Déferré : définition, enjeux et soins

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Savoir ce qu’est un cheval déferré permet de mieux adapter son suivi, sa gestion et ses pratiques sportives. Découvrez pourquoi le terme "déferré" revêt une importance particulière dans l’univers équin.

Déferré : Qu’est-ce que c’est ? Définition !

Un cheval déferré est un équidé qui évolue sans fers aux sabots, soit temporairement, soit de manière définitive.

Cela signifie que ses pieds ne sont pas protégés ou renforcés par des ferrures métalliques ou synthétiques, contrairement à la majorité des chevaux de sport ou de travail.

Le déferrage peut concerner un ou plusieurs sabots ; il peut être choisi pour des raisons de bien-être, de santé ou en application d’un règlement sportif.

Enjeux et utilité du déferrage pour le secteur équin

Comprendre le statut d’un cheval déferré intéresse autant les éleveurs, propriétaires, maréchaux-ferrants que les entraîneurs ou cavaliers, car il impacte la gestion du cheval au quotidien.

Dans de nombreuses disciplines (endurance, trot, obstacle), la question de la ferrure ou du déferrage se pose pour des raisons économiques, de bien-être animal ou d’adaptation aux sols.

Réglementations et pratiques professionnelles peuvent rendre le déferrage obligatoire, recommandé ou prohibé selon les circonstances.

Comment évaluer ou identifier un cheval déferré ?

La condition de déferré se remarque par l’absence visible de fers fixés aux sabots, lors d’une inspection visuelle ou d’une palpation des membres. Un professionnel (maréchal-ferrant, vétérinaire, groom) vérifie l’absence de clous ou de résidus de ferrure.

Dans certains contextes, comme les courses hippiques par exemple, l’état déferré doit être certifié avant la course et signalé sur les documents officiels.

Cette déclaration est réglementée et vérifiée par les commissaires ou vétérinaires officiels. L’évaluation consiste à observer que chaque pied déclaré « déferré » est effectivement dépourvu de tout dispositif de protection métallique ou plastique.

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Déferré : Avantages pour les professionnels ou passionnés du cheval

  • Souplesse d’utilisation : sur certains sols naturels, retirer les fers évite des chocs et favorise l’élasticité naturelle du pied.
  • Réduction des coûts : absence de frais liés à la ferrure, hormis l’entretien régulier et le parage.
  • Bien-être : pour des chevaux tolérants ou en convalescence, être déferré peut limiter certains inconforts (sensibilité à la ferrure, usure inadaptée, échauffements).
  • Performance adaptative : dans certaines disciplines, le déroulement de la foulée naturelle est conservé sans les contraintes mécaniques de la ferrure.
  • Respect de la physiologie : le développement structurel du pied est stimulé, limitant dans certains cas la contraction ou déformation du sabot.

Risques, limites ou critiques de la condition déferrée

  • Usure prématurée : sur des terrains abrasifs ou accidentés, un cheval déferré risque d’user excessivement ses sabots.
  • Sensibilité accrue : certains chevaux deviennent très inconfortables voire boiteux sur cailloux, sols durs ou abrasifs.
  • Contre-indications : en cas de défauts d’aplombs, de pieds fragiles ou de pathologies chroniques, la ferrure reste conseillée.
  • Limitation de la charge de travail : une sollicitation physique intense peut être difficile à soutenir pieds nus selon la qualité individuelle du sabot.
  • Contraintes réglementaires : dans certaines compétitions, la déferration peut être interdite, ou alors obligatoire (notamment dans le trot attelé et monté, où elle donne lieu à des classements distincts).

Comment gérer la déferration dans la gestion équine ?

La prise en compte d’un cheval déferré amène à adapter l’ensemble de sa gestion :

  • Adapter l’entretien des pieds : parer régulièrement avec un professionnel qualifié, observer les signes d’usure ou de pathologie.
  • Surveiller les sols : éviter les terrains abrasifs ou en cailloux saillants, privilégier les revêtements souples et drainés.
  • Moduler le travail : augmenter doucement les charges, respecter les phases d’adaptation, surveiller l’état des pieds.
  • Apporter une alimentation adaptée : favoriser la solidité du sabot (apports protéiques, biotine, minéraux).

Exemple concret : Déferré en course de trot

Au trot attelé, le fait de déclarer un cheval « déferré des quatre pieds » est un choix stratégique. Cette pratique, autorisée par le code des courses dans certaines conditions, vise à améliorer la performance en réduisant le poids porté et en rendant l’allure souvent plus naturelle et plus fluide.

Cependant, le cheval doit présenter une corne de très bonne qualité et avoir déjà été entraîné en pied nu préalablement. Cette stratégie peut permettre de viser une performance compétitive particulière lors d’un engagement important.

Termes liés ou complémentaires

  • Ferrure : pose de fers sur les sabots du cheval.
  • Parage : entretien régulier du pied pour préserver sa forme et sa fonctionnalité naturelle.
  • Sabot : extrémité cornée du membre du cheval, évoluant ferré ou déferré selon les besoins.
  • Barefoot : approche anglo-saxonne du cheval sans fers, prônant la vie et le travail pieds nus.
  • Maréchal-ferrant : professionnel en charge de la ferrure ou du parage du cheval.

En résumé

Le terme « déferré » désigne un cheval évoluant sans fers aux pieds, partiellement ou totalement, et implique de réévaluer sa gestion, ses conditions de travail et de bien-être.

Ce choix ou cet état peut présenter des atouts d’adaptation physiologique ou sportive mais requiert une vigilance particulière quant à la santé du sabot, la nature du travail et le respect des réglementations sectorielles.

Maîtriser la notion de déferré, c’est optimiser la relation homme-cheval dans une recherche d’équilibre entre performances, bien-être et exigences du monde équin.

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