Apprendre à monter à cheval est tout un art, fait de détails et d’attentions qui peuvent faire toute la différence, tant pour la sécurité du cavalier que pour le bien-être du cheval.
Selon l’Institut français du cheval et de l’équitation, près d’un accident sur trois en équitation est lié à une mauvaise préparation ou à une erreur en selle, soulignant l’importance de bien maîtriser les bases.
Que vous soyez débutant ou souhaitiez vous perfectionner, il est essentiel d’accorder du temps à la préparation de votre monture et de votre équipement, avant même de poser le pied à l’étrier.
L’équilibre et la position, ces fondamentaux, vous accompagneront ensuite pour gagner en confiance et en justesse. En développant une meilleure utilisation de vos aides, vous créerez plus facilement une communication saine avec votre cheval.
Enfin, savoir réagir face aux imprévus et progresser en toute sécurité reste incontournable pour profiter pleinement de vos séances.
Préparer son cheval et son équipement
Brosser et préparer son cheval en toute sécurité
Avant même de songer à monter en selle, il est essentiel de préparer soigneusement son cheval. Le pansage, c’est-à-dire le brossage, ne sert pas uniquement à rendre la robe de votre compagnon éclatante : il garantit également son bien-être et votre sécurité.
Lors du pansage, vous retirez la poussière, la boue et les éventuels petits cailloux des membres et des sabots. Cela prévient les irritations sous la selle et limite le risque de blessures ou d’inconfort.
Par exemple, un simple caillou coincé dans le sabot peut entraîner une boiterie ou un cheval nerveux, qui risque de réagir sous la selle.
Profitez de ce moment pour créer un lien de confiance avec votre cheval tout en vérifiant qu’il n’a ni bobos, ni gonflements inhabituels.
Vérifier l’état et l’ajustement du matériel
Un équipement en bon état et bien ajusté est la base d’une séance réussie. Avant de seller, prenez le temps d’examiner la selle, le filet, la sangle ou la briderie : le cuir ne doit pas être craqué, et toutes les coutures doivent résister à la traction.
Un matériel abîmé peut casser en pleine séance : cela peut provoquer non seulement l’arrêt de votre cours, mais plus grave encore, une chute.
Une selle trop en avant qui glisse sur le garrot ou une sangle détendue exposent également à des risques : votre équilibre pourra être compromis, et votre cheval risque d’avoir mal et de refuser de coopérer.
Installer le harnachement étape par étape
Lorsque vous posez la selle, veillez à ce qu’elle soit bien centrée et posée doucement, pour éviter de surprendre votre cheval.
La sangle doit être montée progressivement, en la serrant par étapes pour laisser au cheval le temps de s’habituer. Cela permet aussi de ne pas l’irriter ou de lui bloquer la respiration.
Pour le filet, passez délicatement les rênes par-dessus l’encolure, enlevez le licol seulement au dernier moment, puis glissez le mors entre ses lèvres.
Un cheval qui accepte le mors sans geste brusque est souvent plus détendu durant la monte.
Adapter l’équipement à chaque cheval et chaque cavalier
Chaque cheval est différent : certains ont un dos très sensible, d’autres des têtes fines ou larges. Il est donc important de vérifier que l’amortisseur, la couverture de selle et le filet sont adaptés à la morphologie de votre monture.
N’hésitez pas à demander conseil à un moniteur ou à un professionnel pour ajuster les étrivières à votre longueur de jambes, ou pour choisir le bon mors.
Un bon matériel facilite l’apprentissage, rassure le cheval et permet au cavalier de progresser en confiance, quel que soit son niveau.

Adopter la bonne position en selle
Prendre la bonne position en selle est essentiel pour communiquer efficacement avec son cheval, préserver sa propre sécurité, et éviter tensions ou douleurs après la séance.
Positionner son bassin et son dos
Le cœur de la position du cavalier, c’est le bassin : il doit être bien enfoncé dans la selle, aligné avec les épaules et les talons.
