Anatomie du cheval : membres, organes, muscles.. tout savoir !

Dernière mise à jour le :

Publié le :

Plongez avec nous au cœur de l’anatomie du cheval ! Mieux comprendre membres, organes et muscles, c’est aussi affiner votre connexion avec votre compagnon à sabots.

Auteur / Autrice

anatomie-cheval
Sommaire de l'article

Que l’on soit cavalier débutant ou confirmé, comprendre l’anatomie du cheval est indispensable pour gagner en complicité avec sa monture, anticiper ses besoins et prévenir les blessures.

Saviez-vous que le cheval compte environ 205 os, soit presque autant que l’humain, et plus de 700 muscles participant à sa locomotion ?

Ces chiffres, issus de la Commission de la filière équine française (IFCE), illustrent la complexité de cet athlète hors pair que nous côtoyons au quotidien.

Pourquoi connaître l’anatomie du cheval ?

Mieux communiquer et établir une relation de confiance

Connaître l’anatomie du cheval, c’est déjà faire preuve d’attention envers son bien-être. Lorsqu’un cavalier comprend où et comment toucher son cheval, il limite les inconforts et les maladresses.

Par exemple, savoir que certaines zones sont plus sensibles, comme le passage de sangle ou le garrot, invite à plus de douceur lors du pansage ou de la pose de la selle.

Cette attention portée aux ressentis physiques du cheval renforce la relation de confiance.

Un cheval respecté dans son intégrité physique est plus détendu, plus réceptif lors du travail et moins sujet à l’anxiété ou aux défenses.

Prévenir les blessures et adapter son équipement

Chaque discipline et chaque cheval ont des besoins spécifiques. La connaissance de l’anatomie permet de choisir un équipement parfaitement adapté : briderie, selle, protections…

Si l’on ignore la forme et la fonction des membres ou de la colonne vertébrale, on risque des frottements, des points de pression, voire des blessures sérieuses.

Par exemple, un cavalier qui sait situer précisément le dos et le garrot évitera de poser une selle qui glisse et blesse le cheval.

Cela se traduit, à long terme, par un confort accru, des performances améliorées et moins d’arrêt pour raison médicale.

Détecter rapidement les signes de malaise

Reconnaître les membres, les articulations et la position des organes aide à identifier les anomalies : chaleur, gonflement, changements posturaux…

Si l’on sait où commence le boulet ou se situe le poitrail, on remarque plus vite la moindre irrégularité.

Par exemple, lors du curage des pieds ou de la vérification de la ligne du dos, le cavalier attentif saura distinguer un simple ressenti naturel d’une douleur insidieuse.

Cela peut faire la différence entre une intervention précoce et une situation aggravée.

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.

Les membres du cheval : structure et fonction

Les membres antérieurs : pilier du soutien et de l’amortissement

Les membres antérieurs supportent environ 60% du poids du cheval. Leur structure unique, comparée à un bras humain, commence par l’omoplate, se prolonge par l’humérus, le radius et le cubitus, jusqu’à la région du genou, avant de rejoindre le canon et enfin le pied.

C’est dans ces membres que s’opère la majeure partie de l’amortissement lors de l’atterrissage d’un saut ou au trot. Les tendons (ex. : tendon fléchisseur superficiel) et ligaments agissent comme des élastiques.

Lorsque le cheval saute ou galope, ce système protège ses os des microtraumatismes à répétition.

Un cavalier vigilant observe régulièrement les antérieurs, notamment les tendons, à la recherche d’éventuels échauffements ou gonflements.

Un cheval qui pose difficilement un antérieur ou qui boite légèrement peut indiquer une blessure naissante à ce niveau.

La prévention passe donc par la surveillance, mais aussi par le choix de protections adaptées (guêtres, bandes, cloches) pour limiter le risque de traumatisme lors du travail.

Les membres postérieurs : puissance et propulsion

Les membres postérieurs, comparables à nos jambes, sont conçus pour fournir la force nécessaire à l’impulsion.

Ils commencent par le bassin et la hanche, se poursuivent par le fémur, la rotule et le tibia, jusqu’au jarret (équivalent de notre cheville), puis le canon postérieur et enfin le sabot.

Ce sont eux qui assurent la propulsion lors du galop, des sauts ou des changements de direction.

Les muscles puissants de la croupe et des cuisses, que longe l’axe osseux, transmettent l’énergie vers le sol par l’intermédiaire des tendons et articulations.

