Véritable tremplin pour celles et ceux qui souhaitent faire de leur passion un métier, le BPJEPS Équitation est aujourd’hui la voie de référence pour devenir moniteur d’équitation diplômé d’État.
Selon l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), près de 1 400 candidats se présentent chaque année à la formation BPJEPS Activités Équestres, illustrant une demande croissante et le besoin d’accompagnement pour bien comprendre ce parcours exigeant.
Dans cet article, nous vous expliquons tout : en quoi consiste précisément ce diplôme, comment se déroule la formation et quels enseignements sont proposés pour former de futurs professionnels qualifiés.
Vous découvrirez également les conditions à remplir pour y accéder, la durée, le rythme et le coût à prévoir, ainsi que les différents débouchés et opportunités qu’offre cette certification de référence du monde équestre.
Qu’est-ce que le BPJEPS Équitation ?
Le BPJEPS Équitation est le diplôme de référence pour celles et ceux qui souhaitent devenir professionnels dans l’encadrement et l’animation des activités équestres en France.
Un diplôme d’État dédié aux métiers du cheval
Le sigle BPJEPS signifie « Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport » spécialité « Éducateur sportif » mention « Activités équestres ». Ce diplôme d’État est reconnu partout en France et même à l’étranger auprès de certains organismes.
Il atteste que son titulaire est capable d’enseigner l’équitation en toute autonomie, d’animer un groupe de cavaliers, d’assurer la sécurité lors des séances et de veiller au bien-être des chevaux et poneys pendant l’activité.
À qui s’adresse le BPJEPS Équitation ?
Cette formation s’adresse à tous les passionnés d’équitation qui rêvent d’en faire leur métier : moniteur(trice) en centre équestre, accompagnateur(trice) de balades, ou encore animateur(trice) de stages pour petits et grands.
Que l’on soit jeune adulte envisagant une carrière dans les sports équestres, ou bien en reconversion professionnelle, le BPJEPS s’ouvre à tous ceux ayant déjà atteint un certain niveau de pratique à cheval.
Contenu et déroulement de la formation
Le BPJEPS Équitation combine apprentissages théoriques et enseignements pratiques pour former des professionnels complets, capables de s’adapter à toutes les situations de terrain.
Un programme équilibré entre théorie, pratique et pédagogie
Le cœur du BPJEPS Équitation repose sur trois volets fondamentaux : la pratique de l’équitation, la pédagogie de l’enseignement, et la gestion du cheval et de sa structure.
Les stagiaires développent leurs compétences équestres en montant au quotidien, aussi bien à cheval qu’à poney, sur le plat, à l’obstacle ou en extérieur.
À travers des mises en situation réelles, ils apprennent à encadrer tous types de publics (enfants, adultes, cavaliers débutants ou confirmés) afin de garantir sécurité et progression.
Des modules sont également consacrés au bien-être animal et à l’entretien du cheval : soins quotidiens, alimentation, pansage, détection des signes de malaise.
Enfin, la formation intègre des notions indispensables comme la gestion d’un centre équestre, la communication professionnelle et la réglementation des activités sportives.
L’alternance : immersion et expérience de terrain
Le BPJEPS Équitation se déroule le plus souvent en alternance, ce qui signifie qu’une large partie de la formation s’effectue au sein d’une structure équestre (centre équestre, poney-club, écurie de propriétaires…).
Cette immersion est essentielle : elle permet d’acquérir une expérience concrète du métier, d’observer des enseignants confirmés, et de prendre petit à petit des responsabilités auprès des cavaliers et des chevaux.
Chaque stagiaire est accompagné par un tuteur, qui l’aide à progresser en situation réelle, à prendre du recul sur sa pratique et à préparer les épreuves du diplôme.
Par exemple, une semaine type alterne temps de formation en organisme (cours théoriques et ateliers pédagogiques) et journées en centre équestre, où le futur diplômé encadre des séances et gère le travail des chevaux.
