Teigne (cheval) : symptômes, traitement, cause

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La teigne chez le cheval n’épargne aucun cavalier, même les plus attentionnés ! Découvre comment reconnaître les symptômes, prévenir la contagion et soigner ton compagnon à crinière avec efficacité.

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Sommaire de l'article

La teigne est une affection cutanée très contagieuse qui peut rapidement provoquer l’inquiétude dans une écurie, tant pour la santé des chevaux que pour le risque de propagation.

Selon l’IFCE, cette mycose toucherait environ 10% des chevaux ayant un problème dermatologique observé en consultation vétérinaire, ce qui en fait un enjeu de santé équine à ne pas négliger.

À travers cet article, nous vous proposons de mieux comprendre ce qu’est précisément la teigne chez le cheval, les premiers signes à surveiller et la diversité de ses manifestations.

Nous aborderons également les causes principales de l’infection et comment elle se transmet aussi bien entre chevaux qu’à l’humain.

Enfin, nous décortiquerons les traitements existants, leur efficacité, et vous donnerons des conseils pratiques pour limiter les risques de contamination et maintenir la santé de l’ensemble de votre écurie.

Qu’est-ce que la teigne chez le cheval ?

La teigne est une affection cutanée courante chez les chevaux qui peut toucher tous les types d’équidés, quels que soient leur âge, leur race ou leur mode de vie.

Une maladie fongique très contagieuse

La teigne chez le cheval est une maladie de peau causée par des champignons microscopiques, principalement des dermatophytes. Au contact de l’animal, ces micro-organismes pénètrent la couche superficielle de la peau et envahissent les poils, provoquant différents types de lésions.

Cette infection n’est pas liée à une mauvaise hygiène : même un cheval bien entretenu peut contracter la teigne. Elle se transmet aisément d’un animal à l’autre, ce qui explique pourquoi elle est particulièrement redoutée dans les écuries, centres équestres et pensions.

Quels champignons sont responsables ?

Les deux principaux champignons à l’origine de la teigne équine sont Trichophyton equinum et Microsporum gypseum. Le premier est le plus fréquemment retrouvé chez le cheval.

Chacun de ces agents pathogènes possède des particularités, mais tous deux sont capables d’envahir la kératine, rendant notamment les poils et la peau vulnérables. Cela explique l’apparition des lésions circulaires et sans poils, typiques de la maladie.

Pourquoi la teigne est-elle préoccupante ?

Outre la gêne cutanée, la teigne peut avoir un impact sur la santé globale du cheval, provoquer des démangeaisons, une perte d’état général en cas de lésions multiples, ou encore des complications secondaires si le cheval se gratte excessivement.

La teigne présente aussi un risque de transmission à l’humain, en particulier aux personnes en contact rapproché avec le cheval (groom, propriétaire, moniteur). C’est pourquoi il est essentiel d’en comprendre la nature et d’être vigilant dès les premiers symptômes.

La teigne : une maladie à déclaration ?

Il est important de souligner que, bien que fréquente, la teigne ne fait pas partie des maladies animales à déclaration obligatoire en France. Cependant, la rapidité d’intervention reste primordiale pour limiter les contaminations au sein d’une structure équestre.

Un exemple concret : dans un poney-club, un poney porteur peut rapidement devenir la source d’une infection collective si des mesures d’isolement et de traitement ne sont pas prises dès l’apparition des premiers signes.

Reconnaître les signes et symptômes de la teigne

Détecter rapidement la teigne chez le cheval permet de limiter la contagion et d’installer un traitement adapté le plus vite possible.

Apparition de plaques dépilées : le signe le plus fréquent

Le signe le plus caractéristique de la teigne est la formation de plaques circulaires, dépourvues de poils, à la surface de la peau.

Ces plaques sont souvent arrondies, bien délimitées, d’apparence grise parfois recouvertes de squames ou de croûtes. Elles peuvent atteindre quelques centimètres de diamètre et s’étendre progressivement si la maladie n’est pas traitée.

