Que mange un cheval au quotidien ? Tout savoir !

Dernière mise à jour le :

Publié le :

Vous vous demandez ce que mange un cheval au quotidien pour rester en pleine forme ? Quel que soit votre niveau, découvrons ensemble les besoins alimentaires de nos fidèles compagnons… et croyez-nous, ils méritent bien leur menu !

Auteur / Autrice

que-mange-un-cheval-tout-savoir
Sommaire de l'article

L’alimentation occupe une place centrale dans la santé, le bien-être et la performance du cheval. Selon l’Institut français du cheval et de l’équitation, un cheval adulte consomme en moyenne 2 % de son poids corporel en fourrages secs chaque jour, soit environ 10 kg pour un cheval de 500 kg.

Cette statistique met en perspective l’importance d’un régime adapté, alliant quantité et qualité.

Mais que faut-il réellement mettre dans la ration quotidienne de son cheval pour veiller à son équilibre ? Pour répondre à cette question, nous explorerons d’abord les besoins nutritionnels fondamentaux indispensables à tout équidé.

Enfin, ce tour d’horizon sera complété par de bonnes pratiques pour une distribution sûre et efficace, ainsi que par un point sur les erreurs les plus fréquentes à éviter pour garantir l’équilibre alimentaire de votre compagnon.

Les besoins nutritionnels fondamentaux du cheval

L’eau : l’élément indispensable

L’eau est l’aliment numéro un du cheval. Un cheval adulte boit en moyenne entre 20 et 60 litres d’eau par jour selon la température, le travail fourni et la nature de son alimentation.

Une hydratation suffisante est essentielle pour permettre le bon fonctionnement de la digestion, la thermorégulation et l’élimination des déchets.

Par exemple, un foin sec demande plus d’eau pour être digéré, alors qu’un cheval vivant essentiellement sur l’herbe fraîche puisera naturellement une partie de son hydratation dans cette alimentation.

L’énergie : fibres, glucides et lipides

L’apport énergétique du cheval provient principalement des glucides complexes contenus dans les fibres végétales (foin, pâturages, etc.), mais aussi dans une moindre mesure des céréales et des huiles.

Les fibres sont la base de la ration car elles respectent la physiologie digestive du cheval : leur fermentation lente dans le côlon prévient les troubles comme les coliques ou les ulcères.

Les glucides rapides (comme ceux des céréales) sont plutôt réservés aux chevaux ayant un besoin énergétique plus important, par exemple les chevaux de sport ou de travail intensif.

À titre d’exemple, un poney de loisir aura généralement tous ses besoins couverts par le foin et l’herbe, alors qu’un trotteur à l’entraînement pourra recevoir une petite quantité de céréales ou d’huile pour compléter sa ration énergétique.

Les protéines : bâtir et réparer l’organisme

Les protéines sont indispensables à la croissance, à la réparation des tissus et à la bonne santé de la robe et des sabots. Elles sont fournies principalement par le foin de bonne qualité, les luzernes, les pâturages jeunes et, dans certains cas, par des aliments complémentaires.

Selon l’âge et l’activité, les besoins diffèrent : un poulain en croissance ou une jument gestante aura besoin de davantage de protéines qu’un cheval adulte au repos.

Une carence peut freiner la croissance, fragiliser la musculature ou retarder la cicatrisation.

Vitamines et minéraux : les petits éléments aux grands effets

Même à très faible dose, les vitamines et les minéraux jouent un rôle clé dans de nombreuses fonctions vitales. Calcium et phosphore participent à la solidité des os, le magnésium à la contraction musculaire, ou encore le fer au transport de l’oxygène.

Un foin pauvre ou une alimentation exclusivement à base de céréales peuvent entraîner des déséquilibres, nuisant à la santé globale du cheval.

Par exemple, une carence en sélénium ou en vitamine E peut rendre le cheval plus sujet à la fatigue musculaire ou aux infections.

L’importance de l’équilibre dans la ration quotidienne

Chaque cheval étant unique, il est essentiel d’adapter la ration à l’âge, à la race, au niveau d’activité et à l’état de santé général.

Une ration déséquilibrée (trop riche ou trop pauvre en un élément) peut conduire à des troubles digestifs, des problèmes de comportement ou des baisses de performances.

Un exemple concret : un cheval de loisir vivant au pré toute l’année se contentera en général de l’herbe et du foin, alors qu’un cheval âgé ou à l’activité soutenue pourra nécessiter des apports spécifiques calculés avec l’aide d’un professionnel.

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.

Les aliments de base : foin, herbe et céréales

Le foin : la base de la ration du cheval

Le foin est l’aliment numéro un pour la très grande majorité des chevaux, notamment en période hivernale ou lorsque les prairies sont pauvres.

