Parmi la large palette de robes que présente le cheval, l’aubère se distingue par ses nuances uniques et ses variations saisissantes, qui suscitent la curiosité aussi bien chez les amateurs que chez les cavaliers confirmés.
Bien que moins courante que certaines autres robes, l’aubère représente environ 3 % des chevaux identifiés dans les registres français, ce qui en fait un sujet d’intérêt pour qui s’intéresse à la génétique et à la diversité équine.
Cet article vous propose de découvrir l’aubère sous toutes ses facettes. Nous vous expliquerons d’abord comment reconnaître et définir cette robe si particulière, puis nous explorerons ses origines et ses caractéristiques physiques grâce à des descriptions précises.
La génétique de l’aubère, souvent source de questions et de fascination, sera ensuite abordée afin de mieux comprendre sa transmission au sein des élevages.
Nous verrons également quelles races valorisent cette couleur distinctive et dans quelles disciplines elle s’illustre parfois.
Enfin, nous apporterons des conseils pratiques pour entretenir un cheval aubère, en mettant en lumière ses spécificités et les précautions adaptées.
Définition et origine de l’aubère chez le cheval
La notion d’« aubère » intrigue souvent les cavaliers débutants comme expérimentés, tant ce terme désigne une robe bien particulière et souvent source de confusion avec d’autres nuances de pelage équin.
Qu’est-ce que la robe aubère ?
L’aubère correspond à une robe « mélangée », associant toujours deux couleurs principales : le rouan (ou le mélange) de poils blancs et de poils de couleur de base, mais ici la couleur dominante est le marron-rouge.
Concrètement, le cheval aubère présente une proportion variable de poils fauves (alezan) et de poils blancs sur l’ensemble du corps, créant un effet « poussiéreux » ou givré qui lui est propre.
La tête, la crinière, la queue et les extrémités peuvent être d’une teinte uniforme (souvent alezan), ce qui permet de le différencier d’autres robes « mélangées » comme le gris ou le rouan bleu.
Cette définition précise est importante car de nombreux cavaliers, au moment d’identifier une robe, hésitent entre aubère, alezan ou même gris.
Étymologie du terme « aubère »
Le mot « aubère » trouve ses racines dans le vocabulaire ancien de l’élevage équin français.
Derivé du latin « albus » signifiant « blanc », il a évolué pour qualifier les chevaux présentant ce mélange singulier de poils fauves et blancs.
L’apparition du terme est ancienne, utilisée dès le Moyen Âge dans les traités de haras, où il était déjà distingué du gris et des autres robes « décolorées ».
Origine et évolution de la robe aubère
La robe aubère existe depuis des siècles, principalement dans les populations équines européennes.
Elle est le fruit de mutations génétiques naturelles, accentuées par certaines pratiques d’élevage cherchant à diversifier ou stabiliser les robes.
Contrairement à la croyance populaire, l’aubère n’est pas un « passage » vers le gris (comme c’est le cas pour certains poulains gris) : c’est une robe stable à l’âge adulte.
On retrouve trace d’aubères célèbres dans l’histoire : certains chevaux de cavalerie, notamment chez les peuples d’Europe centrale, étaient décrits comme « aubères » dans les récits d’époque, leur couleur permettant parfois une reconnaissance rapide lors des combats ou des parades.
Comprendre l’origine de cette robe aide ainsi les cavaliers et éleveurs à mieux apprécier la biodiversité insoupçonnée dans la population équine, tout en guidant le choix de reproducteurs ou l’identification sur le terrain.

Caractéristiques physiques du cheval aubère
Comprendre les spécificités physiques des chevaux aubères est essentiel pour les distinguer à coup sûr sur le terrain et apprécier tout le charme de cette robe particulière.
Leur apparence unique résulte du subtil équilibre entre deux couleurs principales et se manifeste par des détails visuels parfois surprenants.
Aspect général de la robe aubère
Le cheval aubère présente une robe composée d’un mélange de poils fauves (alezan) et de poils blancs, répartis de façon homogène sur son corps.
Cette association crée un effet dit “rouan” mais dominé par la nuance roux ou marron clair, donnant à la robe une teinte poussiéreuse, lumineuse ou encore légèrement rosée selon la lumière du jour.