Un déséquilibre ou un affaiblissement des postérieurs se manifeste souvent par une difficulté à engager ou à tenir une allure longue.

Le cavalier attentif repère alors une dissymétrie dans l’engagement des postérieurs ou un affaissement de la croupe lors de transitions.

La maîtrise de cette anatomie aide à mieux travailler la poussée (exercices d’engagement, transitions montantes…), mais aussi à prévenir les blessures comme les éparvins (affections du jarret) en adaptant l’intensité et la fréquence du travail.

Articulations principales et zones sensibles

Chaque membre du cheval comporte plusieurs articulations majeures : l’épaule, le coude, le genou, le boulet, le jarret et le fanon. Celles-ci garantissent souplesse et mobilité.

Certaines zones sont particulièrement sollicitées et donc fragiles, comme le boulet (où se produisent souvent entorses ou engorgements), ou encore le genou et le jarret qui encaissent de fortes pressions lors des sauts ou mouvements rapides.

Lors du pansage ou du curage des pieds, massez doucement autour de ces articulations : cela stimule la circulation et permet de repérer rapidement gonflements ou chaleurs anormales.

Le sabot : fondation de la santé équine

On dit souvent « pas de pied, pas de cheval » : le sabot est la base de tout le membre. Cet organe complexe absorbe chaque impact et protège les structures internes (fourchette, sole, os du pied).

Des soins réguliers (curage, vérification de la corne, appel au maréchal-ferrant) sont essentiels pour prévenir infections, seimes ou fourbures.

Un pied non entretenu, mal ferré ou déformé compromet l’équilibre global du cheval et peut entraîner des douleurs dans tout le corps.

Par exemple, un sabot trop long bascule l’axe du membre et peut provoquer des tensions jusqu’à l’épaule ou la hanche.

Un cheval qui résiste au moment de donner le pied ou qui tape du sabot sur le sol mérite qu’on l’observe de près.

Différences selon les races et les disciplines

La morphologie des membres varie grandement selon la race et l’utilisation du cheval. Un Pur-Sang destiné à la course présente des membres fins et longs, propices à la vitesse, tandis qu’un trait a des membres épais, faits pour la traction.

Ces différences imposent d’adapter le travail, la ferrure et la surveillance.

Ainsi, un cheval d’obstacles ou de concours complet aura besoin de protections adaptées et d’un suivi podologique accru, contrairement à un cheval de promenade dont les sollicitations sont moindres.

La clé réside donc dans l’observation attentive et la volonté de respecter chaque particularité anatomique pour préserver la santé et la performance, quel que soit le cheval.

Les grands organes internes et leurs rôles

L’appareil digestif : un équilibre délicat

Le système digestif du cheval est très particulier, et sa sensibilité impose une gestion attentive de l’alimentation. La bouche broie les aliments, qui passent ensuite dans l’œsophage, puis dans un estomac de petite taille comparé à son gabarit.

Le cheval doit donc manger en petites quantités tout au long de la journée.

Une fois dans l’intestin grêle, les nutriments commencent à être assimilés. La digestion se termine dans le cæcum et le gros intestin, qui fonctionnent comme de véritables cuves de fermentation.

Cette longueur de circuit est à l’origine d’une grande sensibilité aux troubles digestifs.

Les coliques, par exemple, sont malheureusement fréquentes. Elles résultent d’un déséquilibre, d’un changement brusque de ration ou d’une obstruction.

Un cheval qui se couche, regarde ses flancs, présente des ballonnements ou refuse de manger doit alerter immédiatement. La surveillance quotidienne de l’appétit, des crottins et du comportement est primordiale.

Veiller à l’accès constant à de l’eau propre, fractionner les repas, éviter les changements alimentaires brusques : autant de précautions capitales pour respecter la nature digestive du cheval.

Le cœur et la circulation sanguine : moteur de l’effort

Le cœur du cheval est puissant et endurant. Il propulse le sang vers tous les organes pour leur apporter oxygène et nutriments, permettant ainsi une grande capacité de récupération après l’effort.

La fréquence cardiaque élevée au travail et la rapidité du retour au calme sont de bons indicateurs de forme physique.

Chez le cheval d’endurance ou le compétiteur, surveiller ces paramètres permet d’ajuster les entraînements et de prévenir le surmenage.