Il constitue une source essentielle de fibres longues, indispensables au bon fonctionnement du système digestif du cheval.

Un cheval au repos ou en activité modérée consommera en moyenne 1,5 à 2 kg de foin par 100 kg de poids vif chaque jour, soit environ 8 à 10 kg pour un cheval adulte de 500 kg.

Le foin doit être de bonne qualité : il doit sentir bon, être exempt de poussières et de moisissures, et présenter une belle couleur verte.

Distribuer du foin à volonté permet d’occuper le cheval, de réduire le stress et les tics d’écurie, et de limiter l’apparition de troubles digestifs tels que les ulcères ou les coliques.

Selon la provenance (luzerne, prairie naturelle, ray-grass, etc.), le foin n’aura pas la même teneur en protéines, minéraux et énergie.

Un foin de prairie variée conviendra généralement à la plupart des chevaux, tandis que la luzerne, plus riche, sera réservée aux jeunes chevaux ou à ceux ayant des besoins accrus.

L’herbe : l’alimentation naturelle du pré

L’herbe pâturée est l’aliment naturel du cheval, surtout au printemps et en été. Elle apporte des fibres tendres, de la vitamine E, des minéraux et de l’eau, permettant une digestion optimale et une hydratation partielle.

Mettre un cheval au pré lui permet de se nourrir “à volonté”, d’adopter un comportement naturel de grignotage et de se déplacer à son rythme.

Cependant, tous les pâturages ne se valent pas : une herbe jeune et riche au printemps est très énergétique, ce qui peut conduire à un risque de fourbure chez les chevaux sensibles.

La qualité du pré est donc essentielle : il doit être varié, propre, pas surpâturé, et surtout surveillé lors de la montée d’herbe au printemps.

Un cheval de loisir peu actif n’aura pas les mêmes besoins qu’un cheval de sport : l’accès libre à un très bon pâturage devra parfois être limité à certaines heures ou avec une muselière.

Même au pré, il reste souvent nécessaire de compléter avec du foin en période sèche ou lorsque l’herbe est pauvre en fibres et en minéraux, pour éviter un déséquilibre alimentaire.

Les céréales : un apport d’énergie complémentaire

Les céréales (avoine, orge, maïs…) servent principalement à augmenter l’apport énergétique pour les chevaux ayant une activité soutenue, comme ceux de sport, de course ou de travail.
Elles sont apportées sous forme de grains entiers, aplatis, floconnés ou incluses dans des mélanges spécifiques (granulés ou “mash”).

L’avoine est la céréale la plus couramment utilisée car elle est assez digeste, mais elle peut exciter certains chevaux sensibles.

L’orge, plus énergétique, sera souvent donnée aplatie ou cuite car elle est plus difficile à assimiler dans sa forme brute.

Il est important de ne jamais donner trop de céréales d’un coup, sous peine de déséquilibrer la flore digestive et de provoquer coliques ou fourbure.

La quantité et la nature des céréales doivent toujours être adaptées à l’âge, à l’état et au niveau d’activité du cheval.

Les chevaux très nerveux ou prédisposés au surpoids devront voir leur ration céréalière strictement contrôlée, voire supprimée, au profit d’apports énergétiques issus des fibres ou des huiles végétales.

Varier et équilibrer selon les besoins de chaque cheval

Un bon équilibre entre foin, herbe et céréales est la clé d’une ration saine. Tous les chevaux n’ont pas besoin de la même proportion de ces aliments : jeunes, seniors, chevaux de loisirs ou athlètes n’auront pas les mêmes attentes.

Par exemple, un vieux cheval ayant des difficultés à mâcher bénéficiera d’un foin haché ou de l’herbe tendre, tandis qu’un jeune cheval en croissance demandera un foin riche et du pâturage varié.

En toutes circonstances, observer l’état corporel du cheval et adapter la ration en conséquence permet d’assurer vitalité, santé et bien-être au quotidien.

Les compléments alimentaires et les friandises

Compléments alimentaires : quand et pourquoi les utiliser ?

Les compléments alimentaires interviennent en soutien de la ration pour pallier des besoins accrus, des carences identifiées ou dans des situations particulières (croissance, travail intensif, convalescence).

Ils sont formulés pour renforcer l’apport en vitamines, minéraux, acides aminés essentiels ou encore en oligo-éléments.

Par exemple, un cheval à l’entraînement intensif peut manquer de magnésium ou de vitamine E, justifiant l’ajout de compléments spécifiques pour soutenir la récupération musculaire et limiter la fatigue.

