La qualité des soins apportés aux pieds du cheval influence directement son bien-être, ses performances et sa longévité.
Comprendre le parage est donc incontournable pour toutes les personnes impliquées dans l’élevage, la pratique ou la gestion des chevaux.
Que ce soit pour prévenir les boiteries, améliorer la locomotion ou répondre à des exigences réglementaires, maîtriser le parage participe à une gestion sanitaire et fonctionnelle optimale au sein d’une structure équine.
Parer un cheval : Qu’est-ce que c’est ? Définition !
Parer un cheval désigne l’ensemble des gestes techniques consistant à entretenir et équilibrer les pieds du cheval.
Cette opération, réalisée principalement à l’aide de râpes, de couteaux à parer et de pinces, consiste à retirer l’excédent de corne, à ajuster la forme du pied et à corriger certaines anomalies liées à la croissance naturelle du sabot.
Le parage est généralement effectué par un maréchal-ferrant ou parfois, sous conditions particulières, par un propriétaire formé. Il s’agit d’une opération régulière, recommandée toutes les 6 à 8 semaines selon l’activité, le terrain et la croissance des sabots.
Enjeux et utilité du parage chez le cheval
Le parage remplit plusieurs objectifs :
- Prévention des blessures : la correction de l’aplomb et l’élimination des parties de corne fragiles limitent le risque de fissures, d’abcès ou de fourbure.
- Maintien de la locomotion : un pied équilibré favorise une démarche régulière et limite les atteintes articulaires ou tendineuses.
- Préparation à la ferrure : un pied bien paré garantit une bonne tenue du fer et prolonge la durée de vie du ferrage si le cheval est ferré.
- Réponse aux exigences réglementaires ou sportives : certaines disciplines et compétitions, ainsi que des textes de loi liés au bien-être animal, imposent des normes de soins et de parage.
Comment évaluer ou identifier un parage chez le cheval ?
Il est possible d’identifier visuellement un pied paré grâce à plusieurs critères :
- Aspect régulier de la paroi : elle doit présenter une surface lisse, sans irrégularités majeures.
- Équilibre du pied : la symétrie entre internes et externes, ainsi que le nivellement des talons, sont essentiels.
- Propreté des fourchettes et du contour : absence de résidus excédentaires, talons et sole dégagés des ébarbures.
- Absence de pointes anguleuses : la boîte cornée suit une courbe harmonieuse adaptée à la morphologie du cheval.
Les maréchaux-ferrants utilisent parfois des outils de mesure (pied à coulisse, règle d’aplomb) pour s’assurer d’un parage correct, notamment dans un contexte de compétition ou de soins orthopédiques.
Parer un cheval : Avantages pour les professionnels du secteur équin
La maîtrise du parage apporte plusieurs bénéfices :
- Sécurité et prévention : anticiper et corriger les anomalies de pieds limite le développement de pathologies.
- Valorisation de la performance sportive : un cheval bien paré présente rarement des problèmes locomoteurs injustifiés lors des entraînements ou compétitions.
- Diminution des coûts vétérinaires : la prévention réduit la fréquence et la gravité des interventions nécessitant soins curatifs.
- Respect des normes : dans certaines filières, la traçabilité du parage fait partie des obligations sanitaires et de bien-être.
Risques, limites ou critiques du parage chez le cheval
Le parage, mal réalisé ou insuffisamment fréquent, présente des risques :
- Déséquilibre du pied : un excès de parage, ou une mauvaise symétrie, peut entraîner des boiteries ou endommager les tissus internes.
- Douleurs et infections : si la sole est trop amincie ou la fourchette trop dégagée, le pied peut devenir sensible, voire s’infecter.
- Adaptation individuelle nécessaire : chaque cheval présente des besoins spécifiques, liés à sa morphologie, son ferrage éventuel, son activité et la nature du sol foulé.
Il est recommandé de confier le parage à un professionnel compétent et d’ajuster la fréquence d’intervention au mode de vie du cheval.
Prendre en compte le parage dans la gestion équine
Une bonne gestion implique :
- Planification des interventions : tenir un carnet de suivi pour chaque cheval et anticiper les périodes à risque (croissance rapide, changements saisonniers du sol).
- Formation et sensibilisation des équipes : reconnaître les signes de pied à parer et savoir quand faire appel au maréchal-ferrant.
- Adaptation à la discipline : certaines disciplines sportives (CSO, dressage, endurance) nécessitent un suivi plus poussé.
Le parage se combine souvent avec des soins complémentaires comme le nettoyage régulier ou l’application de produits préventifs (graisse, goudron).
Exemple concret de parage dans un contexte équin
Dans un centre équestre pratiquant saut d’obstacles, le maréchal-ferrant intervient toutes les 6 semaines. Il commence par examiner la démarche du cheval, puis retire l’excédent de corne à la pince. À l’aide du couteau à parer, il nettoie la sole et la fourchette.
Il vérifie l’équilibre médiolatéral et adapte le parage en fonction de l’utilisation prévue : un cheval destiné aux compétitions recevra parfois quelques ajustements spécifiques afin de maximiser la qualité et la régularité des appuis sur le sol lors des sauts.
Termes liés ou complémentaires
- Ferrage
- Aplombs
- Fourbure
- Sabot
- Maréchal-ferrant
- Boiterie
- Orthopédie équine
En résumé
Parer un cheval est une étape incontournable pour garantir le confort, le bien-être, la prévention des pathologies et la longévité au travail.
Pour les professionnels et passionnés du secteur, intégrer le parage dans la gestion des chevaux est un gage de santé et de sécurité, mais aussi un levier pour valoriser l’animal dans toutes les disciplines équestres.