La tête (autour des yeux et de la bouche), l’encolure, le poitrail et parfois les membres constituent les zones les plus souvent touchées, mais la teigne peut apparaître sur n’importe quelle partie du corps.

Par exemple, il n’est pas rare de voir un poney présenter une lésion dépilée et croûteuse au niveau de la joue, là où il se gratte volontiers contre les barrières.

Lésions cutanées variées selon le stade

Au début de l’infection, on peut observer de petites zones localisées de perte de poils, souvent discrètes et faciles à confondre avec des blessures superficielles ou des frottements de harnachement.

Avec le temps, les lésions s’élargissent, prennent un aspect squameux, la peau peut devenir légèrement rouge, épaissie ou craqueler.

Dans certains cas, particulièrement chez les poulains ou les animaux fragilisés, les plaques peuvent se multiplier rapidement et couvrir de grandes zones, parfois jusqu’à fusionner.

Prurit : démangeaisons parfois absentes

Contrairement à d’autres problèmes de peau, la teigne n’occasionne pas toujours de fortes démangeaisons.

Certains chevaux restent indifférents à la présence des lésions, tandis que d’autres vont se gratter plus ou moins violemment. Ce grattage peut provoquer des surinfections ou aggraver les lésions cutanées.

Il est important d’y prêter attention, car un cheval qui se gratte peut disséminer davantage de spores fongiques dans son environnement, augmentant ainsi le risque de contamination pour les autres équidés.

Lésions secondaires et complications possibles

À force de se gratter, un cheval atteint de teigne expose sa peau à des blessures et à des infections bactériennes secondaires.

Des croûtes épaisses, des suintements ou une mauvaise cicatrisation peuvent alors apparaître, complexifiant la prise en charge et allongeant la durée de guérison.

Observer fréquemment le pelage, le cuir chevelu et la peau de son cheval, notamment lors du pansage, est essentiel pour repérer rapidement tout changement suspect.

Évolution des symptômes selon les individus

Tous les chevaux ne réagissent pas de la même façon à la teigne : certains développent rapidement plusieurs lésions, d’autres restent porteurs avec des signes très discrets.

Un jeune cheval ou un individu affaibli par une autre maladie présentera souvent une atteinte plus marquée qu’un adulte en bonne santé.

Il faut rester attentif, surtout en période humide ou lors de l’arrivée de nouveaux chevaux dans la structure, car une vigilance accrue permet d’éviter une épidémie.

Exemples pratiques à l’écurie

En centre équestre, un cas classique se présente souvent après l’arrivée d’un nouveau pensionnaire : quelques semaines plus tard, plusieurs chevaux affichent de petites zones sans poils sur la tête ou les membres.

À ce stade, la réaction rapide permet souvent de limiter la progression de la maladie, tandis qu’un diagnostic tardif laisse le temps à la teigne de se propager à de nombreux individus et même aux équipements partagés.

C’est pourquoi connaître les signes typiques de la teigne et signaler toute anomalie au responsable d’écurie est un réflexe essentiel pour tous les cavaliers.

Causes et modes de transmission de la teigne équine

Origine de la contamination : les spores fongiques

La teigne est causée par des champignons microscopiques appelés dermatophytes, qui produisent des spores extrêmement résistantes dans l’environnement.

Ces spores peuvent survivre plusieurs mois, voire plus d’une année, sur les poils tombés, la poussière, les équipements ou dans l’environnement immédiat du cheval, même en l’absence d’humidité ou de lumière.

Cette grande résistance explique pourquoi il peut être difficile d’éradiquer la teigne d’une écurie une fois qu’elle s’y est installée.

Transmission directe entre animaux

Le mode de transmission le plus fréquent est le contact direct entre un cheval porteur de teigne et un animal sain.

Le simple fait de se côtoyer au paddock, de se flairer ou de se toucher durant le pansage favorise la dissémination des spores sur la peau ou les poils.

Les chevaux qui vivent en groupe, tels que dans les prairies collectives, les centres équestres ou les clubs, courent un risque plus élevé de contamination en raison du rapprochement constant.

