Quelle huile pour faire grossir un cheval ?

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Vous vous demandez quelle huile pour faire grossir un cheval serait la plus adaptée à votre compagnon ? Avec quelques astuces simples, donnons ensemble un petit coup de pouce à la silhouette de votre monture !

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Sommaire de l'article

Dans le monde de l’équitation, la gestion du poids chez le cheval n’est jamais anodine.

Selon l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), près de 15 % des chevaux de loisir suivis présentent un état corporel jugé trop maigre à l’issue de l’hiver ou lors de périodes d’activité intense.

Pour apporter des réponses éclairées à ce défi, il est essentiel de revenir d’abord sur les raisons pour lesquelles un cheval peut nécessiter un regain de poids, qu’il s’agisse de récupération après une maladie, d’un déficit d’assimilation ou d’une activité sportive soutenue.

Comprendre les besoins énergétiques du cheval est alors le socle indispensable afin de ne pas faire de choix hasardeux.

Nous passerons en revue les types d’huiles qui sont reconnues pour leur sécurité et leur intérêt nutritionnel chez l’équidé, avant de partager des conseils pratiques pour intégrer ces apports lipidiques au quotidien.

Enfin, il convient de connaître les précautions à observer et d’adopter un suivi vétérinaire rigoureux pour éviter tout effet indésirable.

Pourquoi vouloir faire grossir un cheval ?

Un cheval trop maigre peut rapidement attirer l’œil, soulever des inquiétudes et susciter des questions sur son état de santé ou la qualité de son alimentation.

Maintenir la santé et le bien-être global

Un cheval dont l’état corporel est trop faible peut être sujet à de nombreux désagréments. Une maigreur excessive affecte la vitalité, la résistance au froid, la qualité de la robe et même la fonction immunitaire.

Par exemple, un cheval qui manque de réserves corporelles aura plus de difficulté à maintenir sa température pendant l’hiver, ou à récupérer après un effort physique.

Cela le rendra aussi plus vulnérable aux parasites et aux infections courantes.

Préserver la performance chez le cheval de sport

Pour les chevaux destinés à la compétition, au travail ou à l’endurance, un poids insuffisant peut avoir un impact direct sur la performance sportive et la récupération.

Un cheval amaigri manquera d’énergie lors des séances, présentera un creux sur la ligne du dos ou au niveau du garrot et pourra même perdre sa musculature.

Cela réduit nettement ses capacités lors des efforts prolongés ou des compétitions.

À l’inverse, un cheval avec une condition corporelle adaptée sera plus performant, plus endurant et mieux préparé aux exigences de son activité.

Faciliter la remise en état après un problème de santé ou une convalescence

Après une maladie, une opération, ou un épisode de stress intense (changement d’écurie, transports fréquents), il est fréquent que les chevaux perdent du poids.

La recherche voulue de faire grossir un cheval s’inscrit alors dans une démarche de soutien à la récupération : reconstituer les réserves corporelles pour retrouver rapidement un état optimal.

Cela a un impact majeur sur la rapidité du retour au travail et sur le confort du cheval au quotidien.

Aider certains chevaux à besoins spécifiques

Les chevaux âgés, ceux ayant une dentition fragile ou des difficultés d’assimilation sont particulièrement à risque de prendre du retard d’état.

Chez ces animaux, le choix d’options nutritionnelles énergétiques, comme l’ajout d’huiles dans la ration, peut être une vraie solution pour améliorer leur état corporel sans surcharger leur système digestif.

C’est pourquoi adapter l’alimentation et chercher à faire grossir un cheval dans ces situations peut faire toute la différence pour leur qualité de vie

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Comprendre les besoins énergétiques du cheval

Avant d’ajouter de l’huile à la ration, il est essentiel de bien connaître ce dont votre cheval a réellement besoin pour prendre du poids dans de bonnes conditions.

L’énergie : un carburant primordial pour le cheval

Le cheval est un herbivore, mais il a besoin d’un apport énergétique constant pour maintenir ses fonctions vitales, se déplacer, exercer une activité sportive ou simplement lutter contre les variations de température.

À l’inverse, une ration équilibrée répondant à ses besoins permet au cheval de stocker une réserve suffisante, tout en restant en bonne santé.

Les besoins varient selon l’âge, l’activité et l’état physiologique

Un jeune cheval en croissance, une jument en lactation, un cheval de sport ou encore un animal âgé ou convalescent n’ont pas les mêmes besoins énergétiques.