Après un exercice intense, prendre son pouls est un geste simple : un pouls qui ne redescend pas, ou très faible, doit interpeller. Ceci peut révéler une fatigue excessive, une déshydratation ou un problème cardiaque sous-jacent.

L’appareil respiratoire : oxygénation et performance

Le cheval possède de larges poumons et des voies respiratoires très développées pour répondre à son besoin d’effort. Les narines larges, le larynx, la trachée puis les bronches assurent le passage de l’air jusqu’aux alvéoles pulmonaires.

La santé respiratoire est capitale, notamment chez les chevaux de sport. Un environnement poussiéreux, une mauvaise aération de la litière, ou la présence d’allergènes peuvent provoquer de la toux, des essoufflements ou même des affections chroniques (comme l’emphysème).

Surveiller le souffle, le rythme et la régularité de la respiration est donc essentiel.

Par exemple, une fréquence respiratoire qui accélère sur simple déplacement, ou un sifflement lors des exercices, doit inciter à ralentir le travail et éventuellement consulter un vétérinaire.

Le foie, les reins et les organes d’élimination

Le foie et les reins jouent un rôle silencieux mais vital dans le métabolisme du cheval. Le foie détoxifie l’organisme, stocke certaines vitamines et participe à la fabrication de nombreuses substances essentielles.

Les reins, eux, filtrent le sang et éliminent les déchets via l’urine. Une urine trouble, foncée ou au contraire trop pale, ainsi qu’un cheval qui boit ou urine moins que d’habitude peuvent signaler un souci à prendre au sérieux.

Après un traitement médicamenteux, un effort intense ou un changement alimentaire, surveiller ces paramètres aide à prévenir de potentielles intoxications ou insuffisances rénales.

L’appareil reproducteur : spécificités jument et entier

Chez la jument, l’utérus et les ovaires assurent la reproduction. Des cycles irréguliers, des douleurs lors du pansage du ventre ou des écoulements inhabituels indiquent qu’il faut contacter un vétérinaire.

Chez l’entier (étalon), les testicules et le pénis doivent aussi faire l’objet d’une observation régulière. Gonflements, difficultés à uriner ou modification de comportement sexuel sont des alertes à ne pas négliger.

Chez le hongre, certaines affections peuvent survenir, comme l’accumulation de sécrétions (harpagons) autour du fourreau, nécessitant un nettoyage périodique.

Le cerveau et le système nerveux : coordination et comportements

Le cerveau du cheval contrôle la coordination des mouvements, régule les réactions face aux stimuli et gère la relation à l’environnement.

Une atteinte neurologique peut entraîner des troubles de l’équilibre, une baisse de vigilance ou des automatismes anormaux.

Un cheval qui semble confus, qui titube, qui ne répond plus comme d’habitude à la voix ou au toucher mérite d’être examiné sans attendre.

La compréhension de la connexion cerveau-corps aide à mieux gérer les réactions de peur, les apprentissages et la prévention du stress.

Muscles principaux et locomotion

Organisation générale des muscles du cheval

Le cheval possèderait environ 700 muscles. On les distingue en muscles superficiels, visibles, palpables, concernés par le mouvement, et muscles profonds, responsables de la posture et de la stabilité.

Ils travaillent toujours en synergie : lorsqu’un muscle se contracte, son antagoniste se relâche.

Par exemple, lors de la flexion de l’encolure, les muscles du dessus se relâchent pendant que ceux du dessous s’activent.

Cela explique pourquoi le travail de souplesse ou d’assouplissement doit être progressif et réfléchi, pour éviter crampes ou contractures.

Les grands groupes musculaires et leurs fonctions

Muscles de l’encolure et du dos

Les muscles de l’encolure sont essentiels pour la mobilité de la tête et la qualité du contact avec la main du cavalier.

Le splénius et le rhomboïde, situés sur le dessus, permettent l’élévation de l’encolure, tandis que le sterno-céphalique (sous l’encolure) sert à abaisser la tête.

Les muscles du dos, surtout le grand dorsal et le long dorsal, soutiennent le cavalier et garantissent le confort au travail.

Leur tonicité influe sur la capacité du cheval à « porter » son dos (dos soutenu, arrondi, souple) et à transmettre l’impulsion des postérieurs vers l’avant.

Un dos « creux » ou raide traduit souvent une faiblesse ou de petites douleurs musculaires, détectables par une palpation douce ou lors du sanglage.