Gardez le dos droit, sans vous raidir ni cambrer exagérément. Imaginez un fil qui part du sommet de votre tête et vous tire vers le haut : cela vous aide à vous grandir et à ouvrir la cage thoracique.
Cette position stable permet d’absorber les mouvements du cheval sans se déséquilibrer.
Un dos trop penché en avant gênera le cheval et fatiguera rapidement vos reins, tandis qu’un buste trop en arrière risque de vous faire perdre l’équilibre lors des allures rapides ou des transitions.
Par exemple, en saut d’obstacles, un cavalier bien placé pourra accompagner son cheval sur l’obstacle, alors qu’une mauvaise posture fera perdre précision et confort.
Placer jambes et talons correctement
Vos jambes doivent tomber naturellement, enrobant le flanc du cheval sans serrer exagérément.
Les genoux doivent rester au contact de la selle, mais relâchés, pour éviter toute tension inutile.
Les talons sont toujours dirigés vers le bas : ce « talons bas » est le meilleur amortisseur en cas d’écart ou de saut imprévu, il stabilise l’ensemble de la posture et permet d’intervenir rapidement.
Un exemple parlant : si un cheval freine brusquement, un cavalier avec les talons relevés sera projeté vers l’avant, alors qu’avec les talons descendus, il restera mieux en place.
Garder les mains et les bras souples
Les rênes se tiennent de façon détendue, avec des poignets souples et les coudes près du corps.
Évitez de tirer ou de « casser » vos poignets : une tension dans les bras se répercute immédiatement sur la bouche du cheval et peut le rendre nerveux ou fuyant.
Gardez une main de chaque côté de l’encolure, ni trop basse ni trop haute, et imaginez que vous tenez deux petits oiseaux : il faut les retenir sans les écraser.
Cette délicatesse favorise une communication fine et évite de déséquilibrer votre monture, surtout lors des tournants ou des arrêts.
Regarder au loin pour anticiper
Votre regard guide non seulement votre corps, mais aussi votre cheval.
Fixez l’horizon, ou l’endroit où vous voulez aller, pour garder votre axe et donner de vraies directions claires à votre cheval.
Fixer ses mains ou le garrot revient à se replier sur soi : cela peut bloquer votre respiration, vous enfermer dans vos épaules, et rendre vos aides confuses.
Par exemple, en balade, porter son regard loin devant permet d’anticiper un obstacle, ou de préparer une courbe, au lieu de la subir à la dernière seconde.
Respirer et relâcher les tensions
Une bonne posture n’est possible que si vous restez détendu.
Pensez à inspirer profondément et à relâcher régulièrement les épaules.
Un cavalier crispé transmet son anxiété au cheval, qui risque à son tour de se crisper ou de s’inquiéter sans raison.
Au contraire, un souffle calme, une nuque relâchée, et des muscles souples invitent à une relation de confiance et facilitent la progression, même dans les situations nouvelles.
Trouver l’équilibre et la détente
L’équilibre et la détente sont au cœur de toute progression à cheval : un cavalier équilibré accompagne le mouvement de son cheval en toute sécurité, tandis que la détente évite tensions, stress et maladresses.
Comprendre l’importance de l’équilibre en selle
Être en équilibre sur un cheval, ce n’est pas simplement rester assis ; c’est savoir être « avec » le cheval, absorber ses mouvements, sans le gêner ni se contracter.
Un déséquilibre, même léger, peut entraîner une gêne pour votre monture ou une sensation d’insécurité qui vous pousse à vous crisper.
Par exemple, un cavalier trop penché en avant risque de surprendre son cheval lors d’un arrêt, ou de glisser au moindre écart.
Cherchez toujours à équilibrer votre poids sur vos deux fesses, à répartir la pression également dans chaque étrier. Même au pas, sentez si une épaule veut davantage se refermer, ou si vous portez trop de poids sur un côté : rectifiez doucement, sans forcer.
Cet équilibre dynamique vous permet de réagir dans l’instant, de rester souple et prêt à accompagner chaque transition, courbe ou saut, sans jamais subir le mouvement.
