Cheval boulonnais : origine, prix, taille, caractère… tout savoir !

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Connaissez-vous vraiment le cheval boulonnais ? Entre histoire fascinante et atouts pour les cavaliers, découvrez tout ce qui rend cette race si attachante, de son origine à son prix en passant par sa taille impressionnante !

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Sommaire de l'article

Robuste et élégant, le cheval boulonnais demeure un emblème du patrimoine équestre français, particulièrement dans les Hauts-de-France où il était autrefois omniprésent dans les champs et sur les routes.

Aujourd’hui, la race compte environ 422 juments et 68 étalons en activité en France, selon les données du Syndicat Hippique Boulonnais, illustrant à la fois sa rareté et l’importance des actions de préservation mises en place pour assurer sa survie.

Dans cet article, nous vous proposons de (re)découvrir le boulonnais à travers une présentation vivante de la race, suivie d’un détour par les origines et l’histoire qui ont façonné son caractère unique.

Nous détaillerons ensuite ses caractéristiques physiques et sa stature imposante, avant d’aborder les questions pratiques du prix d’achat et des coûts d’entretien.

Enfin, vous pourrez explorer les multiples utilisations du boulonnais aujourd’hui, un cheval qui ne cesse d’étonner par ses atouts aussi bien en traction qu’en loisirs ou en valorisation territoriale.

Présentation générale du cheval boulonnais

Le cheval boulonnais est l’une des races de trait françaises les plus appréciées pour sa prestance et sa douceur.

Connu pour sa robe grise éclatante, il attire tant les professionnels du monde équestre que les amateurs, grâce à son allure élégante et son tempérament docile.

Un cheval de trait à l’élégance remarquable

Contrairement à certains chevaux de trait massifs et rustiques, le boulonnais séduit immédiatement par son apparence fine et ses mouvements harmonieux.

On le surnomme d’ailleurs souvent le « pur-sang blanc » en raison de ses lignes raffinées qui rappellent celles des races plus légères.

Cette élégance naturelle rend le boulonnais particulièrement apprécié lors des défilés, des présentations ou dans le cadre d’attelages festifs, où il aime attirer tous les regards.

Sa crinière souvent abondante et soignée lui donne une présence unique dans le paysage équestre.

Un tempérament docile et fiable

Le boulonnais brille aussi par son tempérament doux. Il fait preuve d’un calme rassurant et d’une grande tolérance, ce qui le rend accessible aussi bien aux cavaliers confirmés qu’aux débutants.

Pour les enfants comme pour les adultes, travailler avec un boulonnais est souvent synonyme de plaisir et de sécurité.

Par exemple, de nombreux clubs hippiques choisissent cette race pour les activités de découverte ou de médiation animale, car sa patience et son écoute favorisent une première approche positive du cheval.

Un patrimoine vivant du Nord de la France

Originaire principalement du littoral du Pas-de-Calais, la race du boulonnais est profondément enracinée dans la culture du Nord.

À travers les siècles, ce cheval a accompagné l’histoire locale, des travaux agricoles aux grandes avenues parisiennes, jusqu’aux fêtes régionales où il reste une véritable fierté.

Préserver le boulonnais, c’est préserver un morceau du patrimoine français vivant, d’où l’engagement de nombreux éleveurs et associations pour faire connaître cette race au plus grand nombre.

Origines et histoire de la race

Avant de devenir une icône du patrimoine équestre français, le cheval boulonnais a traversé des siècles d’évolution. Comprendre ses origines, c’est découvrir comment l’histoire, la géographie et les hommes ont façonné ce cheval aussi solide qu’élégant.

Des racines anciennes sur les rivages de la Manche

Les premières traces du cheval boulonnais remontent à l’époque romaine, voire peut-être à des périodes antérieures. La région du Boulonnais, située sur la côte du Pas-de-Calais, offre un cadre idéal d’élevage, entre prairies, forêts et climat tempéré.

Les armées de Jules César auraient déjà remarqué la robustesse des chevaux locaux, appréciés pour le transport des denrées ou comme montures de guerre. Cette tradition équestre s’est perpétuée au fil des siècles, ancrant la race dans le paysage nordiste.

Le terroir du Boulonnais est donc indissociable de l’évolution de cette race, car le sol argileux, les pâturages riches et l’air iodé ont contribué au développement de chevaux à l’ossature solide et à la santé remarquable.

