Baucher : Qu’est-ce que c’est ? Définition !
Baucher désigne principalement François Baucher (1796-1873), écuyer et maître d’équitation français dont les principes ont marqué l’histoire de la discipline.
Par extension, le terme Baucher fait référence à la méthode d’équitation qu’il a développée, appelée « bauchérisme », ainsi qu’à certains exercices précis issus de son enseignement.
Le bauchérisme repose sur la recherche de légèreté, d’équilibre et de dialogue subtil entre le cavalier et le cheval.
Les méthodes bauchéristes visent à créer un cheval disponible, léger à la main (c’est-à-dire sensible aux demandes via les rênes) et aux jambes, apte à effectuer les figures de manège avec aisance et douceur.
Enjeux et utilité du bauchérisme dans le monde équestre
Comprendre le Baucher et ses méthodes permet d’élargir les connaissances en matière de travail du cheval, notamment sur la préparation, la souplesse et la gymnastique de l’animal.
Les principes bauchéristes sont encore intégrés dans certaines pratiques de dressage actuelles, tant en France qu’à l’international.
Leur utilité se manifeste pour éduquer les jeunes chevaux, rééduquer des chevaux difficiles ou affiner le dressage de ceux destinés à la haute école.
La méthode offre des réponses aux problématiques de tensions, de résistance ou de manque de souplesse chez certains chevaux.
Comment évaluer ou identifier une approche bauchériste ?
Il est possible de reconnaître une méthode bauchériste par certains critères observables dans le travail du cheval.
Cela inclut :
- La recherche de légèreté : un contact très subtil, voire quasi-inexistant, dans la bouche du cheval.
- La distinction entre action des mains et des jambes : les aides sont données séparément, jamais simultanées, pour isoler les effets.
- Les flexions : exercices de flexion de la nuque, de l’encolure ou de la mâchoire, à pied puis monté, visant à obtenir la décontraction.
Un cavalier ou entraîneur utilisant des allures calmes, des arrêts fréquents, des transitions répétées et un souci de souplesse dans toutes les demandes applique souvent certains principes bauchéristes.
En compétition, certains cavaliers s’inspirent du Baucher sans pour autant en faire l’unique fondement de leur approche.
Les avantages de de la méthode de François Baucher pour les professionnels ou passionnés du cheval
La méthode bauchériste offre aux professionnels et passionnés du cheval plusieurs atouts :
- Éducation et rééducation : Les principes sont adaptés aux chevaux sensibles, difficiles, ou ayant développé des résistances physiques ou mentales.
- Clarté dans la communication : La séparation stricte des aides donne des signaux plus compréhensibles à l’animal.
- Sécurité et contrôle : Un cheval travaillé selon ces principes est généralement plus attentif et facile à contrôler, notamment à l’arrêt ou dans les transitions.
- Amélioration de la légèreté : Le cheval apprend à se porter sans peser sur la main, recherche intéressante dans toutes les disciplines.
Risques, limites ou critiques du bauchérisme
Des critiques ont été formulées contre la méthode Baucher, notamment sur certaines pratiques historiques aujourd’hui contestées, comme les flexions répétitives ou l’absence de travail sur l’impulsion dans la « première manière ». Parmi les limites, on note :
- Risque de passivité du cheval : Un excès de flexions peut émousser l’énergie de l’animal.
- Absence d’engagement : La méthode originelle a parfois été accusée de compromettre l’arrière-main et l’engagement du cheval, éléments pourtant essentiels dans les disciplines modernes de dressage.
- Complexité pour le cavalier : Une réelle finesse de main et de jambes est nécessaire. Une application maladroite peut provoquer incompréhension ou blocage.
- Débats historiques : La querelle Baucher/Fillis (autre maître d’équitation) a laissé des traces dans l’enseignement équestre.
Comment prendre en compte la méthode de François Baucher dans la gestion équine ?
Intégrer des principes baucheristes dans l’entraînement implique de veiller à l’équilibre global du travail : combiner souplesse, engagement, et respect de la locomotion naturelle du cheval.
Il peut s’avérer intéressant d’utiliser les flexions ou certains exercices de Baucher en complément d’autres méthodes, afin d’adresser des besoins spécifiques (cheval contracté, perte de légèreté, manque de calme par exemple).
Adapter le bauchérisme à la spécificité de chaque cheval, surveiller les réactions comportementales et varier les exercices permet de maximiser les bénéfices tout en limitant les risques d’une pratique trop systématique.
Exemple concret : application de la méthode Baucher dans le dressage
Un cavalier rencontre des résistances dans le contact de son jeune cheval. Il introduit des flexions de la nuque à l’arrêt puis au pas, selon la méthode Baucher, et travaille ensuite sur des arrêts, redémarrages et changements d’allure.
En quelques semaines, le cheval devient plus léger dans la bouche et répond plus finement aux demandes, montrant une meilleure disponibilité mentale et physique.
Termes liés ou complémentaires
- Légèreté
- Flexion
- Dressage classique
- Maître d’équitation
- François Baucher
- Impulsion
- Manège
- École de cavalerie
- Fillis (James Fillis, écuyer opposé à Baucher)
- Équitation française
En résumé
Le terme Baucher recouvre une méthode et une philosophie d’entraînement équestre axées sur la légèreté, la souplesse et la communication subtile avec le cheval.
Que ce soit pour l’éducation, la rééducation ou la recherche d’une meilleure harmonie dans l’équitation, comprendre le bauchérisme offre des pistes pour enrichir la pratique des professionnels du cheval et des cavaliers passionnés, tout en restant attentifs à ses limites et à la spécificité de chaque cheval.