Maladie de Cushing (cheval) : traitement, symptômes, alimentation

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La maladie de Cushing chez le cheval n’a plus de secret pour vous ! Cavaliers passionnés, découvrez comment reconnaître les symptômes, adapter l’alimentation et aborder les traitements pour garder votre compagnon en pleine forme.

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Sommaire de l'article

La maladie de Cushing, ou syndrome de dysfonctionnement de la pars intermédia du lobe pituitaire (PPID), touche jusqu’à 20 % des chevaux âgés de plus de 15 ans, selon l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE, 2023).

Cette pathologie endocrinienne progressive peut profondément altérer la qualité de vie des chevaux s’ils ne sont pas diagnostiqués et pris en charge à temps.

Reconnaître les symptômes spécifiques tels que la perte de poils saisonnière inadéquate, la fonte musculaire ou la fourbure est donc essentiel pour protéger la santé de nos compagnons équidés.

Après un point sur les signes d’alerte et les moyens de diagnostic, nous présenterons les dernières avancées dans les traitements vétérinaires, ainsi que les conseils nutritionnels et pratiques qui participent quotidiennement au bien-être du cheval atteint de Cushing.

Qu’est-ce que la maladie de Cushing chez le cheval ?

La maladie de Cushing chez le cheval, également appelée syndrome de dysfonctionnement de la pars intermédiaire de l’hypophyse (PPID), est une affection hormonale chronique qui touche principalement les chevaux d’âge mûr et âgés.

Origine de la maladie : un dérèglement hormonal

Le PPID est causé par un dérèglement de l’hypophyse, petite glande située à la base du cerveau du cheval.

Sous l’effet du vieillissement ou, parfois, de processus dégénératifs, cette glande se met à produire en excès de l’ACTH, une hormone qui stimule elle-même la production de cortisol dans l’organisme.

Cette surproduction d’hormones entraîne toute une série de perturbations métaboliques, impactant le fonctionnement de nombreux organes et systèmes corporels.

Il est important de comprendre ce mécanisme pour bien saisir les conséquences de la maladie, car ces déséquilibres hormonaux sont à l’origine de l’apparition de signes cliniques variés et parfois discrets au début.

Chevaux concernés : une maladie du vieillissement

La maladie de Cushing touche principalement les chevaux âgés de 15 ans et plus, bien qu’il existe quelques cas isolés chez des animaux plus jeunes.

Elle concerne toutes les races, tous les types de chevaux et poneys, sans distinction de sexe.

Cette prédominance chez les chevaux plus âgés explique pourquoi il est essentiel d’être vigilant dès que votre compagnon prend de l’âge, pour anticiper la survenue de cette pathologie.

Enjeux de la maladie pour le cheval et son cavalier

Le PPID n’est pas une maladie douloureuse en elle-même, mais ses conséquences peuvent altérer grandement la qualité de vie de l’animal.

En l’absence de prise en charge, les troubles métaboliques causés par la maladie peuvent entraîner fatigue, amaigrissement, susceptibilité accrue aux infections ou à la fourbure, mais également difficultés à conserver une bonne musculature.

Pour le cavalier, comprendre la maladie permet d’adapter la surveillance, le mode de vie et la relation quotidienne avec son cheval afin de préserver son bien-être aussi longtemps que possible.

Symptômes et signes à surveiller

La maladie de Cushing chez le cheval évolue souvent de façon lente et insidieuse, ce qui complique son repérage à un stade précoce. Certains signes sont typiques, d’autres plus subtils ou attribués, à tort, au simple vieillissement du cheval.

Modifications du pelage : un signe d’alerte fréquent

Un des symptômes les plus évocateurs du PPID est l’apparition d’un pelage anormalement long ou bouclé, surtout chez les chevaux âgés qui gardent leur « poil d’hiver » bien après la saison froide.

Ce phénomène, appelé hirsutisme, se manifeste parfois d’abord localement, sur la tête, le bas des membres ou le ventre avant de s’étendre à l’ensemble du corps.