Faire corps avec le mouvement du cheval
Pour trouver le bon équilibre, laissez-vous guider par le rythme du cheval, plutôt que de lutter contre ses mouvements naturels.
Laissez votre bassin suivre la cadence du pas ou du trot : imaginez que vous dansez avec votre cheval, sans jamais anticiper ni résister.
Lors du trot enlevé, essayez de vous lever et de vous asseoir au même rythme que votre monture, en gardant les jambes souples. Si vous avez du mal au début, focalisez-vous sur les mouvements de son encolure ou mettez-vous au trot assis sur quelques foulées afin de ressentir l’impulsion du dos.
Cet accompagnement naturel aide le cheval à rester décontracté, à avancer franchement, et il réduit énormément les risques de frottements ou de douleurs dorsales pour le cavalier.
Relâcher les muscles inutiles
La tension musculaire ne sert souvent qu’à déséquilibrer vos gestes et à gêner la communication avec votre cheval.
Pour chaque nouvelle allure ou exercice, prenez l’habitude de scanner mentalement votre corps : vos épaules sont-elles rentrées ? Votre mâchoire serrée ? Relâchez ce qui n’est pas utile au maintien de la position ou à l’action.
Par exemple, un cavalier crispé sur ses cuisses aura du mal à descendre ses jambes et à obtenir des réponses fines, tandis qu’un cavalier relâché trouvera plus de confort et transmettra des signaux plus clairs.
Respirer profondément et régulièrement
La respiration est votre meilleure alliée pour garder détente et équilibre à cheval.
Respirer profondément non seulement détend le cavalier, mais invite aussi le cheval à se relaxer : beaucoup de chevaux sentent littéralement votre souffle et ajustent leur rythme.
Si vous bloquez votre respiration lors d’un passage difficile, votre cheval risque, lui aussi, de se contracter ou de ralentir.
Avant un exercice nouveau, prenez une grande inspiration, soufflez lentement, puis engagez-vous calmement.
Un exemple tout simple : lors d’un départ au galop, un souffle apaisé prépare vos muscles à accompagner la foulée, et rassure votre monture.
La décontraction mentale : oser lâcher prise
L’équilibre à cheval ne concerne pas seulement le corps, mais aussi l’état d’esprit.
Plus vous apprivoiserez le lâcher prise, plus votre cheval ressentira votre confiance et sera enclin à collaborer. Si vous doutez ou anticipez les difficultés, votre corps aura tendance à se contracter et votre cheval ressentira votre hésitation.
Pour progresser, fixez-vous de petits objectifs.
Par exemple : « Cette séance, je me concentre juste sur le relâchement de mes épaules. »
Même une mini-victoire entraîne un cercle vertueux : vous gagnez en aisance, le cheval se détend, et l’apprentissage devient agréable pour tous les deux.
La décontraction mentale, c’est aussi accepter que tout ne soit pas parfait : vous aurez le droit de rater une transition ou de perdre l’assiette quelques foulées, l’essentiel est de rester à l’écoute de votre corps, de celui de votre cheval, et de toujours rechercher le plaisir de monter ensemble.
Utiliser les aides efficacement
Les “aides” sont l’ensemble des moyens dont dispose le cavalier pour communiquer avec son cheval. Bien les utiliser, c’est instaurer un dialogue clair, nuancé et respectueux entre vous et votre monture, afin d’obtenir les réponses souhaitées avec finesse.
Comprendre les différentes aides : naturelles et artificielles
On distingue deux grandes catégories d’aides : les aides naturelles (votre corps) et les aides artificielles (les accessoires comme la cravache ou les éperons).
Les aides naturelles regroupent vos jambes, vos mains, la voix et le poids du corps. Elles sont la base de la communication équestre : c’est par elles que votre cheval apprend à comprendre vos demandes.
Les aides artificielles, elles, viennent seulement compléter ou renforcer une demande.
Par exemple, une cravache n’est jamais un outil de contrainte, mais un prolongement de la jambe si le cheval ne répond pas à une indication légère.
Pour progresser, privilégiez toujours les aides naturelles, et gardez les artificielles pour un usage ponctuel et mesuré.