Une sélection guidée par les besoins de l’époque

Au Moyen Âge, les seigneurs locaux renforcent la sélection en croisant les juments boulonnaises avec des étalons d’origines diverses, souvent ramenés d’expéditions guerrières.

On retrouve notamment des influences orientales et espagnoles, qui affinent le modèle.

Ce travail de sélection répondait à un objectif : obtenir un cheval puissant mais élégant, capable de s’adapter aussi bien à la traction de lourds attelages qu’à la selle.

Cette polyvalence devient la marque de fabrique du boulonnais.

Au XVIIIe siècle, les éleveurs introduisent du sang arabe, notamment via l’étalon « Godolphin Arabian ». Ce croisement apporte de la finesse sans sacrifier la force, d’où la réputation de « pur-sang blanc » souvent attachée à la race.

Le Boulonnais, moteur de l’économie locale

Dès le XIXe siècle, le développement des voies de communication, notamment entre Boulogne-sur-Mer et Paris, donne un nouvel essor à la race.

Les « postiers boulonnais » sont alors spécialisés pour tirer les diligences de poisson frais, réputées pour leur rapidité et leur endurance.

La demande grandit : le boulonnais s’impose rapidement comme le cheval de trait de référence sur les marchés du Nord et de la capitale, accompagnant boulangers, maraîchers et commerçants dans leur quotidien.

Cette période fastueuse a façonné la morphologie actuelle de la race, en favorisant les sujets rapides, costauds et dotés d’un tempérament fiable.

Aujourd’hui encore, le boulonnais garde la réputation d’un cheval endurant, capable de longues journées de travail, tout en restant agréable à manier.

De la crise à la renaissance de la race

L’avènement de la mécanisation à partir du XXe siècle provoque une chute dramatique des effectifs, au point de menacer la survie de la race. D’innombrables chevaux boulonnais disparaissent des campagnes, remplacés par les tracteurs et les camions.

Face à cette situation, un mouvement de sauvegarde s’organise progressivement grâce à la mobilisation d’éleveurs passionnés, de collectivités et d’associations.

Des plans de relance, des concours de races et la valorisation du boulonnais dans l’attelage et l’agro-tourisme permettent à la race de connaître une nouvelle vitalité.

Aujourd’hui classé comme « race à faible effectif » par les instances officielles, le cheval boulonnais fait l’objet de programmes de conservation.

Il continue à écrire son histoire, en s’adaptant aux usages contemporains tout en conservant fièrement ses origines séculaires.

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Caractéristiques physiques et taille du boulonnais

Le cheval boulonnais attire immédiatement l’œil par sa stature imposante, sa robe lumineuse et le raffinement de ses formes. Véritable symbole d’harmonie entre force et élégance, ses caractéristiques physiques en font un modèle unique parmi les races de trait.

Découvrons en détail ce qui distingue le boulonnais au premier regard, ainsi que les standards recherchés chez cette race emblématique.

Un gabarit puissant, sans lourdeur

Le boulonnais se distingue par un physique massif mais sans excès de lourdeur. Son ossature large et musclée lui confère la robustesse nécessaire au travail de trait tout en conservant une certaine légèreté dans les mouvements.

Typiquement, la poitrine est large et profonde, les épaules longues et inclinées, un atout pour des allures amples et souples.

Cette morphologie permet au cheval d’allier puissance de traction et aisance à la marche, ce qui le rend particulièrement efficace lors des travaux agricoles ou à l’attelage.

Contrairement à d’autres chevaux de trait qui peuvent sembler “carrés” ou trop compacts, le boulonnais conserve des proportions élégantes.

Sa silhouette s’inscrit dans un rectangle allongé, une caractéristique que l’on retrouve rarement chez les autres races de trait, et qui contribue à son surnom de « pur-sang blanc ».

Taille : un cheval fidèle à la tradition des grands formats

La taille du boulonnais varie selon le type (trait lourd ou postier), mais, en règle générale, elle se situe entre 1,60 et 1,70 mètre au garrot pour les adultes. Certains sujets, destinés à des usages spécifiques comme l’attelage de prestige, peuvent même dépasser 1,70 mètre.