Chez le cheval âgé ou en période de mue, certains apports ciblés en biotine, zinc et cuivre peuvent favoriser la santé de la robe et des sabots.

Pour une jument gestante ou allaitante, les formules enrichies en calcium et phosphore soutiennent la croissance du poulain et la lactation.

Il est primordial de ne pas distribuer ces produits à l’aveugle : trop de minéraux ou de vitamines peut être aussi néfaste qu’un manque.

Avant de supplémenter, il vaut mieux faire évaluer l’état nutritionnel du cheval par un vétérinaire ou un nutritionniste équin.

Les principales familles de compléments

On distingue plusieurs familles de compléments alimentaires équins, chacun répondant à des besoins précis.

  • Minéraux et vitamines : sous forme de “pierre à sel”, de poudres ou de granulés, ils corrigent les déséquilibres de la ration et préviennent les carences cachées, notamment en hiver ou en cas d’alimentation très céréalière.
  • Suppléments articulaires : souvent à base de glucosamine, de chondroïtine ou de plantes, ils sont destinés aux chevaux âgés, de sport ou ayant des antécédents articulaires pour soutenir la souplesse et limiter l’usure des cartilages.
  • Compléments digestifs : probiotiques, levures ou argiles qui aident à stabiliser la flore intestinale, surtout lors de changements de ration, stress ou après des traitements médicamenteux.
  • Suppléments énergétiques ou riches en acides gras : huiles végétales (lin, colza), mélanges riches en oméga-3 pour augmenter l’apport calorique sans surcharger la ration en céréales, utiles pour les chevaux maigres ou en travail intensif.

Friandises : le plaisir et la motivation

Les friandises font partie du quotidien de nombreux cavaliers : elles servent à récompenser le cheval lors du travail ou du pansage, mais aussi à renforcer le lien affectif.

Elles peuvent prendre la forme de morceaux de pomme, de carotte, de bonbons équins du commerce ou, tout simplement, d’une poignée d’herbe fraîche.

Distribuer des friandises doit toutefois se faire raisonnablement. Un excès (surtout de sucreries industrielles) peut favoriser l’apparition du surpoids, de troubles digestifs ou de problèmes de comportement comme le cheval qui fouille les poches et devient trop envahissant.

Privilégiez des aliments simples et naturels : une carotte coupée en bâtonnets, une betterave, un morceau de pastèque bien mûr ou un peu de pain sec donné ponctuellement.

Utiliser les friandises uniquement en récompense permet d’encourager un comportement souhaité et d’éviter l’apparition d’attitudes indésirables.

Par exemple, donner un morceau de pomme après avoir bien donné les pieds à l’attache aide le cheval à associer la tâche à un moment positif.

Certains chevaux présentant un surpoids, du diabète ou une prédisposition à la fourbure devront recevoir les friandises avec discernement : optez alors pour des morceaux de légumes pauvres en sucre ou des friandises spécifiques allégées du commerce.

Attention aux “fausses bonnes idées”

Tous les aliments ne conviennent pas au cheval : le chocolat, les pommes de terre, le chou, ou le pain frais sont à proscrire car ils peuvent entraîner de graves troubles digestifs, d’intoxications ou des coliques.

Évitez aussi de multiplier les types de compléments sans réel besoin : une sur-supplementation peut perturber le métabolisme du cheval et créer des déséquilibres impossibles à détecter sans analyses.

Avant d’intégrer un nouveau complément ou de tester une friandise, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire si vous avez le moindre doute.

Les bonnes pratiques pour nourrir un cheval au quotidien

Respecter la nature et le rythme digestif du cheval

Le cheval est conçu pour manger par petites quantités tout au long de la journée : en liberté, il passe jusqu’à 16 heures par jour à brouter.

Ceci s’explique par la petite taille de son estomac et un transit digestif continu. Il est donc essentiel de répartir la ration en plusieurs repas, de préférence trois minimum, surtout lorsqu’elle comporte des concentrés (céréales ou granulés).

Par exemple, donner 4 kg de grains d’un seul coup le matin puis plus rien jusqu’au soir expose à des risques élevés de coliques ou de troubles métaboliques, alors que fractionner la même quantité en trois prises limite ces dangers et respecte le fonctionnement naturel du cheval.

L’accès à une nourriture fibreuse (foin ou herbe) quasi-constant est l’idéal, car elle favorise la mastication, réduit le stress et contribue à l’équilibre intestinal.

Assurer l’accès permanent à une eau propre et fraîche

L’eau doit toujours être disponible, en quantité suffisante et avec un renouvellement régulier.