Des Unités Capitalisables (UC) pour valider ses compétences
La formation est organisée autour de quatre Unités Capitalisables (UC) obligatoires, chacune correspondant à un ensemble de compétences à maîtriser.
Ces UC couvrent à la fois les capacités à encadrer en sécurité, à conduire un projet d’animation, à mobiliser ses connaissances techniques et à gérer la vie du club.
Il est ainsi possible de valider une partie du diplôme progressivement : si un candidat échoue à une UC, il ne repasse que celle-ci et non la totalité de l’examen.
Ce système est particulièrement adapté aux personnes en reprise d’études ou en reconversion, car il offre de la souplesse et encourage une validation par étape.
Des situations d’évaluation variées
Tout au long de la formation, les stagiaires sont évalués à travers des mises en situation professionnelles.
Il peut s’agir d’animations de séances, d’organisation de projets dans le centre équestre, ou de démonstrations techniques à cheval.
Les évaluations ne se limitent donc pas à des épreuves écrites : elles cherchent à mesurer la capacité du futur enseignant à agir en autonomie face à des situations réelles, en présence de vrais cavaliers et de chevaux.
Par exemple, un stagiaire pourra être amené à préparer et animer une séance d’initiation pour un groupe d’enfants ou organiser une sortie en extérieur en veillant à la sécurité de tous.
L’ouverture à la spécialisation
Selon la structure d’accueil et les centres de formation, il est parfois possible de personnaliser une partie du cursus, notamment en choisissant des modules optionnels adaptés à son projet professionnel.
Tourisme équestre, animation poney, préparation à la compétition, travail du jeune cheval… autant d’exemples qui permettent à chacun de développer ses forces et ses intérêts propres au sein du BPJEPS.
Cette diversité est un atout majeur : elle aide chaque candidat à bâtir une vraie identité professionnelle et à mieux cibler ses futurs employeurs ou types de structures.

Conditions d’accès et prérequis
Un niveau équestre minimum requis
Pour accéder à la formation BPJEPS Équitation, il est indispensable de justifier d’un certain niveau de pratique à cheval, car le futur professionnel devra démontrer aisance et maîtrise dans toutes les situations, aussi bien sur le plat qu’à l’obstacle ou en extérieur.
Le niveau demandé correspond au minimum au Galop 7, délivré par la Fédération Française d’Équitation (FFE), ou à un niveau équivalent reconnu par d’autres organismes. Ce niveau assure que le candidat possède une autonomie complète à cheval et sait s’adapter à différents chevaux et situations équestres.
Par exemple, un cavalier qui n’a que le Galop 4 ou 5 devra poursuivre sa progression avant de déposer son dossier, car les épreuves d’admission intègrent fréquemment des tests à cheval, parfois même sur des montures inconnues.
Cet exigence permet d’assurer que les stagiaires sont rapidement opérationnels pour enseigner à des publics variés et gérer leur propre sécurité ainsi que celle des autres.
Les TEP : Tests d’Exigences Préalables à l’entrée en formation
Avant l’entrée officielle en BPJEPS, chaque candidat doit valider les Tests d’Exigences Préalables (TEP). Ces épreuves sont un passage obligé pour garantir que le futur stagiaire a le niveau technique, la condition physique et les connaissances fondamentales nécessaires.
Concrètement, les TEP consistent en des épreuves pratiques (épreuve montée sur le plat et à l’obstacle, manipulation à pied) mais aussi parfois en QCM de connaissances générales. L’objectif est d’évaluer la polyvalence et la capacité à évoluer dans différentes disciplines.
Chaque candidat doit passer les TEP dans un centre habilité, généralement avant la sélection proprement dite pour la formation.
Réussir ces tests, c’est prouver qu’on aborde la formation avec les bases solides qui permettront réellement de progresser vers le métier visé.
Conditions d’âge et justifications administratives
Pour s’inscrire en BPJEPS Équitation, il faut être âgé d’au moins 18 ans au moment de l’entrée en formation. Cette condition d’âge garantit une maturité suffisante pour encadrer des groupes et gérer des responsabilités professionnelles.