Par exemple, un pur-sang athlète à l’entraînement intense aura des besoins bien supérieurs à un poney retraité vivant au pré. De même, un cheval en pleine récupération après une maladie doit reconstituer ses réserves rapidement.

C’est pourquoi il est important de bien connaître le profil et les spécificités de chaque cheval avant toute modification de l’alimentation.

Les différentes sources d’énergie dans la ration

Traditionnellement, l’alimentation du cheval est basée sur le fourrage (foin, herbe) qui apporte majoritairement des fibres.

Mais, pour couvrir des besoins accrus ou aider à la prise de poids, il faut penser en complément aux apports de glucides (céréales), de matières grasses (comme les huiles), ou encore de protéines digestibles.

L’huile végétale représente une source d’énergie très concentrée et facilement assimilable.

Par exemple, 100 ml d’huile apportent environ deux fois plus d’énergie qu’une même quantité de maïs ou d’avoine.

Cela peut faire toute la différence chez un cheval ayant du mal à finir ses repas ou présentant une digestion sensible.

L’importance de l’équilibre nutritif

Ce n’est pas parce que l’on souhaite faire grossir un cheval qu’il faut négliger l’équilibre de sa ration.

Un excès d’énergie, ou un déséquilibre entre l’apport de matières grasses et les autres nutriments (vitamines, minéraux, fibres), peut provoquer des troubles digestifs ou métaboliques.

L’idéal est donc d’ajuster progressivement la ration, d’analyser l’ensemble des apports, et de veiller, par exemple, à la couverture en vitamine E et sélénium lorsque l’on ajoute de l’huile.

Un cheval qui reçoit une alimentation variée et adaptée aura davantage de chances de prendre du poids dans de bonnes conditions, tout en restant en pleine forme.

Les différentes huiles adaptées à l’alimentation équine

Face à l’offre grandissante d’huiles sur le marché, il n’est pas toujours aisé de choisir la plus adaptée à la prise de poids de son cheval.

Chaque huile présente des propriétés nutritionnelles particulières, des avantages uniques et parfois des limites importantes à connaître.

L’huile de lin : la favorite pour l’équilibre oméga 3

L’huile de lin est très prisée dans l’alimentation équine, notamment pour sa richesse en acides gras oméga 3. Ces graisses « bonnes » ont des effets bénéfiques sur la peau, la brillance de la robe, la souplesse articulaire et le soutien des défenses immunitaires.

Ce qui distingue l’huile de lin, c’est son rapport optimal entre oméga 3 et oméga 6, car les rations classiques des chevaux sont souvent déséquilibrées, trop riches en oméga 6 provenant des céréales et huiles classiques (comme le maïs ou le tournesol).

Pour les chevaux présentant une sensibilité inflammatoire, des raideurs musculaires ou de la difficulté à récupérer après l’effort, le choix de l’huile de lin est particulièrement pertinent.

Exemple : De nombreux centres équestres l’utilisent chez leurs chevaux âgés ou convalescents, car elle se digère très bien et améliore la qualité de la peau et de la robe, souvent terne lors d’une perte de poids.

L’huile de colza : équilibre et sécurité d’utilisation

L’huile de colza est aussi une excellente alternative. Elle présente un bon équilibre entre oméga 3 et oméga 6, même si sa teneur en oméga 3 est légèrement inférieure à celle du lin.

Son coût modéré et sa stabilité à l’oxydation en font une huile facile à stocker, adaptée à une utilisation quotidienne et prolongée.

L’huile de colza convient bien aux chevaux de loisir, de sport ou en convalescence, car elle apporte une énergie concentrée sans surcharge digestive ni risque de coliques liés à l’ajout brusque de céréales.

L’huile de tournesol : à privilégier pour la prise de poids rapide

L’huile de tournesol séduit parfois pour son prix abordable et son pouvoir énergétique élevé. Riche en oméga 6, elle favorise une prise de poids rapide, mais doit être utilisée avec discernement.

Un excès prolongé d’oméga 6 peut fragiliser l’équilibre inflammatoire de l’organisme du cheval.

C’est pourquoi, chez un animal ayant déjà beaucoup de céréales à la ration ou sujet à des réactions inflammatoires, l’huile de tournesol sera à réserver à des cures courtes ou en association avec une huile plus riche en oméga 3 comme le lin.

Elle peut, en revanche, être intéressante pour relancer l’appétit dans les périodes de difficulté alimentaire ou pour booster ponctuellement la valeur énergétique d’une ration, sous le contrôle du vétérinaire ou du nutritionniste.