Un exemple type : un poney contaminé qui se roule là où d’autres chevaux viennent ensuite se coucher propage aisément les spores à ses congénères.

Transmission indirecte par le matériel et l’environnement

Outre le contact direct, la teigne se transmet très efficacement « par objets interposés » : brosses, tapis, licols, couvertures, selles, et même par les mains ou les vêtements des humains.

Le partage de matériel entre chevaux, sans nettoyage rigoureux, multiplie le risque d’infection croisée.

Des spores déposées sur une brosse peuvent rester viables de longs mois et contaminer un autre cheval dans l’écurie lors d’un pansage ultérieur.

Les équipements textiles, tapis, couvertures, bandes de repos sont des foyers fréquents : ils captent et conservent facilement les spores, surtout si l’humidité s’en mêle.

Le sol des boxes, les murs, les barrières, les abreuvoirs ou les poteaux sont également des réservoirs potentiels s’ils sont contaminés par des poils infectés.

Facteurs favorisant la propagation

Certains contextes facilitent l’apparition et la diffusion de la teigne : la promiscuité, le renouvellement des effectifs (arrivée de nouveaux chevaux), et les épisodes de stress qui affaiblissent les défenses immunitaires.

Les jeunes chevaux, les sujets âgés ou ceux dont la santé est fragilisée sont plus exposés, car leur organisme résiste moins efficacement à l’invasion fongique.

L’humidité, une mauvaise aération des locaux, ou le manque de désinfection favorisent la persistance des spores dans l’environnement.

Une écurie qui accueille régulièrement des chevaux extérieurs pour des concours ou des stages doit être particulièrement vigilante, car la rotation des équidés augmente le risque d’introduction d’un cas de teigne.

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Transmission à l’humain : un risque réel

La teigne n’est pas spécifique au cheval : elle peut se transmettre à l’humain, notamment lors de contacts répétés lors du pansage, des soins ou du nettoyage des équipements.

Les enfants, les personnes immunodéprimées ou présentant des plaies aux mains doivent redoubler de précautions pour éviter toute contamination.

Un cavalier qui manipule un cheval infecté, puis s’occupe d’autres poneys sans se laver les mains, peut devenir un vecteur involontaire de la propagation.

Traitements disponibles et prise en charge

Prendre en charge un cheval atteint de teigne doit se faire rapidement et méthodiquement, pour assurer sa guérison et éviter une contamination du reste du troupeau ou de l’environnement.

Diagnostic vétérinaire : une étape incontournable

Avant d’entamer tout traitement, il est vivement recommandé de consulter un vétérinaire afin d’obtenir un diagnostic précis.

La teigne pouvant parfois ressembler à d’autres affections cutanées, un prélèvement de poils ou de squames sera généralement réalisé pour confirmer l’origine fongique.

Ce diagnostic assure non seulement d’adapter la prise en charge, mais aussi d’éviter des traitements inutiles ou inadaptés (antibiotiques, corticoïdes, etc.)

Si un cheval présente des lésions suspectes, il est conseillé de l’isoler en attendant l’avis du vétérinaire, pour limiter les risques de transmission.

Traitements locaux : lotions et pommades antifongiques

Le traitement de base repose le plus souvent sur l’application régulière de lotions, crèmes ou pommades antifongiques sur les lésions dépilées.

Les principes actifs les plus fréquemment utilisés sont l’enilconazole, le miconazole ou le clotrimazole, efficaces contre les dermatophytes responsables de la teigne.

Il est essentiel de raser ou tondre délicatement la zone touchée avant application, afin de mieux faire pénétrer le traitement au contact de la peau.

Cette étape doit être réalisée avec précaution, en évitant de blesser le cheval et en désinfectant le matériel après chaque utilisation.

Appliquer le produit soigneusement, souvent tous les deux à trois jours, permet d’éradiquer le champignon et de limiter la propagation des spores.