De plus, il est nécessaire de fournir un certificat médical de non-contre-indication à la pratique et à l’enseignement des activités équestres. La sécurité et la santé du futur moniteur sont ainsi mises au premier plan.
Enfin, la constitution du dossier d’inscription exige la présentation d’un extrait de casier judiciaire (bulletin n°3) afin de s’assurer que le futur encadrant n’a pas de condamnation incompatible avec le métier d’éducateur sportif.
Dispenses et équivalences possibles
Certaines personnes peuvent bénéficier de dispenses partielles ou totales de TEP ou d’Unités Capitalisables, sous conditions. Cela concerne notamment les titulaires du diplôme d’Accompagnateur de Tourisme Équestre (ATE), d’un BEES 1 ou d’un autre diplôme sportif reconnu.
Par exemple, un animateur ayant validé un CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) dans le domaine équestre pourra, dans certains cas, être dispensé de certaines épreuves d’entrée ou bénéficier d’une validation de ses acquis.
Il est donc utile de bien se renseigner auprès du centre de formation choisi afin d’optimiser son parcours et ne pas repasser inutilement des épreuves déjà validées.
Durée, organisation et coût du BPJEPS
Avant de se lancer dans l’aventure du BPJEPS Équitation, il est essentiel de bien connaître le rythme de la formation, son organisation concrète et le budget à prévoir. Ces éléments permettent de mieux s’organiser personnellement, professionnellement et financièrement tout au long du parcours.
Combien de temps dure la formation BPJEPS Équitation ?
La durée du BPJEPS Équitation est généralement comprise entre 10 et 18 mois. Ce laps de temps peut varier selon le centre de formation, la modalité choisie (alternance, apprentissage, formation continue) et le parcours antérieur du candidat.
La plupart des formations s’étalent sur une année scolaire entière, pour permettre une immersion progressive, l’acquisition des compétences sur les quatre saisons équestres et la prise de responsabilités croissante en structure d’accueil.
Ce rythme s’explique par la nécessité de maîtriser un large éventail de situations professionnelles : enseignement en manège l’hiver, gestion des groupes en extérieur au printemps ou en été, préparation de chevaux et organisation d’événements tout au long de l’année.
Certains candidats, bénéficiant d’équivalences ou de validations d’acquis (VAE), peuvent voir la durée ajustée et obtenir leur diplôme plus rapidement. Toutefois, cette option concerne surtout ceux déjà très expérimentés dans le secteur équestre.
Organisation hebdomadaire et alternance
La formation BPJEPS Équitation alterne apprentissages en centre de formation et temps de mise en pratique dans un centre équestre, sous la forme d’une alternance classique.
En règle générale, une semaine type s’organise ainsi : 2 à 3 jours de formation théorique et pédagogique (cours, ateliers, travail de groupe), puis 2 à 3 jours de pratique en structure, au contact direct des cavaliers et des chevaux.
Cette organisation est conçue pour offrir le meilleur équilibre entre acquisition de connaissances, pratique réelle du métier et prise d’autonomie.
Par exemple, un stagiaire peut apprendre en salle les principes de la pédagogie le lundi, puis animer une séance de baby-poney le mercredi dans son club d’accueil.
Cette immersion régulière dans la vie d’un centre équestre est capitale : elle permet de forger des réflexes professionnels, de se confronter, avec l’aide d’un tuteur, à des situations de terrain très variées (gestion d’un cavalier anxieux, organisation d’un anniversaire équestre, accueil de groupes scolaires…).
Certains centres proposent aussi des “blocs” de formation : plusieurs semaines d’affilée en centre, puis une longue période en club.
Renseignez-vous bien auprès de chaque établissement car ces modalités impactent directement l’organisation de la vie personnelle et professionnelle.
Quel est le prix du BPJEPS Équitation
Le financement du BPJEPS Équitation est un élément clé à anticiper avant toute inscription. Les frais de formation varient généralement entre 6 000 € et 10 000 €, selon l’organisme, la région et la réputation du centre.