Il est important de prêter attention à ce changement, car un cheval qui ne mue plus normalement a de fortes chances de développer d’autres complications liées à la maladie de Cushing.

Perte de poids et fonte musculaire

Malgré un appétit souvent conservé, il est fréquent de constater une maigreur progressive chez le cheval atteint, notamment au niveau de la ligne du dos, de la croupe et au-dessus des épaules.

Cette perte de masse musculaire s’accompagne d’une fonte du dos, donnant parfois un aspect « creusé » et un enfoncement au-dessus des yeux.

Un amaigrissement inexpliqué chez un cheval âgé doit vous alerter, car il traduit souvent des perturbations profondes du métabolisme.

Fatigue, baisse d’énergie et modification du comportement

Le cheval atteint du PPID peut paraître léthargique, moins enthousiaste au travail ou plus lent dans ses réactions.

Certains propriétaires remarquent aussi un caractère plus « mou », voire une tendance à l’apathie.

Ces signes de fatigue, parfois discrets, sont liés au déséquilibre hormonal provoqué par la maladie et nécessitent une observation attentive, surtout quand ils apparaissent sans raison évidente.

Troubles de la sudation et sensibilité aux variations climatiques

Un autre symptôme possible est une sudation excessive ou inhabituelle, qui peut survenir au repos ou lors d’efforts minimes.

Certains chevaux présentent également une mauvaise gestion de la température corporelle, souffrant davantage des fortes chaleurs ou du froid.

Surveiller ces changements est important, car un dérèglement de la sudation expose le cheval à des risques de coup de chaleur ou, à l’inverse, de refroidissement.

Infections récurrentes et problèmes de cicatrisation

Le PPID fragilise le système immunitaire du cheval, rendant l’animal plus sensible aux infections des voies respiratoires, cutanées ou buccales.

Une petite blessure qui cicatrise difficilement ou le retour fréquent de petites maladies (abcès, sinusites, dermites) doivent alerter la vigilance du cavalier.

Cette vulnérabilité accrue aux infections nécessite une surveillance plus rapprochée de l’état général et des soins quotidiens.

Apparition ou aggravation de la fourbure

La fourbure, pathologie douloureuse des sabots, est une complication très courante du PPID.

La maladie de Cushing peut soit déclencher un premier épisode de fourbure, soit rendre plus fréquentes et plus sévères les crises chez un cheval déjà sujet.

Une démarche raide, une difficulté à se déplacer ou un cheval qui transfère son poids vers l’arrière pour soulager ses antérieurs sont des signes à prendre très au sérieux.

Tout épisode de fourbure inexpliqué, surtout chez un cheval âgé, doit inciter à suspecter la maladie de Cushing et à consulter rapidement un vétérinaire.

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Diagnostic : comment reconnaître et confirmer la maladie

Lorsque plusieurs symptômes évocateurs de la maladie de Cushing apparaissent chez un cheval, poser un diagnostic précis est essentiel pour adapter la prise en charge et éviter des complications graves comme la fourbure.

La démarche diagnostique se fonde sur l’observation attentive du cheval, un examen clinique approfondi et des tests spécifiques réalisés par le vétérinaire.

L’importance de l’observation quotidienne

Avant même la visite du vétérinaire, le rôle du cavalier est primordial dans la détection précoce de la maladie.

Prêter attention à l’évolution du poil, au comportement, au poids ou à l’apparence musculaire du cheval permet de remarquer les subtils changements qui peuvent passer inaperçus lors d’un simple examen ponctuel.

Par exemple, un propriétaire remarque que son cheval ne fait plus sa mue de printemps ou présente des « coups de mou » inhabituels depuis quelques semaines.

Ces observations constituent des indices précieux qui guideront l’examen clinique et orienteront le choix des analyses à demander.

L’examen clinique vétérinaire

Le vétérinaire commence par interroger le propriétaire sur les symptômes observés et l’historique du cheval.

Il examine ensuite l’animal à la recherche de signes caractéristiques : longueur et aspect du poil, fonte musculaire, état d’embonpoint, présence d’éventuels signes de fourbure ou d’infections récidivantes.