Ce gabarit imposant est essentiel car il garantit au boulonnais la force physique attendue chez un cheval de trait, tout en restant assez souple pour s’adapter à différents usages, du travail dans les champs à la participation à des concours.

À titre d’exemple, une jument boulonnaise typique mesurera autour d’1,65 m pour un poids compris entre 700 et 900 kg, ce qui lui permet de tirer aisément une lourde charge ou d’évoluer sans difficulté sur les grandes distances.

Une robe presque toujours blanche

La particularité la plus marquante du boulonnais est sa robe gris claire, qui, à l’âge adulte, donne l’impression d’un cheval quasiment blanc.

Peu de chevaux adultes de la race présentent d’autres couleurs, le gris s’étant imposé comme le standard idéal des éleveurs depuis plusieurs siècles.

Les poulains naissent souvent avec une robe grisonnante ou plus sombre, pour s’éclaircir progressivement avec l’âge.

Cette évolution de la robe est toujours un moment d’observation privilégié chez les éleveurs, car elle permet de suivre le développement harmonieux du cheval.

Cette teinte unique, associée au crin abondant et soyeux de la crinière et de la queue, contribue fortement à l’élégance du boulonnais et fait qu’on le repère instantanément dans un groupe de chevaux de trait.

Tête expressive et regard doux

La tête du boulonnais, plutôt fine pour un cheval de trait, présente un profil rectiligne ou légèrement busqué. Le front est large, les yeux sont vifs, expressifs et pleins de douceur.

Ces particularités lui donnent un air noble et apaisant qui séduit immédiatement, notamment les enfants ou les personnes découvrant l’équitation. La tête bien “raccordée” à l’encolure, ni trop épaisse ni massive, reflète l’harmonie générale de la race.

Les naseaux bien ouverts, caractéristiques des chevaux endurants, permettent une bonne oxygénation lors des efforts soutenus, ce qui explique en partie l’endurance du boulonnais lors des longues randonnées ou du travail quotidien.

Des membres solides et bien structurés

Les membres du boulonnais sont robustes, avec des articulations larges mais une sècheresse relative des tendons qui permet d’éviter l’aspect “boudiné” de certaines autres races de trait.

Les sabots sont larges et résistants, adaptés aux terrains variés du Nord de la France (prairies humides, sols lourds), ce qui garantit non seulement la longévité du cheval mais aussi sa sécurité et celle du cavalier lors des déplacements sur sol difficile.

Prenons l’exemple du travail dans un champ boueux ou sur des routes pavées : la qualité des membres et des pieds du boulonnais lui confère une réelle stabilité, réduisant le risque de blessures et de glissades.

Une encolure et un port de tête qui marquent l’élégance

L’encolure du boulonnais, longue et bien arquée, s’attache harmonieusement à la poitrine, donnant un port de tête fier et élégant. Cet atout est particulièrement visible lors des défilés ou des présentations en main, où il impressionne par sa prestance naturelle.

Cette encolure généreuse n’est pas qu’un critère esthétique : elle permet également au cheval d’assurer un meilleur équilibre lors de la traction de charges lourdes, tout en gardant de la mobilité pour répondre aux demandes de son meneur ou cavalier.

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Prix d’achat et coût d’entretien d’un cheval boulonnais

S’offrir un cheval boulonnais, c’est faire le choix d’une race rare et patrimoniale. Cependant, au-delà du prix d’achat, il est essentiel d’évaluer l’ensemble des frais pour garantir le bien-être de l’animal et anticiper son impact sur le budget du cavalier ou de la structure équestre.

Quel est le prix d’un cheval boulonnais ?

Le tarif d’achat d’un boulonnais varie notablement selon plusieurs critères : l’âge, le sexe, l’aptitude (travail, attelage, loisir, reproduction), la lignée, le niveau d’éducation, et bien sûr, la conjoncture du marché.

En général, le prix d’un poulain boulonnais débute autour de 3 000 à 5 000 €, pour un sujet issu d’une lignée classique, non dressé et non approuvé en reproduction.

Ce montant peut augmenter si le jeune cheval présente des origines particulièrement recherchées ou s’il a déjà bénéficié d’un début de formation en attelage ou à la selle.

