Cheval qui tousse à l’effort ou au repos : que faire ?

Dernière mise à jour le :

Publié le :

Votre cheval qui tousse à l’effort ou au repos vous inquiète ? Pas de panique, on décrypte ensemble les causes de la toux du cheval et surtout, quoi faire pour lui apporter un soulagement rapide !

Auteur / Autrice

cheval-qui-tousse
Sommaire de l'article

La toux du cheval, qu’elle survienne lors du travail ou au repos, est un motif de préoccupation fréquent chez les cavaliers et propriétaires.

Selon l’IFCE, environ 15 % des chevaux suivis en consultation présentent des troubles respiratoires, la toux en étant l’un des symptômes majeurs.

Ce chiffre souligne l’importance de bien comprendre cet indicateur de santé, trop souvent minimisé ou mal interprété.

Identifier les différents types de toux chez le cheval

Toux occasionnelle ou réflexe

Il n’est pas rare d’entendre un cheval tousser brièvement, de manière isolée, surtout en début de travail ou lorsqu’il vient de s’alimenter.

Cette toux occasionnelle est généralement un réflexe visant à dégager les voies respiratoires d’une particule, d’une poussière ou d’un peu de nourriture.

Il est important de savoir reconnaître cette toux bénigne, car elle ne nécessite pas forcément d’intervention médicale, à moins qu’elle ne se répète régulièrement.

Toux récurrente ou persistante

Une toux qui revient fréquemment, que ce soit à l’effort ou au repos, doit éveiller l’attention du cavalier.

Cette toux peut être sèche (sans expectoration) ou productive (avec rejet de mucus), et se répéter plusieurs fois d’affilée, durant la journée, ou à chaque séance d’exercice.

Identifier une toux récurrente est important car elle révèle souvent une irritation chronique ou une maladie respiratoire nécessitant un suivi adapté.

Toux à l’effort

Certains chevaux toussent principalement lors des phases actives, telles que le travail en carrière, le galop soutenu ou la sortie en extérieur.

Cette toux d’effort peut indiquer une hypersensibilité des voies respiratoires ou une limitation de la fonction pulmonaire.

Distinguer la toux à l’effort de la toux au repos aide à mieux cibler d’éventuelles anomalies et à communiquer des observations précises au vétérinaire.

Toux au repos

Une toux présente alors que le cheval est calme dans son box ou au paddock doit alerter. Ce type de toux, non associé à l’exercice, peut révéler une inflammation des voies respiratoires, une allergie environnementale ou parfois une maladie infectieuse en développement.

Toux sèche vs toux grasse

La nature de la toux apporte aussi des indications précieuses. Une toux sèche, brève et sans expectoration, est souvent le signe d’une irritation simple ou débutante des voies aériennes.

Au contraire, une toux dite « grasse », avec expectoration de mucus ou d’écoulements, suggère une réaction inflammatoire plus avancée ou une infection active.

Cette distinction aide à mieux surveiller l’évolution du problème et à communiquer clairement ses observations au professionnel de santé équin.

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.

Les causes fréquentes de toux à l’effort et au repos

Affections respiratoires allergiques : RAO et IAD

La RAO (Recurrent Airway Obstruction), aussi appelée emphysème ou asthme équin, est une cause très fréquente de toux chronique, surtout chez le cheval adulte vivant en box.

Les poussières de foin, les spores de moisissures ou la litière irritent les bronches et déclenchent des épisodes de toux, au repos comme à l’effort.

Chez le cheval plus jeune, l’IAD (Inflammatory Airway Disease) se manifeste par des quintes de toux à l’effort, parfois discrètes au repos, causées par une inflammation persistante des petites voies respiratoires.

La poussière est souvent en cause, mais une écurie mal ventilée, un foin de mauvaise qualité ou encore certains pollens peuvent aggraver le problème.

Infections virales ou bactériennes

Les infections des voies respiratoires supérieures touchent chevaux de tous âges et peuvent être à l’origine d’une toux soudaine, accompagnée ou non de fièvre et d’écoulement nasal.