Un exemple : dans un centre équestre, chaque cheval atteint a une paire de ciseaux ou une tondeuse réservée, qui est soigneusement nettoyée après chaque usage pour éviter toute contamination croisée.

Traitements généraux : cas particuliers

Dans les formes étendues ou chez les chevaux particulièrement fragiles (jeunes poulains, chevaux immunodéprimés), le vétérinaire peut prescrire un traitement général.

Par voie orale, il s’agit généralement de médicaments antifongiques adaptés, utilisés en complément du traitement local.

Le traitement systémique est réservé aux cas sévères, car il doit se faire sous contrôle vétérinaire strict, notamment pour surveiller l’apparition d’effets secondaires potentiels.

Cette approche complète l’action du traitement local, accélère la guérison et limite la dissémination chez des chevaux très atteints ou au système immunitaire affaibli.

Désinfection de l’environnement : une étape obligatoire

Traiter le cheval n’est pas suffisant : il faut impérativement désinfecter l’ensemble de son environnement et du matériel utilisé au quotidien (licols, brosses, selles, tapis, couvertures).

Les spores de teigne étant très résistantes, il convient d’utiliser des désinfectants fongicides spécifiques – le vétérinaire pourra vous conseiller sur le produit à privilégier.

Un nettoyage méticuleux et répété des équipements, du box, des parois et des abords immédiats est nécessaire pour éviter toute ré-infection après la guérison.

Dans une pension équine, il n’est pas rare de procéder à des rotations de nettoyage : chaque jour, un lot de matériel est lavé, trempé dans une solution antifongique et séché à part.

N’oubliez pas de laver également vos vêtements de travail à haute température et d’adopter des mesures d’hygiène strictes lors de vos soins (port de gants, lavage des mains).

Isolement et gestion collective : limiter la contagion

Il est indispensable d’isoler les chevaux malades pour freiner la propagation de la teigne. Cet isolement doit être maintenu jusqu’à disparition totale des lésions et validation de la guérison par le vétérinaire.

Mettez en place un marquage clair des zones et du matériel réservé aux chevaux infectés, et évitez tout retour prématuré en groupe.

Informer l’ensemble des cavaliers, soigneurs et usagers de l’écurie permet à chacun d’adopter les bons gestes et ainsi limiter la diffusion de l’infection.

Par exemple, en centre équestre, il est fréquent de prévoir un panneau d’alerte sur la porte du box du cheval atteint, et des instructions près de la sellerie pour le matériel de soin.

Durée du traitement et suivi

La durée du traitement dépend de l’étendue des lésions et de la rapidité de réponse du cheval, mais elle s’étale généralement sur plusieurs semaines.

Il est important de ne pas interrompre les soins trop tôt, même si les lésions semblent guéries extérieurement : la peau et le poil peuvent encore abriter des spores invisibles.

Des contrôles réguliers, réalisés avec le vétérinaire, permettent d’ajuster le protocole si besoin et de s’assurer de l’absence de récidive.

Un exemple classique : un cheval traité pendant trois semaines peut montrer une disparition complète des lésions, mais le vétérinaire recommande souvent de poursuivre encore quelques applications pour prévenir les rechutes.

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Prévention et conseils pour limiter la propagation

Isolement systématique des chevaux suspects ou infectés

Lorsqu’un cheval présente des signes évocateurs de teigne, il est primordial de l’isoler immédiatement du reste du troupeau en attendant la confirmation du diagnostic par le vétérinaire.

Cette mesure évite une dissémination rapide des spores fongiques, qui peuvent contaminer d’autres chevaux, mais aussi les équipements et le personnel de l’écurie.

Un box dédié, éloigné des espaces collectifs, avec du matériel réservé (brosses, licol, seau), limite considérablement la propagation.

Chaque visite auprès du cheval isolé doit idéalement s’effectuer en dernier afin de ne pas transporter de spores vers les autres pensionnaires.

Nettoyage et désinfection réguliers du matériel collectif

Le partage de brosses, tapis, couvertures, licols ou selles représente un vecteur de transmission majeur.