Muscles de la croupe et des postérieurs

La puissance du mouvement prend sa source dans la croupe, le gluteus (fessier) est le plus massif, apportant force au galop, à l’arrêt d’urgence ou au saut.

Les muscles ischio-jambiers et quadriceps permettent la flexion et l’extension du membre postérieur. Lorsqu’un cheval « pousse » bien, c’est l’ensemble de ces groupes musculaires qui est sollicité.

Un travail à l’obstacle, des transitions fréquentes ou des exercices d’engagement renforcent la musculature de la croupe, indispensable pour l’équilibre et la propulsion.

À l’inverse, une croupe atone peut se traduire par des départs au galop difficiles ou une allure peu dynamique.

Muscles des épaules et des antérieurs

Les muscles de l’épaule, dont le deltoïde et le triceps, interviennent lors de l’élévation et de l’avancée de la jambe. Leur tonicité influence l’amplitude du mouvement.

Le pectoral contribue à la stabilité des antérieurs, notamment lors des changements de direction ou de la réception après un saut.

Des épaules musclées et souples sont indispensables à la performance, mais doivent rester libres pour éviter les tensions désagréables, notamment sous la selle ou la sangle.

Muscles abdominaux et stabilisateurs

Les abdominaux sont bien plus que des « tablettes de chocolat » : ils stabilisent la colonne vertébrale, renforcent le port du dos et participent à la transmission de l’énergie entre antérieurs et postérieurs.

Un cheval dont les abdominaux manquent de tonicité présentera souvent un dos creusé, des difficultés à rassembler ou à tenir un effort prolongé.

Des exercices tels que les transitions rapprochées, les changements d’incurvation ou le travail en terrain varié favorisent leur développement.

Les petits muscles stabilisateurs, moins visibles, sont tout aussi cruciaux. Ils régulent l’équilibre global, la coordination et la capacité du cheval à se mouvoir sur des terrains irréguliers sans se blesser.

Négliger ces muscles, c’est s’exposer à des accidents : faux pas, chutes ou blessures ligamentaires.

L’importance de l’échauffement et de la récupération

Le muscle, s’il est mal préparé à l’effort, devient fragile. Un échauffement progressif (pas, trot puis galop en douceur) permet d’augmenter la température des muscles, d’améliorer l’élasticité des fibres et de limiter les risques de claquages.

Après l’effort, un retour au calme est tout aussi essentiel : marcher à la main, étirer, masser, favorise l’élimination de l’acide lactique et la détente.

Un cheval régulièrement massé ou détendu récupérera plus vite, sera moins sujet aux raideurs, et offrira à terme plus de confort et de disponibilité lors du travail.

Signes d’une bonne et d’une mauvaise musculature

Un cheval bien musclé présente une silhouette harmonieuse, des muscles dessiné sous la peau, sans excès de raideur ni de tension.

Au pansage, il se laisse toucher, ne réagit pas douloureusement sous la brosse ou au passage de la main sur la ligne du dos, l’encolure ou la croupe. Il se déplace de façon fluide, avec souplesse et énergie.

À l’inverse, une musculature asymétrique (dos creux, un côté plus développé que l’autre), des raideurs à l’effort, des réactions à la palpation, un abattement en fin de séance signalent des déséquilibres à corriger.

Par exemple, un cheval de loisir peu travaillé en ligne droite développera parfois davantage un côté que l’autre, ce qui peut accentuer les contractures ou les boiteries.

Dans ce cas, il est judicieux de varier les exercices et de consulter pour rééquilibrer la musculature.

Adapter le travail et l’équipement à la musculature

Un cheval avec une musculature insuffisante ou inadaptée à sa discipline sera plus exposé aux blessures, à la fatigue ou aux contre-performances.

Choisir un tapis ou une selle adaptée, répartir les séances entre endurance et renforcement, et adapter la charge de travail à la condition musculaire du cheval préserve son capital santé.

Par exemple, un jeune cheval doit d’abord renforcer son dos, ses abdominaux et ses postérieurs avec des séances courtes et variées avant d’enchaîner les parcours ou de longues sorties.

Prendre soin du système musculaire, c’est offrir à son cheval un corps apte à l’effort, réceptif à l’apprentissage et capable de donner le meilleur de lui-même dans le respect de sa nature.