La grippe équine, la rhinopneumonie ou parfois une bronchite bactérienne déclenchent aussi bien une toux au repos qu’à l’effort.

Parfois, les tout premiers signes ne sont qu’une toux sèche, mais une aggravation rapide peut survenir.

Poussières, ammoniac et irritants de l’environnement

Les poussières de litière ou de foin, les vapeurs d’ammoniac dues à un box mal entretenu, ou les aérosols environnementaux (produits d’entretien, fumées) irritent facilement les voies respiratoires du cheval.

Cela provoque une toux réflexe, souvent au repos, lors des phases calmes en box.

Cette toux régresse généralement en changeant le fourrage ou en profitant d’un séjour au grand air, ce qui peut aider le cavalier à cibler le problème.

Anomalies mécaniques ou corps étrangers

Une toux peut aussi être liée à une gêne physique dans les voies respiratoires, par exemple lorsqu’un corps étranger (grain de céréale, morceau de foin) s’est logé accidentellement dans la trachée.

Cela engendre une toux subite, parfois très bruyante, surtout au moment de manger ou en début de séance de travail.

De même, des anomalies du voile du palais, de l’épiglotte, ou des paralysies laryngées peuvent provoquer une toux lors des efforts soutenus, avec éventuellement des bruits respiratoires positionnels.

Recueillir et transmettre ces observations au vétérinaire est fondamental pour poser un diagnostic rapide.

Affections pulmonaires profondes

Certains chevaux athlètes présentent des troubles plus profonds, comme le saignement pulmonaire à l’effort (EIPH). Cela se traduit par une toux post-exercice, parfois discrète, mais qui s’accompagne d’une baisse de souffle ou d’un écoulement nasal sanglant après une séance intense.

Dans la majorité des cas, la toux est alors un signe indirect d’une souffrance des alvéoles pulmonaires ou des petits vaisseaux sanguins, nécessitant une prise en charge spécifique.

Changements soudains de conditions climatiques

Un passage brutal d’un environnement chaud à un air froid ou humide peut irriter les voies aériennes du cheval et déclencher des accès de toux. Cela s’observe souvent à la sortie de l’écurie en hiver, ou lors du déplacement d’un animal d’une région à une autre.

La gêne disparaît en général rapidement, mais si elle se prolonge, il faut vérifier qu’elle n’a pas favorisé la survenue d’une infection ou d’une allergie.

Parasitoses respiratoires

Bien que plus rares, certains parasites comme les œufs de strongles pulmonaires ou le Dictyocaulus arnfieldi chez les chevaux cohabitant avec des ânes, peuvent irriter les bronches et déclencher une toux chronique.

Ce type de cause est souvent évoqué chez les jeunes chevaux ou dans des pâtures mixtes.

La persistance de la toux malgré l’amélioration de l’environnement doit amener à envisager cet aspect, surtout si le planning de vermifugation n’est pas à jour.

Remarques sur le cumul des causes

Il n’est pas rare que plusieurs facteurs se combinent : par exemple, un environnement poussiéreux aggrave une sensibilité allergique, ou une infection banale s’installe sur des bronches fragilisées.

Analyser les habitudes de vie, les conditions d’hébergement et les antécédents de santé du cheval permet souvent d’orienter vers l’origine de la toux et d’agir de façon plus ciblée pour soulager l’animal.

Quand s’inquiéter : signes à surveiller

Toux persistante ou qui s’aggrave

Une toux qui dure plusieurs jours, ou qui augmente en fréquence et en intensité, n’est jamais anodine.

Si votre cheval tousse quotidiennement durant le travail, ou même au repos sans amélioration visible, ce symptôme indique généralement un déséquilibre respiratoire qui ne se résorbe pas tout seul.

Une situation qui évolue vers une toux constante, même de faible intensité, peut signaler une aggravation ou une maladie chronique.