Pour prévenir la teigne, il est essentiel de désinfecter systématiquement tout matériel utilisé par plusieurs chevaux, et d’attribuer, autant que possible, un kit individuel à chaque équidé.

Lavage à haute température des textiles (30-60°C), trempage du matériel dans des solutions antifongiques, et séchage complet sont recommandés.

Un exemple concret : dans certains clubs, chaque cheval possède un sac nominatif avec son matériel, qui est lavé en machine au moins une fois par semaine durant les périodes à risque.

Désinfection des installations et de l’environnement

Outre le matériel, les boxes, murs, barrières, abreuvoirs et sols doivent faire l’objet d’un nettoyage régulier, surtout en cas d’infection déclarée.

L’utilisation de désinfectants fongicides homologués permet de neutraliser efficacement les spores persistantes dans l’environnement.

Un coup de balai seul n’est pas suffisant : il faut associer lavage à grande eau, brossage minutieux des sols et parois, puis pulvérisation ou badigeonnage d’un produit antifongique adapté.

Cette démarche empêchera l’installation durable de foyers de contamination invisibles à l’œil nu.

Renforcer l’hygiène personnelle des cavaliers et soigneurs

Chaque personne au contact de chevaux malades doit adopter des gestes simples mais efficaces : port de gants lors des soins, lavage rigoureux des mains après manipulation, et changement de vêtements ou chaussures s’ils ont été exposés.

Cette vigilance évite non seulement la transmission cheval-cheval, mais aussi la contamination humaine, surtout chez les jeunes cavaliers ou les personnes à la peau sensible.

Dans certaines écuries, la mise à disposition de gel hydroalcoolique et de gants jetables à l’entrée du box des chevaux en quarantaine est un réflexe apprécié et rassurant pour tous.

Limiter les contacts et le prêt de matériel lors de rassemblements

Lors de concours, stages, randonnées collectives ou arrivées de nouveaux chevaux, il convient d’être particulièrement prudent.

Évitez les échanges de couvertures, de tapis ou de pansage entre chevaux d’origines différentes, et procédez à une inspection visuelle systématique des nouveaux arrivants.

Une observation attentive lors de l’accueil permet de détecter précocement les lésions suspectes et d’isoler le cas échéant, réduisant ainsi le risque d’introduction de la teigne.

Certains clubs affichent dans leur sellerie un rappel clair : « Pas de prêt de matériel, chaque cheval son équipement ! »

Gérer les entrées et sorties de chevaux dans la structure

Une période de quarantaine de 2 à 3 semaines pour tout nouvel arrivant est vivement conseillée, combinée à une surveillance accrue de la peau et du poil.

Ce délai permet de détecter une éventuelle incubation de la teigne ou d’autres maladies cutanées, avant de mettre l’animal en contact avec le groupe.

De même, tout cheval ayant séjourné en structure extérieure (concours, stage, clinique vétérinaire) devrait être réintégré progressivement, après inspection et, si besoin, désinfection du matériel rapporté.

Favoriser l’immunité par une bonne gestion globale

Un cheval en pleine santé possède de meilleures défenses naturelles contre les infections, dont la teigne.

Une alimentation équilibrée, une vaccination à jour, la limitation du stress, la vermifugation adaptée et une bonne gestion du bien-être contribuent à réduire la sensibilité aux dermatophytes.

Soutenir l’immunité des plus vulnérables (poulains, séniors, chevaux convalescents) limite la gravité des épidémies et accélère la récupération individuelle.

Sensibilisation et transmission des bonnes pratiques

Informer régulièrement les cavaliers, propriétaires, moniteurs et soigneurs sur les signaux d’alerte, les gestes de prévention et les protocoles à suivre en cas de suspicion de teigne est indispensable.

Un affichage dans la sellerie ou au tableau d’information, une courte réunion d’équipe ou la diffusion de rappels par e-mail favorisent la vigilance collective.

Dans de nombreux clubs, c’est le bouche-à-oreille et l’entraide qui permettent de détecter tôt un cas et d’agir rapidement, pour la santé de tous.