Il réalise également quelques gestes simples, comme vérifier l’épaisseur de la peau au niveau du cou ou observer la manière dont le cheval se tient debout et se déplace.

L’objectif est de repérer la constellation de symptômes évocateurs, même s’ils peuvent prendre une forme atténuée ou incomplète chez certains chevaux.

Les tests sanguins spécifiques

Si la suspicion est forte, le vétérinaire propose un bilan sanguin ciblé afin de confirmer le diagnostic.

Le test le plus utilisé est la mesure de l’ACTH plasmatique, c’est-à-dire la concentration de l’hormone corticotrope dans le sang.

Un taux d’ACTH significativement supérieur à la normale oriente fortement vers un PPID.

Cependant, cette hormone varie naturellement selon la saison, avec des valeurs plus élevées à l’automne : le vétérinaire interprète donc les résultats en tenant compte de la période de l’année et de la situation individuelle du cheval.

Dans certains cas, d’autres tests peuvent compléter l’exploration, comme le test de suppression à la dexaméthasone ou le dosage du cortisol, mais ces méthodes sont moins utilisées aujourd’hui en première intention.

Réaliser ces analyses sous la supervision d’un professionnel évite les erreurs d’interprétation et permet de confirmer la maladie avant de débuter un traitement à vie.

Diagnostiquer tôt pour mieux accompagner le cheval

Un diagnostic rapide et précis permet de mettre en place les soins et adaptations nécessaires dès les premiers signes de la maladie.

Cela maximise les chances de maintenir une bonne qualité de vie au cheval et de retarder la survenue des complications telles que la fourbure chronique, les infections ou la dégradation de l’état général.

Grâce à l’alliance entre l’observation du cavalier et l’expertise vétérinaire, la maladie de Cushing peut être détectée plus tôt, même lorsque seuls des signes discrets sont visibles.

Il est donc essentiel de ne pas attendre que la situation s’aggrave pour consulter et demander des examens complémentaires.

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Traitements disponibles et prise en charge vétérinaire

Face à la maladie de Cushing, une prise en charge adaptée permet d’alléger considérablement les symptômes et d’offrir au cheval une vie confortable, parfois pour de nombreuses années après le diagnostic.

Médication : le rôle clé du pergolide

Le traitement de référence pour le PPID chez le cheval est le pergolide, commercialisé sous forme de comprimés spécifiques à usage vétérinaire (dont le plus connu est Prascend®).

Le pergolide est un médicament qui agit en remplaçant l’action d’une dopamine déficiente dans le cerveau du cheval malade.

Cela freine la surstimulation de l’hypophyse, diminue la production d’ACTH et de cortisol, et permet ainsi de stabiliser ou de réduire nettement les symptômes liés à la maladie.

La dose de départ est calculée en fonction du poids du cheval et de la gravité des signes cliniques.

Le vétérinaire, en accord avec le propriétaire, ajuste ensuite progressivement la posologie en fonction de l’évolution et de la réponse au traitement, ce qui nécessite parfois plusieurs semaines de « tâtonnements ».

Par exemple, un cheval présentant une forte fourbure ou un hirsutisme marqué peut demander une augmentation plus rapide de la dose pour stabiliser rapidement la situation.

Il est essentiel de donner le médicament quotidiennement, à heure régulière, et d’être rigoureux dans le suivi pour garantir l’efficacité du traitement sur le long terme.

Des effets secondaires transitoires comme une légère baisse d’appétit ou de la léthargie peuvent parfois apparaître au début, mais ils disparaissent généralement en quelques jours à quelques semaines.

Un dialogue régulier avec le vétérinaire permet d’adapter le traitement si nécessaire et de trouver la meilleure tolérance pour le cheval.

Le suivi vétérinaire : indispensable pour ajuster le traitement

Le PPID est une maladie évolutive : le suivi vétérinaire ne s’arrête donc pas à la prescription du médicament.

