Le shivering est un syndrome nerveux encore mystérieux qui inquiète de nombreux propriétaires de chevaux.
Selon l’IFCE, cette affection neurologique toucherait environ 2 à 12 % des chevaux adultes, avec une prévalence plus marquée chez les chevaux de trait. En dépit de recherches accrues ces dernières années, ses causes exactes restent aujourd’hui partiellement élucidées.
Reconnaître les premiers signes de la maladie, comme les tremblements incontrôlés de l’arrière-main lors du lever des membres, se révèle essentiel pour limiter la progression des symptômes et adapter la prise en charge.
Comprendre ce qui déclenche ce trouble et les différentes hypothèses avancées sur ses origines offre des pistes précieuses, tant pour la prévention que pour le suivi vétérinaire.
Qu’il s’agisse des approches thérapeutiques existantes ou des précautions à prendre pour améliorer la qualité de vie du cheval au quotidien, cet article vous guide à travers l’ensemble des connaissances et recommandations actuelles autour du shivering, afin d’accompagner au mieux votre compagnon équin face à ce défi.
Qu’est-ce que le Shivering chez le cheval ?
Le Shivering, ou syndrome du « cheval frémissant », est une affection neurologique chronique qui intrigue encore largement les scientifiques et les vétérinaires.
Cette maladie, bien qu’assez rare, peut avoir un impact significatif sur la vie et le travail avec certains chevaux, quel que soit leur âge ou leur discipline.
Définition du Shivering
Le Shivering désigne un trouble neuromusculaire qui se traduit par des contractions involontaires, principalement au niveau des postérieurs, mais parfois aussi des antérieurs ou de la musculature de la queue.
Ces mouvements anormaux surviennent le plus souvent lors de certaines actions précises, comme soulever un pied ou reculer.
Chez les chevaux atteints, on peut observer des secousses rythmiques, des tremblements ou un « frémissement » musculaire caractéristique, d’où le nom de l’affection.
Le Shivering ne doit pas être confondu avec un simple tremblement dû au froid ou à la nervosité.
Comment et quand le Shivering apparaît-il ?
La maladie se manifeste la plupart du temps progressivement, souvent chez des chevaux adultes, bien que des cas chez de jeunes chevaux aient été rapportés.
Il n’existe pas de déclencheur unique : certains propriétaires constatent les premiers signes lors du débourrage, tandis que d’autres ne les remarquent qu’après plusieurs années de travail sous la selle.
Par exemple, un cavalier peut réaliser que son cheval « frissonne » anormalement du postérieur en lui demandant de donner le pied pour le curage ou le maréchal-ferrant.
D’autres chevaux présentent des difficultés à marcher en arrière, signe qui peut rester discret au début.
Pourquoi le Shivering est-il important à identifier ?
Reconnaître le Shivering est essentiel, car il s’agit d’une maladie évolutive qui requiert une prise en charge adaptée.
Un diagnostic précis permet d’éviter les confusions avec d’autres troubles locomoteurs ou neurologiques, comme la maladie de l’herbe ou une simple raideur articulaire.
Comprendre la spécificité de cette affection aide aussi à mieux gérer le quotidien du cheval, à ajuster ses attentes pour le travail et à limiter les contrariétés pour l’animal, qui ne peut pas contrôler ses réactions.
Reconnaître les symptômes du Shivering
Identifier précocement le Shivering chez le cheval n’est pas toujours évident, car les manifestations peuvent être discrètes ou confondues avec d’autres soucis locomoteurs.
Pourtant, savoir observer les signaux caractéristiques est primordial pour agir rapidement et offrir une meilleure qualité de vie à votre cheval.
Symptômes typiques lors des manipulations
L’indice le plus révélateur du Shivering survient souvent lors du curage des pieds ou des soins de maréchalerie.
En soulevant un postérieur, parfois un antérieur, le cheval atteint va brusquement contracter le membre vers le haut et vers l’extérieur, tout en présentant des tremblements involontaires plus ou moins marqués.
Le membre reste parfois maintenu en position “en l’air” quelques secondes, accompagné de secousses rapides, puis le cheval le repose généralement de façon un peu brusque.
