Phytothérapie chez le cheval : quel bienfaits ? combien ça coute ?

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La phytothérapie chez le cheval intrigue de plus en plus de cavaliers : mais quels bienfaits réels pour nos compagnons ? On se glisse dans les coulisses des plantes et on fait le point sur les coûts pour soigner malin…

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Sommaire de l'article

De plus en plus de propriétaires de chevaux cherchent aujourd’hui à soigner leurs compagnons de manière naturelle, et la phytothérapie séduit par sa richesse en bienfaits.

D’après un sondage mené par l’Ifce en 2023, 41% des propriétaires de chevaux déclarent avoir déjà eu recours à des compléments à base de plantes pour soutenir la santé ou les performances de leur animal.

À travers cet article, nous explorerons ce qu’est réellement la phytothérapie appliquée au cheval, en nous penchant sur ses principes et sur la manière dont elle intervient dans la gestion du bien-être équin.

Vous découvrirez également les atouts majeurs constatés pour la santé de nos chevaux ainsi que les plantes les plus plébiscitées, avant d’aborder la question incontournable du coût.

Pour finir, quelques conseils pratiques vous aideront à intégrer ces solutions naturelles au quotidien de votre cheval, en toute sécurité.

Qu’est-ce que la phytothérapie et comment s’applique-t-elle au cheval ?

La phytothérapie est une approche de soin utilisant les propriétés naturelles des plantes pour maintenir ou améliorer la santé.

Déjà bien connue chez l’humain, elle s’invite aussi dans le monde du cheval, où l’on recherche souvent des alternatives naturelles pour accompagner le bien-être et la santé de nos compagnons.

Définition de la phytothérapie

La phytothérapie désigne l’utilisation de plantes médicinales, sous différentes formes (infusions, décoctions, extraits secs ou liquides), afin de prévenir, soulager ou traiter certains troubles.

Elle repose sur la sélection minutieuse des parties actives des plantes, racines, feuilles, fleurs, écorces, selon les propriétés recherchées.

Chez les chevaux, l’utilisation des plantes s’inscrit dans une démarche naturelle, complémentaire aux traitements classiques ou à la prévention, pour soutenir le métabolisme, renforcer l’immunité ou apaiser certains inconforts.

Comment la phytothérapie s’adapte aux chevaux ?

La phytothérapie équine consiste à administrer des plantes ou des mélanges spécifiques, adaptés aux besoins, à l’âge, à l’activité et à la sensibilité de chaque cheval.

Par exemple, un cheval anxieux avant le travail ou en déplacement pourra bénéficier de plantes calmantes (comme la camomille).

Un cheval senior, quant à lui, pourra profiter de mélanges soutenant la souplesse articulaire ou le confort digestif.

Les formes d’administration sont variées : poudres incorporées dans la ration, sirops ajoutés à l’eau de boisson, ou encore plantes séchées à mélanger au foin. Le choix dépend de la préférence du cheval, de la composition du mélange et du conseil du professionnel de santé équin.

Importance de la justesse des dosages et du suivi

Le métabolisme du cheval n’est pas identique à celui de l’homme ou des autres animaux. Certaines plantes tout à fait bénéfiques pour les humains peuvent être toxiques pour les équidés.

C’est pourquoi il est important de se référer à des indications spécifiques à l’espèce cheval, d’adapter soigneusement les doses en fonction du poids et de l’état de santé, et de demander l’avis d’un vétérinaire spécialisé ou d’un phytothérapeute équin avant toute cure.

Cette vigilance permet d’éviter les surdosages ou les interactions avec d’autres médications, assurant ainsi la sécurité et l’efficacité de chaque traitement à base de plantes.

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Principaux bienfaits de la phytothérapie pour la santé équine

Soutien du système digestif

Le système digestif du cheval est particulièrement sensible, d’autant plus qu’il s’agit d’un animal monogastrique sujet au stress, aux coliques ou aux ballonnements.

La phytothérapie propose plusieurs plantes digestives, comme le fenouil ou la camomille, reconnues pour leurs propriétés antispasmodiques et carminatives.

Concrètement, une cure de fenouil ajoutée à la ration d’un cheval ayant tendance à gonfler ou présenter des troubles digestifs légers, peut l’aider à mieux assimiler ses aliments et limiter les inconforts digestifs.

Pour les chevaux sujets à la nervosité de l’intestin (coliques légères, crottins mous), la camomille peut apporter un apaisement naturel.