FAQ sur la teigne chez le cheval

La teigne chez le cheval est-elle douloureuse pour l’animal ?

Généralement, la teigne provoque des démangeaisons légères à modérées et des lésions cutanées, mais elle n’est pas réellement douloureuse pour le cheval.
Cependant, si l’infection s’aggrave ou s’infecte secondairement, cela peut devenir inconfortable et nécessiter une attention vétérinaire rapide.

Mon cheval peut-il transmettre la teigne à l’homme ou à d’autres animaux ?

Oui, la teigne est une maladie dite zoonotique, ce qui signifie qu’elle peut se transmettre à l’homme et à d’autres animaux, notamment les chiens ou chats.
Il est donc important de porter des gants lors des soins et de bien se laver les mains après avoir manipulé un cheval atteint.

Un cheval guéri de la teigne est-il immunisé ?

Malheureusement, un cheval ayant déjà eu la teigne peut la contracter à nouveau, car l’immunité acquise n’est ni systématique ni durable.
La vigilance reste donc de mise, même après guérison complète.

Combien de temps dure la quarantaine pour un cheval avec la teigne ?

Il est recommandé d’isoler un cheval atteint durant toute la durée du traitement, soit environ 3 à 6 semaines, et jusqu’à disparition complète des lésions visibles.
Un vétérinaire pourra confirmer la guérison en fonction de l’évolution et, parfois, après de nouveaux examens fongiques.

Peut-on utiliser des traitements naturels pour la teigne du cheval ?

Certains soins naturels sont parfois proposés en parallèle, comme l’utilisation de vinaigre ou d’huiles essentielles, mais leur efficacité n’est pas scientifiquement prouvée.
Il est toujours recommandé de suivre un traitement antifongique approuvé par un vétérinaire pour garantir la guérison et éviter les récidives.

Dois-je désinfecter tout le matériel d’écurie en cas de teigne ?

Oui, la désinfection soigneuse de tout le matériel ayant été en contact avec un cheval infecté (brosses, tapis, licols) est indispensable.
Cela limite fortement le risque de contamination d’autres chevaux ou du personnel de l’écurie.

La teigne peut-elle laisser des séquelles sur la peau ou les poils du cheval ?

Après guérison, il arrive que le poil repousse plus lentement sur les zones touchées ou que la peau reste un peu décolorée pendant quelques semaines.
Toutefois, les cas de cicatrices définitives sont rares si le problème est pris en charge rapidement.

Le traitement de la teigne est-il pris en charge par l’assurance vétérinaire ?

Tout dépend du contrat d’assurance souscrit : certaines formules couvrent les infections cutanées et les traitements antifongiques, d’autres non.
Il est conseillé de vérifier les conditions de votre assurance ou de contacter directement votre assureur pour connaître les modalités.

Quand reprendre le travail monté avec un cheval qui a eu la teigne ?

Il est nécessaire d’attendre la guérison complète et la fin de l’isolement pour éviter tout risque de transmission à d’autres chevaux ou au cavalier.
Demandez toujours l’avis de votre vétérinaire avant de reprendre l’activité normale avec votre cheval.

Existe-t-il un vaccin contre la teigne équine ?

À ce jour, il n’existe pas de vaccin de routine contre la teigne pour les chevaux en France ou en Europe.
La prévention passe donc principalement par une bonne hygiène et la vigilance en cas d’apparition de symptômes dans l’écurie.

Conclusion

La teigne chez le cheval est une maladie cutanée fréquente, caractérisée par l’apparition de plaques dépilées et squameuses, souvent dues à des champignons dermatophytes transmis par contact direct ou indirect.

Son diagnostic repose sur l’observation des symptômes, et sa prise en charge combine traitements antifongiques, mesures d’hygiène strictes et gestion rigoureuse de l’environnement.

Adopter des gestes préventifs adaptés reste la meilleure stratégie pour limiter la propagation et protéger l’ensemble des chevaux de l’écurie, tout en veillant à la santé des cavaliers et du personnel.

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