Essoufflement ou difficultés à respirer

Un cheval qui, en plus de la toux, respire plus vite ou plus fort avec un « flanc qui souffle » ou des sifflements, montre des signes de détresse respiratoire.

Cela peut traduire une obstruction partielle des voies respiratoires, une inflammation sévère ou la progression d’une pathologie sous-jacente.

Un essoufflement anormal au repos, ou la nécessité de pauses prolongées pendant l’effort, est anormal et nécessite toujours de consulter.

Présence de sécrétions nasales anormales

Des écoulements nasaux associés à la toux doivent être examinés attentivement. Un écoulement clair, mousseux ou abondant signale généralement une irritation ou une surproduction de mucus, tandis qu’un écoulement épais, jaune, voire verdâtre, peut orienter vers une infection.

Si vous observez du sang dans les sécrétions, ou un jet de mucus après l’effort, il s’agit d’un signe préoccupant, notamment chez le cheval de sport.

La présence de croûtes aux narines au réveil ou d’un mucus persistant durant la journée doit également alerter.

Baisse de forme ou changement d’attitude

Un cheval abattu, qui semble moins dynamique, qui s’alimente mollement ou qui baisse visiblement en performance mérite une vigilance accrue.

Parfois, une toux chronique s’accompagne d’un refus de s’alimenter, de léthargie, ou d’un arrêt de la participation volontaire lors des séances.

Fièvre et autres signes généraux

La présence de fièvre, même modérée (température supérieure à 38,5°C chez le cheval adulte), associée à la toux, doit amener à consulter sans délai. La fièvre indique en général une infection virale ou bactérienne, ou un trouble inflammatoire grave.

Surveillez aussi une sudation excessive, des flancs creusés, de la diarrhée ou une augmentation de la soif : regroupés à la toux, ces signes sont d’autant plus préoccupants.

Bruits respiratoires anormaux

Des sifflements, ronflements, ou claquements lors de l’inspiration ou de l’expiration montrent une gêne au passage de l’air. Ces bruits peuvent survenir à l’effort, mais aussi au repos si la situation évolue.

Un bruit aigu ou rauque, une respiration « forcée » ou visible des narines très dilatées doivent vous pousser à stopper l’effort immédiatement et à demander l’avis d’un vétérinaire.

Aucune amélioration malgré les mesures habituelles

Si malgré l’aération du box, le changement de foin ou l’adaptation de l’environnement la toux ne régresse pas, il faut approfondir la recherche.

Une absence d’évolution positive est le signe qu’un problème plus profond, infectieux, allergique, ou mécanique, est probablement en cause.

Cela vaut aussi si les épisodes de toux se multiplient dans le groupe, ce qui peut signaler une contagion ou une source d’irritation persistante dans l’environnement.

Premiers gestes et bonnes pratiques à adopter

Mettre le cheval à l’air libre ou ventiler le box

La première réaction à avoir lorsqu’un cheval tousse, surtout s’il se trouve en intérieur, est de l’exposer à un air sain. Sortez-le au pré si c’est possible ou, à défaut, ouvrez grand les portes et fenêtres de l’écurie pour renouveler l’air.

L’air frais diminue immédiatement la concentration de poussières, spores et gaz irritants.

Cela permet de réduire l’irritation des bronches et donne souvent un apaisement rapide, en particulier en cas de toux liée à l’environnement du box.

Suspendre toute activité physique intense

En présence de toux, surtout si elle se répète à l’effort ou s’accompagne d’essoufflement, il est essentiel d’interrompre immédiatement le travail.

Continuer à solliciter l’organisme d’un cheval déjà gêné respiratoirement peut aggraver la situation, provoquer une détresse respiratoire aiguë ou renforcer une inflammation sous-jacente.

Le repos du système respiratoire facilite la récupération et permet de surveiller sereinement l’évolution de la toux.