Ce phénomène, bien que parfois discret, peut entraîner une certaine gêne chez le cheval et rendre le travail du soigneur ou du maréchal-ferrant plus compliqué.
Par exemple, le maréchal-ferrant peut noter qu’il a du mal à maintenir le pied du cheval, celui-ci semblant vouloir “secouer” sa jambe malgré lui.
Ce comportement anormal doit alerter, surtout si vous l’observez de façon régulière.
Tremblements et frémissements musculaires
Le Shivering se distingue par la présence de secousses rythmiques ou de véritables tremblements localisés, principalement au niveau des muscles de la cuisse, de la fesse ou même de la queue.
Ces tremblements apparaissent surtout lors des gestes contraignants pour le cheval, comme le reculer ou le lever des pieds.
Parfois, le cheval peut frémir uniquement d’un seul membre, ou des deux. Chez certains sujets, la queue peut également entrer en mouvement involontaire, se soulevant alors de façon inhabituelle.
Observer ces frémissements, même quand ils semblent discrets, est important : ils constituent un signe clé du syndrome, permettant de différencier le Shivering d’autres troubles neuromusculaires plus rares.
Difficultés ou réticences à reculer
Le reculer est souvent un exercice révélateur. Beaucoup de chevaux atteints de Shivering présentent une réticence à ce mouvement : ils ont tendance à s’arc-bouter, à faire de petits pas hésitants ou à s’arrêter brusquement.
Dans certains cas, le reculer déclenche un épisode de frémissements plus ou moins marqué, le cheval relevant exagérément ses postérieurs, les maintenant raides ou tremblants.
Cette difficulté à reculer, couplée à des secousses musculaires, est typique du Shivering et doit être distinguée d’une simple mauvaise habitude ou d’un trouble de la discipline.
Evolution des symptômes dans le temps
Au début, les symptômes du Shivering peuvent être très intermittents et n’apparaître que dans des contextes précis (maréchalerie, soins, reculer).
Avec le temps, ils tendent à s’aggraver : les mouvements anormaux deviennent plus fréquents, parfois même lors de la marche normale ou au repos.
Il est important de surveiller cette évolution : un aggravement ou l’apparition de nouveaux signes doit inciter à consulter un vétérinaire sans attendre. Plus la prise en charge est précoce, mieux le cheval pourra s’adapter à son handicap.
Signes à ne pas confondre avec le Shivering
Certains signes peuvent faire penser à tort au Shivering : par exemple, des tremblements liés au stress, au froid, ou une raideur passagère d’origine articulaire.
À la différence du Shivering, ces manifestations cessent généralement dès que la cause (froid, peur, douleur aiguë) disparaît.
Le Shivering, lui, persiste dans des situations très spécifiques et se répète de façon stéréotypée, notamment lors des manipulations des membres postérieurs.
Être attentif à ce contexte vous aidera à éviter les erreurs de diagnostic et à ne pas passer à côté d’un syndrome encore trop souvent ignoré.
Quelles sont les causes du Shivering ?
Comprendre l’origine du Shivering est essentiel pour adapter l’accompagnement du cheval et ne pas confondre ce syndrome avec d’autres maladies d’allure proche.
Malgré des dizaines d’années de recherches, les causes exactes de cette affection neurologique restent encore partiellement mystérieuses, mais plusieurs pistes sérieuses existent aujourd’hui.
Une maladie à dominante neurologique
Le Shivering est d’abord considéré comme un trouble du système nerveux central, c’est-à-dire du cerveau et de la moelle épinière.
Les recherches montrent qu’il s’agirait d’une dysfonction des circuits responsables de la coordination motrice, en particulier ceux qui régulent les contractions musculaires fines des membres postérieurs.
Les scientifiques supposent que certaines régions du cervelet, une partie du cerveau chargée de l’équilibre et de la coordination, pourraient être touchées ou mal fonctionner chez les chevaux atteints de Shivering.
Cette atteinte neurologique expliquerait pourquoi le syndrome se manifeste lors de gestes très précis, comme l’élévation d’un membre ou le reculer, et pourquoi les mouvements deviennent incontrôlables pour l’animal.