Ce tarif inclut généralement les cours théoriques, les interventions de formateurs spécialisés, l’accompagnement individualisé et parfois l’accès aux installations équestres.
Certaines dépenses annexes sont cependant à prévoir : achat de tenues adaptées, de matériel pédagogique, éventuellement logement ou déplacement si la structure d’accueil est éloignée.
Le coût de la formation s’explique par la technicité du métier et l’encadrement renforcé dont bénéficient les stagiaires tout au long du cursus.
Un bon centre investit en effet dans des intervenants compétents et du matériel de qualité, ce qui assure une formation solide et reconnue.
Quels financements et aides possibles ?
Plusieurs dispositifs existent pour aider à financer le BPJEPS Équitation, et le coût ne doit pas représenter un frein insurmontable. Selon votre statut (demandeur d’emploi, salarié, jeune en apprentissage, en reconversion, etc.), il est possible de solliciter différentes aides :
– Contrat d’apprentissage : les jeunes de moins de 30 ans peuvent souvent s’inscrire en apprentissage ou en alternance ; dans ce cas, la formation est rémunérée et prise en charge partiellement ou intégralement par l’employeur et les organismes de financement.
– Aides régionales ou Pôle Emploi : certaines régions proposent des dispositifs de prise en charge, tout comme Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi. Il est important de prendre contact tôt avec son conseiller et de solliciter un devis du centre de formation.
– Compte Personnel de Formation (CPF) : de nombreux centres permettent aujourd’hui de mobiliser son CPF pour financer une partie de la formation.
– Financements spécifiques aux métiers du sport : d’autres dispositifs, gérés notamment par l’AFDAS, l’Agefiph (pour les personnes en situation de handicap), ou même certains fonds de formation continue, peuvent être sollicités.
Un exemple concret : Marion, 24 ans, a pu obtenir une prise en charge intégrale de sa formation via un contrat d’apprentissage.
De son côté, Paul, en reconversion après 35 ans, a financé la moitié du coût grâce à son CPF et un complément Pôle Emploi.
Il est donc vivement recommandé de se rapprocher assez tôt du centre visé pour établir un budget personnalisé, comparer les dispositifs existants et monter un dossier solide.
Bien préparer le volet financier est essentiel pour aborder la formation sereinement et se concentrer sur sa progression équestre et pédagogique.

Débouchés et perspectives après l’obtention du diplôme
Le métier de moniteur(trice) d’équitation : la voie royale du BPJEPS
Le principal débouché du BPJEPS Équitation, c’est évidemment le métier de moniteur ou monitrice dans les centres équestres, poney-clubs ou écuries de propriétaires.
Dès l’obtention du diplôme, le ou la titulaire est habilité(e) à enseigner l’équitation à tous types de publics, enfants comme adultes, débutants ou confirmés.
Ce rôle va bien au-delà des seuls cours de monte : le moniteur anime aussi des stages pendant les vacances, prépare les élèves aux galops fédéraux, organise des animations (chasses aux œufs à poney, fêtes du club, journées à thème), et parfois même encadre des compétitions internes.
C’est un métier de contact, de pédagogie et de polyvalence où chaque journée est différente.
Par exemple, Clara a décroché son diplôme en juin : dès septembre, elle a pris en charge les cours du mercredi après-midi pour les plus jeunes et propose régulièrement des sorties en forêt le week-end.
Cela illustre l’autonomie et la confiance accordées aux jeunes diplômés.
Accompagnateur(trice) de tourisme équestre et animation en extérieur
Le BPJEPS ouvre aussi la porte aux métiers de l’accompagnement de promenades et de randonnées à cheval ou à poney. Nombre de clubs et centres spécialisés recherchent des encadrants diplômés pour proposer des balades sécurisées, des treks de plusieurs jours, ou des séjours de vacances équestres.
Cette voie séduit particulièrement ceux qui souhaitent travailler dehors, partager leur amour de la nature et faire découvrir le territoire autrement.