Points de vigilance : comprendre l’anatomie pour mieux prendre soin de son cheval

Surveillez les zones à risque lors des soins quotidiens

Certains points du corps du cheval sont sujets aux blessures, aux engorgements ou à l’usure, simplement par la répétition des gestes ou à cause du port de l’équipement.

Le garrot, par exemple, qui porte la selle, est souvent victime de frottements ou de points de pression mal placés. Un garrot gonflé, avec la peau à vif, signale une selle inadaptée ou une mauvaise position.

Autres zones sensibles : les tendons sur les membres, le dessous du ventre au niveau du passage de sangle, ou encore les articulations du boulet, genou et jarret.

Prendre le réflexe de palper, d’observer et de masser doucement ces régions chaque jour permet de détecter chaleurs, gonflements ou réactions douloureuses.

Cette vigilance au quotidien prévient l’installation de problèmes qui pourraient s’aggraver s’ils passent inaperçus.

Par exemple, après chaque séance, vérifiez systématiquement les tendons des membres : une chaleur inhabituelle ou un léger gonflement suffit à imposer du repos, avant que la situation ne dégénère.

Adapter l’harnachement à la morphologie de son cheval

Aucune selle, aucun filet, même de grande marque, ne convient par défaut à tous les chevaux. L’anatomie de chaque individu, parfois subtilement différente, doit guider le choix et la position du matériel.

Une muserolle trop basse peut comprimer les voies respiratoires. Une selle mal adaptée peut pincer le garrot ou glisser et provoquer une gêne sur la colonne vertébrale.

Il est donc indispensable d’observer les formes particulières de son cheval : garrot saillant, dos court, épaules larges ou épaules « prise au piège » par les panneaux de la selle.

Demandez l’aide d’un professionnel (saddle fitter, sellier) pour ajuster le matériel, ou prenez le temps de tester différentes options si un comportement inhabituel apparaît sous la selle (coup de cul, refus d’avancer, défense à l’attache…).

Un cheval écouté dans ses inconforts vous le rendra par une meilleure disponibilité et moins de comportements « problèmes ».

Détecter précocement boiteries et douleurs : l’observation du déplacement

Savoir regarder, c’est déjà savoir protéger. Observer avec attention la locomotion (pas, trot, galop) révèle bien des alertes sur l’état articulatoire ou musculaire du cheval.

Boiterie, démarche saccadée, cheval qui traîne un postérieur ou qui a du mal à s’incurver à main droite ou gauche : chacun de ces signes traduit un déséquilibre ou une gêne localisée sur une structure anatomique.

La connaissance des axes osseux, des articulations et des groupes musculaires aide alors à cibler la zone à surveiller ou à montrer au vétérinaire.

Par exemple, si le cheval « écarte » brusquement un boulet ou s’appuie plus fort d’un côté, cela peut venir d’une gêne au niveau du tendon fléchisseur ou d’une douleur à la hanche. Réagir tôt, c’est éviter des mois d’arrêt ou une aggravation.

Respecter les besoins naturels du cheval : mouvement et environnement

Le cheval n’est pas conçu pour rester statique ou sur un sol dur. Son anatomie (surtout les tendons, articulations et muscles du dos) a besoin de variété et de liberté pour garantir une bonne santé.

Un cheval confiné trop longtemps développe raideurs, douleurs dorsales ou troubles de la digestion, car son organisme est fait pour marcher plusieurs kilomètres par jour, trotter, brouter tête basse.

Aménagez des sorties régulières, offrez-lui du mouvement en liberté, diversifiez le travail sous la selle (extérieur, manège, terrain irrégulier). Favorisez une litière confortable et aérez les écuries pour préserver l’appareil respiratoire.

La connaissance des points de fragilité (pieds, dos, poumons) invite à des choix quotidiens respectueux de son équilibre naturel.

Adapter l’effort à la condition physique et à la croissance

Un jeune cheval, un senior ou un animal convalescent n’a pas les mêmes capacités qu’un athlète.

Savoir repérer les limites anatomiques (os en croissance, muscles en développement, articulations vieillissantes) permet de bâtir un programme de travail raisonnable.

Évitez de sur-solliciter un cheval trop jeune en lui imposant des sauts ou du dressage intensif avant que son squelette ne soit mature.

Chez le senior, réduisez les efforts explosifs mais gardez de la mobilité pour préserver sa souplesse musculaire.

En cas de doute, demandez conseil à un vétérinaire ou à un entraîneur expérimenté. Un travail adapté, progressif, construit sur la base de la connaissance anatomique, garantit longévité et plaisir partagé.