L’huile de maïs : une source d’énergie classique mais à surveiller

L’huile de maïs est une des plus courantes dans les écuries en raison de sa disponibilité et de son pouvoir énergétique.

Sa richesse en oméga 6, par contre, peut à la longue accentuer le déséquilibre des apports lipidiques, surtout si la ration comporte déjà beaucoup de grains.

Pour ne pas favoriser de déséquilibre chronique, il est recommandé de limiter l’apport d’huile de maïs à des utilisations ponctuelles, ou alors de la compléter avec une huile source d’oméga 3, surtout pour les chevaux âgés, sensibles ou convalescents.

L’huile de coco : une option spécifique pour appétit et digestibilité

L’huile de coco, bien que moins utilisée, a la particularité d’apporter des acides gras à chaîne moyenne, qui sont directement assimilés par l’organisme et utilisés pour l’énergie.

Elle favorise la prise de poids sans charger le foie, ce qui est intéressant pour certains chevaux âgés, fatigués ou en convalescence. De plus, son goût parfumé peut stimuler l’appétit des animaux les plus difficiles.

Attention cependant : elle est très riche en graisses saturées et doit être choisie de qualité alimentaire, en petites quantités et, de préférence, en complément d’une huile riche en oméga 3 pour conserver l’équilibre global de la ration.

Les autres huiles : olive, soja, camelina…

D’autres huiles peuvent être proposées aux chevaux, comme l’huile de soja (plutôt riche en oméga 6 et 9), l’huile de camelina (très bonne source d’oméga 3 et réputée pour sa stabilité à l’oxydation) ou encore l’huile d’olive (plus rare chez l’équidé mais possible).

Chacune présente ses atouts mais aussi ses limites : saveur, digestibilité, disponibilité, coût, équilibre entre les acides gras et parfois tolérance digestive.

Pour choisir au mieux, il est conseillé de privilégier la qualité alimentaire humaine, des huiles de première pression à froid et un conditionnement à l’abri de la lumière pour éviter l’oxydation, car une huile rancie deviendra toxique pour le cheval.

Quelle quantité donner ?

Peu importe l’huile choisie, la quantité dépendra du profil du cheval, de la composition générale de sa ration et de ses objectifs de prise de poids.

En général, les doses préconisées varient de 50 ml à 250 ml par jour, introduites progressivement afin de ne pas perturber la flore digestive.

Il est toujours préférable de demander conseil à un professionnel (vétérinaire, nutritionniste équin) avant d’augmenter de manière significative la part de matières grasses dans l’alimentation de votre cheval.

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Conseils pour introduire l’huile dans la ration de votre cheval

L’ajout d’huile dans l’alimentation d’un cheval peut véritablement transformer son état corporel, mais il s’agit d’une modification à aborder avec douceur et méthode.

En respectant certaines étapes et en étant attentif aux réactions de votre cheval, vous maximisez les bénéfices de cet apport énergétique tout en préservant sa santé digestive.

Introduire l’huile très progressivement

Le système digestif du cheval, en particulier sa flore intestinale, a besoin de temps pour s’adapter à tout changement alimentaire. Ajouter trop rapidement une quantité importante d’huile peut entraîner des troubles digestifs comme des selles molles ou une baisse d’appétit.

Commencez par une cuillère à soupe (environ 15 ml) par jour, même pour un grand cheval adulte. Augmentez ensuite la quantité de 15 à 20 ml tous les 3 à 4 jours, jusqu’à atteindre la dose ciblée recommandée selon la taille et le besoin de votre animal.

Par exemple, pour arriver progressivement à 120 ml d’huile de lin par jour, il faudra environ deux à trois semaines d’introduction progressive. Cette patience limite les risques de refus alimentaire ou de trouble digestif.

Mélanger l’huile à la ration pour une meilleure appétence

Certains chevaux découvrent très vite l’odeur ou la texture nouvelle de l’huile et peuvent bouder leur repas. Il est alors judicieux de bien mélanger l’huile à un aliment qu’ils apprécient particulièrement.

Vous pouvez incorporer l’huile à de la pulpe de betterave humide, du mash, des céréales, ou simplement à leurs granulés habituels. Plus la répartition de l’huile est homogène dans la ration, moins le cheval sera gêné par le changement.

Pour les chevaux difficiles, commencer par des huiles au goût neutre, comme le colza, ou des mélanges spécifiques, permet souvent de faciliter l’acceptation sans perturber l’ingestion.

