Œillères : définition, utilité et avantages

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Les œillères jouent un rôle spécifique dans le comportement et la sécurité du cheval lors du travail ou de compétitions. Cette fiche explore leur définition, utilité, risques et intégration pratique dans le secteur équin.

Comprendre l’équipement utilisé en équitation est essentiel pour garantir le bien-être, la sécurité et l’efficacité du travail des chevaux.

Les œillères, souvent présentes dans certaines disciplines ou lors de travaux agricoles, illustrent parfaitement l’importance d’adapter son matériel en fonction du cheval et de l’activité.

Leur usage suscite de nombreux débats concernant le comportement équin, la sécurité et l’éthique, d’où l’intérêt de clarifier leur fonction et leurs limites auprès des éleveurs, cavaliers ou gestionnaires de structures équestres.

Œillères : Qu’est-ce que c’est ? Définition !

Les œillères sont des pièces d’équipement conçues pour limiter le champ de vision latéral ou arrière du cheval.

Généralement réalisées en cuir, en plastique ou en matériau synthétique rigide, elles se fixent de chaque côté du licol ou du bridon, au niveau des yeux de l’animal.

Leur objectif principal est d’empêcher le cheval de voir ce qui se passe sur les côtés ou en arrière, afin de limiter les distractions et favoriser la concentration sur la tâche demandée.

Elles ne couvrent en général que la vue latérale, laissant la vision frontale intacte.

Enjeux et utilité des œillères dans le monde équin

L’utilisation des œillères revêt plusieurs enjeux :

  • Sécurité : En attelage ou dans des environnements bruyants et mouvementés, elles permettent de prévenir les réactions de panique en empêchant le cheval de percevoir des éléments potentiellement effrayants hors de son champ de vision frontal.
  • Concentration : Elles aident certains chevaux à rester focalisés sur la route à suivre ou le travail, en réduisant leur tentation de se laisser distraire par des mouvements sur les côtés.
  • Régulation comportementale : Pour des chevaux sensibles ou nerveux, les œillères réduisent les risques de sursaut ou d’écart qui peuvent être dangereux pour le cavalier, le meneur ou le public.

Elles trouvent donc leur utilité principale dans les disciplines d’attelage, le travail en ville (calèches, chevaux de transport), certaines épreuves de courses hippiques (notamment en galop) et, plus rarement, à l’entraînement de jeunes chevaux.

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Comment les évaluer ou les identifier chez le cheval ?

Les œillères sont des dispositifs faciles à repérer lors de l’équipement du cheval :

  • Elles sont fixées sur les montants de la bride ou du licol, dessinant une coque rigide ou semi-rigide de chaque côté des yeux.
  • Plusieurs modèles existent : œillères pleines (couvrant complètement la vue latérale) ou semi-ouvertes (permettant une vision partielle).
  • Leur usage peut être réglementé selon les disciplines. Par exemple, elles sont autorisées et parfois prescrites dans certaines catégories d’attelage ou de course, mais interdites dans d’autres contextes comme le dressage.

La présence d’œillères doit toujours être indiquée sur le registre d’entraînement, et leur usage requiert une vérification régulière du bon ajustement pour éviter toute gêne ou blessure.

Quels sont les avantages pour les professionnels ou passionnés du cheval ?

Pour les professionnels de l’attelage, des courses ou même de l’éducation équine, les avantages des œillères comprennent :

  • Meilleure gestion des chevaux sensibles : En rendant l’environnement visuel du cheval moins stimulant, elles favorisent des entraînements plus sereins.
  • Réduction du risque d’accidents : En limitant les causes d’écarts brusques, elles contribuent à la sécurité du cheval, du meneur, et du public lors de démonstrations ou de compétitions.
  • Encadrement des jeunes chevaux : Elles servent d’outil transitoire pour apprendre aux jeunes chevaux à se concentrer sur leur tâche sans distraction externe.
  • Efficacité lors du travail en ville : En zone urbaine (taxis hippomobiles, calèches touristiques), elles diminuent les réactions aux stimuli imprévisibles tels que voitures, piétons ou bruits soudains.

Quels sont les risques, limites ou critiques des œillères ?

L’utilisation d’œillères ne va pas sans soulever certains questionnements :

  • Diminution de la vision périphérique : Les chevaux ont naturellement une large vision panoramique. Limiter cet atout peut engendrer des situations où l’animal n’anticipe pas certains obstacles ou autres chevaux approchant sur les côtés.
  • Augmentation de la surprise : Dans des cas extrêmes, le fait de ne pas voir un danger arriver peut provoquer une réaction de panique plus intense si l’animal est surpris.
  • Effet temporaire : Les œillères agissent sur le symptôme, pas sur la cause du stress. Une trop grande dépendance peut masquer des troubles comportementaux ou une mauvaise acclimatation à l’environnement.
  • Risques de blessures : Un mauvais ajustement ou une utilisation prolongée sans surveillance peut provoquer des échauffements, frottements ou inflammations autour des yeux et tempes.

Des courants de pensée privilégient un travail de désensibilisation progressif pour limiter, voire éviter le recours systématique aux œillères.

Comment intégrer les œillères dans la gestion équine ?

Avant d’utiliser des œillères, il est recommandé d’évaluer la vraie nécessité selon le tempérament du cheval, la discipline, l’environnement et le niveau de préparation.

Un suivi attentif doit être mis en place : inspection de l’état de la peau, ajustement régulier, vérification de l’absence de stress additionnel.

Un programme de travail intégrant des phases avec et sans œillères permet aussi au cheval de s’habituer progressivement et de ne pas devenir dépendant de ce dispositif.

Exemple concret d’utilisation des œillères dans un contexte équin

Lors d’une course de trot attelé, les œillères sont couramment utilisées pour empêcher le trotteur de se déconcentrer à l’approche des autres chevaux ou du public.

Sur un hippodrome, un cheval nerveux peut être tenté d’observer ses concurrents ou d’être distrait par les bruits venant des tribunes. L’utilisation d’œillères limite ces sollicitations visuelles, favorise la concentration sur la piste et participe à la régularité de la performance sportive.

Cependant, le meneur et son équipe doivent contrôler à chaque séance le bon état de l’équipement pour éviter tout inconfort.

Termes liés ou complémentaires à œillères

  • Bridon
  • Emouchine
  • Rênes
  • Licols
  • Protection oculaire
  • Désensibilisation
  • Enrênement

En résumé

Le terme œillères désigne un équipement aux implications précises dans le travail et la sécurité du cheval.

Leur compréhension et leur gestion éclairée aident les professionnels et passionnés à adapter leurs pratiques, à la fois pour améliorer la concentration du cheval et renforcer la sécurité lors de l’exercice de certaines disciplines.

Une utilisation réfléchie, associée à l’observation attentive du comportement équin, permet d’en faire un outil adapté et respectueux du bien-être animal.

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