Contrairement à l’alezan qui reste uniformément cuivré, ou au gris qui évolue vers le blanc, l’aubère conserve, toute sa vie, cet aspect mêlé et constant.
Par exemple, un cheval aubère paraît parfois presque doré sous le soleil, tandis que sous un ciel couvert, sa robe paraît plus atténuée, ce qui surprend même des cavaliers habitués aux robes “classiques”.
Répartition et densité du mélange de poils
Chez l’aubère, les poils blancs et les poils de base (alezan) sont intimement mêlés sans former de taches ni de zones marquées.
On note une grande régularité dans le “saupoudrage” de blanc qui recouvre la totalité du corps, hormis certaines zones spécifiques.
La densité du mélange peut légèrement varier d’un individu à l’autre, certains chevaux paraissant nettement “plus clairs” ou “plus roux” suivant la proportion respective des deux couleurs.
Cela explique pourquoi, lors d’un rassemblement, on peut identifier des “aubères clairs” très proches du sabino et des “aubères foncés” rappelant un alezan empoussiéré.
Exceptions : tête, crinière, queue et extrémités
Un trait distinctif du cheval aubère réside dans l’aspect généralement plus uniforme de sa tête, de ses crins (crinière et queue) et de ses extrémités (jambes).
Ces zones arborent souvent la couleur de base (alezan) quasiment pure, parfois avec une très faible proportion de poils blancs.
Par exemple, il n’est pas rare qu’un aubère ait une tête intensément rousse, des crins uniformes, et des membres “non saupoudrés”, facilitant ainsi sa différenciation du rouan bleu (où le mélange s’applique partout, y compris aux crins et membres).
Evolution de la robe avec l’âge et les saisons
La robe aubère reste stable dans ses contrastes au fil du temps : un cheval né aubère le restera à l’âge adulte, sans devenir gris ou alezan.
Cependant, des variations saisonnières légères peuvent survenir après la mue : la robe apparaît souvent plus éclatante au printemps, ou légèrement plus terne en hiver, en fonction de la qualité du poil et de la luminosité.
Cela importe lors du suivi d’un cheval aubère, afin de ne pas confondre ces variations naturelles avec une prétendue évolution vers une autre robe.
Différences avec d’autres robes voisines
Reconnaître un cheval aubère passe par la comparaison attentive avec d’autres robes “mélangées”.
Contrairement au gris, qui blanchit progressivement avec l’âge, ou au rouan bleu, dominé par le noir et le blanc, l’aubère se distingue par la prédominance nette de la teinte rousse.
À l’inverse de l’alezan sabino, qui présente souvent des taches inégales ou de grandes plages blanches mal délimitées, l’aubère expose un mélange uniforme, sans marquage ni panachure.
C’est pourquoi il est important pour un cavalier ou un éleveur d’observer l’ensemble du cheval mais aussi les détails des crins et des extrémités, afin d’aboutir à une identification correcte, surtout lors de concours, ventes ou inventaires d’élevage.
Génétique et transmission de la robe aubère
La robe aubère fascine par son aspect unique, mais aussi par le mode de transmission génétique qui la sous-tend. Pour de nombreux cavaliers ou éleveurs, comprendre comment la génétique influence l’apparition de cette robe est essentiel, que ce soit pour planifier des accouplements ou simplement pour anticiper la couleur des poulains à venir.
Une base génétique : l’alezan et le gène rouan
La première condition nécessaire à l’apparition de la robe aubère chez le cheval, c’est la présence d’une base alezane. Le cheval doit donc hériter des deux allèles récessifs responsables de la couleur alezane (ee) : sans cette base, la robe aubère ne peut pas s’exprimer.
C’est la combinaison avec le gène « rouan » (noté traditionnellement RN), qui provoque le mélange de poils blancs et de poils de couleur de base sur tout le corps.
Lorsque ce gène est présent chez un cheval alezan, il s’exprime alors sous forme d’aubère. C’est donc un double prérequis essentiel : base génétique alezane et présence du gène rouan.
Mode de transmission du gène rouan
Le gène rouan est dit « dominant » : il suffit qu’un cheval hérite du gène d’un seul de ses parents pour en exprimer les effets.