Les jambes : moteur et direction
Vos jambes servent avant tout à impulser, à demander l’avancée et à guider sur les côtés.
Placez-les naturellement contre les flancs, détendues mais prêtes à agir. Pour demander le pas ou accélérer, serrez doucement les mollets vers la sangle, puis relâchez dès que le cheval répond.
Pour tourner ou déplacer les hanches, le déplacement de la jambe est subtil : la jambe “intérieure” encadre, la jambe “extérieure” dirige, par exemple lors d’un départ au galop ou pour une épaule en dedans.
Un excès de pression ou une jambe qui s’agite sans cesse peut désensibiliser le cheval, qui finit par ne plus y prêter attention. À l’inverse, une jambe claire et précise rend vos demandes compréhensibles.
Exemple concret : pour demander un départ au trot, pressez calmement les deux jambes contre la selle, et dès que le cheval répond, arrêtez la pression pour ne pas “casser” la réponse.
Les mains : finesse et communication
Les mains servent à diriger et à réguler l’allure, à arrêter ou ralentir, mais elles doivent toujours rester légères et souples.
Ne tirez jamais brusquement sur les rênes, au risque de durcir la bouche de votre cheval et d’installer une communication de force.
L’idéal : des mains qui “coulissent” avec la bouche du cheval, accompagnant ses mouvements d’encolure, surtout au trot ou au galop.
Pour une demande d’arrêt, fermez les doigts autour des rênes tout en raffermissant votre dos, puis relâchez dès que le cheval s’arrête.
Pour tourner, avancez légèrement la main du côté du virage, en gardant la main opposée proche du garrot pour éviter de “tirer” la tête.
Un contact mobile et doux favorise la décontraction et l’écoute du cheval.
L’assiette : le rôle du poids du corps
Votre bassin et votre haut du corps jouent un rôle clé dans l’équilibre et la direction.
Incliner légèrement le poids sur une fesse, accompagner la rotation des épaules ou engager le bassin dans la foulée incite le cheval à exécuter une transition ou un changement de direction.
Par exemple, pour faire un cercle à droite, votre poids se répartit un peu plus sur la fesse droite, pendant que votre regard et vos épaules suivent la courbe.
Une assiette ajustée, stable mais vivante, devient un langage silencieux et efficace.
Pourquoi est-ce essentiel ? Un cheval ressente une hésitation ou une chute de poids du cavalier, il peut devenir déséquilibré, accélérer sans raison ou mal exécuter la figure demandée.
La voix : rassurer ou dynamiser
La voix fait aussi partie des aides naturelles. Elle peut motiver (“allez !”, avec une intonation tonique) ou calmer (un “oh” doux pour ralentir).
Utilisez toujours un ton cohérent avec la demande, car le cheval est très sensible à la mélodie de votre voix. Une parole apaisante lors d’une situation délicate rassure, alors qu’un encouragement énergique dynamise les allures.
Par exemple, lors d’un premier obstacle, un “oui, c’est bien !” félicite et incite le cheval à prendre confiance.
Coordonner les aides : la clé de l’efficacité
L’efficacité à cheval consiste à savoir associer, enchaîner, et parfois adoucir, toutes vos aides au bon moment.
Une demande réussie nécessite presque toujours d’agir sur plusieurs aides en même temps : main pour ralentir, jambe pour garder l’impulsion, assiette pour accompagner, voix pour encourager.
Prenons l’exemple d’une transition descendante (passer du trot au pas) : vous ralentissez votre bassin, raffermissez les doigts sur les rênes, et, si besoin, soufflez ou dites « ouuuuh ».
L’ensemble du message est compris dans la synchronisation de ces signaux.
Un cavalier qui coordonne mal ou oublie une aide risque de désorienter son cheval : celui-ci peut alors accélérer au lieu de ralentir, ou tourner maladroitement.
Progressivité et récompense : valoriser la bonne réponse
L’idéal est de demander d’abord avec la plus petite aide possible. Si le cheval répond, félicitez immédiatement par la voix, une caresse ou en relâchant la pression.
