Deux pouliches Standardbred du District de Cochrane, en Ontario, ont été testées positives pour la gourme en février 2026.
Cette maladie hautement contagieuse causée par Streptococcus equi subspecies equi s’est propagée rapidement entre les deux animaux partageant le même enclos.
Ce cas rappelle l’urgence de renforcer les mesures de biosécurité équine pour protéger vos chevaux contre cette infection bactérienne redoutable.
La gourme équine reste l’une des maladies infectieuses les plus surveillées dans le milieu équestre nord-américain. L’EDCC (Equine Disease Communication Center), organisme à but non lucratif financé par l’industrie équine, assure une veille sanitaire permanente et diffuse des alertes via son programme Health Watch.
En Ontario comme ailleurs au Canada, la réglementation impose l’isolement des chevaux infectés et encourage fortement la mise en quarantaine préventive des nouveaux arrivants.
Les chevaux guéris restent contagieux pendant au moins six semaines après la disparition des symptômes, ce qui nécessite une vigilance prolongée et des protocoles de biosécurité stricts pour éviter les épidémies à long terme.
Une pouliche Standardbred de 2 ans du District de Cochrane, en Ontario, a été testée positive pour la gourme, une maladie hautement contagieuse causée par la bactérie Streptococcus equi subspecies equi.
L’alerte a été émise par EDCC Health Watch, un programme utilisant les données du Centre de Communication des Maladies Équines (EDCC).
Les premiers signes cliniques sont apparus le 11 février 2026. Une seconde pouliche d’un an, partageant le même enclos, a également développé des symptômes.
Ce cas rappelle l’importance de la vigilance et des mesures de biosécurité équine pour protéger vos chevaux.
Les faits du cas de gourme en Ontario
Le 11 février 2026, une pouliche Standardbred de 2 ans vivant dans le District de Cochrane a présenté un gonflement de la tête et une hypertrophie des ganglions lymphatiques. Le test PCR a confirmé la présence de Streptococcus equi subspecies equi, l’agent pathogène responsable de la gourme.
Peu après, une pouliche d’un an hébergée dans le même enclos a développé un écoulement nasal purulent, signe caractéristique de la maladie.
Cette propagation rapide illustre le potentiel contagieux élevé de la gourme, particulièrement dans les environnements où les chevaux partagent des espaces communs.
L’EDCC, une organisation à but non lucratif financée par des donations de l’industrie équine, surveille et diffuse les informations sur les maladies infectieuses pour permettre aux propriétaires et professionnels de réagir rapidement.
Qu’est-ce que la gourme équine ?
La gourme est une infection bactérienne provoquée par Streptococcus equi subspecies equi. Elle se transmet principalement par contact direct entre chevaux ou via des surfaces contaminées (mangeoires, seaux, matériel de pansage).
Un aspect particulièrement préoccupant : les chevaux asymptomatiques peuvent héberger et propager la bactérie sans montrer de signes visibles.
De plus, les chevaux guéris restent contagieux pendant au moins six semaines après la disparition des symptômes, avec un risque de déclencher des épidémies à long terme s’ils ne sont pas correctement isolés.
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Symptômes et diagnostic de la gourme
Les signes cliniques de la gourme cheval Ontario et ailleurs incluent :
- Fièvre souvent élevée
- Gonflement et abcès des ganglions lymphatiques, particulièrement sous la mâchoire
- Écoulement nasal purulent, épais et jaunâtre
- Toux ou respiration sifflante
- Gonflement musculaire
- Difficulté à avaler (dysphagie)
Le diagnostic repose sur un test PCR effectué à partir d’un écouvillon nasal, d’un lavage des voies respiratoires ou d’un prélèvement d’abcès. Cette méthode permet une détection rapide et fiable de la bactérie.
Traitement et pronostic
Le traitement de la gourme se base généralement sur les signes cliniques observés. Les antibiotiques sont réservés aux cas graves, car leur surutilisation peut empêcher le cheval de développer une immunité naturelle contre la maladie.
La plupart des chevaux se rétablissent complètement en trois à quatre semaines. Le soutien vétérinaire inclut souvent des anti-inflammatoires, un repos strict et une surveillance attentive de l’évolution des abcès.
Il existe un vaccin contre la gourme, mais son efficacité reste variable et ne garantit pas une protection totale. La prévention par la biosécurité demeure donc la meilleure stratégie.
Prévention et mesures de biosécurité
Pour limiter les risques d’épidémie de gourme équine, plusieurs mesures s’imposent :
- Quarantaine systématique des nouveaux chevaux pendant au moins deux semaines
- Hygiène rigoureuse : lavage régulier des mains, désinfection du matériel
- Désinfection des surfaces : mangeoires, abreuvoirs, boxes, clôtures
- Isolement immédiat de tout cheval présentant des symptômes
- Surveillance active de la température et de l’état général des chevaux
- Limitation des contacts entre groupes de chevaux
Ces protocoles de biosécurité équine réduisent considérablement le risque de transmission et permettent de contenir rapidement une épidémie si elle se déclare.
Conclusion : vigilance et prévention
Le cas de gourme cheval Ontario impliquant deux pouliches Standardbred rappelle que cette maladie reste une menace sérieuse pour les populations équines.
La détection précoce, l’isolement rapide des cas suspects et le respect strict des mesures de biosécurité constituent vos meilleurs alliés pour protéger votre écurie.
Restez informés grâce aux alertes de l’EDCC et n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire au moindre doute. La prévention commence par la vigilance de chacun.
Les premiers symptômes sont apparus le 11 février 2026 chez une pouliche Standardbred de 2 ans, suivis rapidement par l’infection d’une pouliche d’un an dans le même enclos.
Le diagnostic a été confirmé par test PCR. Les propriétaires doivent immédiatement isoler tout cheval présentant fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques ou écoulement nasal purulent. La période de contagiosité s’étend sur au moins six semaines après guérison complète.
Une quarantaine de deux semaines minimum est recommandée pour tout nouveau cheval. Le traitement dure généralement trois à quatre semaines avec soutien vétérinaire.
Consultez votre vétérinaire au moindre doute et suivez les alertes de l’EDCC pour rester informé des cas dans votre région.