Se désunir : définition, identification et enjeux

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Comprendre ce que veut dire "se désunir" est essentiel pour tous ceux qui travaillent avec des chevaux. Cet article explique ce phénomène, son identification et ses impacts dans le secteur équin.

Introduction

Dans le monde du cheval, bien maîtriser les termes techniques est indispensable pour assurer le bien-être animal, optimiser le travail en équitation et progresser dans différentes disciplines.

Parmi ces notions, le fait de « se désunir » revêt une importance particulière, tant pour la qualité des séances que pour la santé articulaire et musculaire du cheval.

Comprendre ce que recouvre cette expression permet d’appréhender des enjeux tels que la locomotion, la correction des allures ou la résolution de problèmes dans le dressage et l’entraînement.

Se désunir : Qu’est-ce que c’est ? Définition !

Se désunir désigne un phénomène observable lors du galop, lorsque le cheval perd l’harmonie dans le mouvement de ses membres.

Concrètement, cela signifie que le cheval utilise un « pied » pour mener son galop à l’arrière (postérieurs) différent de celui utilisé à l’avant (antérieurs). Ce phénomène est aussi appelé « décaler » ou « changer de pied » involontairement.

Dans de rares cas, on peut aussi employer ce terme à d’autres allures ou pour désigner une rupture d’homogénéité dans l’attitude ou l’équilibre du cheval.

Enjeux et utilité du terme « se désunir »

Le fait de se désunir concerne surtout le galop. La qualité de cette allure dépend de la synchronisation parfaite des membres. Se désunir indique le plus souvent une gêne, un déséquilibre ou un défaut technique chez le cheval ou le cavalier. Recognitre ce phénomène permet de mieux piloter ses séances, prévenir des blessures et améliorer la performance.

Dans le travail quotidien, ce terme aide à échanger entre professionnels et à diagnostiquer rapidement un problème de locomotion.

Comment l’évaluer ou l’identifier ?

On identifie qu’un cheval se désunit principalement à l’observation du galop. Concrètement :

  • À l’avant : Les antérieurs avancent dans une allure, sur l’un des pieds.
  • À l’arrière : Les postérieurs prennent un autre pied, le cheval « décale » donc.

Par exemple, un cheval galope à gauche devant (antérieur gauche en avant), mais se met à galoper à droite derrière (postérieur droit en avant). Le galop devient alors inconfortable, irrégulier, et le cheval paraît perdu ou gêné.

Des signes caractéristiques :

  • Soudaine irrégularité dans la foulée.
  • Apparition d’un inconfort chez le cavalier (basculement inhabituel du bassin).
  • Perte d’équilibre visible.
  • Cheval qui lutte pour maintenir son allure.

La vidéo (visionneuse latérale) ou le ressenti en selle peuvent aider.

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Quels sont les avantages pour les professionnels ou passionnés du cheval ?

Pour les professionnels, comprendre et détecter un cheval qui se désunit permet :

  • D’ajuster son entraînement (travail de souplesse, musculation, équilibre).
  • D’éviter l’aggravation d’une gêne musculaire, articulaire ou dorsale.
  • D’adapter ses demandes lors des figures complexes en dressage, à l’obstacle ou sur le plat.
  • De renseigner précisément vétérinaires, maréchaux, ou physiothérapeutes sur des épisodes précis.
  • D’améliorer l’appréciation des allures lors des concours ou examens de sélection.

Quels sont les risques, limites ou critiques ?

Ne pas reconnaître qu’un cheval se désunit peut comporter plusieurs risques :

  • Révéler ou accentuer des problèmes de santé sous-jacents (boiterie, dorsalgie, gêne articulaire).
  • Générer du stress physique et psychologique (incompréhension des demandes, perte de confiance du cheval ou du cavalier).
  • Compromettre la qualité du travail sportif ou de loisir.

Il existe aussi des limites : tous les chevaux sont susceptibles de se désunir occasionnellement (fatigue, inattention, terrain difficile) sans que cela soit révélateur d’un problème structurel.

Comment le prendre en compte dans une gestion équine ?

Intégrer cette notion dans la gestion quotidienne consiste à :

  • Surveiller la qualité des allures lors des échauffements, des séances spécifiques ou sur des exercices sollicitant beaucoup la souplesse et l’équilibre.
  • Accorder une attention aux manifestations répétitives de désunion pour ajuster soit la ferrure, soit l’entraînement, soit envisager une consultation vétérinaire.
  • Travailler sur des exercices progressifs adaptés à l’âge, la condition physique et le niveau de dressage du cheval.

Certains chevaux, comme les jeunes ou ceux en reprise de travail, se désunissent plus facilement. Des repos ou des étirements peuvent aussi être nécessaires.

Exemple concret : se désunir lors d’une reprise de dressage

Un cavalier engage son cheval sur une diagonale au galop lors d’une reprise. Au changement de direction, le cheval se désunit quelques foulées : il garde l’antérieur gauche en avant, mais passe en galop à droite avec les postérieurs.

Le cavalier ressent un déséquilibre, corrige aussitôt en recentrant son cheval, qui retrouve son galop « uni ».

Un encadrant pourra conseiller un travail sur la rectitude, la préparation aux changements de pied et l’équilibre général.

Termes liés ou complémentaires

  • Galop uni
  • Changement de pied
  • Bascule
  • Défaut d’allure
  • Désengagement
  • Locomotion
  • Dressage

En résumé

Pour les cavaliers et professionnels du secteur équin, bien comprendre ce que signifie « se désunir » offre la possibilité d’identifier rapidement un manque d’équilibre ou une gêne chez le cheval.

Cette vigilance permet non seulement d’assurer une progression technique adaptée, mais aussi de préserver le confort et la santé du cheval, tout en enrichissant le dialogue entre les différents intervenants du secteur.

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