Renforcement de l’immunité

Certains chevaux, notamment les jeunes, les seniors ou ceux vivant en collectivité, peuvent avoir un système immunitaire fragilisé.

Des plantes comme l’échinacée ou le cynorrhodon sont traditionnellement utilisées pour stimuler les défenses naturelles.

Une cure d’échinacée au changement de saison, ou durant une convalescence, aide le cheval à mieux se défendre contre les agressions extérieures.

Le cynorrhodon, très riche en vitamine C, est quant à lui utile pour soutenir l’organisme lors de périodes de fatigue ou d’exposition au froid.

Amélioration du confort articulaire et musculaire

Les chevaux sportifs, vieillissants ou convalescents peuvent souffrir de raideurs et d’inconforts articulaires.

Des plantes comme l’harpagophytum ou la reine-des-prés sont particulièrement prisées pour accompagner la mobilité et limiter les douleurs inflammatoires.

L’harpagophytum, couramment nommé « griffe du diable », a démontré son intérêt pour soutenir la souplesse et le confort locomoteur : il est ainsi fréquemment intégré dans les rations des chevaux de sport ou des chevaux âgés.

La reine-des-prés, en raison de ses propriétés anti-inflammatoires naturelles, est parfois utilisée en soutien ponctuel après un effort soutenu ou sur chevaux en reprise d’activité.

Gestion du stress et de l’anxiété

Les chevaux sont des proies par nature et se montrent sensibles à leur environnement, ce qui peut générer du stress lors de transports, de concours ou de changements d’habitudes.

Des plantes apaisantes comme la valériane, la passiflore ou la mélisse sont suggérées pour détendre l’organisme et aider à gérer ces épisodes anxieux.

Un cheval anxieux avant une compétition ou qui perd l’appétit lors d’un changement de pension pourra, par exemple, bénéficier d’un mélange calmant à base de camomille ou de passiflore pour mieux vivre ces périodes de transition.

Soutien lors de troubles cutanés ou respiratoires

Les affections de la peau (démangeaisons, dermites estivales) ou du système respiratoire (toux, allergies) sont courantes en équitation, notamment chez les chevaux vivant dehors.

Des plantes comme la bardane ou l’ortie soutiennent la détoxification et la santé cutanée, tandis que le thym ou l’eucalyptus peuvent fluidifier le mucus et faciliter la respiration.

En pratique, une cure de bardane s’avère intéressante pour les chevaux sujets aux démangeaisons printanières, tandis que le thym en infusion douce peut apaiser une toux légère lors des changements de saison.

Apport nutritif naturel

Outre leurs actions thérapeutiques ciblées, de nombreuses plantes apportent des vitamines et des minéraux essentiels.

L’ortie, par exemple, est très riche en fer et en oligo-éléments, ce qui en fait une alliée des chevaux convalescents ou fatigués, sans avoir recours à des compléments de synthèse.

La phytothérapie constitue ainsi un moyen doux de compléter l’alimentation de son cheval, tout en profitant de l’effet bénéfique de chaque plante sur la vitalité générale.

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Les plantes les plus couramment utilisées chez le cheval

La richesse du règne végétal permet une grande variété d’usages, adaptés à presque chaque besoin ou problématique rencontrée chez le cheval. Certaines plantes se distinguent par leur efficacité, leur innocuité et la diversité de leurs formes d’administration.

Harpagophytum : la référence pour les articulations

L’harpagophytum, ou « griffe du diable », est sans doute la plante la plus utilisée dans le soutien du confort articulaire équin.

Riche en harpagoside, molécule aux propriétés anti-inflammatoires, cette racine aide à soulager les raideurs et douleurs, notamment chez les chevaux de sport éprouvés par l’activité ou les seniors sujets à l’arthrose.

Dans la pratique, l’harpagophytum se présente souvent en poudre à incorporer à la ration, ou en extrait liquide. Il s’emploie en cure de plusieurs semaines, particulièrement durant les phases de travail intensif ou en période hivernale.

Par exemple, un cheval ayant des difficultés à démarrer la séance, ou rechignant à trotter dans la fraîcheur du matin, pourra retrouver de la souplesse grâce à une cure bien dosée d’harpagophytum.

Camomille et mélisse : pour apaiser l’esprit et l’intestin

La camomille et la mélisse sont deux plantes aux vertus calmantes, couramment plébiscitées pour leur action sur la nervosité, le stress passager et les troubles digestifs associés.

Chez les chevaux sensibles ou anxieux, la camomille entre dans la composition de mélanges « relaxants », utiles lors des transports, concours ou changements de pension.