Pour un boulonnais adulte, prêt au travail ou à l’attelage, il faut souvent prévoir un investissement de 6 000 à 9 000 €, voire davantage pour un animal ayant obtenu des récompenses lors de concours ou présentant des qualités rares (robe très claire, modèle exceptionnel).

Un étalon approuvé pour la reproduction ou une jument confirmée pourra dépasser 10 000 €, car leur valeur génétique et leur capacité à transmettre les qualités de la race sont particulièrement recherchées par les éleveurs.

À titre de comparaison, ce tarif est similaire ou parfois inférieur à celui d’autres grands chevaux de trait français, alors même que le boulonnais reste une race à effectif limité, ce qui en fait un achat à la fois passion et préservation du patrimoine.

Les frais d’entretien du boulonnais au quotidien

Le boulonnais, par sa taille et son ossature, requiert une alimentation adaptée et un certain niveau de soins. Il ne faut donc pas sous-estimer le coût d’entretien, qui s’avère globalement supérieur à celui d’un cheval de selle plus léger.

Alimentation : quantité et qualité

Le besoin alimentaire d’un boulonnais adulte oscille entre 12 et 18 kg de foin par jour. Pour un grand gabarit, la ration peut même être plus conséquente, notamment si le cheval travaille quotidiennement ou vit dans un climat froid.

À cela s’ajoutent les compléments minéraux et parfois des céréales pour assurer la pleine santé : il faut prévoir un budget mensuel de 60 à 100 € rien que pour la nourriture, variable selon les saisons et selon que l’on dispose ou non de pâturages suffisants.

L’alimentation de qualité est essentielle chez le boulonnais, non seulement pour entretenir sa masse musculaire et son état corporel, mais aussi pour préserver la solidité de ses membres et son endurance.

Une carence aurait des conséquences directes sur l’état général du cheval.

Pension et hébergement : espaces adaptés

Un boulonnais apprécie les grands espaces et doit pouvoir évoluer dans un pré sécurisé, si possible en compagnie d’autres chevaux. En pension pré, il faut compter de 120 à 180 € par mois selon la région et les installations.

Pour une pension box avec sorties quotidiennes, le forfait mensuel peut aller de 200 à 300 € (voire plus en région parisienne ou dans les écuries haut de gamme).

Bien choisir son hébergement permet de réduire les risques de blessures (grandes allées, abris adaptés pour un grand cheval, clôtures solides).

Un espace de vie mal conçu pourrait exposer votre boulonnais à des accidents ou à du stress, ce qui nuirait à son équilibre physique et mental.

Soins vétérinaires et suivi sanitaire

Les soins essentiels comprennent les vaccins (grippe, tétanos), la vermifugation régulière et les visites vétérinaires annuelles. Prévoir environ 250 à 400 € par an pour un suivi classique.

Le boulonnais n’est pas une race particulièrement sujette aux maladies, mais il reste indispensable de surveiller l’état de ses membres (tendons, articulations) et de ses pieds, surtout en cas de travail intensif ou de participation à des manifestations.

Une blessure non traitée à temps ou une négligence sanitaire peuvent générer des frais importants, sans compter l’inconfort et la souffrance pour le cheval.

Maréchalerie et entretien des sabots

Comptez entre 80 et 120 € pour un ferrage complet chez un cheval de trait, à renouveler toutes les 6 à 8 semaines selon l’utilisation du cheval (pratique de l’attelage, sorties en extérieur régulières…).

Même sans ferrage, un entretien régulier (parage) reste indispensable afin d’éviter les boiteries liées à la corne ou à la morphologie des pieds.

Ce point est encore plus crucial chez les chevaux vivant sur des sols humides ou très durs.

Un suivi attentif de la maréchalerie garantit la longévité du boulonnais et limite les frais vétérinaires liés aux troubles locomoteurs.

Quelques coûts supplémentaires à anticiper

Les équipements doivent être adaptés à la taille et à la force du boulonnais : prévoir une selle, un harnais ou un harnachement solide, parfois sur-mesure, avec un budget de 700 à 2 000 € selon la discipline.

La participation à des concours, présentations ou animations locales implique des frais de transport, d’inscription et parfois de pension temporaire, variables selon les événements.

Enfin, si vous souhaitez assurer votre cheval (responsabilité civile, santé, mortalité), comptez un forfait annuel entre 200 et 500 €, en fonction du niveau de garantie choisi et de la valeur du cheval assuré.