Changer ou dépoussiérer le fourrage

Un foin très sec, poussiéreux, ou présentant des traces de moisissures est un irritant majeur des voies respiratoires du cheval. En cas de toux, proposer du foin dépoussiéré, mouillé rapidement ou, si disponible, du foin de qualité supérieure (foin préfané ou enrubanné) est une solution efficace.

L’humidification du foin avant distribution limite l’inhalation de poussières et réduit le risque de réaction allergique ou d’irritation réflexe. Cela peut parfois suffire à stopper une toux légère d’origine environnementale, tout en rassurant le cavalier.

Vérifier la qualité de la litière

Certaines litières, comme la paille traditionnelle, génèrent plus de poussières et de spores que d’autres (copeaux, lin, papier). En cas de toux, changer la litière pour une version dépoussiérée ou adaptée aux chevaux sensibles est conseillé.

Le choix d’une litière peu volatile réduit significativement l’exposition aux irritants pendant les phases de repos, où le cheval respire souvent nez au ras du sol.

Cela est particulièrement important pour les chevaux sujets à la toux chronique ou vivant en box une grande partie de la journée.

Isoler le cheval si suspicion de maladie contagieuse

Si votre cheval présente une toux associée à de la fièvre, un abattement marqué ou un écoulement nasal suspect, il est prudent de l’isoler temporairement de ses congénères.

Cela limite la propagation d’éventuelles maladies infectieuses comme la rhinopneumonie ou la grippe, très contagieuses au sein des écuries.

Observer et consigner les symptômes

Notez précisément la fréquence de la toux, les moments où elle survient (à l’effort, au repos, en mangeant), la nature de tout écoulement nasal, et tout changement d’attitude. Prenez également la température deux fois par jour.

Ces observations détaillées seront précieuses pour le vétérinaire, qui pourra ainsi cibler plus rapidement l’origine du trouble et proposer un traitement adapté.

Cela évite aussi de banaliser une situation qui s’aggrave de façon insidieuse.

Ne pas administrer de médicaments sans avis vétérinaire

Même si l’incitation à donner des sirops, antibiotiques ou anti-inflammatoires peut être forte, il est déconseillé d’administrer tout médicament sans avis spécifique.

Certains traitements mal adaptés peuvent masquer les symptômes et fausser le diagnostic.

Les anti-inflammatoires, par exemple, soulagent temporairement la toux mais retardent parfois la détection d’une infection sous-jacente qui pourrait évoluer négativement.

Communiquer rapidement avec votre vétérinaire

En cas de doute, surtout si la toux persiste plus de deux à trois jours ou s’accompagne d’autres symptômes préoccupants, contactez rapidement votre vétérinaire. Expliquez-lui les gestes déjà entrepris et transmettez-lui vos observations.

Une prise en charge précoce évite les complications comme la surinfection ou la dégradation de l’état général. Un professionnel saura aussi distinguer une toux passagère d’une affection nécessitant des examens complémentaires.

Prévention et suivi vétérinaire : assurer le bien-être du cheval

Optimiser l’environnement du cheval

Un environnement sain demeure le pilier principal pour limiter l’apparition de troubles respiratoires chez le cheval.

L’aération quotidienne et l’entretien régulier de l’écurie sont essentiels pour éviter l’accumulation de poussières, d’ammoniac et de particules irritantes.

Même si votre cheval sort beaucoup, le box doit toujours rester bien ventilé, sans courant d’air violent.

Préférez une litière peu poussiéreuse, comme le copeau dépoussiéré, le lin ou le miscanthus, surtout pour les chevaux sensibles ou ayant présenté des antécédents de toux. Un curage fréquent limite la fermentation des urines et donc la présence d’ammoniac.

Le stockage du foin doit aussi être éloigné des abris et boxes afin d’écarter toute inhalation de poussières fines, même hors repas.

Un abreuvoir bien entretenu et facilement accessible favorise l’hydratation, ce qui maintient le mucus respiratoire fluide et facilite l’élimination naturelle des agents irritants.

Choisir un fourrage de qualité et adapté

La qualité du fourrage influence directement la santé respiratoire du cheval.

