Allures (équitation) : définition, rôles et exemples

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Les allures sont au cœur de l’équitation. Comprendre, identifier et valoriser ces différentes façons de se déplacer est essentiel pour les professionnels du cheval comme pour les passionnés.

Allures (équitation) : Qu’est-ce que c’est ? Définition !

Dans le vocabulaire de l’équitation, les allures désignent les différentes manières dont un cheval se déplace naturellement ou sous l’action d’un cavalier.

Plus précisément, une allure est caractérisée par l’ordre, le rythme et le nombre d’appuis (membres posés au sol) successifs qui composent un cycle complet de mouvement.

Les principales allures naturelles sont le pas, le trot et le galop. À celles-ci peuvent s’ajouter des allures particulières, dites « additionnelles » ou « spéciaux », comme l’amble ou le tölt, présentes selon la race ou le dressage du cheval.

La connaissance des allures est essentielle pour juger de la qualité d’un cheval, pour définir son aptitude à telle ou telle discipline, et pour garantir son bien-être au travail comme à l’élevage.

Enjeux et utilité des allures en équitation

Les allures constituent un critère central dans la sélection et la valorisation des chevaux. Elles sont scrutées lors de la vente, des concours d’élevage, des épreuves de dressage ou d’endurance, et même dans le choix d’un cheval de loisir.

Comprendre les allures permet aussi d’adapter les soins (entraînement, maréchalerie, suivi ostéopathique), de prévenir les troubles locomoteurs, et d’assurer l’intégrité physique de l’animal.

Au niveau réglementaire, les allures servent de référence pour l’évaluation des chevaux dans les compétitions : chaque discipline définit des critères précis (régularité, amplitude, cadence) liés à l’exécution des allures.

Elles jouent ainsi un rôle économique, en influant sur la valeur marchande d’un cheval et sur ses perspectives sportives.

Comment évaluer ou identifier les allures d’un cheval ?

L’appréciation des allures repose à la fois sur l’observation visuelle directe et sur l’enregistrement vidéo au ralenti, notamment en élevage ou en compétition. Plusieurs éléments sont observés :

Nombre et ordre des battues : chaque allure possède un schéma d’appuis bien particulier.
Régularité : la répétition identique des cycles d’appuis doit être respectée sur plusieurs foulées.
Amplitude : il s’agit de la largeur des mouvements, la distance entre l’appui des postérieurs et celui des antérieurs.
Cadence et impulsion : soit le rythme et la tonicité du déplacement.
Souplesse : absence de raideur ou d’irrégularité dans les mouvements.

Dans les concours de modèle et allures, un juge attribue une note à chaque allure observée, en fonction de ces critères. En dressage, le règlement impose certaines allures à certains moments, et sanctionne les fautes telles que l’irégularité ou le déséquilibre.

Quels avantages pour les professionnels ou passionnés ?

Sélection génétique : repérer les chevaux aux allures naturelles les plus régulières et expressives permet de valoriser la reproduction.
Prévention vétérinaire : détecter une irrégularité d’allure aide à anticiper ou identifier une pathologie locomotrice.
Optimisation de l’entraînement : travailler chaque allure séparement permet d’améliorer la coordination, l’engagement et la souplesse du cheval.
Ajustement du matériel : le choix de la ferrure ou du harnachement prend en compte la nature des allures, pour préserver les tissus articulaires et soutenir la performance.
Plaisir et sécurité du cavalier : maîtriser les transitions d’allures rend la monte plus agréable, fluide et stable.

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Risques, limites ou critiques liés aux allures

Certaines races tendent à privilégier l’expression d’allures spectaculaires lors de la sélection, parfois au détriment de la solidité des membres ou du bien-être articulaire (ex. : chevaux très relevés en dressage).

Une allure irrégulière ou défectueuse peut annoncer une blessure ou une maladie. L’entraînement intensif visant à obtenir des allures non naturelles (piaffer, passage) peut provoquer fatigue, stress ou accident.

Par ailleurs, l’interprétation de la qualité des allures reste subjective, malgré l’établissement de grilles de notation précises.

Comment intégrer la notion d’allures dans la gestion équine ?

En élevage, il est recommandé de sélectionner les reproducteurs ayant des allures équilibrées et naturelles, car ces traits sont héréditaires.

En pension ou exploitation sportive, surveiller l’évolution des allures d’un cheval permet de déclencher rapidement un examen vétérinaire en cas d’irrégularité.

En entraînement, planifier des séances dédiées à chaque allure améliore la performance, évite les mauvaises habitudes posturales, et garantit la progression dans les disciplines techniques.

Exemple concret d’analyse des allures (équitation)

Lors des tests en modèles et allures dans les concours d’élevage de chevaux Selle Français, deux chevaux sont présentés en main au pas puis au trot sur un sol plat.

Les juges observent la rectitude, le rebond et la cadence. Si un cheval présente un pas allongé, régulier, avec engagement des postérieurs, il recevra une meilleure note qu’un congénère dont le pas traîne ou manque d’amplitude.

Le trot est ensuite examiné pour détecter d’éventuelles boiteries, une asymétrie ou un défaut d’équilibre.

À l’issue, la note attribuée influence la valeur de l’animal sur le marché ou pour ses potentiels acquéreurs.

Termes liés ou complémentaires

Transition : passage d’une allure à une autre.
Battue : temps marqué par un appui au sol.
Engagement : capacité du postérieur à passer sous la masse du cheval.
Cadence : régularité du rythme de l’allure.
Locomotion : ensemble des aptitudes au déplacement.
Piaffer, passage, allures additionnelles : figures ou allures spécifiques selon les races ou les disciplines.

En résumé

Maîtriser la notion d’allures en équitation est fondamental pour tout acteur du secteur équin, qu’il s’agisse d’élevage, de compétition, de soins ou d’apprentissage.

La qualité des allures influence le bien-être, la performance, la sécurité et la valeur du cheval. Observer, évaluer et perfectionner les allures est donc une démarche centrale, aussi bien pour les professionnels que pour les cavaliers.

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