Un abreuvoir sale ou une eau stagnante peut décourager le cheval de boire, augmentant le risque de déshydratation, de coliques ou de calculs urinaires.

Il est conseillé de vérifier chaque jour les seaux, abreuvoirs automatiques ou bacs à eau, surtout en hiver où le gel peut bloquer leur fonctionnement, ou en été lors de fortes chaleurs.

Un cheval étant incapable de compenser une période prolongée sans boire, une vigilance accrue s’impose lors des transports ou après un effort intense.

Peser, mesurer et adapter les quantités

Depuis l’œil nu, il est difficile d’estimer correctement la quantité de foin ou de grains donnée à un cheval. Utiliser une balance ou un seau gradué permet d’éviter le surdosage ou les carences.

Adaptez toujours la ration en fonction du poids, de l’état corporel, de l’âge et de l’activité réelle du cheval.

Par exemple, un cheval alité ou en convalescence aura des besoins énergétiques réduits par rapport à un athlète en préparation.

Pensez aussi à vérifier l’évolution de la condition physique au fil des saisons : si un cheval prend du ventre à la belle saison, réduisez les apports en énergie pour éviter l’embonpoint.

Introduire les changements alimentaires progressivement

Le système digestif du cheval est sensible et s’adapte lentement aux nouveaux aliments. Toute modification de la ration (nouveau foin, ajout de céréales, pâture sur une herbe plus riche) doit être faite en douceur, sur une période d’au moins une semaine.

Il en va de même pour l’introduction de compléments ou de granulés nouveaux : commencez toujours par de petites quantités et surveillez l’état de santé et l’appétit du cheval.

Observer, écouter et ajuster régulièrement

Surveillez attentivement l’état général du cheval : une perte de poids, des crottins anormaux, une baisse d’appétit ou une nervosité inhabituelle peuvent révéler un problème alimentaire ou digestif.

Prenez l’habitude de faire des points réguliers sur l’état corporel, la vitalité et le comportement à l’heure des repas.

En cas de doute ou de changement brutal (amaigrissement, fourbure, diarrhée…), consultez rapidement un vétérinaire ou un nutritionniste équin. Un ajustement précoce de la ration permet souvent d’éviter l’apparition de pathologies plus graves.

Adapter la ration aux particularités de chaque cheval

Chaque cheval est unique. Les besoins d’un jeune cheval en croissance, d’un senior, d’un athlète ou d’un cheval en box ne sont pas identiques.

Un vieux cheval pourra réclamer du foin haché ou trempé pour faciliter la mastication, tandis qu’un cheval de sport bénéficiera d’un petit apport de céréales ou d’huile végétale en complément d’un foin riche.

Par exemple, une jument gestante aura besoin d’apports minéraux spécifiques à partir du dernier trimestre, tandis qu’un cheval sujet à la fourbure devra recevoir un foin pauvre en sucres et éviter l’herbe trop riche du printemps.

N’hésitez pas à ajuster la ration au fil des saisons, de l’activité ou de la santé du cheval, en demandant conseil si besoin à un professionnel qualifié.

Erreurs fréquentes et conseils pour une alimentation équilibrée

Donner trop de concentrés ou de céréales

L’une des erreurs les plus courantes consiste à suralimenter le cheval en céréales, croyant offrir davantage d’énergie, surtout aux chevaux de loisir ou peu actifs. Pourtant, un excès de concentrés surcharge le petit estomac du cheval et favorise les déséquilibres de la flore intestinale.

Cela peut provoquer des coliques, des ulcères, voire des fourbures : des pathologies douloureuses, parfois graves. Le concentré doit toujours rester un complément de la ration, jamais la base.

Sous-estimer la qualité (ou la quantité) de fibres

Un cheval qui manque de foin, d’herbe ou de fibres longues risque des troubles digestifs, une perte de poids ou d’appétit. Les fibres sont le carburant naturel de son système digestif !

Donner du foin en quantité insuffisante ou de mauvaise qualité (poussiéreux, moisi ou trop grossier) nuit à la santé et à la vitalité du cheval.

Un bon repère : le foin doit représenter au moins 1,5 % du poids vif du cheval par jour (soit : 7 à 8 kg pour un poney de 500 kg). S’il reste du foin le matin, diminuez un peu ; s’il est tout englouti bien avant le prochain repas, augmentez la quantité proposée.

Modifier brusquement l’alimentation

Le système digestif du cheval est très sensible aux changements : une transition trop rapide vers un nouveau foin, un ajout soudain de céréales ou un accès brusque à l’herbe verte peuvent déclencher coliques, diarrhées ou fourbure.

Il est donc indispensable d’introduire toute nouveauté progressivement sur une semaine au minimum.

