En équitation, les outils de guidage et d’aide à la communication entre le cavalier et sa monture tiennent une place déterminante, que ce soit lors de l’éducation d’un jeune cheval ou dans le cadre de disciplines sportives.
Le stick, bien qu’apparenté à une aide artificielle, est parfois sujet à interrogations du point de vue de l’éthique, de la réglementation ou de la pratique.
Savoir ce qu’est un stick et maîtriser son usage permet aux professionnels, cavaliers confirmés ou amateurs d’ajuster leurs actions, d’assurer le bien-être du cheval et d’optimiser leur efficacité à pied ou monté.
Stick : Qu’est-ce que c’est ? Définition !
Le stick désigne un bâton, souvent flexible, spécifiquement conçu pour être utilisé avec les chevaux.
Il s’agit d’un outil aidant à la communication entre humain et cheval, que ce soit pour renforcer une aide à la monte, effectuer un travail à pied ou réaliser des exercices d’équitation éthologique.
En français, le terme « stick » englobe plusieurs objets similaires : la cravache d’équitation, le stick de dressage, mais aussi le stick longue distance employé pour le travail au sol.
En équitation classique, le stick est souvent assimilé à une cravache longue servant à amplifier ou préciser une consigne du cavalier.
Son usage diffère en fonction de la discipline et du contexte : obstacle, dressage, travail en liberté ou soins quotidiens des équidés.
Stick en équitation : enjeux et utilité
Le stick joue plusieurs rôles essentiels :
- Extension de l’aide naturelle : il permet d’allonger le bras ou la jambe virtuelle du cavalier, pour toucher certaines zones du cheval avec précision.
- Aide à la clarification des demandes : il sert à renforcer une action légère (impulsion, déplacement latéral ou incitation à avancer) sans générer de douleur.
- Moyen pédagogique : dans l’équitation éthologique, il accompagne l’apprentissage du respect de l’espace ou du déplacement en main.
L’utilité du stick réside donc dans sa capacité à faciliter la communication, à sécuriser le travail (distance de sécurité avec de jeunes chevaux) et à éviter des aides excessives ou répétées pouvant mener à un désengagement du cheval.
Comment l’identifier ou l’évaluer ?
Le stick se caractérise par :
- Longueur : varie de 30 cm (cravache) jusqu’à 160 cm (stick de travail à pied).
- Matière : fibres synthétiques, fibre de verre, bois ou matériaux composites.
- Souplesse : un stick doit être flexible pour ne pas blesser le cheval lors d’un contact accidentel.
- Extrémité : souvent dotée d’un embout, d’une lanière ou « flotte » qui accentue le geste sans intensifier la pression.
- Prise en main : présence d’une poignée antidérapante, d’une garde ou d’une dragonne selon le modèle.
Son identification est facilitée par la législation dans certaines disciplines : les règlements fédéraux précisent parfois longueur et matériaux autorisés (par exemple, cravache de 75 cm maximum sur les terrains de concours de saut d’obstacles en compétition officielles en France).
Quels sont les avantages du stick pour les professionnels ou passionnés du cheval ?
Le stick est un outil polyvalent, apprécié pour plusieurs raisons :
- Sécurité : il permet de créer une distance lors du débourrage ou du travail avec des chevaux difficiles.
- Pédagogie : outil indispensable dans l’apprentissage du respect, du déplacement ou de l’arrêt pour le cheval comme pour le cavalier.
- Précision de l’aide : il aide à rendre la demande claire, en s’épargnant des sollicitations répétées ou inconstantes des jambes.
- Polyvalence : utilisable à cheval, à pied, en travail éthologique ou lors des soins (par exemple, pour évaluer les réactions à la désensibilisation).
Risques, limites ou critiques liés à l’utilisation du stick
L’emploi du stick soulève certaines réserves :
- Confusion avec une aide punitive : mal utilisé, il peut se transformer en instrument de sanction, engendrant peur ou refus du cheval.
- Stigmatisation : parfois assimilé à une forme de contrainte par le grand public ou dans certains milieux, son usage nécessite pédagogie et discernement.
- Réglementation stricte : en compétition, un mauvais usage (frappes répétées, sur la tête ou en dehors de circonstances réglementées) expose le cavalier à des sanctions.
- Risque de blessure : stick inadapté (trop rigide, embout tranchant) ou usage maladroit.
Comment le prendre en compte dans une gestion équine ?
Intégrer le stick dans une gestion raisonnée passe par :
- Choisir un stick adapté au cheval, à l’activité et au niveau du cavalier.
- Privilégier l’aide discrète, utilisée en prolongement des aides naturelles.
- Former chevaux et cavaliers à sa prise en main, afin d’éviter équivoque ou stress.
- Respecter la réglementation des disciplines pratiquées pour éviter la disqualification ou les plaintes en cas de contrôle.
Le stick doit toujours s’inscrire dans une logique de respect du cheval, non de domination.
Exemple concret d’usage du stick dans un contexte équin
Lors d’un exercice de déplacement latéral à pied, un cavalier utilise un stick d’équitation éthologique (environ 120 cm) muni d’une « flotte ».
Il le tient à distance, indique au cheval l’épaule à mobiliser, et accompagne sa demande d’une légère touchette, jusqu’à obtenir le mouvement recherché.
Dès que le cheval répond, la pression cesse et l’animal bénéficie d’une pause ou d’une récompense.
L’objectif ici n’est ni de punir ni d’inquiéter l’animal, mais d’apporter clarté à la communication entre cavalier et monture.
Termes liés ou complémentaires
- Cravache : version plus courte du stick, essentiellement utilisée à cheval.
- Stick éthologique : long bâton souple, utilisé à pied pour la désensibilisation et le contrôle à distance.
- Longue rêne : équipement de travail à distance pouvant être associé à l’utilisation du stick.
- Aide artificielle : toute aide apportée par un équipement extérieur au cavalier (stick, éperon, martingale, etc.).
En résumé
Le stick s’impose comme un outil de communication et d’éducation précieux pour professionnels et passionnés du cheval.
Bien identifié, utilisé avec discernement et dans le respect du bien-être équin, il complète la panoplie de l’équipement équestre, tant sur le plan pédagogique que dans la sécurité et la performance.
Que ce soit à la monte, à l’éthologie ou pour le débourrage, comprendre sa fonction et ses limites est un gage de responsabilité pour tout utilisateur.