Le transport des chevaux occupe une place centrale dans la vie des cavaliers, qu’il s’agisse de participer à des compétitions, de se rendre en vacances ou d’assurer simplement le bien-être du cheval lors de déplacements.
Face à cet investissement conséquent, de nombreux propriétaires s’interrogent : pourquoi privilégier un camion plutôt qu’un van classique ?
Quels sont les différents modèles existants (du VL maniable au poids lourd spacieux) et comment s’y retrouver parmi les multiples configurations et options proposées ?
Entre critères de choix essentiels comme la sécurité, la capacité, la motorisation et le confort du cheval, l’analyse du marché ne se limite pas au prix d’achat : il convient aussi d’anticiper l’entretien, l’assurance et les frais annexes qui peuvent rapidement peser dans la balance.
Pour aider chaque cavalier à y voir plus clair et faire le bon choix, nous détaillerons les raisons d’investir dans un camion, passerons en revue les différentes gammes, aborderons les points clés à vérifier avant l’achat et terminerons par des conseils pratiques pour faciliter votre démarche.
Pourquoi investir dans un camion pour chevaux ?
Autonomie et liberté de déplacement
Posséder un camion pour transporter ses chevaux, c’est gagner une grande autonomie en termes de déplacements. Fini la nécessité de louer ou d’emprunter un véhicule au dernier moment, ce qui peut parfois freiner la participation à certains concours, randonnées ou stages.
Par exemple, un cavalier qui souhaite partir spontanément en balade à la plage ou participer à un concours improvisé pourra profiter de son camion sans dépendre de la disponibilité d’une remorque.
Sécurité et confort pour le cheval
Le voyage est souvent une source de stress pour les chevaux. Disposer de son propre camion, personnalisé selon les besoins et le tempérament de ses montures, permet d’offrir un environnement plus rassurant et adapté.
Un camion bien aménagé, bien suspendu et à l’isolation sonore optimisée limite les secousses et les bruits qui peuvent inquiéter un cheval, ce qui réduit les risques de blessures ou d’accidents lors du transport.
C’est un point particulièrement important si l’on transporte fréquemment de jeunes chevaux ou des chevaux sensibles.
Facilité d’organisation lors des déplacements
Transporter son cheval avec son propre véhicule offre la possibilité d’organiser ses trajets selon ses besoins : choix des horaires, gestion des pauses, stockage pratique du matériel dans les espaces prévus à cet effet.
Les cavaliers qui se déplacent en concours apprécient particulièrement d’avoir tout à portée de main : selles, seaux, filets, bottes, protections. Cela évite les oublis et simplifie la logistique d’un week-end ou d’une journée chargée.
Les différents types de camions pour chevaux
Le camion VL (“van léger” ou camion 2 places)
Le camion VL, aussi appelé “camion 2 places”, est le choix privilégié des cavaliers amateurs et professionnels transportant un ou deux chevaux.
Accessible avec un permis B classique, il offre une solution pratique pour se déplacer régulièrement sans démarche administrative supplémentaire.
Ce type de véhicule est réputé pour sa maniabilité : il se conduit comme une voiture, ce qui rassure les conducteurs peu habitués aux gros gabarits. Sa faible hauteur facilite également le chargement et le déchargement des chevaux.
Le camion VL dispose souvent d’un espace sellerie, voire d’une petite couchette pour les longs déplacements. Il séduit particulièrement les amateurs de concours ou de balades qui recherchent simplicité et efficacité tout en veillant au confort de leurs montures.
Par exemple, une cavalière qui participe à des compétitions de dressage chaque week-end choisira aisément ce type de camion afin de voyager avec son cheval et tout son matériel, sans contrainte de permis.
Le camion poids lourd (PL)
Pour transporter trois chevaux et plus, ou pour bénéficier de plus grands espaces de vie à bord, le camion poids lourd devient incontournable. Il nécessite le permis C, réservé à la conduite de véhicules de plus de 3,5 tonnes.
Le camion PL est privilégié par les écuries professionnelles, les centres équestres ou les cavaliers qui font de nombreux déplacements avec plusieurs chevaux.
Il offre souvent un espace aménagé digne d’un petit camping-car, avec douche, lit, cuisine et vastes rangements.
Ce confort a un coût, mais il fait toute la différence lors des longs week-ends d’épreuves ou des tournées estivales. Un coach qui accompagne ses élèves en concours complet appréciera l’espace pour stocker plusieurs selles, malles de pansage et provisions pour l’équipe.
Choisir un camion PL, c’est donc miser sur la polyvalence et la capacité de transport, sans faire de compromis sur la sécurité des chevaux pendant le voyage.
Le camion mixte ou « camion aménagé »
Entre le camion VL compact et le poids lourd de grande capacité, il existe aussi des modèles dits “mixtes” ou “aménagés”. Ces camions sont souvent le fruit d’un aménagement sur-mesure d’utilitaires ou de camions déjà existants.