Des visites régulières, souvent deux à trois fois la première année puis, si l’état reste stable, une fois par semestre, sont nécessaires pour ajuster la dose de pergolide et suivre l’évolution clinique.

Le vétérinaire contrôle à chaque visite l’état général, la qualité du poil, la fonte musculaire et le risque de fourbure.

Il peut aussi recommander, selon le cas, des dosages sanguins périodiques d’ACTH pour guider ses décisions concernant les ajustements de posologie ou pour détecter une éventuelle aggravation, parfois subtile, de la maladie.

Cette adaptation « sur-mesure » est cruciale, car chaque cheval réagit différemment au traitement et la maladie peut évoluer, de façon rapide ou plus lente, au fil des années.

Un bon suivi permet donc de prolonger la qualité de vie, de prévenir les complications et de rassurer le cavalier sur l’efficacité de la prise en charge.

La gestion des complications : fourbure, infections et soins associés

Un cheval souffrant de Cushing présente souvent un terrain « fragilisé » face à certaines complications, en particulier la fourbure, les infections ou les problèmes de cicatrisation.

Le traitement médicamenteux, aussi efficace soit-il, doit donc s’accompagner très souvent de soins complémentaires adaptés et d’une vigilance accrue.

En cas de fourbure, par exemple, un ferrage orthopédique (pose de fers spéciaux) associé à un repos strict et à un contrôle du poids peut s’avérer indispensable pour limiter les douleurs et favoriser la récupération.

Certains chevaux peuvent également avoir besoin d’anti-inflammatoires de façon temporaire, toujours en accord avec le vétérinaire.

Pour les abcès répétés, les dermites ou les petites blessures, il est important d’agir rapidement : désinfection locale, soins de la litière, couverture adaptée si besoin…

Ces gestes évitent la surinfection et accélèrent la guérison, éléments d’autant plus cruciaux que la cicatrisation peut être ralentie chez ces chevaux.

L’importance d’un accompagnement individualisé

Chaque cheval Cushing est unique : certains réagissent rapidement au traitement, tandis que d’autres réclament des adaptations fréquentes ou souffrent de complications malgré une bonne gestion.

La clé d’un accompagnement réussi réside dans l’écoute attentive du cheval, la communication régulière avec le vétérinaire et l’ajustement proactif de la prise en charge selon les besoins.

Il n’est pas rare que le plan de soins soit réajusté plusieurs fois dans l’année.

Par exemple, un cheval ayant présenté une crise de fourbure au printemps pourra nécessiter une surveillance renforcée à l’automne, période où l’ACTH atteint son pic physiologique chez la plupart des chevaux.

Le cavalier, en restant attentif aux changements même discrets (perte d’appétit, modification d’état général, rechute de fourbure…) joue un rôle essentiel et vient compléter l’action du vétérinaire.

Cet accompagnement ajusté sur la durée permet de préserver au mieux le confort, la mobilité et la santé du cheval atteint.

Alimentation adaptée et gestion au quotidien du cheval atteint

Pour préserver la santé et le bien-être d’un cheval atteint de la maladie de Cushing, l’alimentation et la gestion quotidienne jouent un rôle fondamental en complément du traitement vétérinaire.

Optimiser le régime alimentaire : limiter les sucres et amidons

Le métabolisme du cheval Cushing est profondément perturbé, le rendant particulièrement sensible aux glucides non structuraux (sucres, amidon).

Une alimentation trop riche en sucres peut en effet favoriser ou aggraver la fourbure, une complication fréquente et douloureuse de la maladie.

Il est donc essentiel de privilégier des fourrages pauvres en sucre (foin récolté tardivement, préfané analysé si possible), et d’exclure ou de limiter drastiquement les céréales traditionnelles (avoine, orge, maïs) ou aliments « floconnés » riches en amidon.

Si le cheval a besoin d’un appoint énergétique ou d’un complément, orientez-vous vers des aliments spécifiques pour chevaux sensibles à l’insulinorésistance, contenant des taux faibles de sucres/amidons (moins de 10-12 % dans la ration totale).

