Rhinopneumonie équine : une épidémie sous surveillance en France

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Plusieurs foyers de rhinopneumonie équine ont été détectés en France depuis la mi-janvier 2026, entraînant la mise en quarantaine de centres équestres dans plusieurs régions. Cette maladie virale très contagieuse peut provoquer des formes graves chez les chevaux et impose des mesures sanitaires strictes. Activités suspendues, coûts importants et appel à la vigilance : la filière équine est sous tension.

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Depuis la mi-janvier 2026, plusieurs foyers de rhinopneumonie équine ont été signalés en France, notamment dans le Grand Est et en Nouvelle-Aquitaine.

Cette maladie virale, bien connue du milieu équin, se caractérise par un fort pouvoir de contagion et peut, dans certains cas, entraîner des complications graves chez les chevaux.

Des centres équestres ont été placés en quarantaine afin de limiter la propagation du virus. Ces mesures ont conduit à la suspension des activités, à l’annulation de compétitions et à un renforcement des protocoles sanitaires, bouleversant le fonctionnement habituel des structures concernées.

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Une maladie fréquente, aux formes parfois graves

La rhinopneumonie équine est causée par l’herpès virus équin de type 1. Une grande majorité des chevaux sont porteurs du virus à l’état latent, sans symptômes apparents. Celui-ci peut se réactiver à la faveur d’un stress, comme un transport, un changement d’environnement ou une compétition.

Trois formes cliniques sont identifiées. La forme respiratoire est la plus courante et se manifeste par de la fièvre, une baisse de forme et des écoulements nasaux.

La forme abortive peut provoquer des avortements chez les juments gestantes. La forme neurologique, plus rare, est la plus préoccupante : elle peut entraîner des troubles de l’équilibre, des paralysies et, dans les cas les plus sévères, la mort de l’animal en quelques jours.

La transmission du virus se fait par contact direct entre chevaux, mais également par l’intermédiaire de l’humain ou du matériel, ce qui explique la rapidité de diffusion au sein des écuries.

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Des centres équestres contraints à des mesures strictes

Face à l’apparition de cas positifs, plusieurs centres équestres ont été placés en quarantaine. Les déplacements de chevaux ont été interdits, les visiteurs exclus et les cours suspendus. À l’intérieur des structures, les chevaux malades ou suspects ont été isolés dans des boxes dédiés.

Des protocoles sanitaires renforcés ont été mis en place : désinfection régulière des locaux et du matériel, port d’équipements de protection, organisation des écuries en zones distinctes et suivi quotidien de l’état de santé des chevaux, notamment par la prise de température.

Ces mesures visent à contenir la maladie, mais elles représentent une charge importante pour les équipes, souvent composées de salariés et de bénévoles, mobilisés en continu pour assurer les soins et la surveillance

Un impact économique et un appel à la vigilance

La gestion d’un foyer de rhinopneumonie équine entraîne des coûts élevés pour les structures concernées. Les frais vétérinaires, les tests sanitaires répétés et l’achat de matériel de protection s’ajoutent à la perte de revenus liée à l’arrêt des activités. Pour des centres associatifs, cette situation peut rapidement devenir critique.

Au-delà de l’aspect financier, la situation souligne l’importance de la prévention et de la communication. Les professionnels rappellent que la vaccination reste un outil essentiel pour limiter la propagation du virus et atténuer la gravité des symptômes, même si elle ne protège pas totalement contre toutes les formes de la maladie.

Les acteurs de la filière appellent également à la vigilance collective, en encourageant la déclaration rapide des symptômes et le respect strict des mesures sanitaires.

Une transparence jugée indispensable pour éviter l’apparition de nouveaux foyers et protéger l’ensemble des chevaux.

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