Vertical (cso) : définition, enjeux et conseils pratiques

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Le vertical (cso) fait partie des obstacles incontournables en concours de saut d’obstacles. Cet article détaille sa définition, son importance et ses spécificités pour les cavaliers et les professionnels du secteur équin.

Vertical : Qu’est-ce que c’est ? Définition !

Dans le vocabulaire du concours de saut d’obstacles (cso), le terme « vertical » désigne un type d’obstacle constitué d’une seule ligne de barres, positionnées à la même hauteur, ne présentant aucune largeur.

À la différence des oxers ou des obstacles composés avec une extension horizontale, le vertical est uniquement haut, ne « couvre » pas de distance au sol.

Il impose au cheval de franchir un obstacle haut sans nécessiter de geste d’amplitude pour « s’étendre » en largeur.

Le vertical, par la simplicité de sa structure, est l’un des obstacles standards rencontrés lors des épreuves de concours de saut d’obstacles, des parcours d’entraînement jusqu’aux compétitions internationales.

Enjeux et utilité du vertical en CSO

L’identification et la maîtrise des verticals sont essentielles pour plusieurs raisons :

  • Education et technicité : le vertical apprend au cheval et au cavalier la précision du saut, la montée franche des épaules et du garrot ainsi que la coordination.
  • Évaluation des capacités : il permet de mesurer l’aptitude d’un binôme à franchir la hauteur pure d’un obstacle, sans l’aide d’un élan latéral ou d’un écartement qui offrirait plus de marge d’erreur.
  • Régularité en compétition : les verticals sont présents dans quasiment tous les parcours officiels, incluant souvent des variantes (verticals de barres, de planches ou de portillons).

Bien comprendre ces enjeux aide à préparer chevaux et cavaliers à répondre aux exigences techniques rencontrées sur les terrains de concours, en sécurité et dans le respect des aptitudes de chacun.

Comment évaluer ou identifier un vertical ?

Un vertical en cso se reconnaît par les critères suivants :

  • Structure : une seule rangée de barres placées à la même hauteur, sans obstacles ni barres immédiatement devant ou derrière (à la différence d’un oxer ou d’un spa).
  • Largeur : aucune, ou très minimale (uniquement la largeur de la barre elle-même).
  • Élévation réglementée : la hauteur dépend de la catégorie d’épreuve. Selon la Fédération Française d’Équitation (FFE) ou la Fédération Équestre Internationale (FEI), cela peut aller de 80 cm pour les premiers niveaux jusqu’à 1,60 m en épreuves internationales.
  • Type de matériaux : la barre peut être en bois ou en matériau synthétique, parfois substituée par une planche, un portillon ou un panneau décoratif (dans ce cas, les règles stipulent que la partie la plus haute définit la hauteur franchie).

L’identification du vertical dans un parcours se fait généralement à l’inspection, lors de la reconnaissance par les cavaliers avant le début de l’épreuve.

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Quels sont les avantages pour les professionnels ou passionnés du cheval ?

Le travail sur les verticals propose plusieurs bénéfices :

  • Développement de l’adresse du cheval : il améliore la technique de saut, la rapidité d’élévation et oblige le cheval à respecter la hauteur sans se précipiter.
  • Affinement des sensations du cavalier : le vertical demande une approche précise et dosée, développant la capacité à sentir la foulée et le timing idéal d’appel.
  • Formation à la sécurité : la simplicité du vertical rend l’apprentissage plus progressif pour les chevaux et aide à maitriser le geste avant d’aborder des obstacles plus complexes.
  • Test objectif des aptitudes : il permet d’évaluer la détente verticale du cheval, utile en sélection, élevage ou lors de stages de perfectionnement.

Quels sont les risques, limites ou critiques du vertical ?

Bien que fréquent, l’obstacle vertical présente quelques défis :

  • Risques de refus ou de chute : la hauteur seule constitue une difficulté. Si l’appel est mal calculé, le cheval peut refuser, dérober ou faire tomber l’obstacle, entraînant éventuellement une perte d’équilibre.
  • Tension psychologique : certains chevaux ou cavaliers éprouvent appréhension ou hésitation devant un obstacle jugé « massif ».
  • Manque de largeur : une absence d’étalement au sol oblige à une montée franche, limitant l’erreur d’appréciation du cavalier.

La prudence est donc de rigueur dans la progression, tant à l’entraînement qu’en compétition.

Comment intégrer le vertical dans la gestion équine ?

Pour les responsables de structure ou entraîneurs, la gestion des obstacles verticals s’intègre dans les plans d’entraînement :

  • Augmenter progressivement la hauteur selon les progrès du couple cheval-cavalier.
  • Alterner travail sur verticals et autres types d’obstacles pour éviter la fatigue physique ou psychologique.
  • Inclure des verticals dans les parcours d’épreuves d’entraînement, afin d’habituer les chevaux à leur franchissement régulier.
  • S’assurer de la conformité du matériel (barres, supports) pour la sécurité des participants.

Exemple concret d’utilisation d’un vertical en concours

Pendant une épreuve de cso club 1 (hauteur 1m10), un vertical est placé en numéro 4 après un virage serré.

Le cheval et son cavalier doivent bien préparer l’approche, engager la foulée sur l’obstacle et effectuer un saut vertical sans dévier ni accélérer, en veillant à ne pas toucher la barre supérieure.

Dans ce même parcours, le vertical met l’accent sur la précision et la capacité du cheval à se mobiliser rapidement vers le haut, sans possibilité de compenser avec de l’amplitude horizontale.

Termes liés ou complémentaires

  • Oxer : obstacle large constitué de deux barres espacées horizontalement.
  • Spa : obstacle large à plusieurs plans, plus large devant que derrière.
  • Barre au sol : élément de base d’un obstacle.
  • Double / triple : combinaison d’obstacles successifs (peuvent inclure des verticals).
  • Vertical de planches : variante utilisant des planches horizontales à la place des barres.

En résumé

Le vertical (cso) est un obstacle central en concours de saut d’obstacles, définissable par sa hauteur sans largeur, entraînant le cheval à franchir un maximum d’altitude sans s’étendre.

Sa reconnaissance et sa gestion sont essentielles pour les professionnels, entraîneurs et cavaliers, tant pour le progrès technique que pour la sécurité des pratiques sportives.

Maîtriser le franchissement des verticals participe activement à la préparation des binômes cheval-cavalier pour toutes les épreuves et leur développement dans le monde des sports équestres.

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