Elle apaise également le système digestif, limitant les spasmes et les flatulences lors de transitions alimentaires.

La mélisse, de son côté, soutient à la fois la détente générale et la fonction hépatique, favorisant une meilleure gestion des émotions et du foie, organe-clé du métabolisme équin.

Prenons l’exemple d’un poulain nerveux lors du sevrage : une ration complétée en camomille peut aider à limiter les troubles digestifs liés à l’anxiété et faciliter l’adaptation.

Ortie : un concentré naturel de minéraux

L’ortie est reconnue pour sa richesse en fer, silice, calcium et vitamines.

Elle est particulièrement recommandée en soutien de la vitalité, pour les chevaux fatigués, convalescents ou après une maladie.

En plus de stimuler la formation des globules rouges (utile lors des périodes de mue ou après une chute de forme), l’ortie aide à renforcer la structure des sabots et la beauté du poil.

Souvent distribuée séchée ou en poudre, elle s’ajoute facilement à la ration, sans modification notable du goût – un vrai atout pour les chevaux difficiles.

Un cheval en reprise d’état, après l’hiver ou une longue immobilisation, bénéficiera largement de l’apport tonifiant et reminéralisant de l’ortie.

Bardane : l’alliée des peaux sensibles

La bardane est une plante phare dès qu’il s’agit de soutenir les chevaux sujets aux problèmes de peau (démangeaisons, dermites estivales, croûtes ou poils ternes).

Par ses propriétés dépuratives, elle aide l’organisme à éliminer les toxines responsables de troubles cutanés, tout en apportant du confort lors des périodes de grattage.

Elle se donne principalement en poudre ou en décoction, lors des changements de saison ou en cure de « nettoyage » après un hiver en box.

Un cheval qui peine à se débarrasser des plaques de dermite au printemps peut, par exemple, recevoir de la bardane sur une période de 3 à 4 semaines, en parallèle des soins externes et d’un brossage régulier.

Thym et eucalyptus : pour respirer à pleins poumons

Le thym et l’eucalyptus sont incontournables pour accompagner les chevaux présentant des sensibilités respiratoires (toux d’écurie, petits rhumes, allergies saisonnières).

Le thym est apprécié pour ses propriétés antitussives et expectorantes : il contribue à fluidifier le mucus et libérer les voies aériennes lors de coups de froid ou d’humidité.

Quant à l’eucalyptus, il favorise une respiration apaisée grâce aux huiles essentielles qu’il dégage, notamment lors de fumigations douces dans l’environnement du cheval.

Concrètement, une petite infusion tiède de thym (refroidie et filtrée) versée dans l’eau de boisson peut apaiser un cheval affecté par une toux légère à la sortie de l’hiver.

Cynorrhodon : la « baie de l’énergie »

Le cynorrhodon, fruit de l’églantier, est très riche en vitamine C, en antioxydants et en caroténoïdes.

Il est particulièrement recommandé pour soutenir l’immunité, la récupération après un effort important, ou accompagner les jeunes chevaux lors de la croissance.

Distribué sous forme de baies séchées ou de poudre, le cynorrhodon complète efficacement l’alimentation des chevaux vivant dehors à l’automne ou au printemps, périodes pendant lesquelles les besoins en vitamines augmentent.

Un cheval ayant tendance à attraper facilement des rhumes en collectivité bénéficiera d’une cure de cynorrhodon pour renforcer son terrain et limiter les absences lors des séances de travail.

Achillée millefeuille : le soutien digestif polyvalent

L’achillée millefeuille fait partie des plantes « touche-à-tout », à la fois digestive, anti-inflammatoire légère et tonique.

Elle trouve sa place dans la gestion des troubles digestifs bénins, tels que les ballonnements ou la légère paresse intestinale.

Son action hémostatique (qui aide la coagulation) encourage également son emploi en usage externe, sur de petites plaies ou écorchures, en compresse.

Un cheval qui manifeste des crottins irréguliers ou qui rechigne à finir sa ration lors des changements d’herbe, pourra profiter de l’effet harmonisant de l’achillée sur le système digestif.

Valériane et passiflore : duo anti-stress

La valériane, bien connue des herboristes, est un complément de choix pour les épisodes de stress aigu, comme un transport, un déménagement ou une première sortie en extérieur.

Souvent associée à la passiflore, aux vertus anxiolytiques douces, elle favorise le retour au calme sans provoquer d’abattement.

Cette association est très appréciée des cavaliers ayant des chevaux émotifs, qui ont tendance à sur-réagir ou à perdre l’appétit dès qu’un changement survient dans leur environnement.