Par exemple, de nombreuses marques proposent des « mash » ou granulés « low sugar » et « low starch », spécialement étudiés pour ces chevaux à risque.

Assurer un bon apport en fibres et surveiller la qualité du fourrage

Le foin reste la base de la ration du cheval Cushing, car il garantit un apport de fibres indispensable au bon fonctionnement digestif et aide à maintenir le poids sans surcharger le métabolisme.

Privilégiez un foin de prairie naturelle, sec, exempt de moisissures et poussières, pour éviter d’altérer un système immunitaire déjà fragilisé par la maladie.

Si le taux de sucres résiduels du foin vous inquiète (notamment dans les régions où la pousse d’herbe est rapide ou le climat humide), vous pouvez, sur avis vétérinaire, faire analyser votre foin : certains laboratoires proposent un dosage des glucides simples.

Le trempage du foin dans l’eau froide pendant une à deux heures avant distribution permet également de diminuer significativement sa teneur en sucres, ce qui peut limiter le risque de crise de fourbure.

Gérer le surpoids ou la fonte musculaire : adapter la ration

Certains chevaux Cushing, notamment ceux sujets à l’insulinorésistance, ont tendance à l’embonpoint et nécessitent un suivi précis de la ration pour éviter une surcharge pondérale.

Un cheval bien nourri ne doit jamais avoir d’accès libre à l’herbe riche de printemps, au risque d’aggraver sa fourbure. Préférez un accès restreint au pâturage ou la pose de panier à herbe lors des périodes de pousse intense.

À l’inverse, si votre cheval peine à maintenir son poids ou montre des signes de fonte musculaire, augmentez les apports en fibres digestibles (luzerne déshydratée, pulpe de betterave non sucrée) et valorisez les protéines de qualité pour soutenir la masse musculaire sans excès de calories rapides.

Demandez conseil à votre vétérinaire ou à un nutritionniste équin pour déterminer la meilleure répartition énergétique/protéique, selon l’évolution du cheval, son niveau d’activité, son âge et son état de santé général.

Éviter les compléments et friandises inadaptés

De nombreux aliments complémentaires, bonbons ou friandises pour chevaux contiennent des mélasses ou des sucres cachés : bannissez-les systématiquement pour éviter les pics de glycémie préjudiciables.

Si vous souhaitez offrir une récompense, privilégiez un petit morceau de légume pauvre en sucre (carotte en petite quantité, concombre, courgette) et évitez les pommes, poires, pain ou céréales sucrées.

Fractionner et ajuster les repas pour un confort digestif

Pour un cheval âgé ou atteint de Cushing, fractionner la ration quotidienne en plusieurs petits repas (3 ou 4 prises par jour) permet de soulager la digestion et de prévenir les troubles métaboliques liés aux apports trop massifs ou irréguliers.

Veillez à ce que votre cheval ait accès à de l’eau fraîche en permanence : certains sujets peuvent boire davantage à cause des troubles hormonaux liés à la maladie.

Surveillance quotidienne et adaptation de l’environnement

Le cheval Cushing doit être surveillé avec attention au quotidien : notez les changements d’appétit, d’état général, de comportement ou d’aspect du poil pour pouvoir agir rapidement en cas de dégradation.

Pensez à adapter l’environnement pour limiter l’apparition d’autres problèmes de santé : litière propre et sèche pour éviter les infections, abri contre les intempéries, couverture adaptée en cas de difficultés à réguler sa température, accès restreint à l’herbe en période critique.

Un exemple concret : si le cheval présente un poil long et ne transpire plus correctement, il sera plus vulnérable à la chaleur estivale ; évitez les pâturages en plein soleil aux heures chaudes et prévoyez un point d’ombre.

L’importance du suivi vétérinaire et du bilan nutritionnel

N’hésitez pas à solliciter régulièrement votre vétérinaire pour faire le point sur l’état corporel du cheval et réajuster la ration selon l’évolution de la maladie ou l’apparition de complications.

