doit intervenir toutes les six à huit semaines : il s’assurera d’un parage adapté, voire d’un ferrage lorsque le cheval travaille régulièrement sur terrain dur ou caillouteux.

Enfin, la crinière longue et la queue épaisse demandent un entretien soigné : brosser, tresser pour éviter l’emmêlement, et vérifier l’absence de parasites ou de corps étrangers après chaque sortie en prairie.

Éducation et intégration progressive

Pour exploiter toute la gentillesse et la polyvalence du Trait du Nord, il est conseillé d’investir dans une éducation douce et progressive. La manipulation dès le plus jeune âge (donner les pieds, mener en main, accepter la bâche ou le harnais) contribue à forger un cheval confiant.

Si vous débutez avec ce type de cheval, faites-vous accompagner par un professionnel connaissant la race ou les chevaux de trait en général : conseil en dressage à l’attelage, adaptation à la conduite en extérieur, ou organisation de premières mises à deux chevaux si vous souhaitez travailler en paire.

Une intégration progressive dans un nouveau troupeau, avec surveillance durant les premiers jours, évitera les bagarres et favorisera un climat serein au sein de l’écurie ou du pâturage.

Un Trait du Nord bien intégré sera rapidement attaché à son humain et à ses congénères.

FAQ sur le cheval Trait du Nord

Le Trait du Nord est-il adapté à la pratique de l’équitation de loisir ?

Oui, le Trait du Nord peut convenir à l’équitation de loisir, notamment pour les promenades ou le travail attelé.

Son tempérament calme et docile en fait un bon compagnon pour les cavaliers de tous niveaux, à condition de tenir compte de sa corpulence.

Combien coûte l’entretien annuel d’un Trait du Nord ?

L’entretien d’un Trait du Nord est généralement plus onéreux qu’un cheval de taille moyenne, en raison de sa consommation de nourriture plus importante.

Il faut prévoir un budget d’environ 2 000 à 3 000 € par an, incluant alimentation, soins vétérinaires, maréchalerie et hébergement.

Le Trait du Nord a-t-il des besoins de santé spécifiques ?

Comme beaucoup de chevaux de trait, il peut être sujet à des problèmes liés à la taille et au poids, comme les engorgements ou les infections du membre.

Un suivi régulier par un vétérinaire et des soins adaptés permettent toutefois de limiter ces risques.

Peut-on adopter un Trait du Nord pour débuter en attelage ?

Oui, c’est une excellente option pour débuter l’attelage, car il possède la force, la stabilité et la patience nécessaires à cette discipline.

Néanmoins, il est conseillé de progresser avec un encadrement professionnel pour bien apprendre les bases de la traction animale.

Où peut-on rencontrer ou essayer un Trait du Nord avant d’acheter ?

Plusieurs élevages spécialisés, centres équestres et manifestations locales dans les Hauts-de-France proposent de découvrir cette race.

Participer à ces événements est idéal pour échanger avec des éleveurs et tester le cheval en conditions réelles avant achat.

Le Trait du Nord est-il compatible avec la vie en troupeau ?

Oui, le Trait du Nord apprécie la vie en groupe et s’intègre généralement bien dans un troupeau de chevaux, à condition d’avoir suffisamment d’espace.

Il convient néanmoins de surveiller l’accès à la nourriture en cas de cohabitation avec des chevaux plus petits, car il peut avoir tendance à être dominant au foin.

Quels sont les principaux points à vérifier avant l’achat d’un Trait du Nord ?

Il est important de contrôler l’état de santé général du cheval, son âge, ses antécédents et sa conformité au standard de la race.

Demander un essai monté ou attelé, et faire examiner le cheval par un vétérinaire avant tout achat, restent des étapes essentielles.

Le Trait du Nord convient-il aux enfants ou aux débutants ?

Grâce à son tempérament doux, le Trait du Nord peut convenir aux débutants, y compris aux enfants accompagnés par un adulte.

Sa grande taille nécessite toutefois une certaine vigilance lors de la manipulation et des sorties à pied ou monté.

Conclusion

Le Trait du Nord, symbole de robustesse et d’histoire, est une race française qui se distingue par ses origines ancestrales, sa stature imposante et sa polyvalence.

Bien que son effectif reste limité, sa grande diversité d’utilisation, ses qualités physiques et son entretien accessible expliquent l’intérêt croissant des passionnés, tandis que son prix varie en fonction de multiples critères.

Prendre le temps de se renseigner sur ses particularités et de bien préparer son acquisition reste essentiel pour profiter pleinement des atouts de ce cheval unique.

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