Facteurs génétiques et prédispositions raciales
Bien qu’aucun gène précis n’ait été officiellement identifié, les vétérinaires constatent que certaines races semblent plus souvent touchées par le Shivering, ce qui laisse supposer un terrain génétique.
Par exemple, le Shivering est observé avec une fréquence accrue chez les chevaux lourds ou demi-sang, comme le Pur-sang Anglais, les Irish Draught ou encore les Clydesdales et Shires.
Cette prédisposition ne signifie pas que toutes les races sont à l’abri, mais elle doit inciter les propriétaires de chevaux de trait et de races apparentées à rester particulièrement attentifs aux premiers signes du syndrome.
Rôle de l’environnement et de la gestion du cheval
Aucun facteur environnemental unique n’a été clairement identifié comme déclencheur du Shivering.
Néanmoins, certains vétérinaires évoquent des liens possibles avec des modes de vie ou de travail caractérisés par des sollicitations physiques répétées, ou une alimentation trop riche en sucres rapides et en amidon.
Par exemple, le surmenage, un changement brutal de rythme ou une mauvaise gestion alimentaire pourraient potentiellement aggraver ou révéler l’expression de la maladie chez des sujets prédisposés.
Toutefois, il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique formelle que l’environnement ou les pratiques d’entraînement soient responsables de l’apparition du Shivering, mais ils peuvent influencer la sévérité des symptômes.
Autres hypothèses à l’étude
Des recherches tentent également d’explorer le rôle du métabolisme musculaire et de certains déséquilibres nutritionnels, tels qu’un déficit en vitamine E ou en sélénium, pourtant plus classiquement liés à d’autres pathologies (myopathies, syndrome de la queue basse).
À ce stade, rien ne permet d’affirmer que le Shivering résulte d’un simple manque alimentaire ou d’une carence.
Cependant, il reste recommandé d’assurer un équilibre nutritionnel optimal à tous les chevaux, en particulier ceux qui présentent des troubles neurologiques.
Certaines équipes de recherche s’intéressent aussi à une éventuelle forme dégénérative liée à l’âge, expliquant ainsi pourquoi le Shivering se déclare souvent chez des chevaux adultes ayant déjà entamé leur carrière sportive ou de loisir.
Exemples de contextes d’apparition
Il arrive parfois que le Shivering soit remarqué peu après une période de box prolongée, lors d’une reprise de l’exercice, ou suite à un changement de régime alimentaire.
Chez d’autres chevaux, aucun contexte particulier n’est retrouvé, ce qui souligne la complexité de cette affection et l’intérêt d’une vigilance de tous les instants, quel que soit le mode de vie de l’animal.
Traitements et prise en charge du Shivering
À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif spécifique pour le Shivering chez le cheval, car il s’agit d’une maladie neurologique complexe et encore mal comprise.
La prise en charge repose donc sur une association de mesures visant à limiter la gêne, prévenir l’aggravation des symptômes et préserver au mieux le bien-être de l’animal.
Le diagnostic vétérinaire : première étape indispensable
Dès l’apparition de symptômes évocateurs du Shivering, la priorité est de consulter un vétérinaire. Seul un professionnel pourra confirmer le diagnostic, écarter d’autres affections similaires (myopathies, problèmes articulaires, etc.) et évaluer la gravité de l’atteinte.
Un examen clinique complet, parfois associé à des tests neurologiques ciblés, permettra de documenter précisément les manifestations, leur fréquence et leur impact sur la locomotion du cheval.
Solliciter un vétérinaire expérimenté permet aussi d’anticiper les adaptations à mettre en place et de répondre aux éventuelles questions du maréchal-ferrant ou des soigneurs.
Gestion au quotidien : limiter l’inconfort et sécuriser les soins
Adapter la prise en charge quotidienne est essentiel pour améliorer le confort du cheval atteint de Shivering et prévenir toute blessure.
Par exemple, lors des soins de maréchalerie ou du curage des pieds, il est conseillé d’anticiper les réactions involontaires du cheval : choisissez un lieu calme, évitez de brusquer le mouvement et préférez des séances courtes et régulières à de longues interventions stressantes.
Certains maréchaux-ferrants travaillent à deux pour stabiliser le cheval, ou posent le pied sur un support pour réduire l’effort demandé. Installer une protection au sol peut aussi permettre d’amortir un éventuel geste brusque, diminuant ainsi le risque de blessure.