Dans certains cas, un bilan sanguin (paramètres hépatiques, rénaux, profils glucidiques…) permet de mieux cibler les adaptations alimentaires nécessaires et d’anticiper d’éventuels troubles secondaires.

L’association du suivi nutritionnel et du traitement médical permet d’améliorer nettement l’espérance et la qualité de vie du cheval atteint de Cushing.

FAQ sur la maladie de Cushing chez le cheval

La maladie de Cushing est-elle douloureuse pour le cheval ?

En soi, la maladie de Cushing ne provoque généralement pas de douleur directe chez le cheval.

Cependant, certaines complications comme la fourbure peuvent être douloureuses, d’où l’importance d’une prise en charge rapide.

Mon cheval peut-il continuer à travailler s’il est atteint de la maladie de Cushing ?

Tant que la maladie est bien gérée et si le cheval ne présente pas de symptômes invalidants, il peut souvent continuer à travailler à un rythme adapté.

Il faudra cependant surveiller sa fatigue, adapter l’intensité des séances, et respecter les recommandations du vétérinaire.

Est-ce que la maladie de Cushing est contagieuse pour les autres chevaux ?

Non, la maladie de Cushing chez le cheval n’est pas contagieuse.

Elle est liée au vieillissement et à des dérèglements hormonaux individuels, donc aucun risque pour les autres équidés du même groupe.

Quelle est l’espérance de vie d’un cheval avec la maladie de Cushing ?

Un cheval diagnostiqué et bien traité peut vivre de nombreuses années avec une bonne qualité de vie.

L’espérance de vie dépend de la précocité du diagnostic, du suivi vétérinaire, et de la gestion quotidienne de la maladie.

Faut-il séparer un cheval atteint de Cushing des autres chevaux du troupeau ?

Il n’y a pas de raison de séparer un cheval atteint de Cushing pour protéger les autres.

Par contre, certains chevaux fragilisés peuvent nécessiter un accès facilité à la nourriture ou un abri, il importe donc d’adapter la vie au pré en fonction de ses besoins spécifiques.

Quels aliments sont strictement interdits à un cheval avec Cushing ?

Il convient d’éviter les aliments riches en sucres et en amidon, comme les céréales non adaptées ou les friandises industrielles contenant de la mélasse.

Privilégiez une alimentation pauvre en glucides avec des fourrages de qualité pour limiter le risque de fourbure.

Le traitement est-il à vie ?

Oui, dans la majorité des cas, le traitement médical contre la maladie de Cushing est administré à vie.

Il permettra de contrôler les symptômes, mais il est indispensable de revoir régulièrement la posologie avec le vétérinaire.

Est-il utile de compléter avec des suppléments alimentaires ?

Certains compléments peuvent soutenir le métabolisme, mais chaque cas est unique ; demandez toujours l’avis de votre vétérinaire avant toute supplémentation.

Un apport excessif ou mal choisi peut aggraver l’état de santé du cheval.

À partir de quel âge surveiller particulièrement la maladie de Cushing ?

Le risque de développer la maladie de Cushing augmente après 15 ans, mais il est conseillé d’être vigilant dès les premiers signes d’anomalie, quel que soit l’âge.

Un dépistage précoce permet d’améliorer le confort et la longévité du cheval concerné.

Comment surveiller l’évolution de la maladie au quotidien ?

Il est important de contrôler régulièrement l’état du poil, le poids, l’état des pieds et la vivacité générale de votre cheval.

Notez toute modification anormale et consultez votre vétérinaire pour ajuster le traitement si nécessaire.

Conclusion

La maladie de Cushing est fréquente chez les chevaux âgés et peut fortement impacter leur santé, mais une identification précoce des symptômes, un diagnostic vétérinaire précis, et une prise en charge adaptée permettent d’en limiter les conséquences.

Grâce aux traitements actuels et à une alimentation spécialement pensée, il est possible d’améliorer significativement la qualité de vie des chevaux atteints, tout en leur assurant un suivi vétérinaire et un accompagnement quotidien attentif.

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