Un foin trop sec, moisi ou poussiéreux est un risque majeur.

Si nécessaire, optez pour du foin enrubanné ou préfané, bien conservé, particulièrement pour les chevaux sujets à la toux chronique ou à l’asthme équin.

Mouiller ou passer le foin à la vapeur permet également de réduire significativement l’exposition aux poussières et spores. Cette pratique, courante dans les écuries de sport ou chez les chevaux fragiles, diminue le nombre de particules inhalées à chaque repas.

N’oubliez pas de surveiller la propreté des mangeoires et rateliers, où les moisissures peuvent s’installer de façon invisible à l’œil nu.

Adopter une gestion raisonnée du paddock et des pâtures

Un accès quotidien à un pré sain offre au cheval un air plus pur que l’écurie et encourage l’évacuation naturelle des poussières accumulées dans les poumons.

Varier les lieux de pâturage et éviter le surpâturage limitent les risques de contamination par certains parasites respiratoires, comme le Dictyocaulus chez les jeunes chevaux partageant la pâture avec des ânes.

Mettre à jour le protocole de vermifugation

Les parasitoses pulmonaires, bien que moins fréquentes, peuvent être à l’origine de toux chroniques résistantes à l’amélioration de l’environnement.

Respecter un calendrier de vermifugation adapté à l’âge, au mode de vie et aux risques spécifiques de votre cheval est primordial.

Demandez conseil au vétérinaire pour cibler les molécules efficaces contre les strongles et Dictyocaulus, notamment si votre cheval vit avec d’autres espèces équidés.

Limiter le stress et respecter une transition lors des changements de conditions

Le stress affaiblit globalement l’organisme et peut aggraver la sensibilité respiratoire.

Une adaptation progressive du cheval lors des changements de climat (passage de l’écurie à l’extérieur en hiver, déménagement dans une autre région) limite les réactions exagérées des muqueuses respiratoires. Utilisez des couvertures en cas de sortie par temps froid ou humide, surtout pour les chevaux sensibles.

Cette mesure simple permet de réduire la fréquence des toux d’irritation observées lors des premiers froids ou de brusques chutes de température.

Suivi vétérinaire régulier et bilan respiratoire

Un suivi vétérinaire adapté reste indispensable, notamment pour les chevaux ayant déjà présenté des épisodes de toux récurrents ou pour les chevaux de sport sollicités à l’effort.

Prévoyez un contrôle chaque année, même en l’absence de problème visible. Un examen clinique complet, accompagné si besoin d’examens complémentaires (endoscopie, analyse respiratoire, prise de sang), permet de détecter précocement d’éventuelles anomalies.

Cela évite l’installation de conditions chroniques souvent difficiles à traiter lorsqu’elles sont avancées.

Pour les chevaux asthmatiques ou allergiques, le vétérinaire peut également recommander des mise à jour de traitements, l’instauration d’un plan d’action individualisé ou la réalisation de bilans réguliers en période à risque (printemps, automne).

Dans certains cas, un simple changement de routine ou de lots de foin conseillé lors de ces visites peut suffire à maintenir le cheval en bonne santé respiratoire sur le long terme.

Sensibiliser toute l’équipe et l’entourage du cheval

La prévention est bien plus efficace lorsqu’elle est comprise et appliquée par tous.

Informez les soigneurs, palefreniers ou cavaliers de l’importance d’une gestion raisonnée des poussières, du fourrage et de la surveillance des symptômes respiratoires. Mettez en place un cahier de suivi ou communiquez régulièrement sur tout changement de toux, d’écoulement nasal ou d’attitude du cheval.

Par exemple, dans une structure de club ou de pension, cette vigilance partagée permet de détecter rapidement un début d’épidémie ou d’alerter plus vite le vétérinaire face à une aggravation silencieuse.

FAQ – Cheval qui tousse : questions fréquentes des cavaliers

Mon cheval tousse uniquement en début de séance, dois-je m’inquiéter ?