Plus le cheval se sentira en confiance et compris, moins il risquera de se raidir excessivement ou d’anticiper l’inconfort.

Aménagement du travail et de l’activité physique
Même si le Shivering ne condamne pas d’office à l’arrêt total d’activité, il convient d’adapter le travail en fonction des capacités et du bien-être du cheval.
Privilégiez des exercices variés et doux, sans répétitions de mouvements déclencheurs (comme les reculers fréquents ou les rotations sur les postérieurs).
L’écoute des réactions du cheval est déterminante : s’il manifeste de la gêne lors de certains exercices, soyez prêt à ajuster ou à supprimer ces demandes.
De nombreux chevaux Shivering peuvent continuer à sortir en balade ou pratiquer une activité de loisir modérée, tant que l’on évite de leur demander des gestes difficiles ou sources de frustration.
Alimentation et soutien nutritionnel
Bien qu’aucune cause alimentaire claire n’ait été identifiée, garantir un équilibre nutritionnel optimal est fondamental.
Favorisez une alimentation riche en fibres, sans excès d’amidon ni de sucres rapides, pour limiter tout facteur pouvant aggraver des troubles neuromusculaires.
L’apport en minéraux, vitamines (notamment E), et oligo-éléments doit être surveillé : une carence pourrait accentuer la fatigue musculaire ou favoriser d’autres soucis.
Un vétérinaire ou un nutritionniste équin peut proposer si besoin des analyses ciblées ou recommander l’ajout de compléments, même si ceux-ci ne guérissent pas le Shivering, afin d’optimiser l’état général du cheval.
Il arrive par exemple que des chevaux présentant des signes de faiblesse musculaire bénéficient d’un apport supplémentaire en vitamine E ou sélénium, après dosage sanguin, toujours sous contrôle vétérinaire, car un excès pourrait être nocif.
Médicaments et solutions complémentaires : intérêts et limites
À ce jour, il n’existe pas de médicament spécifique validé pour traiter le Shivering.
Certains vétérinaires testent ponctuellement des traitements visant à soulager l’inconfort musculaire (relaxants, anti-inflammatoires, voire anxiolytiques en cas de stress secondaire), mais les effets restent souvent modestes et temporaires.
Des approches complémentaires peuvent être explorées, comme la physiothérapie, le stretching doux ou le recours à certains massages pour détendre les muscles contractés.
Quelques vétérinaires proposent l’acupuncture ou les soins ostéopathiques, qui apportent parfois un confort supplémentaire au cheval, sans toutefois enrayer les épisodes de Shivering.
Chaque cheval réagit différemment : il est donc précieux de noter les éventuels bénéfices ou effets secondaires de telle ou telle approche, pour mieux personnaliser la prise en charge avec l’équipe soignante.
Suivi régulier et adaptation des mesures dans le temps
Comme le Shivering est une maladie évolutive, un suivi vétérinaire régulier s’avère important. Cela permet d’anticiper toute aggravation, d’adapter les soins et de continuer à offrir au cheval la meilleure qualité de vie possible.
Le dialogue entre propriétaire, soignant et professionnel de santé est la clé : une observation attentive, des ajustements prudents du travail et une grande bienveillance font toute la différence dans la gestion de ce syndrome au quotidien.
Vivre avec un cheval atteint de Shivering : conseils et précautions
Partager le quotidien d’un cheval atteint de Shivering demande de l’attention, une organisation adaptée et beaucoup d’écoute.
La bienveillance et l’anticipation des besoins de l’animal sont vos meilleurs alliés pour préserver son confort de vie et continuer à profiter de moments sereins ensemble, au travail comme au pré.
Créer un environnement sécurisant et adapté
L’un des premiers réflexes à adopter est d’aménager l’espace de vie pour limiter tout risque de blessure. Un cheval Shivering peut être sujet à des gestes brusques ou des pertes d’équilibre lors de certains mouvements.
Veillez à ce que son box, son abri ou son paddock soient dégagés : écartez les objets pointus, les seaux ou outils traînants, et vérifiez régulièrement l’état du sol pour éviter les glissades (surtout par temps humide ou gelé).