Lorsqu’un cheval porteur du gène rouan (RN/rn) est croisé avec un cheval ne le possédant pas (rn/rn), la moitié des poulains, en théorie, seront eux-mêmes rouans.
Si deux chevaux rouans sont croisés, la proportion augmente à 75 % de poulains rouans en moyenne. Cependant, pour qu’un poulain soit aubère, il doit aussi être alezan à la base.
Ainsi, des parents rouans de base alezane ont plus de chances de produire des aubères, tandis que des porteurs du gène sur des bases noires ou baises donneront plutôt des rouans bleus ou rouges.
Gènes, allèles et variations possibles
Le gène rouan n’est pas le seul acteur dans l’expression de la robe aubère. D’autres gènes responsables de motifs blancs (comme le sabino ou d’autres mutations « blanches ») peuvent créer de la confusion lors de l’identification.
Toutefois, seules les combinaisons « alezan + rouan » produisent l’aspect aubère authentique. Il est donc important de ne pas confondre un alezan très sabino (qui aura souvent des taches ou des plages) avec un véritable aubère (où le mélange est uniforme).
La répartition du blanc (plus ou moins dense) varie également selon la position exacte du gène sur le génome, ce qui explique les nuances d’aubère clair ou foncé.
Particularités et raretés génétiques
Certaines races ou familles de chevaux, peu sélectionnées pour cet effet, voient apparaître l’aubère de façon occasionnelle voire très rare, en raison de la faible fréquence du gène rouan ou de la base alezane.
Un exemple classique : dans des élevages de chevaux de sport où la base noire est dominante, obtenir un aubère est un événement rare, alors qu’il sera plus courant dans des populations où le rouan est fréquent et où l’alezan est valorisé.
C’est pour cette raison que la robe aubère est encore perçue comme précieuse ou « originale » dans certains milieux, et suscite régulièrement l’intérêt lors des ventes ou des concours de modèles et allures.
Pourquoi la compréhension de la génétique est importante pour le cavalier ?
Connaître la génétique de la robe aubère permet à l’éleveur d’anticiper la couleur des futurs poulains, d’éviter des déconvenues lors de la naissance, ou encore de perpétuer certaines lignées pour leur esthétique rare.
Pour le cavalier amateur, comprendre ce mécanisme rassure aussi lors de l’évolution d’un poulain ou lors de l’achat, afin d’éviter des confusions avec des robes proches (grise, sabino, alezane panachée).
Par exemple, un cavalier qui souhaite préserver le manteau original de son cheval pourra choisir des croisements adaptés ou mieux expliquer à de futurs acquéreurs d’où provient cette caractère.
Ce savoir contribue ainsi à la préservation de la diversité des robes au sein de l’élevage équin.
Races et disciplines où l’aubère est fréquent
Si la robe aubère séduit par sa rareté, elle n’est toutefois pas également répartie dans l’ensemble des populations équines.
Certaines races comptent un nombre significatif de sujets aubères, tandis que dans d’autres, ce pelage demeure exceptionnel ou inexistant.
Cela découle à la fois des origines génétiques de chaque race et des objectifs de sélection des éleveurs. Il est également intéressant de voir que l’aubère se rencontre autant chez les chevaux de selle que chez les poneys, impactant leur présence dans diverses disciplines équestres, du loisir à la compétition.
Races où la robe aubère est la plus représentée
Le gène rouan, indispensable à l’apparition de l’aubère, est traditionnellement bien implanté dans un certain nombre de races européennes anciennes. Les chevaux à la fois porteurs de la base alezane et du facteur rouan présentent ici le plus de diversité dans les nuances d’aubère.
Parmi les races où les chevaux aubères sont régulièrement recensés, on compte le Trait du Nord, souvent sollicité pour les travaux agricoles ou dans des manifestations de patrimoine vivant.
De même, le Comtois voit parfois surgir de beaux sujets aubères, bien que la sélection actuelle les rende plus rares que par le passé.
Dans les races anglo-saxonnes, l’American Quarter Horse et le Paint Horse possèdent, grâce à des lignées spécifiques, des individus aubères très recherchés par les amateurs de couleurs originales.
`Le facteur « roan » ayant toujours été valorisé chez ces chevaux de western, il reste relativement courant d’en repérer sur les terrains de shows ou de ranch.