L’avantage principal réside dans la personnalisation : on peut adapter l’espace sellerie, ajouter des couchages, des équipements pour chevaux anxieux (caméra de surveillance, double ventilation, etc.) ou optimiser la répartition des charges.
Par exemple, une famille de cavaliers pourra opter pour un véhicule où transporter deux chevaux en sécurité et bénéficier d’une sellerie spacieuse, avec, en prime, une petite kitchenette pour faire des pauses confortables lors des concours.
Opter pour ce type de camion permet également de s’adapter à des besoins spécifiques : transport de poneys, chevaux de trait ou montage d’un espace de soins vétérinaires à bord pour une clinique itinérante.
Les camions spécialisés : chevaux de sport, chevaux de trait, et plus
Certains camions répondent à des besoins très spécifiques, comme le transport de chevaux de trait, dont la taille et le poids imposent un châssis et des suspensions renforcées.
D’autres sont optimisés pour le confort des chevaux de course ou de sport de haut niveau, avec isolation renforcée, tapis antidérapants et installations de monitoring du stress.
Il existe également des camions adaptés pour transporter des poulinières avec leur poulain, ou des camions hospitaliers utilisés par des vétérinaires lors de transports sanitaires sécurisés.
Choisir un camion spécialisé garantit que chaque cheval bénéficie de conditions de voyage adaptées à sa morphologie et à son activité, ce qui est crucial pour sa sécurité comme pour ses performances.

Quels sont les critères essentiels pour bien choisir son camion ?
La sécurité et le confort du cheval avant tout
La sécurité du cheval transporté doit rester la priorité lors du choix d’un camion. Un bon aménagement intérieur, des séparations solides, la qualité de la ventilation et la luminosité de l’espace chevaux sont autant d’éléments essentiels.
Un camion bien ventilé et lumineux réduit considérablement le stress du cheval. Certaines configurations proposent des fenêtres ouvrantes, des lanterneaux ou des ventilateurs pour assurer un air sain pendant le trajet.
Des revêtements antidérapants au sol limitent le risque de glissade lors du transport ou de l’embarquement. Les parois capitonnées ou matelassées protègent les chevaux des coups de tête ou de panique.
Exemple : Un cheval sensible ou ayant déjà eu une mauvaise expérience en van bénéficiera d’un camion équipé de séparation plein, de caméras de surveillance et d’éclairage doux. Cela favorisera un embarquement serein et un trajet paisible.
La capacité et l’agencement intérieur
Le nombre de chevaux à transporter doit guider le choix du camion. Un cavalier se déplaçant seul avec son cheval n’a pas les mêmes besoins qu’un coach devant acheminer trois ou quatre chevaux à chaque déplacement.
Certains camions 2 places offrent une configuration “tête à la route” ou “tête à l’arrière” : il est important d’essayer avec ses chevaux pour déterminer celle qui leur convient le mieux.
Des aménagements modulables (parois amovibles, selleries ajustables) permettent d’adapter l’espace selon le volume du matériel ou le gabarit des chevaux.
Pensez aussi à la taille intérieure : un camion aux dimensions trop justes sera inconfortable pour des chevaux de grande taille comme les chevaux de trait ou de sport.
La charge utile et la répartition des poids
Un critère souvent sous-estimé, mais pourtant incontournable, est la charge utile : il s’agit du poids que peut effectivement transporter le véhicule une fois qu’il est chargé (chevaux, matériel, passagers).
Il n’est pas rare que certains camions VL affichent une charge utile limitée. Si vous transportez deux grands chevaux plus du matériel de concours, le risque d’être en surcharge (donc en infraction) est réel.
Vérifiez systématiquement le poids à vide, le poids total autorisé en charge (PTAC) et assurez-vous d’avoir une marge confortable. Une surcharge met non seulement la sécurité en danger, mais expose aussi à des amendes.
Exemple : Un cavalier qui part en compétition avec deux chevaux de 600 kg chacun et tout le nécessaire pour deux jours aura besoin d’au moins 1 300 kg de charge utile réelle.
L’accessibilité et la praticité d’utilisation
Le chargement et le déchargement doivent être simples et adaptés à tous les chevaux, même les plus hésitants. Préférez une rampe large, anti-dérapante et peu pentue.
Certains camions proposent aussi une option de pont latéral, très appréciable pour les chevaux anxieux des rampes arrières traditionnelles.
Côté praticité, la sellerie accessible depuis l’extérieur permet de charger ou décharger le matériel rapidement, sans gêner les chevaux à bord.
Un accès aisé à l’espace chevaux, éventuellement doté de portes de visite, facilite aussi la surveillance en cours de route.
Pensez également à la hauteur intérieure : une bonne hauteur sous plafond évite que le cheval ne se cogne la tête et facilite sa détente.
La motorisation, la tenue de route et le confort de conduite
Un camion doit offrir une motorisation adaptée à la charge transportée et aux différents terrains rencontrés. Une puissance insuffisante rend les trajets pénibles, notamment en montagne ou lors de longs trajets autoroutiers.