Soins spécifiques : le pansage comme moment de diagnostic

Le pansage, s’il est fait attentivement, devient un véritable examen de santé quotidien. Brosser en palpant permet de sentir des irrégularités, de réagir immédiatement en cas de plaie, de chaleur, de zone sensible.

C’est aussi l’occasion d’observer la mobilité de chaque région (nuque, dos, hanches), de vérifier la souplesse des articulations ou de détecter des zones de contraction musculaire.

Prenez le temps de masser doucement, de regarder les yeux et les oreilles du cheval : un cheval crispé, qui serre la queue ou sursaute, montre souvent un inconfort anatomique. Un dialogue quotidien s’établit ainsi, à l’écoute de son corps.

Prudence lors du transport et des manipulations

Les déplacements en van ou en camion sollicitent durement les membres et le dos du cheval. Une mauvaise fixation, un sol glissant ou des secousses prolongées peuvent provoquer des entorses ou des lésions musculaires.

Connaître la fragilité des jarrets, boulets et lombaires, c’est choisir avec soin les protections à mettre pendant le transport, et observer son état général à l’arrivée.

Après chaque trajet, marchez longuement votre cheval, observez la régularité de ses allures et palpez les membres pour repérer toute anomalie précoce.

Anticiper les risques saisonniers et environnementaux

Au printemps ou en été, la croissance rapide de l’herbe expose davantage à la fourbure, une inflammation douloureuse de la boîte cornée du sabot liée à l’excès de sucres.

Reconnaître les premiers signes (marche difficile, appui sur les talons, chaleur au niveau des pieds) nécessite une maîtrise de l’anatomie du pied.

En hiver, un sol gelé ou boueux augmente les risques de tendinites ou de glissades. Adaptez la ferrure, surveillez les saillies du dos, évitez les arrêts brusques sur terrain dur.

Anticiper ces risques saisonniers, grâce à une lecture informée du corps du cheval, c’est agir pour sa sécurité et son confort jour après jour.

FAQ – Anatomie du cheval : Ce que vous vous demandez encore

Quelles sont les blessures les plus courantes au niveau des membres chez le cheval ?

Les membres peuvent être sujets à des atteintes comme les entorses, tendinites ou blessures superficielles dues aux coups et aux frottements.

Une bonne observation quotidienne aide à repérer rapidement toute chaleur, gonflement ou boiterie qui pourraient signaler un problème.

Quels signes montrent qu’un organe interne de mon cheval peut être en souffrance ?

Des symptômes comme la baisse d’appétit, des coliques, un changement de couleur des muqueuses ou une altération du souffle peuvent révéler un problème interne.

En cas de doute, il est toujours conseillé de faire appel rapidement à un vétérinaire.

Est-il utile de connaître l’anatomie pour pratiquer une discipline spécifique (obstacle, dressage…)?

Oui, une bonne compréhension de l’anatomie permet d’adapter les soins, l’entraînement et la récupération spécifiques à chaque discipline.

Cela aide aussi à éviter des gestes ou embouchures inadaptés pouvant causer des blessures.

Quels muscles sont sollicités lors d’un travail sur le plat ou à l’obstacle ?

Le dos, la croupe et les postérieurs sont particulièrement sollicités à l’obstacle, alors que le travail sur le plat engage aussi la nuque, le garrot et les muscles abdominaux.

Adapter les exercices permet donc de cibler ou d’équilibrer le développement musculaire.

Comment repérer un problème articulaire chez mon cheval ?

Une raideur, des mouvements saccadés, une difficulté à tourner ou une réticence au travail signalent souvent un souci articulaire.

Observez avec attention les allures et n’hésitez pas à consulter un professionnel pour un examen complet.

Pour conclure

Connaître l’anatomie du cheval, c’est se donner les moyens de mieux respecter son animal et de veiller à sa santé.

L’article vous a permis de comprendre pourquoi cette connaissance est précieuse, d’identifier la fonction des membres et des organes internes, de visualiser les groupes musculaires essentiels à la locomotion, et de retenir l’importance de la vigilance quotidienne sur ces points.

Cette compréhension globale est une alliée incontournable pour tous les cavaliers qui souhaitent prendre soin de leur monture, prévenir les blessures et évoluer en harmonie avec leur cheval.

Vous pourriez également être intéressé par

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.