Accordez une attention particulière aux entrées et sorties, là où le cheval est susceptible de reculer ou de faire demi-tour. Installer des tapis antidérapants ou choisir des surfaces souples diminue le risque lors de mouvements involontaires.
Ce cadre rassurant permet au cheval de conserver sa liberté de mouvement sans crainte, et vous offre plus de sérénité lors des manipulations.
Sécuriser les manipulations et les soins courants
Les soins quotidiens, comme le curage des pieds ou la visite du maréchal-ferrant, demandent des adaptations. Prendre le temps d’installer le cheval dans un espace calme et familier réduit le stress et les risques de réactions imprévisibles.
Lors de la prise du pied, positionnez-vous de façon à pouvoir le relâcher rapidement en cas de secousse, tout en restant à l’écart des membres.
N’hésitez pas à faire appel à une seconde personne pour maintenir le cheval ou simplement rassurer s’il a tendance à s’inquiéter.
Prévenez systématiquement le maréchal-ferrant et les professionnels avant chaque manipulation : leur expliquer la situation leur permet d’anticiper, d’adapter leur gestes et, parfois, de fractionner le travail en plusieurs petites séances.
Cette vigilance réduit considérablement les risques de blessure pour le cheval, le soigneur et vous-même.
Écouter et respecter les limites de son cheval au travail
Face au Shivering, il est essentiel d’adapter la façon dont on travaille son cheval. Privilégiez les exercices qui ne suscitent pas (ou peu) de réactions involontaires, comme la balade en extérieur ou des séances de longe aux allures naturelles.
Si votre cheval manifeste une gêne lors de certains mouvements (par exemple, le reculer ou lever fréquemment les postérieurs), modifiez vos demandes ou remplacez-les par des exercices équivalents moins contraignants.
Cela évite toute frustration et décourage l’apparition de stress ou d’appréhension.
Chaque cheval réagit différemment : certains parviennent à maintenir une activité modérée longtemps, d’autres nécessiteront des pauses plus fréquentes ou l’arrêt de certaines disciplines.
L’observation attentive de ses réactions au travail est la clé pour adapter son rythme et continuer à partager une relation épanouissante sans prise de risques inutile.
Préserver la qualité de vie sociale et mentale
Même si le cheval est atteint de Shivering, il n’est pas condamné à rester isolé ou délaissé. Les interactions sociales sont primordiales pour son équilibre mental : favoriser la vie en troupeau ou au moins le contact visuel avec d’autres chevaux lui apporte réconfort et stimulation.
Offrez autant que possible l’accès à un paddock ou à une prairie, plutôt que de le confiner longtemps au box. Le mouvement naturel dans un environnement sécurisé aide à limiter la raideur et participe au maintien d’une certaine souplesse.
Pensez aussi à enrichir son environnement, par des jeux, des brossages réguliers ou des séances de pansage, même si l’activité montée est réduite. L’essentiel est de maintenir la relation de confiance et de stimuler positivement son moral.
Garder une relation positive et valorisante
Face à l’évolution incertaine du Shivering, il est facile de se sentir démuni ou frustré. N’oubliez jamais que votre cheval reste sensible à vos émotions et à votre engagement.
Valorisez les petits progrès, célébrez chaque séance qui se déroule bien, et continuez à partager des moments complices (sorties en main, grooming, découverte de nouveaux exercices ludiques…).
Cette attitude positive renforce le lien entre le cavalier et son cheval, même lorsque les performances ne sont plus au centre de la pratique.
Anticiper les trajets, transports et sorties
Si vous devez transporter votre cheval (compétition, déménagement, consultation vétérinaire), prenez quelques précautions supplémentaires.
Assurez-vous que le sol du van ou du camion est antidérapant et que les rampes peuvent être montées sans reculer brutalement.
Lors du stationnement, choisissez un emplacement plat, pour éviter que le cheval ne soit déstabilisé pendant la montée ou la descente.
Prévoyez d’être accompagné, surtout si le cheval est sensible ou anxieux lors des manipulations inhabituelles.
Prendre le temps, éviter les mouvements précipités, et sécuriser chaque étape du trajet sont indispensables pour minimiser les incidents liés au Shivering.