La valériane, cependant, est à utiliser avec précaution chez les compétiteurs, car elle peut figurer sur les listes de substances dopantes : il est donc important de se référer aux règlements en vigueur selon les disciplines.

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Combien coûte la phytothérapie équine ?

Le budget à prévoir pour intégrer la phytothérapie dans le quotidien de son cheval dépend de plusieurs facteurs, allant du choix des plantes à la forme d’administration, en passant par le mode d’achat (vrac, produit « prêt à l’emploi » ou consultation spécialisée).

Il est donc essentiel de bien comprendre ce qui compose le coût global afin de pouvoir adapter ses soins à son budget, tout en maintenant une qualité optimale pour le bien-être du cheval.

Prix des plantes simples en vrac

Les plantes sèches vendues en vrac sont généralement l’option la plus économique pour démarrer la phytothérapie équine. On les trouve en herboristerie, chez des fournisseurs spécialisés équins ou dans certaines boutiques en ligne.

Pour donner quelques repères : un kilo de camomille, d’ortie ou de fenouil coûte en moyenne entre 8 et 20 € selon la plante et sa qualité (bio ou conventionnelle, origine locale ou importée).

Un cheval adulte consomme typiquement de 20 à 40 g par jour selon la plante. Ainsi, un kilo permet d’assurer entre 25 et 50 jours de cure, ce qui ramène le coût quotidien entre 20 et 60 centimes.

Ce mode d’achat demande cependant une part de préparation et d’adaptation pour mélanger les bons dosages à la ration et garantir une conservation optimale des plantes (au sec, à l’abri de la lumière).

Coût des compléments phytothérapeutiques formulés

Pour les propriétaires souhaitant plus de simplicité, il existe de nombreux compléments « prêts à l’emploi » regroupant des associations de plantes ciblées : articulations, stress, immunité, soutien digestif, etc.

Ils se présentent souvent sous forme de poudres, de granulés, de sirops ou d’extraits liquides. Leur prix varie selon la concentration en principes actifs, la notoriété de la marque et la réputation du fabricant.

En pratique, le coût d’une cure formulée tourne autour de 25 à 45 € pour 1 à 2 kg, couvrant le plus souvent 1 mois de traitement pour un cheval adulte.

Pour un cheval ayant besoin de soutien articulaire (harpagophytum, reine-des-prés, saule), un pot de complément coûte donc en moyenne 30 € pour 30 jours de cure, soit environ 1 € par jour.

Les mélanges liquides ou extraits titrés peuvent revenir un peu plus cher : entre 35 et 50 € la bouteille, avec une cure mensuelle revenant à 1,20 à 1,70 € par jour environ.

Si le coût est plus élevé que pour le vrac, cela inclut la tranquillité d’esprit de formules équilibrées et faciles à administrer, sans besoin de pesée quotidienne.

Consultations en phytothérapie spécialisée : investissement supplémentaire

Certains propriétaires, notamment en cas de troubles chroniques ou de chevaux sensibles, souhaitent bénéficier d’un accompagnement personnalisé auprès d’un vétérinaire phytothérapeute ou d’un professionnel formé.

Une première consultation spécialisée pour dresser le bilan de santé du cheval et établir un protocole de soins personnalisés coûte selon les régions entre 45 et 90 €.

À cela s’ajoutent le prix des plantes ou compléments recommandés lors de la consultation, le suivi et parfois la réévaluation du protocole au fil du temps.

Recourir à un tel accompagnement assure une parfaite adéquation des plantes, des dosages et une surveillance rapprochée des éventuelles interactions, un choix judicieux dans les cas complexes (chevaux âgés, animaux sous traitement médical, compétition…).

Budget annuel à anticiper selon l’usage

À l’année, un cavalier qui souhaite soutenir ponctuellement son cheval (2-3 cures ciblées : humeur, poil, articulation) doit prévoir un budget de 60 à 150 €.

Pour un usage quasi-permanent ou pour la gestion de troubles récurrents (arthrose, allergies saisonnières), le budget peut atteindre 350 € à 450 € par an en cumulant les différentes plantes ou cures prêtes à l’emploi.

Il est donc essentiel d’estimer le nombre de chevaux concernés, la fréquence d’administration, le type de plantes utilisées et de comparer le prix au kilo ou à la cure lors de l’achat.

Penser à demander régulièrement conseil permet aussi d’adapter la posologie, et parfois de réduire les cures au nécessaire, allégeant ainsi le budget global sans compromis sur l’efficacité.