Anticiper ces dépenses permet d’offrir au boulonnais un environnement favorable à son épanouissement et de préserver cet ambassadeur du patrimoine vivant, tout en évitant les mauvaises surprises pour le propriétaire.

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Les disciplines de prédilection du boulonnais

Au fil du temps, le cheval boulonnais a su se réinventer sans renier son héritage. Aujourd’hui, il s’illustre dans de multiples registres, qui mettent en valeur non seulement sa force, mais aussi sa docilité et son incroyable polyvalence, tant auprès des particuliers que des professionnels.

Le boulonnais en traction et agriculture durable

Historiquement, le boulonnais était un allié incontournable du monde rural, apte à toutes les tâches agricoles.

S’il n’est plus le pilier central de l’agriculture moderne, il connaît un véritable retour en grâce, poussé par la volonté croissante de pratiquer une agriculture plus respectueuse de la terre et de la biodiversité.

Aujourd’hui, de plus en plus d’exploitations maraîchères, viticoles ou sylvicoles font appel au boulonnais pour les travaux de traction : labour, débardage en forêt, entretien des vignes, transport de récoltes…

Son pied sûr et son endurance permettent d’intervenir dans des zones difficiles d’accès aux engins mécaniques, tout en limitant l’impact sur les sols.

Par exemple, en Bourgogne ou dans les Hauts-de-France, des maraîchers bio utilisent le boulonnais pour travailler la terre entre les rangs, évitant ainsi le tassement du sol et favorisant la régénération naturelle.

Ce choix répond à une demande des consommateurs pour des pratiques responsables, et permet aussi de préserver le lien social en milieu rural.

Une star de l’attelage et des manifestations publiques

L’élégance et la puissance du boulonnais trouvent un terrain d’expression privilégié dans l’attelage, aussi bien lors de cérémonies officielles que dans les foires, défilés ou fêtes traditionnelles.

Grâce à sa prestance naturelle, il brille lors des concours d’attelage : que ce soit en simple, en paire ou en équipe, il impressionne par la régularité de ses allures, sa capacité d’écoute et sa facilité à travailler en harmonie avec ses congénères.

Les attelages boulonnais se distinguent régulièrement lors de concours régionaux, nationaux voire internationaux.

Dans de nombreux villages du Nord, il n’est pas rare de croiser encore aujourd’hui des boulonnais décorés, menant chars fleuris ou calèches lors des manifestations culturelles ou mariages : une façon de perpétuer la tradition tout en valorisant une image moderne du cheval de trait.

Cheval de loisir et de randonnée

Si le boulonnais n’est pas le premier choix pour le saut d’obstacles ou la compétition sportive, il se révèle un excellent compagnon de loisir.

Sa gentillesse, sa maturité d’esprit et sa robustesse en font un partenaire de confiance pour la randonnée équestre, y compris sur de longues distances ou en terrain accidenté.

Beaucoup de centres équestres le proposent pour l’équitation de découverte, des balades en famille ou des initiations à l’attelage.

Le plaisir de monter ou de mener un cheval aussi massif que doux séduit les adultes en quête de sécurité, mais aussi les enfants qui apprécient son absence de nervosité.

Sur les plages du littoral, il n’est pas rare de croiser un boulonnais menant un groupe lors d’une promenade au bord de l’eau, alliant puissance et tranquillité.

Ces moments créent des souvenirs inoubliables et aident à démocratiser l’accès au cheval de trait, souvent perçu comme peu maniable par les non-initiés.

Ambassadeur du patrimoine vivant et de la médiation animale

Le rôle du boulonnais dépasse aujourd’hui le cadre utilitaire. De nombreuses associations l’emploient dans des actions de valorisation du patrimoine ou de médiation sociale : interventions en maisons de retraite, visites auprès de personnes en situation de handicap, ou animation de journées pédagogiques pour les enfants.

Sa stature impressionnante, conjuguée à une douceur extrême, rassure les plus fragiles et encourage le contact. Lors de séances de médiation animale, sa patience favorise la création de liens authentiques, tout en stimulant la confiance et la motricité des participants.

Le boulonnais devient ainsi le vecteur de beaux projets humains, réunissant générations et publics très variés autour du respect de l’animal et de la transmission des savoirs équestres.