Si la réponse n’arrive pas, recommencez un peu plus marqué, mais jamais dans la brutalité. Cette progressivité éduque le cheval à être attentif et coopératif.
Par exemple, si un cheval tarde à avancer, commencez par une pression légère du mollet ; s’il ne bouge pas, recommencez en ajoutant un léger effleurement de la cravache. Dès qu’il avance, laissez-lui la paix.
Récompenser la moindre bonne réponse conditionne le cheval à chercher la solution vite et avec confiance. Cela instaure un climat serein et une coopération durable.

Gérer les imprévus et progresser en sécurité
Rester à l’écoute de son cheval pour anticiper
Même avec la meilleure préparation et une grande expérience, les imprévus font naturellement partie de l’équitation : peur soudaine, écart, arrêt brusque, embarquement… La clé pour les gérer sereinement, c’est de rester attentif aux signaux du cheval.
Un cheval qui tourne l’oreille, hume l’air, ralentit ou lève la tête avant de s’arrêter n’agit jamais au hasard. Saurez-vous détecter ces petits signes ?
En prêtant attention à ce langage corporel, vous anticipez les réactions et pouvez réagir calmement, avant que l’incident n’arrive.
Par exemple, lors d’une balade où un chien surgit, un cheval crispé va raidir son encolure. Si vous sentez ce changement, parlez-lui doucement, décontractez-vous, et proposez-lui de marcher en cercle.
Cette préparation limite le risque de demi-tour précipité ou d’écart incontrôlé.
Adopter la bonne attitude en cas d’écart ou de peur
Face à un sursaut ou une frayeur, le réflexe naturel est de se crisper, tirer sur les rênes ou vouloir tout contrôler. Or, ces réactions amplifient fréquemment la peur du cheval.
Le meilleur réflexe : garder les talons bien descendus, rester assis profondément dans la selle, et accompagner le mouvement en conservant un contact doux avec la bouche. Un souffle apaisant et la voix posée rassurent autant que le contact physique.
Imaginons que votre cheval fait un écart à la vue d’un tracteur. Si vous sursautez et vous raidissez, la peur se transmet immédiatement. En respirant profondément et en reprenant le chemin calmement, vous montrez au cheval que la situation n’est pas dangereuse.
Acceptez que ces moments fassent partie de l’apprentissage mutuel. La patience face aux réactions vives vous rendra chaque jour plus confiant et compétent.
Ne jamais négliger les règles de sécurité
Porter un casque, vérifier le matériel une seconde fois, circuler dans le bon sens en manège, ou prévenir avant de doubler : ces règles peuvent sembler fastidieuses ou trop “basiques” pour les cavaliers expérimentés. Pourtant, elles restent vos meilleures alliées.
La sécurité à cheval, c’est privilégier les habitudes qui préviennent les accidents. Un casque attaché sauve lors d’une chute inattendue. Un contrôle rapide de la sangle peut éviter que la selle tourne pendant la séance.
Prévenir avant de changer d’allure ou de direction en carrière limite les collisions entre cavaliers.
Un exemple concret : même pour un court tour au paddock, ne partez jamais sans casque, surtout si vous montez un cheval jeune, inconnu ou sensible. La meilleure façon de progresser, c’est de le faire longtemps… et en bonne santé !
Progresser à son rythme et accepter l’imperfection
L’imprévu oblige parfois à ajuster ses attentes. Tout cavalier, débutant comme confirmé, rencontre des séances “sans”, où rien ne se passe comme prévu. L’important, c’est d’accepter cet apprentissage comme un processus fait de hauts et de bas.
N’hésitez pas à demander conseil, à descendre et à respirer si la tension monte, ou à reprendre un exercice simple pour redonner confiance à votre cheval… et à vous-même.
Progresser, c’est accepter les petites victoires et les échecs sans se juger. Un cheval stressé qui finit par passer devant un objet inconnu grâce à votre patience retient bien plus que dix tours de carrière “parfaitement” exécutés.
