Jarret : définition, enjeux et bonnes pratiques

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Le jarret, élément clé de l’anatomie du cheval, influe sur ses performances, sa santé et sa sélection. Décryptage et guide pratique sur ce terme incontournable du secteur équin.

Jarret : Qu’est-ce que c’est ? Définition !

Le jarret est une articulation majeure située sur le membre postérieur du cheval. Il correspond à la région située entre le canon (ou métatarse) et la jambe (ou tibia), faisant le lien avec le membre inférieur par l’intermédiaire du tarse.

Sur le plan anatomique, le jarret du cheval est souvent comparé à la cheville humaine, bien qu’il soit structurellement plus complexe.

Le jarret se compose d’os (notamment l’astragale et le calcanéum), de ligaments, de tendons, de bourses synoviales et de capsules articulaires.

Cette articulation joue un rôle fondamental dans l’amortissement des mouvements, la propulsion et la transmission de la force musculaire des membres postérieurs.

Enjeux et utilité du jarret dans le secteur équin

Une bonne compréhension du jarret est essentielle à plusieurs niveaux du monde équin :

  • Élevage : Les caractéristiques du jarret sont utilisées dans la sélection des reproducteurs pour optimiser la performance, la longévité et la résistance à l’effort.
  • Soins vétérinaires : De nombreux troubles locomoteurs (ex : arthrose, molettes, éparvins) sont directement liés à cette articulation.
  • Disciplines sportives : Un jarret bien conformé est indispensable à la puissance, la flexion et la robustesse dans des disciplines telles que l’obstacle, le dressage, l’endurance ou l’attelage.

Comment évaluer ou identifier le jarret d’un cheval ?

L’évaluation du jarret se fait en stationnant le cheval sur un sol plat, à la lumière naturelle.

Plusieurs critères sont observés :

  • Angle du jarret : Un angle idéal se situe généralement autour de 150 à 155° vu de profil. Un angle trop fermé ou ouvert peut provoquer des faiblesses ou prédisposer à des pathologies.
  • Hauteur : Un jarret trop haut ou bas modifie la répartition des contraintes.
  • Alignement : L’axe du membre en dessous du jarret doit prolonger harmonieusement la fémur et le tibia. Les défauts d’aplombs (jarrets clos, cagneux, panards) sont recherchés.
  • État des tissus mous : La présence d’échauffements, de gonflements, de chaleur inhabituelle ou de douleur peut signaler un problème.
  • Détection de pathologies : La radiographie ou l’échographie peut compléter l’examen clinique pour identifier des troubles non visibles.

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Jarret : avantages de sa prise en compte pour les professionnels du cheval

Pour l’éleveur, la connaissance de la conformation du jarret permet de limiter la transmission de défauts héréditaires et d’optimiser le choix des reproducteurs.

Les cavaliers, quant à eux, bénéficient d’une meilleure sélection des chevaux en fonction de leur discipline (par exemple, un jarret fort et bien fléchi est particulièrement recherché pour le saut d’obstacles) et pour adapter la préparation physique.

Le maréchal-ferrant adapte également la ferrure en fonction de la configuration et des éventuelles pathologies locales.

Enfin, le vétérinaire ajuste sa prévention, ses soins ou ses traitements en tenant compte de la morphologie et de l’état du jarret.

Risques, limites ou critiques autour du jarret

Une mauvaise conformation du jarret peut entraîner plusieurs inconvénients :

  • Prédisposition aux boiteries : Un jarret clos, cagneux, ou trop droit prédispose à des troubles articulaires et tendineux.
  • Dégradation prématurée : Une usure accélérée due aux mauvaises contraintes articulaires ou à une surcharge.
  • Pathologies spécifiques : Arthrose, molettes, éparvins, atteintes ligamentaires.

Certains critères esthétiques ont parfois primé sur la fonctionnalité dans la sélection, ce qui a pu conduire à l’apparition de défauts transmis aux générations suivantes.

Comment prendre en compte le jarret dans la gestion équine ?

Le gestionnaire d’écurie ou d’exploitation doit surveiller l’évolution du jarret chez chaque équidé, notamment :

  • Au travail : Adapter l’entraînement pour éviter une surcharge répétitive.
  • En prévention : Effectuer des contrôles réguliers lors des soins courants.
  • En intervention : Recourir précocement au vétérinaire en cas d’anomalie persistante, et ajuster les plans d’alimentation, de parage ou de ferrure.
  • En élevage : Exclure les reproducteurs aux jarrets très déviés, autant pour la santé de la descendance que pour la réputation de l’élevage.

Exemple concret : évaluation du jarret d’un cheval d’endurance

Un cheval destiné à l’endurance doit présenter des jarrets solides, légèrement angulés, permettant un allongement efficace de la foulée et une économie d’énergie.

Pendant la visite vétérinaire, l’examinateur contrôle l’absence de douleurs, de chaleurs localisées, d’anomalies angulaires ou de gonflements suspects.

Un suivi attentif au fil des kilomètres parcourus permet de détecter précocement la survenue de tendinites ou d’arthrose, et d’adapter si nécessaire les protocoles de soins ou d’entraînement.

Termes liés ou complémentaires

  • Métatarse
  • Tarse
  • Fémur
  • Tibia
  • Aplombs
  • Arthrose
  • Molettes
  • Flexion

En résumé

Le jarret est une articulation clé qui influence la locomotion, la résistance et la performance du cheval.

Son observation, son entretien et une prise en compte optimale dans la sélection ou les soins contribuent à préserver la santé et la fonctionnalité des chevaux, tout en répondant aux objectifs des professionnels, cavaliers ou éleveurs.

Sa connaissance aide à prévenir de nombreux problèmes et à accompagner l’évolution des pratiques dans le secteur équin.

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