Enfin, dans la famille des poneys, le Poney Welsh et parfois le Connemara présentent des sujets aubères, notamment dans les élevages traditionnels où la diversité génétique a été préservée.
Présence de l’aubère dans les disciplines sportives
La robe aubère ne conditionne aucunement les aptitudes sportives d’un cheval, mais sa rareté et son esthétique particulière attirent toujours l’œil lors des concours.
Dans le western et ses épreuves variées (reining, trail, barrel racing), les chevaux aubères suscitent beaucoup d’engouement pour leur originalité, que ce soit lors de compétitions officielles ou de démonstrations en costumes. Certains cavaliers préfèrent même privilégier ces robes pour leur effet « signature » lors de présentations.
Dans le domaine du modèle et allures, notamment chez les races de trait ou les chevaux de patrimoine, les chevaux aubères peuvent être particulièrement mis en avant lors des concours régionaux ou des concours de race.
Le contraste délicat de leur robe offre des sujets très photogéniques, valorisés aussi bien par les juges que par le public.
Pour les disciplines classiques telles que le dressage ou le saut d’obstacles, la présence des aubères est plus accidentelle. Elle dépend ici de la race ou de la lignée du cheval.
Un cheval d’obstacle ou de dressage aubère attire souvent l’attention sur les terrains grâce à sa couleur hors du commun, mais il reste rare de rencontrer cette robe en haut niveau.
Le loisir et la randonnée voient passer davantage de chevaux aubères, car les critères d’esthétique ou de diversification des robes peuvent y être plus recherchés par les cavaliers passionnés que dans le sport de performance pure.
La robe aubère dans la culture et les traditions équestres
Dans certaines régions, avoir un cheval aubère est un signe de distinction ou d’attachement à une culture locale.
En Bretagne, dans l’Est de la France ou dans certaines vallées alpines, la tradition orale accorde parfois une valeur sentimentale ou symbolique à la possession d’un cheval à la robe mêlée, dont l’aubère est l’un des représentants.
Au niveau international, les shows américains et canadiens présentent régulièrement des classes réservées aux chevaux « roan », où les aubères tiennent une place de choix auprès du public.
Cette reconnaissance contribue à conserver l’attrait et la visibilité de cette robe, même là où elle n’est pas historiquement majoritaire.
Facteurs expliquant la distribution de la robe aubère
La fréquence de la robe aubère dans une race dépend principalement des choix de sélection opérés par les éleveurs et de l’histoire du cheptel local.
Dans les races où la recherche de couleurs traditionnelles a prévalu, l’aubère a pu être délaissé au profit du bai, du noir ou du gris.
À l’inverse, les élevages ouverts à la diversité des robes ont permis de maintenir, voire d’accroître, la proportion de sujets aubères au fil des générations.
Il est donc important, pour tout cavalier et éleveur, de se renseigner sur les lignées et les antécédents génétiques dans son élevage ou sa région s’il souhaite croiser ou acquérir un cheval aubère, notamment pour garantir la stabilité de la robe sur le long terme.

Entretien et particularités de soin pour le cheval aubère
Les chevaux aubères ne présentent pas de besoins de soins radicalement différents de ceux des autres robes, mais leur pelage mêlé de blanc et de fauve appelle une vigilance accrue sur la qualité du poil, la propreté et la prévention de certaines sensibilités cutanées.
Il est important de tenir compte des spécificités visuelles de cette robe afin d’optimiser tant l’aspect esthétique que la santé générale du cheval.
Entretien du poil et mise en valeur de la robe aubère
Le mélange de poils fauves et blancs rend la robe aubère particulièrement sensible à la saleté, à la boue et même aux taches d’herbe ou de crottin. Sur ce type de robe, la moindre tâche ressort visuellement plus que sur une robe unie.
Il est donc conseillé d’effectuer un pansage régulier et soigné : commencer par un passage énergique de l’étrille pour décoller la poussière logée à la base des poils, puis utiliser une brosse douce pour raviver l’éclat général du manteau.
Un pansage quotidien, même rapide, permet de garder le contraste des couleurs et d’éviter l’accumulation de salissures dans le blanc.