Elle demande une très bonne connaissance de l’environnement naturel, du soin des chevaux en itinérance, mais aussi des compétences en gestion de groupe.
Si cela t’attire, il est possible de se spécialiser petit à petit, voire de compléter son BPJEPS par une mention Tourisme Équestre.
Animer auprès de publics spécifiques : handicap, écoles, maisons de retraite…
De plus en plus d’organismes recherchent des animateurs équestres formés pour intervenir auprès de publics dits « spécifiques » : personnes en situation de handicap, enfants accueillis dans des structures médico-sociales, seniors en hébergement, scolaires, etc.
Le BPJEPS donne la légitimité pédagogique et réglementaire pour encadrer en sécurité ces publics fragiles. De nombreux centres se diversifient dans ce secteur porteur, et un(e) moniteur(trice) sensibilisé à l’équitation adaptée trouvera facilement une structure d’accueil.
Par exemple, Thibault a souhaité mettre l’équithérapie au cœur de son métier : après le BPJEPS, il a suivi une formation complémentaire pour intervenir au sein d’un foyer pour jeunes en difficulté.
Sa double compétence est très recherchée sur le terrain.
Gestion de structure équestre et responsabilités accrues
Le diplôme atteste aussi de compétences en gestion, permettant d’accéder à des postes à responsabilité : assistant d’exploitation, gestionnaire d’écurie, voire, avec de l’expérience, directeur(trice) d’un centre équestre.
Prendre en charge l’organisation des plannings, le recrutement de jeunes animateurs, la planification des animations, ou la maintenance des installations devient alors possible. À terme, certains choisissent même de créer leur propre structure ou de reprendre un club existant.
Pour ceux qui s’épanouissent dans la coordination et l’entrepreneuriat, le BPJEPS constitue donc un excellent tremplin.
Préparation et travail du cheval : une spécialisation accessible
Certains diplômés orientent leur carrière vers le travail du cheval : valorisation, pré-débourrage, entrainement pour la compétition, ou remise en forme.
Cette spécialisation est accessible dans de nombreux centres, tout particulièrement ceux qui proposent aussi de la préparation sportive et de la valorisation de jeunes chevaux.
Attention toutefois : si le BPJEPS donne la base pour évoluer dans ce domaine, ceux qui visent l’encadrement de cavaliers en compétition de niveau élevé ou le métier d’entraîneur se tourneront ensuite vers le DEJEPS (Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport).
Cette perspective est idéale pour les diplômés passionnés par la progression technique et l’appel du concours de saut d’obstacles (CSO), de l’endurance ou du dressage.
Poursuite d’études : se spécialiser ou monter en compétences
Le BPJEPS n’est pas une fin en soi : il est possible de poursuivre sa formation pour viser d’autres diplômes du secteur sportif ou équestre.
Nombre de professionnels choisissent, après quelques années d’expérience, de passer le DEJEPS pour encadrer des compétiteurs, gérer des équipes, entraîner des cavaliers à haut niveau.
D’autres se dirigent vers des spécialisations comme l’équitation adaptée, la médiation animale, ou la gestion d’établissement.
Par exemple, Laetitia, une monitrice active, a suivi après deux ans une formation de gestion pour ouvrir sa propre pension équestre.
Ce parcours montre que le BPJEPS est un vrai passeport pour l’évolution professionnelle.
Mobilité professionnelle et opportunités à l’étranger
Le BPJEPS, reconnu au niveau européen via la certification professionnelle, facilite l’accès à des emplois dans de nombreux pays voisins.
Certains organismes étrangers (en Belgique, Suisse, Canada notamment) reconnaissent la formation à travers des équivalences ou passerelles.
Envie de voyager avec les chevaux ? Le diplôme peut t’ouvrir la porte à des saisons dans des ranchs, des centres de tourisme équestre à l’étranger, ou des séjours linguistiques thématiques, tout en continuant à enseigner le savoir-faire « à la française ».
Ainsi, Amélie, titulaire du BPJEPS, a pu partir durant 6 mois animer des camps équestres au Québec : une expérience très enrichissante tant personnellement que professionnellement.