Une toux isolée, surtout au début du travail ou lors de la détente, est assez courante et n’est pas forcément inquiétante.
Elle peut être liée à l’évacuation de petites poussières ou de sécrétions nasales accumulées au repos.

Cependant, si la toux persiste après l’échauffement, s’accompagne d’autres symptômes (jetage, fatigue, respiration bruyante), il est préférable de consulter un vétérinaire.

Y a-t-il des remèdes naturels pour soulager la toux du cheval ?

Certains cavaliers utilisent des plantes telles que le thym ou l’eucalyptus pour aider à dégager les voies respiratoires.
On recommande aussi d’humidifier le foin ou de proposer du mash tiède.

Cependant, il est toujours recommandé de demander conseil à son vétérinaire avant d’administrer des remèdes, même naturels, car ils ne remplacent jamais un vrai diagnostic.

Quand doit-on arrêter totalement le travail avec un cheval qui tousse ?

Si la toux s’intensifie à l’effort, si le cheval présente de la fièvre, une grande fatigue, un jetage épais ou une respiration difficile, tout travail doit être stoppé immédiatement.
Dans ces cas, il faut consulter rapidement un vétérinaire.

Même en dehors de ces signes, il vaut mieux ménager la monture tant que la cause de la toux n’est pas clairement identifiée.

Le foin enrubanné ou stocké différemment peut-il limiter la toux chez les chevaux sensibles ?

Oui, le foin enrubanné ou le foin dépoussiéré sont bien adaptés aux chevaux sujets aux troubles respiratoires, car ils contiennent moins de poussière et d’allergènes.
Humidifier le foin traditionnel avant distribution est également une bonne alternative.

Veillez aussi à une bonne ventilation de la stabulation pour éviter l’accumulation de particules irritantes.

Comment différencier une toux allergique d’une toux infectieuse ?

La toux allergique apparaît souvent lors d’expositions à la poussière, au foin ou lors d’allergènes présents dans l’environnement (pollen, moisissures).
Elle peut être sèche ou grasse et s’accompagner d’écoulements clairsemés.

La toux infectieuse s’accompagne généralement de fièvre, d’abattement et d’un jetage épais.
Seul le vétérinaire pourra différencier précisément les deux types grâce à un examen clinique et éventuellement des analyses.

Le port du masque ou du bonnet pour le cheval peut-il aider ?

Certains masques anti-poussière peuvent limiter l’exposition à certains irritants lors du travail en manège ou sur sol poussiéreux.
Ils ne traitent cependant pas la cause, mais peuvent être un atout supplémentaire chez les chevaux sensibles.

Le port du bonnet n’a pas d’effet direct sur la toux, car il protège plutôt des insectes et du bruit.

Après guérison, combien de temps attendre avant de retravailler mon cheval ?

Après une affection respiratoire, il est conseillé de reprendre l’activité progressivement, en tenant compte de l’avis du vétérinaire.
Une période de repos adaptée permet au système respiratoire de récupérer complètement.

Surveillez attentivement tout retour des symptômes lors de la remise au travail, et privilégiez les séances courtes au départ.

Quels vaccins ou traitements préventifs peuvent limiter les risques de toux ?

La vaccination contre la grippe équine et la rhinopneumonie permet de réduire le risque d’infections virales responsables de toux et d’atteintes respiratoires.
Un bon protocole de vermifugation aide aussi à prévenir la toux d’origine parasitaire.

Demandez à votre vétérinaire un plan de prévention adapté à la vie et au mode d’hébergement de votre cheval.

Conclusion

La toux chez le cheval ne doit jamais être prise à la légère, qu’elle apparaisse à l’effort ou au repos.

Identifier son origine, connaître les causes et signes d’alerte, adopter sans tarder les gestes adéquats et instaurer une prévention rigoureuse, avec l’appui de votre vétérinaire, sont les clés pour préserver la santé respiratoire et le confort de votre cheval au quotidien.

Vous pourriez également être intéressé par

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.