Comparaison avec d’autres solutions de soins

La phytothérapie se positionne économiquement de façon intéressante face à certains compléments de synthèse ou traitements vétérinaires allopathiques, surtout pour la prévention ou le soutien du bien-être général.

Néanmoins, elle ne remplace pas un traitement curatif nécessaire en cas de pathologie avérée ; il est alors essentiel d’inclure dans son budget le suivi vétérinaire et les soins conventionnels si besoin.

Prendre le temps de comparer l’offre (plantes seules, mélanges formulés, conseils spécialisés) permet à chaque cavalier de composer un programme adapté au profil de son cheval tout en maîtrisant ses dépenses.

FAQ sur la phytothérapie équine

La phytothérapie peut-elle remplacer totalement les traitements vétérinaires classiques ?

Non, la phytothérapie ne doit jamais se substituer à l’avis ou au traitement d’un vétérinaire en cas de maladie ou d’affection grave.

C’est un complément naturel utile pour le bien-être, mais elle ne remplace pas les médicaments ou interventions nécessaires dans les situations urgentes ou sévères.

Comment savoir quelle plante donner à mon cheval selon ses besoins ?

Il est conseillé de demander conseil à un vétérinaire ou à un spécialiste en phytothérapie équine avant d’introduire une nouvelle plante dans l’alimentation du cheval.

Chaque plante a des effets spécifiques, et certains mélanges ou dosages ne conviennent pas à tous les chevaux ni à toutes les situations.

Y a-t-il des risques d’effets secondaires ou d’intolérances ?

Oui, certaines plantes peuvent provoquer des réactions allergiques, des troubles digestifs ou interagir avec des traitements médicamenteux en cours.

Il faut toujours introduire une nouvelle plante progressivement et surveiller le comportement et la santé du cheval.

Où puis-je acheter des plantes pour mon cheval en toute sécurité ?

Privilégiez les fournisseurs spécialisés en phytothérapie équine ou les herboristeries reconnues, qui garantissent la qualité et la traçabilité des plantes.

Évitez de ramasser vous-même des plantes dans la nature sans être sûr de leur identification et de leur innocuité.

Peut-on mélanger plusieurs plantes ensemble ? Existe-t-il des contre-indications ?

Oui, il existe des synergies positives mais aussi des associations déconseillées.

Pour concocter un mélange sûr et efficace, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel ou utiliser des mélanges tout prêts spécifiquement formulés pour les chevaux.

À partir de quel âge peut-on utiliser la phytothérapie chez un cheval ?

La plupart des plantes peuvent être administrées à des chevaux adultes en bonne santé.

Pour les poulains, juments gestantes ou chevaux âgés/faibles, une grande prudence s’impose, et l’avis vétérinaire est indispensable.

Combien de temps faut-il attendre pour voir les premiers effets ?

Les effets de la phytothérapie peuvent apparaître en quelques jours pour les troubles légers ou après plusieurs semaines dans des cas chroniques ou préventifs.

Tout dépend de la plante utilisée, du problème ciblé, du métabolisme du cheval et de la régularité d’administration.

Quelles sont les formes les plus pratiques de phytothérapie pour chevaux ?

Les plantes peuvent être données séchées, en poudre, en extraits liquides ou sous forme de compléments prêts à l’emploi.
Le choix dépend du type de plante, de la facilité d’administration et des préférences du cheval.

Quels signes doivent m’alerter lors d’une cure de plantes ?

Arrêtez la supplémentation et contactez un vétérinaire en cas de diarrhée persistante, de réactions cutanées, de baisse d’appétit ou tout changement anormal de comportement.

Restez vigilant aux moindres signaux inhabituels, surtout lors des premiers jours de cure.

Peut-on donner de la phytothérapie en compétition et lors de contrôles antidopage ?

Certaines plantes ou extraits sont interdits en compétition parce qu’ils peuvent influencer les performances ou contenir des substances dopantes.

Renseignez-vous toujours auprès de la Fédération ou du vétérinaire avant toute cure en contexte sportif.

En résumé

La phytothérapie représente une option naturelle et de plus en plus populaire pour préserver la santé du cheval, en misant sur les vertus variées de plusieurs plantes médicinales.

Les bénéfices englobent le soutien du système digestif, articulaire ou respiratoire, pour un budget variable selon les besoins et la qualité des produits choisis.

Bien employée, et avec l’accompagnement d’un professionnel, elle s’intègre aisément dans la routine de soins des chevaux tout en optimisant leur bien-être.

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