FAQ sur le BPJEPS Équitation
Faut-il posséder son propre cheval pour passer le BPJEPS Équitation ?
Non, il n’est pas obligatoire d’avoir son propre cheval pour suivre la formation : les centres agréés mettent généralement des chevaux à disposition.
Toutefois, être propriétaire ou cavalier d’un même cheval peut offrir un plus pour progresser à l’examen pratique.
Quel niveau équestre dois-je réellement avoir avant d’entrer en BPJEPS ?
Il est recommandé d’avoir le niveau Galop 7 classique avant de candidater, même si le niveau 6 est parfois accepté selon les établissements.
Attention : il faut être à l’aise dans toutes les disciplines présentées au test d’entrée, en particulier le travail à pied, le dressage et le saut.
Puis-je réaliser la formation BPJEPS en alternance ou en apprentissage ?
Oui, de nombreux centres proposent le BPJEPS selon le rythme de l’alternance ou de l’apprentissage, ce qui permet d’acquérir rapidement de l’expérience professionnelle.
Renseignez-vous auprès des organismes près de chez vous pour connaître les modalités précises et les partenaires équestres.
L’âge ou le diplôme scolaire sont-ils un frein pour s’inscrire au BPJEPS ?
Il n’y a pas de limite d’âge officielle, tant que vous avez 18 ans au minimum à la validation du BPJEPS.
Aucun diplôme scolaire n’est exigé, mais une bonne culture générale et de la motivation sont des atouts indéniables pour réussir.
Le BPJEPS permet-il de travailler à l’étranger ?
Le BPJEPS est reconnu en France mais il n’est pas forcément équivalent à un diplôme étranger : renseignez-vous auprès des instances équestres du pays visé.
Cependant, il atteste de compétences solides qui peuvent être valorisées dans de nombreux centres équestres partout dans le monde.
Puis-je travailler en indépendant après le BPJEPS Équitation ?
Oui, une fois diplômé, il est possible d’enseigner en tant que travailleur indépendant ou auto-entrepreneur, en respectant la législation en vigueur.
Beaucoup de titulaires choisissent ce statut pour donner des cours particuliers ou intervenir dans plusieurs structures.
Quels sont les financements possibles pour la formation BPJEPS ?
Le BPJEPS peut être financé par différents dispositifs : compte personnel de formation (CPF), contrat d’apprentissage, aides des régions, ou Pôle emploi selon votre situation.
Rapprochez-vous de votre centre de formation pour obtenir un accompagnement personnalisé pour le financement.
Que se passe-t-il si je rate une ou plusieurs unités de la certification ?
Si vous échouez à une unité capitalisable (UC), vous pouvez repasser uniquement celle-ci sans reprendre tout le cursus.
Vous disposez d’un délai pour valider la certification complète, ce qui allège la pression lors du passage de l’examen.
Est-il possible de suivre le BPJEPS à distance ?
La majeure partie de la formation se déroule en présentiel, en raison de la pratique à cheval et de l’encadrement nécessaire.
Cependant, certains blocs théoriques ou modules complémentaires sont parfois accessibles en ligne.
Que faire après le BPJEPS si je souhaite évoluer dans le milieu équestre ?
Vous pouvez accéder à des formations complémentaires, comme le DEJEPS (Diplôme d’État supérieur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) pour vous spécialiser ou viser des postes à responsabilités.
Il existe aussi des formations en éthologie, tourisme équestre ou management d’établissement si vous souhaitez diversifier vos compétences.
En résumé
Le BPJEPS Équitation représente un véritable passeport pour exercer en tant que professionnel dans le secteur équestre.
L’article vous a permis de comprendre clairement ce qu’est ce diplôme, le contenu et l’organisation de la formation, les conditions à remplir pour postuler, ainsi que les aspects pratiques en termes de durée et de coût.
Enfin, vous connaissez désormais les multiples débouchés et perspectives qu’offre l’obtention de ce sésame reconnu, clé d’une carrière équestre réussie.