S’entourer et ne jamais monter seul en cas de doute
L’équitation n’est pas un sport individuel détaché : l’appui d’un enseignant, d’un camarade ou d’un encadrant apporte sécurité et conseils adaptés à chaque difficulté.
En cas de nouveau cheval, d’exercice inédit ou si vous vous sentez fragile, montez toujours accompagné ou sous surveillance.
Prévenez quelqu’un de l’endroit où vous allez, gardez un téléphone à portée de main (éteint ou en silencieux pour ne pas effrayer votre cheval) et choisissez des endroits sécurisés.
Un moniteur peut vous proposer le bon exercice de désensibilisation, ou tout simplement rassurer et intervenir en cas de situation délicate. À plusieurs, on apprend plus vite et on partage ses succès comme ses progrès !
Écouter et respecter ses propres limites
Il n’est jamais honteux de mettre pied à terre si la peur ou la fatigue l’emporte. Au contraire, cela montre une réelle intelligence équestre et protège A LA FOIS votre sécurité et celle de votre cheval.
Se forcer sous pression mène souvent à l’accident ou à la perte de confiance. Prendre le temps de souffler, revenir plus tard ou confier la séance à un cavalier plus aguerri permet de repartir sur de bonnes bases.
Par exemple, face à un cheval nerveux ou à un obstacle qui vous inquiète, choisissez de marcher quelques minutes à pied, puis retentez le passage. Cette stratégie aide le cheval à dédramatiser et vous permet de reprendre le dessus avec sérénité.
FAQ – Monter à cheval : vos questions, nos réponses
Dois-je apprendre à seller moi-même mon cheval si je débute ?
Oui, il est important de savoir préparer son cheval, seller et brider soi-même, même en tant que débutant.
Cela vous permet de vérifier le confort et la sécurité de votre monture, tout en créant une relation de confiance.
Comment savoir si ma position en selle est correcte ?
Une bonne position se reconnaît à une assise stable, les jambes détendues, talons vers le bas et une colonne droite.
Si vous avez des douleurs ou que le cheval semble gêné, demandez conseil à un moniteur pour corriger votre posture.
Que faire si je perds l’équilibre à cheval ?
Restez détendu et essayez de vous recentrer en respirant profondément et en vous appuyant légèrement sur vos étriers.
En cas de mouvement brusque du cheval, attrapez la crinière pour vous rassurer sans tirer sur les rênes.
Comment progresser dans l’utilisation des aides ?
Pratiquez régulièrement pour affiner la précision de vos mains, jambes et assiette, car la finesse des aides se développe avec l’expérience.
N’hésitez pas à demander l’avis d’un instructeur qui pourra vous corriger et vous donner des exercices ciblés.
Que faire si mon cheval réagit de façon imprévue ?
Gardez votre calme, restez assis profondément dans la selle, et continuez à communiquer avec votre monture.
Réagissez avec douceur : évitez les gestes brusques qui pourraient aggraver la situation.
Dois-je porter un équipement spécifique pour la sécurité ?
Oui, le port d’une bombe (casque) homologuée est indispensable, même pour une courte séance.
Portez également des bottes ou boots à talons, un pantalon confortable et, si possible, un gilet de protection.
Combien de temps faut-il pour se sentir à l’aise à cheval ?
Cela varie selon les personnes, mais beaucoup de cavaliers débutants commencent à se sentir plus en confiance après quelques séances régulières.
La clé est la persévérance, l’écoute de votre cheval et de vous-même.
C’est normal d’être stressé avant une séance ?
Oui, c’est tout à fait normal, surtout au début.
Parlez-en à votre moniteur, détendez-vous et n’oubliez pas que le plaisir doit primer sur la performance.
Conclusion
Monter à cheval en toute sérénité repose sur une préparation attentive, une posture juste, l’acquisition progressive de l’équilibre, l’usage réfléchi des aides et la capacité à gérer les situations imprévues.
En intégrant ces 5 astuces incontournables, chaque cavalier peut progresser de manière sécurisée et harmonieuse, tout en respectant sa monture.