Onguent : Qu’est-ce que c’est ? Définition !
L’onguent désigne une préparation grasse ou semi-solide, généralement à base de cires, graisses animales ou végétales et parfois enrichie de substances actives.
Ce produit est appliqué sur la peau ou les sabots des chevaux dans un objectif de soin, de protection ou de prévention des lésions.
Utilisé depuis l’Antiquité, l’onguent répond à des besoins variés selon sa composition et son mode d’application au sein des routines d’entretien équin.
Enjeux et utilité de l’onguent dans le monde équin
Dans l’élevage, les soins quotidiens, la préparation aux compétitions ou la convalescence, l’onguent occupe une place notable.
Entretenir la corne du sabot, protéger la peau des agressions climatiques ou prévenir certaines affections cutanées sont des actions déterminantes pour le bien-être du cheval.
L’onguent permet ainsi de préserver l’intégrité physique des animaux, soutenir leur récupération et garantir leur aptitude à l’effort, ce qui influence à la fois la performance et la longévité sportive ou utilitaire du cheval.
Comment identifier ou évaluer un onguent ?
L’onguent est reconnaissable par sa texture pâteuse à grasse, parfois solide à température ambiante, avec un aspect brillant ou mat suivant la formulation.
L’évaluation d’un onguent se fait d’abord par la lecture de la composition (sur l’étiquette si le produit est commercialisé) : elle renseigne sur les ingrédients présents (huile de laurier, vaseline, cire d’abeille, graisse animale, etc.), mais aussi sur la présence éventuelle de principes actifs comme des huiles essentielles ou des produits médicamenteux.
Son efficacité peut s’apprécier à travers l’évolution de l’état cutané ou de la corne traitée :
- Sur le sabot : hydratation, élasticité, brillance, absence de fissures.
- Sur la peau : réduction des irritations, amélioration de la cicatrisation, protection contre le dessèchement.
Pour les produits réglementés à usage vétérinaire, des normes de sécurité, d’efficacité et d’homologation s’appliquent, notamment concernant l’usage en compétition (tolérance zéro pour certaines substances actives dopantes, délai d’attente obligatoire avant engagement).
Quels sont les avantages de l’onguent pour les professionnels ou passionnés du cheval ?
L’onguent figure parmi les solutions d’entretien et de soin les plus accessibles et opérationnelles pour :
- Préserver la santé du sabot : il limite la sécheresse et les risques de fissures ou de pourriture en régulant l’hydratation de la corne.
- Apaiser et protéger la peau : lors d’irritation (notamment au niveau des membres ou à la commissure des lèvres), l’onguent soutient la barrière cutanée.
- Adapter les soins : large choix de formulation permettant une individualisation selon la saison, la discipline ou la pathologie.
- Faciliter la manipulation : texture facile à appliquer, même en extérieur, sans nécessiter d’outillages sophistiqués.
C’est également un produit intéressant pour les structures collectives (écuries, centres équestres) qui peuvent ainsi uniformiser une partie de leur protocole d’entretien.
Risques, limites ou critiques de l’onguent en gestion équine
L’utilisation de l’onguent n’est pas dénuée de précautions :
- Composition parfois inadaptée : certains agents chimiques ou paraffines peuvent, à l’usage régulier, altérer la respiration naturelle de la corne ou de la peau.
- Risque de sur-application : une utilisation trop fréquente, surtout sur les tissus fragiles, peut générer un effet d’étouffement ou de ramollissement excessif.
- Effets ciblés : l’onguent peut masquer certaines affections plus profondes (abcès, maladies sous-jacentes) en limitant l’observation des signes cliniques initiaux.
- Impact réglementaire : certaines substances entrent dans la liste des produits dopants et sont interdites selon le contexte de compétition (réglementation FEI, France Galop, etc.). Il convient de vérifier la composition lors de l’achat ou de la préparation artisanale.
Prendre l’onguent en compte dans la gestion des chevaux
L’intégration de l’onguent dans la routine de soins mérite réflexion :
- Diagnostic préalable : avant l’application régulière d’onguent, il est recommandé d’identifier la justification (peau sèche, corne cassante).
- Fréquence d’usage : la fréquence dépend de la saison (été : 1 à 2 fois/semaine ; hiver : surveillance accrue après exposition à l’humidité).
- Sélection du produit : adapter le choix à la situation (onguent nourrissant, assainissant, réparateur, protecteur solaire…).
- Application technique : toujours sur des tissus/structures propres, en respectant les précautions d’emploi et le mode d’utilisation. Éviter d’appliquer sur une lésion ouverte sans avis vétérinaire.
Une traçabilité régulière des soins (carnet d’écurie, journal de soins) permet d’évaluer l’intérêt réel du produit et d’ajuster la routine si nécessaire.
Exemple concret d’utilisation de l’onguent dans un contexte équin
Un maréchal-ferrant, lors de la ferrure mensuelle, remarque des fissures débutantes sur les sabots d’un trotteur. Après nettoyage, il recommande l’application, trois fois par semaine, d’un onguent enrichi à l’huile de laurier.
En deux semaines, la corne apparaît plus souple et brillante, sans progression des fendillements. La propriétaire complète la routine par des cures minérales et adapte la fréquence selon l’évolution.
Termes liés ou complémentaires à l’onguent
- Graisse à pied : synonyme d’onguent, parfois légèrement différente selon la formulation.
- Baume cutané : préparation plus richement enrichie en agents réparateurs ciblant la peau.
- Soin de la corne : englobe tous les produits et méthodes pour entretenir le sabot du cheval.
- Vaseline, cire d’abeille, huile de laurier : composants fréquents des onguents équins.
- Produit dopant : à prendre en compte pour les substances actives dans le cadre de la compétition sportive.
En résumé
L’onguent représente un outil de soins classique, pratique et accessible pour les professionnels, cavaliers et gestionnaires d’écurie.
Sa fonction première est la préservation de la santé du sabot et de la peau des chevaux, tout en offrant une certaine souplesse d’usage.
Sa pertinence dépend d’un choix adapté, de son intégration raisonnée aux routines d’entretien, et du respect des précautions d’emploi, notamment en contexte compétitif ou vétérinaire.
S’informer sur les spécificités de chaque onguent permet d’offrir aux chevaux des soins ciblés et respectueux de leur physiologie et de leur activité.