Par exemple, lors du retour au pré au printemps, augmentez le temps de pâturage d’une heure par jour pour habituer le système digestif à l’herbe riche.

Négliger l’état corporel du cheval

Se fier uniquement à la quantité prévue “sur l’étiquette” peut vous faire passer à côté d’un amaigrissement ou d’une prise de poids silencieuse. Chaque cheval assimile différemment : certains grossissent vite, d’autres “brûlent” tout sans grossir.

Observez régulièrement la silhouette, palpez les côtes, évaluez la tonicité musculaire et la brillance de la robe. Une adaptation des quantités ou de la composition de la ration permet d’intervenir avant qu’une situation problématique ne s’installe.

Sous-estimer l’influence du stress et du mode de vie

Un cheval anxieux, peu sorti ou souffrant d’ulcères a des besoins spécifiques : le stress accélère le transit intestinal et peut perturber l’assimilation de certains nutriments. Nourrir à la va-vite ou dans le bruit accentue ces problèmes.

Veillez à offrir des moments calmes pour les repas et adaptez la ration si le cheval vit en box ou présente des troubles digestifs (ajout de compléments digestifs ou de fibres supplémentaires).

FAQ sur l’alimentation du cheval au quotidien

À quelle fréquence faut-il nourrir un cheval durant la journée ?

Il est conseillé de nourrir un cheval au moins deux à trois fois par jour, en répartissant les rations pour limiter les risques de troubles digestifs.

L’idéal est de fractionner l’apport en petites portions, surtout pour les chevaux recevant des concentrés.

Comment savoir si mon cheval reçoit assez de fibres ?

Les chevaux ont besoin d’au moins 1% de leur poids vif en fourrage sec par jour (foin ou herbe).

Un cheval de 500 kg devrait ainsi recevoir environ 5 kg de fibres (poids sec) quotidiennement.

Faut-il donner des céréales à tous les chevaux ?

Non, les céréales ne sont pas indispensables pour tous les chevaux, surtout s’ils ne travaillent pas intensivement.

Un cheval de loisir ou au repos peut se contenter de foin et d’herbe de bonne qualité, avec éventuellement un complément minéral.

Peut-on donner des fruits et légumes comme friandises tous les jours ?

Oui, en quantité modérée : pommes, carottes ou bananes sont appréciées.

Veillez cependant à ne pas dépasser une ou deux friandises par jour pour éviter les excès de sucre.

Comment adapter la ration si le cheval travaille plus ou moins ?

Augmentez progressivement les apports énergétiques (céréales, granulés) si l’activité s’intensifie, tout en surveillant l’état corporel.

Diminuez si le cheval est au repos ou travaille moins, afin d’éviter le surpoids ou les troubles digestifs.

Mon cheval refuse de manger son foin, que faire ?

Vérifiez la qualité du foin (odeur, couleur, absence de poussière ou de moisissure).

Essayez de varier les types de foin ou d’humidifier légèrement la ration pour stimuler l’appétit.

Mon cheval vieillit : dois-je changer son alimentation ?

Oui, les besoins des chevaux âgés évoluent, notamment en fibres digestibles et en protéines de qualité.

Privilégiez des fibres faciles à mastiquer (foin haché, pulpe de betterave) et surveillez la dentition.

Quels signes montrent qu’une ration n’est pas adaptée ?

Une perte d’état, des crottins mous ou excessifs, ou encore un cheval nerveux peuvent indiquer une ration mal équilibrée.

Consultez rapidement un vétérinaire ou un nutritionniste équin en cas de doute.

Faut-il donner des vitamines et minéraux en complément ?

Si la ration de base est uniquement composée de foin ou d’herbe, un apport complémentaire en minéraux (pierre à sel, complément minéral-vitaminé) est souvent utile.

Veillez à adapter le choix du complément à l’activité, à l’âge et à l’état du cheval.

Quels sont les aliments à éviter absolument pour un cheval ?

Évitez le pain frais, les aliments moisis, les pelures de pommes de terre, l’avocat ou le chocolat, qui sont dangereux pour les chevaux.

Méfiez-vous aussi des restes de table, souvent trop gras ou trop sucrés pour leur organisme.

En résumé

Au quotidien, un cheval a besoin d’un régime équilibré composé principalement de foin et d’herbe, auxquels peuvent s’ajouter selon ses besoins des céréales, des compléments spécifiques et, occasionnellement, des friandises.

Respecter ses besoins nutritionnels, ajuster les quantités à son activité et son état de santé, et éviter les erreurs courantes sont essentiels pour assurer le bien-être et la vitalité de chaque cheval.

Vous pourriez également être intéressé par

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.