Pour les tâches tenaces, notamment sur les zones blanches qui peuvent griser au contact de l’urine, du crottin ou de la terre argileuse, l’usage ponctuel d’un shampoing pour chevaux à robe claire est pertinent.
Il est toutefois recommandé de limiter les lavages complets pour préserver les huiles naturelles de la peau : privilégiez des nettoyages ciblés sur les taches.
Ce soin minutieux permet aussi de mettre en valeur le fameux “effet givré” de la robe aubère, particulièrement apprécié lors des concours de modèles ou lors de prises de vues.
Par exemple, un simple nettoyage des antérieurs et de la tête peut suffire à transformer l’apparence générale la veille d’un événement.
Peau et sensibilité au soleil
Les chevaux aubères, du fait de la présence de zones blanches étendues sur leur robe, peuvent présenter une peau partiellement dépigmentée sous certains poils.
Cette faible pigmentation, en particulier autour du museau ou des membres clairs, expose à un risque accru de coups de soleil ou d’irritations pendant les mois les plus ensoleillés.
Il est important de surveiller les zones les plus claires, notamment le bout du nez, les balzanes ou toute région où le blanc domine.
Si la peau rosée apparaît facilement, appliquez une crème solaire hypoallergénique adaptée aux équidés ou proposez une protection physique comme un masque anti-UV ou une couverture légère pendant les heures les plus chaudes.
Sans cette précaution, les aubères peuvent souffrir de brûlures, de petites croûtes ou de démangeaisons qui compromettent leur bien-être et leur apparence.
Gestion des blessures et surveillance des affections cutanées
Le mélange caractéristique de poils chez l’aubère rend visibles très rapidement les zones de dépilation, les blessures ou les démangeaisons.
Une simple écorchure sur une large surface blanche attirera l’œil et sera plus sujette aux infections secondaires. Il est donc conseillé d’inspecter régulièrement le cheval, surtout après une sortie au pré, un transport ou une séance de travail.
Nettoyez toute plaie immédiatement, puis surveillez la repousse du poil : sur un aubère, une petite cicatrice peut provoquer un aspect tacheté qui sera plus difficile à estomper.
Les chevaux aubères n’étant ni plus ni moins sujets aux affections comme la dermatophilose, la gale de boue ou les réactions allergiques que d’autres robes, il reste essentiel d’être attentif à la moindre modification de la texture ou de la couleur du pelage, en particulier dans les zones claires du corps et des membres.
En cas de doute (perte localisée de poils, apparition de croûtes suspectes, gratouilles répétées), consultez sans tarder un vétérinaire pour éviter l’extension de l’affection sur la zone blanche, parfois plus fragile à la repousse.
Crins et queue : entretien et prévention des jaunissements
Sur certains aubères, la crinière ou la queue peuvent présenter des mèches blanches ou châtain très clair. Ces crins, comme sur les chevaux gris ou palomino, sont particulièrement sujets au jaunissement dû à l’urine, à l’humidité ou aux frottements contre les protections.
Pour préserver l’esthétique générale, il est recommandé de brosser régulièrement les crins et de les démêler à l’aide d’un soin adapté, en évitant les produits trop gras ou collants.
En cas de taches prononcées, un shampoing doux spécifique pour crins clairs, appliqué avec parcimonie, permet de retrouver l’éclat naturel sans fragiliser la fibre capillaire.
Dans certains élevages, l’usage ponctuel de couvertures de queue ou de bonnets est adopté avant des présentations publiques afin de limiter la souillure des crins, un détail qui compte lors des concours de modèles et allures ou des photos promotionnelles.
Adaptation de l’alimentation et complémentation
Bien qu’il n’existe pas d’exigence diététique propre à la robe aubère, l’apport en nutriments spécifiques pour la qualité du poil et de la peau est important si l’on souhaite garder la robe brillante et contrastée sur toute l’année.
Un aliment équilibré, enrichi en acides gras essentiels (tels que la graine de lin ou l’huile de colza), en minéraux (zinc, cuivre) et en vitamines du groupe B, contribue à la régénération cellulaire et à la pousse d’un poil résistant.
Ce soin interne limitera les poils ternes et le manque d’éclat, qui nuisent à la beauté naturelle du manteau aubère.
