Martingale : Qu’est-ce que c’est ? Définition !
La martingale est un enrênement utilisé en équitation pour limiter ou contrôler certains mouvements de la tête du cheval, principalement l’élévation excessive.
Elle se compose de lanières ou de courroies, attachées d’une part à la sangle et d’autre part aux rênes ou au bridon. Il existe deux principaux types de martingales : la martingale fixe (ou simple) et la martingale à anneaux (ou à coulisse).
La martingale ne doit pas être confondue avec d’autres enrênements comme la gourmette ou le gogue, car son action et son objectif sont spécifiques.
Employée avec discernement, elle sert d’aide ponctuelle pour corriger certains comportements ou améliorer la communication entre cavalier et monture.
Enjeux et utilité de la martingale dans le monde équin
Dans le secteur équestre, comprendre le rôle de la martingale est important car cet enrênement se retrouve aussi bien dans l’élevage, lors du débourrage, que dans diverses disciplines sportives telles que le saut d’obstacles, le concours complet ou l’endurance.
Elle vise à prévenir certains risques, notamment le cabrage ou le mouvement inadapté de la tête, pouvant gêner la relation main-bouche et entraîner des réactions imprévisibles du cheval.
L’utilisation de la martingale, dans le respect de la réglementation des fédérations ou concours, améliore la sécurité du cavalier tout en préservant la santé et le confort du cheval.
Elle fait partie intégrante du matériel de bon nombre de cavaliers professionnels ou amateurs.
Comment évaluer ou identifier une martingale ?
L’identification d’une martingale est simple : ce sont des lanières qui se fixent à la sangle puis, selon le modèle, s’attachent soit directement à la muserolle (martingale fixe), soit passent dans deux anneaux coulissants rattachés aux rênes (martingale à anneaux).
Ces lanières ne doivent jamais entraver la respiration ou le mouvement naturel du cheval.
Sur le terrain, une martingale correctement réglée s’observe lorsque, même tête en position normale, les lanières présentent un certain jeu. Pour la martingale à anneaux, les anneaux doivent glisser librement sur les rênes sans se coincer.
L’absence de gêne ou de crispation du cheval lors de la mise en place est aussi un bon indicateur d’adaptation.
Avantages de la martingale pour les professionnels et passionnés du cheval
• Renforce la sécurité du cavalier lors de situations où le cheval pourrait brusquement lever la tête
• Aide à éduquer les chevaux jeunes ou difficiles sur le maintien de la tête
• Facilite l’apprentissage du contact et de la cession de nuque
• Permet une meilleure communication rênes-main sans excès de contrainte
• Peut apporter du confort dans des disciplines où des mouvements brusques de l’encolure sont pénalisants
Son utilisation, bien encadrée, favorise donc une meilleure harmonie travail main-main et un apprentissage progressif pour le cheval.
Risques, limites ou critiques liés à la martingale
• Réglage inadapté (trop court) : engendre douleur, gêne respiratoire ou tensions musculaires
• Difficultés d’apprentissage si son usage devient systématique et non ponctuel
• Risque d’accoutumance : le cheval peut s’appuyer sur la martingale ou ne pas apprendre à céder de lui-même
• Peut masquer un problème de fond (douleur, séquelle d’éducation, problème vétérinaire ou matériel)
• Doit être banni dans certaines disciplines ou moments d’éducation pour ne pas freiner le développement naturel du cheval
Dans la gestion éthique du cheval, la martingale reste donc une aide temporaire, jamais un substitut à une éducation ou à une conduite adaptée du cavalier.
Prise en compte de la martingale dans la gestion équine
Son usage se justifie lors d’étapes précises : débourrage, chevaux jeunes ou lors de la transition vers le travail monté.
Avant toute utilisation, il est recommandé d’effectuer un bilan (matériel, vétérinaire, ostéopathe) pour s’assurer qu’aucune douleur ou adaptation matérielle ne vient biaiser la posture de la tête.
Un réglage régulier, le contrôle de l’usure des cuirs et la vérification de la réglementation lors de concours sont à intégrer en routine par les soigneurs et cavaliers.
Former les utilisateurs à son correct positionnement et à l’interprétation des réactions du cheval reste également une étape essentielle.
Exemple concret d’utilisation de la martingale
En concours de saut d’obstacles, la martingale à anneaux est fréquemment utilisée pour limiter les mouvements brusques de l’encolure lors des franchissements d’obstacle.
Sur un jeune cheval, elle assure que la tête ne se lève pas brutalement, réduisant ainsi les risques de perte de contrôle ou de déséquilibre à la réception. Cependant, elle doit être retirée si le cheval développe un contact stable et progressif.
Termes liés ou complémentaires
• Enrênement
• Gogue
• Rênes allemande
• Muserolle
• Sangle
• Mise en main
• Saut d’obstacles
En résumé
La martingale apporte un soutien ponctuel pour améliorer la sécurité et la communication entre le cavalier et sa monture.
Son utilisation, encadrée et réfléchie, permet de développer des chevaux équilibrés tout en préservant leur confort physique et leur bien-être psychologique.
Sa compréhension et sa bonne manipulation restent des points d’attention pour tous les professionnels et cavaliers soucieux d’une gestion raisonnée du cheval.