Informer et sensibiliser son entourage
Un cheval atteint de Shivering peut surprendre les personnes qui ne connaissent pas la maladie. Pour éviter tout malentendu ou accident, informez votre entourage : famille, employés de l’écurie, personnels soignants ou amis cavaliers.
Expliquez en quoi consistent les réactions du cheval, quand elles surviennent le plus souvent et comment intervenir calmement si nécessaire. Afficher une note explicative sur la porte du box ou près des équipements peut également aider, surtout en cas d’absence.
Cette communication prévient des erreurs d’interprétation (mauvaise volonté, peur) et protège le cheval autant que ceux qui l’entourent.
FAQ sur le Shivering chez le cheval
Le Shivering est-il douloureux pour le cheval ?
D’après les observations, le Shivering ne semble pas être une affection douloureuse pour le cheval.
Cependant, certains chevaux peuvent montrer de la gêne ou de la frustration, surtout lorsque les symptômes limitent leurs mouvements quotidiens.
Le Shivering est-il contagieux ?
Non, le Shivering n’est pas une maladie contagieuse et il ne se transmet pas d’un cheval à un autre.
Il s’agit d’un trouble neurologique individuel.
Peut-on monter un cheval atteint de Shivering ?
Cela dépend de la gravité des symptômes et de leur évolution.
Certains chevaux peuvent continuer une activité adaptée avec des précautions, tandis que d’autres devront être préservés de l’exercice physique pour leur sécurité.
Quels soins quotidiens apporter à un cheval avec du Shivering ?
Limitez les gestes qui sollicitent le relevage ou la manipulation brusque des membres postérieurs.
Privilégiez une routine stable, des soins doux et surveillez toute aggravation des tremblements ou de la raideur.
Le Shivering peut-il s’aggraver au fil du temps ?
Oui, la maladie évolue souvent lentement, avec des symptômes qui peuvent s’accentuer progressivement.
Il est donc important de surveiller régulièrement l’état du cheval et d’adapter les soins selon les besoins.
Existe-t-il des races de chevaux plus touchées que d’autres ?
Le Shivering est plus fréquemment observé chez certaines grandes races, comme les chevaux de trait ou d’attelage, mais n’importe quelle race peut être concernée.
Une prédisposition génétique est soupçonnée mais pas encore confirmée scientifiquement.
Peut-on prévenir l’apparition du Shivering ?
À l’heure actuelle, il n’existe pas de protocole préventif connu puisque les causes exactes restent inconnues.
Une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée restent cependant recommandées pour la santé générale du cheval.
Le Shivering peut-il être confondu avec d’autres maladies ?
Oui, certains symptômes peuvent ressembler à ceux d’autres troubles neuromusculaires (comme la fibromyopathie ou certaines boiteries).
Seul un vétérinaire peut poser un diagnostic précis en observant le cheval et en procédant à des examens complémentaires si besoin.
Existe-t-il des traitements naturels ou complémentaires qui aident les chevaux Shivering ?
Certaines approches comme l’ostéopathie équine ou les compléments alimentaires peuvent apporter du confort, mais elles ne guérissent pas le Shivering.
Parlez-en toujours avec votre vétérinaire pour éviter toute interférence avec les traitements classiques.
Un cheval atteint de Shivering peut-il vivre longtemps ?
Oui, un cheval shivering peut avoir une espérance de vie normale si la maladie est bien gérée et qu’il ne développe pas d’autres complications.
L’adaptation de son environnement et de ses soins reste essentielle pour sa qualité de vie.
Conclusion
Le shivering chez le cheval est une affection neurologique complexe qui se traduit principalement par des mouvements anormaux et incontrôlés des membres, souvent lors de la manipulation des postérieurs.
Si l’origine du trouble reste incertaine, il est crucial de repérer rapidement les symptômes afin d’ajuster le mode de vie du cheval et d’éviter les complications.
Même si aucun traitement curatif n’existe à ce jour, une gestion adaptée, comprenant l’aménagement des soins, la vigilance au quotidien et l’accompagnement vétérinaire, permet d’offrir une meilleure qualité de vie à l’animal concerné.