En période de mue ou chez les sujets vieillissants, il est courant d’intégrer temporairement un complément alimentaire « poil et peau » pour optimiser le résultat d’un pansage régulier.
Gestion de la mue et présentation en compétition
La mue saisonnière peut accentuer les variations de densité et de contraste sur la robe aubère.
Pour garder un aspect harmonieux, particulièrement en vue d’une présentation en concours, il est utile d’aider le cheval à perdre son poil d’hiver par un pansage énergique et un léger coup de tondeuse si nécessaire (en respectant les règles de la discipline).
Pour les zones où le poil blanc semble dominer après la mue, quelques passages au gant microfibre ou lustrant permettent de faire ressortir les reflets de la robe et d’atténuer les effets de poils morts persistants.
Cette étape est d’autant plus importante que les variations saisonnières sont visibles chez l’aubère, et un cheval préparé avec soin fait toujours meilleure impression lors d’une présentation ou d’une vente.
FAQ sur le cheval aubère
Un cheval aubère peut-il changer de couleur en vieillissant ?
Il est courant que la teinte du cheval aubère évolue avec l’âge, notamment avec l’apparition de poils blancs supplémentaires.
Cependant, un cheval aubère ne deviendra pas complètement blanc comme les chevaux gris en vieillissant.
Le pelage aubère nécessite-t-il des soins particuliers par rapport à d’autres robes ?
Les chevaux aubères n’ont pas de besoins de soins spécifiques à cause de leur robe, mais il est recommandé d’apporter une attention particulière contre les coups de soleil sur les zones claires.
Un bon entretien du poil permettra aussi de préserver la beauté et la brillance du pelage aubère.
Comment distinguer un cheval aubère d’un cheval rouan ?
La différence se joue sur la répartition et la nature des poils blancs : chez l’aubère, il s’agit d’un mélange entre des poils châtains (alezan) et blancs, alors que le rouan combine poils noirs (baie) et blancs.
Observer la couleur des crins et des membres peut aider à confirmer la distinction.
Peut-on prédire si un poulain sera aubère selon les parents ?
La transmission de la robe aubère dépend de la génétique des parents, mais il n’est pas possible d’avoir une certitude totale sans tests génétiques, car plusieurs gènes interviennent.
Si au moins un parent porte le gène aubère, il y a plus de chances que le poulain présente à son tour cette robe, mais le résultat reste incertain.
Le caractère d’un cheval aubère est-il différent selon sa robe ?
Il n’existe pas de lien établi entre la couleur aubère et le tempérament du cheval.
Le caractère dépend plutôt de la race, du mode d’éducation et du vécu de l’animal.
Y a-t-il des légendes ou croyances autour des chevaux aubères ?
Historiquement, certaines cultures considéraient les chevaux aubères comme porte-bonheur ou dotés de qualités spéciales, mais il ne s’agit que de croyances.
Aujourd’hui, leur robe est appréciée pour son originalité et n’influence pas leurs aptitudes.
Un cheval aubère est-il accepté dans toutes les disciplines équestres ?
Oui, il n’y a aucune restriction concernant la robe aubère dans les principales disciplines équestres.
Toutefois, selon les standards de certaines races ou concours de modèle et allures, la couleur de robe peut avoir une incidence sur le jugement esthétique.
Existe-t-il des risques de confusion avec d’autres robes claires ?
Oui, il est parfois difficile de distinguer l’aubère d’autres robes proches comme l’alezan crins lavés ou certains gris en début de décoloration.
Une observation attentive des crins, des membres et de la répartition des poils peut aider à ne pas se tromper.
Comment mettre en valeur le pelage d’un cheval aubère lors de compétitions ?
Un toilettage soigné avec des brosses adaptées, un shampoing spécial chevaux clairs et des huiles ou sprays lustrants peuvent sublimer les reflets de la robe aubère.
Veillez à garder les crins propres et démêlés, car leurs contrastes participent fortement à l’effet visuel recherché en concours.
Conclusion
La robe aubère se distingue par ses critères physiques particuliers, son origine génétique spécifique et sa rareté relative dans la population équine.
Comprendre ses caractéristiques, les mécanismes de sa transmission et les soins adaptés permet de mieux valoriser cette singularité, que l’on soit éleveur, cavalier ou simplement passionné par la beauté et la diversité des chevaux.