Adapter la quantité aux besoins, à l’appétit et à la saison

Il n’est pas nécessaire d’atteindre la dose maximale “sur le papier” pour que l’huile soit efficace.

Chaque cheval a une sensibilité différente : certains prennent du poids avec une petite quantité, d’autres nécessitent un peu plus, surtout en période de froid ou lors d’efforts soutenus.

Surveillez toujours l’évolution de l’état corporel, du poil et de l’énergie de votre cheval. En hiver, ou pour un cheval amaigri, il peut être pertinent de poursuivre la complémentation plus longtemps.

En revanche, à la belle saison, diminuez progressivement l’huile si la prise de poids est suffisante pour éviter tout surpoids.

Ainsi, ajustez la dose en fonction du ressenti et du bilan visuel ou tactile régulier (notamment sur les côtes, la ligne du dos et la croupe).

Veiller à la répartition et à la fraîcheur de l’huile

Pour éviter tout risque d’oxydation et garantir l’appétence, il est préférable de fractionner la dose journalière sur au moins deux repas quand cela est possible.

Par exemple, 50 ml le matin et 50 ml le soir.

Stockez toujours l’huile dans un contenant opaque, hermétique, à l’abri de la chaleur et de la lumière. N’utilisez que des huiles fraîches, de préférence issues de première pression à froid et spécifiques (ou à défaut, compatibles) pour l’alimentation animale.

Une huile qui sent le rance ou présente un dépôt suspect doit impérativement être écartée. Un cheval en pleine récupération ne doit pas subir une intoxication ou une aversion alimentaire liée à la qualité du complément.

Associer l’huile à une couverture vitaminique adaptée

La présence accrue de matières grasses dans la ration entraîne une augmentation des besoins en antioxydants, notamment vitamine E et sélénium. Une carence risque de provoquer une baisse de forme, voire des soucis musculaires.

Il est important de vérifier que la ration globale contient suffisamment de vitamine E, surtout pour des doses d’huile supérieures à 100 ml/jour. Il existe des compléments spécifiques adaptés aux chevaux recevant des apports d’huile, souvent recommandés par les vétérinaires ou nutritionnistes.

Par exemple, un cheval âgé sous cure d’huile de lin bénéficiera souvent d’un supplément de vitamine E naturelle (tocophérol), à ajuster selon les conseils du professionnel de santé équin.

Surveiller attentivement la tolérance digestive et le comportement

Les premières semaines sont décisives pour s’assurer que l’huile est bien tolérée. Surveillez la consistance des crottins, l’absence de ballonnements ou de refus alimentaire, ainsi que tout signe de nervosité ou de baisse d’énergie.

La moindre modification négative doit inciter à réduire temporairement, voire à suspendre l’apport, avant de réévaluer la progression. Si des troubles persistent, il est indispensable de consulter un vétérinaire ou un nutritionniste pour réadapter la ration.

Garder un carnet de suivi ou prendre des photos régulières de votre cheval aide à apprécier objectivement son évolution et sa réponse à l’intégration de l’huile.

Adapter la stratégie selon le profil du cheval

Un jeune cheval sensible, un cheval âgé, un convalescent ou un sportif n’ont pas la même tolérance ni les mêmes besoins.

Pour les chevaux présentant des antécédents de troubles digestifs ou métaboliques (fourbure, coliques, Cushing…), l’introduction de l’huile doit impérativement être validée par un vétérinaire.

Dans certains cas, il sera préférable de privilégier une huile spécifique (comme le lin ou la camelina), en très petite quantité, voire d’employer des régimes alternatifs enrichis en fibres digestibles plutôt qu’en matières grasses.

Cette personnalisation vous permet d’accompagner la prise ou la stabilisation du poids de manière sécurisée, respectueuse des fragilités de votre cheval, et durable dans le temps.

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Précautions, effets secondaires et suivi vétérinaire

L’importance d’une introduction progressive et adaptée

L’ajout d’huile dans la ration du cheval, même s’il est bénéfique pour la prise de poids, n’est jamais anodin.

La digestion du cheval, particulièrement sensible, demande une adaptation progressive : lancer trop brusquement une supplémentation importante peut perturber l’équilibre de la flore intestinale et provoquer des troubles comme la diarrhée ou la diminution d’appétit.

Cette introduction étape par étape permet non seulement d’éviter ces désagréments digestifs, mais aussi de surveiller au jour le jour la réaction spécifique de votre cheval.