Atouts spécifiques : docilité, adaptabilité et forte présence

Le succès du boulonnais dans ces multiples rôles repose sur des atouts remarquables, au-delà de sa puissance physique.

Sa docilité naturelle permet une éducation progressive, à la portée de tous : il s’adapte rapidement aux différents environnements, que ce soit la tranquillité d’une ferme, l’animation d’un marché ou l’ambiance d’un concours d’attelage.

Cette plasticité est précieuse pour les propriétaires qui souhaitent faire évoluer leurs activités ou répondre à de nouvelles demandes.

Côté esthétique, l’allure noble et la blancheur de sa robe font du boulonnais un cheval immédiatement reconnaissable, capable de valoriser un événement ou d’attirer l’attention lors de présentations publiques.

Pour un centre équestre, une exploitation agricole ou un particulier passionné, le choix du boulonnais, c’est l’assurance de conjuguer utilité quotidienne, plaisir de la relation et contribution à la sauvegarde d’un patrimoine vivant.

FAQ sur le cheval boulonnais

Le cheval boulonnais est-il adapté aux débutants ?

Oui, le cheval boulonnais est réputé pour son tempérament calme, sociable et patient.

Cependant, sa taille imposante et sa force exigent un minimum d’assurance, surtout pour les enfants ou les cavaliers totalement novices.

Puis-je loger un boulonnais en pension mixte ou en extérieur ?

Le boulonnais s’adapte bien à la vie en extérieur grâce à sa rusticité et sa bonne santé générale.

Une pension mixte lui convient aussi, à condition de bénéficier d’espace pour se mouvoir.

Faut-il prévoir une ration alimentaire spécifique pour un boulonnais ?

Oui, du fait de sa taille et de sa masse musculaire, il a besoin d’une alimentation équilibrée et adaptée, riche en fibres et en énergie.

Faites-vous accompagner par un professionnel pour établir une ration sur mesure, surtout si vous travaillez régulièrement votre cheval.

Le boulonnais demande-t-il beaucoup d’entretien au niveau des soins ?

Comme tous les chevaux de trait, il a besoin d’un entretien régulier du maréchal-ferrant (ferrure ou parage toutes les 6 à 8 semaines).

Sa crinière et ses fanons nécessitent également un brossage soigné, notamment pour prévenir les infections cutanées.

Peut-on monter un boulonnais en selle ou est-il réservé à l’attelage ?

Bien que traditionnellement utilisé pour l’attelage, le boulonnais est tout à fait montable en loisir.

Il est adapté à la randonnée, à l’équitation d’extérieur, et pour les cavaliers recherchant confort et sécurité.

Quels sont les points à surveiller en matière de santé ?

Le boulonnais est une race rustique mais, comme tout cheval lourd, il peut être sujet à l’engorgement des membres ou problèmes articulaires.

Surveillez aussi le poids, la qualité du fourrage et la gestion des pâturages pour éviter l’obésité ou les troubles digestifs.

Est-il facile de trouver un boulonnais en France ?

La race reste assez confidentielle et est surtout élevée dans le nord de la France, notamment dans le Pas-de-Calais.

Il est conseillé de contacter l’association nationale de la race ou de visiter des foires spécialisées pour trouver des éleveurs sérieux.

Combien de temps vit un cheval boulonnais ?

Avec de bons soins, un boulonnais peut espérer vivre entre 20 et 25 ans, parfois davantage.

Sa longévité dépendra de l’alimentation, des conditions de vie et de la régularité des soins vétérinaires.

Le boulonnais est-il compatible avec d’autres chevaux au pré ?

Oui, son caractère doux lui permet de bien cohabiter avec d’autres chevaux, poneys ou même ânes.

Il convient cependant d’observer les premières semaines d’intégration pour éviter tout déséquilibre hiérarchique dans le troupeau.

Pour résumer

Le cheval boulonnais est une race majestueuse dont l’histoire pluriséculaire, les caractéristiques physiques impressionnantes et la polyvalence lui valent une place à part dans le paysage équestre français.

Malgré sa rareté et le coût spécifique que son entretien peut représenter, il séduit toujours les passionnés par sa docilité et sa robustesse, se révélant aussi bien en attelage qu’en loisirs ou pour la préservation de nos terroirs.

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