Un cheval ayant déjà présenté des coliques, des gastrites ou une sensibilité digestive doit attirer votre vigilance. Pour ce type de profil, il est souvent conseillé de fractionner l’apport d’huile en plusieurs repas quotidiens et de réduire la dose cible.

Risques liés à un excès de matières grasses

Même si l’huile est une source d’énergie concentrée, il existe un seuil à ne pas dépasser. Une ration trop riche en matière grasse surcharge le foie et peut être mal métabolisée, surtout chez les chevaux âgés ou sédentaires.

Un excès prolongé peut se traduire par l’apparition de crottins mous, un pelage terne, une baisse de la vitalité, voire des dépôts de graisse inhabituels, notamment au niveau de la crinière ou de la queue (encolure empâtée).

Sur le long terme, ce déséquilibre peut aussi favoriser des troubles métaboliques chez certains chevaux prédisposés : fourbure, résitance à l’insuline ou aggravation d’un syndrome de Cushing s’ils sont déjà diagnostiqués.

C’est pourquoi il est crucial de respecter les quantités recommandées, de ne jamais dépasser 1 ml d’huile par kg de poids vif et de toujours compter la matière grasse déjà apportée par les aliments industriels, les granulés ou mash.

Déséquilibres nutritionnels associés

L’ajout d’huile, tout comme toute source d’énergie concentrée, modifie le rapport entre les différents nutriments dans la ration.

Chez le cheval, l’augmentation de matière grasse accroît les besoins en antioxydants (notamment la vitamine E), sous peine d’une fragilisation musculaire ou immunitaire.

Un déficit de vitamine E peut se manifester par des douleurs musculaires à l’effort, une rigidité, voire une myopathie (maladie du muscle), particulièrement chez les chevaux sportifs ou ceux recevant des doses élevées d’huile.

De plus, le choix d’une huile trop riche en oméga 6 (maïs, tournesol) accentue l’inflammation silencieuse si l’alimentation générale n’est pas équilibrée par une source d’oméga 3 (lin, camelina).

Veillez donc à ajuster parallèlement les apports en vitamines, minéraux et oligo-éléments, en sollicitant l’avis d’un professionnel si possible.

Surveillance de la qualité de l’huile : un impératif sanitaire

L’état de fraîcheur de l’huile est un élément central pour la sécurité alimentaire du cheval.

Une huile oxydée (rancie) contient des molécules toxiques qui provoquent refus de la ration, troubles hépatiques, vomissements (très rares chez le cheval mais possibles lors d’intoxications) ou, plus fréquemment, de la fatigue chronique et un affaiblissement général.

Stockez l’huile dans un endroit frais, sec, à l’abri de la lumière et refermez bien le contenant après chaque utilisation. Optez pour une huile de qualité alimentaire, pressée à froid, non coupée, et renouvelée régulièrement.

Dès la moindre odeur suspecte, modification de texture ou apparition d’un dépôt, cessez immédiatement l’utilisation pour protéger la santé de votre cheval.

Effets secondaires possibles à surveiller

Lorsqu’on introduit de l’huile dans la ration, certains chevaux peuvent présenter des selles plus molles, une appétence variable, voire une baisse d’énergie s’ils ne digèrent pas bien.

Parfois, l’apparition d’une robe plus grasse ou d’une hausse subite de l’embonpoint doit vous alerter, car cela signe un excès ou une mauvaise adaptation.

Attention aussi chez les chevaux sujets à la fourbure : la modification de la ration, même sous forme d’huile, n’est pas neutre et peut déclencher ou aggraver des troubles métaboliques dormants.

Si de nouveaux comportements apparaissent (léthargie, agacement, refus de la ration), ou si l’état du cheval ne s’améliore pas malgré la supplémentation, arrêtez l’huile en attendant l’avis du vétérinaire.

Le rôle central du suivi vétérinaire et nutritionnel

Avant toute décision d’ajout conséquent d’huile, un bilan vétérinaire est préférable, surtout si le cheval présente des pathologies chroniques, des troubles métaboliques, une grande vieillesse ou sort de convalescence.

Un professionnel saura adapter la quantité, choisir le type d’huile selon les besoins réels du cheval et recommander des adaptations spécifiques (vitamines, fibres digestibles, aliments complémentaires).

Un suivi régulier de la prise de poids, des paramètres sanguins (bilan hépatique, statut en vitamine E et sélénium), ainsi que la surveillance de l’état général évitent toute mauvaise surprise et favorisent une prise de poids harmonieuse.

Des échanges réguliers avec le vétérinaire ou un nutritionniste équin permettent de réajuster la stratégie alimentaire si l’objectif de remise en état n’est pas atteint ou si des déséquilibres apparaissent lors des contrôles.

Notifier et analyser toute évolution anormale

Tenez un carnet de bord décrivant les quantités d’huile administrées, les réactions du cheval, l’évolution de son état corporel (côtes, croupe, dos) et tout évènement inhabituel.

Par exemple, si vous notez une apparition de crottins mous dès 80 ml d’huile de maïs, cela signifie que votre cheval atteint son seuil de tolérance : il faudra alors réduire ou changer d’huile, en concertation avec le professionnel.

Ces données faciliteront le suivi vétérinaire et permettront d’objectiver la progression, notamment chez un cheval âgé ou fragile.

FAQ : Tout savoir sur l’ajout d’huile pour faire grossir un cheval

Quelle quantité d’huile puis-je donner à mon cheval par jour ?

En général, il est recommandé d’introduire l’huile très progressivement, en commençant par 10 à 30 ml par jour, puis en augmentant jusqu’à un maximum de 100 à 250 ml par jour selon la taille et l’activité du cheval.

Néanmoins, chaque cheval est différent : adaptez la dose à son état de santé, sa digestion et ses besoins énergétiques précis.

Toutes les huiles conviennent-elles à tous les chevaux ?

Non. Certaines huiles comme l’huile de colza, de lin ou de soja sont généralement mieux tolérées et plus bénéfiques pour la santé équine.

D’autres huiles, riches en acides gras saturés ou plus difficiles à digérer (comme l’huile de tournesol), doivent être utilisées avec précaution et conseil vétérinaire.

Puis-je donner de l’huile à un poulain, un poney ou un vieux cheval ?

Oui, mais les besoins et la tolérance varient selon l’âge, la croissance, l’état dentaire et la santé digestive.

Il est important de consulter un vétérinaire pour ajuster l’apport en huile, surtout chez ces profils plus sensibles.

Quels sont les signes indiquant que l’huile ne convient pas à mon cheval ?

Des troubles digestifs comme des crottins mous, diarrhée, baisse d’appétit ou pelage terne peuvent être des alertes.

Si vous observez ces signes, réduisez la dose ou suspendez l’apport et sollicitez l’avis de votre vétérinaire.

L’ajout d’huile suffit-il à faire grossir un cheval maigre ?

Non, l’huile est un complément énergétique mais elle doit être intégrée à une ration globale équilibrée en fibres, protéines et minéraux.

Parfois, une perte de poids révèle un problème médical sous-jacent : il convient alors de mener un bilan de santé complet.

L’huile modifie-t-elle le comportement ou la performance de mon cheval ?

L’apport d’énergie via l’huile peut apporter un effet « chauffe » chez certains chevaux très sensibles, mais en général elle fournit une énergie progressive, sans « coup de fouet » nerveux.

Utilisée raisonnablement, elle soutient l’état général et l’endurance, mais ne remplace pas un entraînement adapté.

Faut-il privilégier une huile biologique ou de qualité alimentaire humaine ?

Oui, il est préférable d’opter pour une huile de qualité, pure, extraite à froid et si possible bio, pour garantir une meilleure digestibilité et limiter la présence de résidus indésirables.

Les huiles de qualité alimentaire humaine conviennent aussi aux chevaux, à condition de ne pas contenir d’additifs.

Comment conserver l’huile pour éviter qu’elle ne rancisse ?

Conservez l’huile à l’abri de la lumière, de la chaleur, et refermez bien le contenant après chaque utilisation.

Privilégiez les flacons opaques et achetez l’huile en petites quantités pour garantir sa fraîcheur.

Est-ce compatible avec d’autres compléments alimentaires ?

Oui, mais attention à ne pas surcharger la ration en lipides ou déséquilibrer l’apport en vitamines et minéraux.

Demandez conseil à votre vétérinaire ou nutritionniste équin si votre cheval reçoit plusieurs compléments.

Conclusion

Faire grossir un cheval de manière saine passe par une réflexion globale sur ses besoins énergétiques, et l’huile alimentaire peut constituer un atout intéressant si elle est choisie avec discernement.

En sélectionnant des huiles adaptées et en respectant la progressivité de leur introduction, vous accompagnez efficacement la prise d’état de votre cheval tout en veillant à préserver sa santé.

Un suivi attentif et l’avis de votre vétérinaire restent essentiels pour éviter tout déséquilibre ou effet secondaire.

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