Les suspensions, la boîte de vitesses et la stabilité générale du châssis garantissent un transport fluide et sécurisé. Un véhicule trop « sec » encaissera mal les obstacles de la route, au détriment du confort des chevaux.
Essayez le camion à vide puis chargé, sur différents types de routes, pour évaluer le comportement sur route, la facilité de manœuvre et le ressenti au volant.
Le permis et la facilité de prise en main
Le type de permis nécessaire (permis B, C, E) va naturellement orienter votre sélection. Pour les cavaliers qui souhaitent un usage simple, le camion VL offre sans doute la meilleure accessibilité.
Il est aussi important d’être à l’aise avec la taille du véhicule. Un camion compact (VL) se conduit et se gare aisément, même pour ceux qui n’ont pas l’habitude des gros gabarits.
Un poids lourd, plus long et plus large, réclame davantage d’expérience.
Exemple : Un jeune cavalier souhaitant voyager seul ou avec un parent optera plutôt pour un camion VL maniable, ne nécessitant pas de passer de nouveaux permis.
L’entretien et la fiabilité
Renseignez-vous sur la marque du châssis, la disponibilité des pièces détachées et la facilité d’entretien mécanique. Privilégier une base reconnue comme Renault, Opel ou Iveco offre souvent une meilleure tranquillité d’esprit et un réseau de garages plus dense.
Choisissez un camion bien entretenu, avec un historique limpide, surtout en occasion. Cela évite les mauvaises surprises (pannes, fuite d’eau, corrosion, etc.) qui pourraient compromettre vos déplacements ou la sécurité des chevaux.
Le budget global et la valeur de revente
Enfin, le prix d’achat n’est qu’une partie du budget à anticiper. Tenez aussi compte de l’assurance, du carburant, des taxes et du coût de l’entretien régulier.
Investir dans un véhicule bien construit, de marque reconnue et bien entretenu, garantit également une meilleure valeur à la revente.
Un camion équipé d’options recherchées (caméra, sellerie spacieuse, climatisation cabine et chevaux) se revendra plus facilement si vos besoins évoluent.

Aperçu des prix : neuf, occasion, et coûts annexes
Le prix d’un camion pour chevaux neuf
L’acquisition d’un camion neuf séduit par la garantie constructeur, la possibilité de choisir chaque aménagement et la tranquillité d’esprit concernant la fiabilité. Les tarifs varient considérablement selon la catégorie de véhicule.
Pour un camion VL 2 places, il faut généralement compter entre 45 000 € et 75 000 €. Cette fourchette s’explique par la diversité des châssis (Renault Master, Ford Transit, etc.), les options choisies (climatisation cabine et chevaux, caméras de surveillance, aménagements sur-mesure) et le niveau de finition.
Un camion VL “haut de gamme” entièrement aménagé, avec sellerie spacieuse, double ventilation, caméras et matériaux premium, peut atteindre ou dépasser 90 000 €.
Ces véhicules sont parfois choisis par des professionnels de l’équitation ou des cavaliers exigeants souhaitant allier confort et sécurité maximale.
Pour un camion poids lourd (PL), les prix démarrent autour de 90 000 € pour un modèle simple 3 places, mais peuvent largement dépasser les 200 000 € pour un véhicule grand volume doté d’un salon, d’une cuisine, de couchages et de toutes les options pour le confort humain et équin.
C’est le choix privilégié des écuries de compétition, entraîneurs ou familles nombreuses de cavaliers.
Acheter neuf permet de configurer son camion selon ses propres besoins et d’obtenir les dernières innovations en matière de sécurité et de confort, mais le budget à prévoir est conséquent.
Les prix du marché de l’occasion
Le marché de l’occasion offre une alternative plus accessible, idéale pour un premier investissement ou pour tester l’usage d’un camion avant de passer à un modèle neuf ou sur-mesure.
Un camion VL d’occasion (2 places), en bon état, affichant moins de 150 000 km, s’échange généralement entre 25 000 € et 50 000 €, selon son âge, son état mécanique, la marque du châssis ou la qualité de l’aménagement.
Attention : un camion moins cher (parfois affiché à 15 000 € – 20 000 €) peut sembler alléchant, mais il s’agit souvent de véhicules plus anciens, ayant déjà beaucoup roulé ou nécessitant des travaux importants. Un contrôle minutieux s’impose (étanchéité, corrosion, état de la structure, fiabilité moteur).
Pour un camion poids lourd d’occasion, les tarifs démarrent autour de 40 000 € à 60 000 € pour un véhicule âgé de 10 à 15 ans, avec des équipements classiques. Les modèles plus récents (moins de 10 ans) ou entièrement rénovés peuvent s’approcher des 100 000 €.
Exemple concret : un cavalier amateur pourra trouver un VL utilisé de quatre ou cinq ans, pour transporter deux chevaux, autour de 35 000 € avec caméra embarquée et sellerie basique.
L’achat d’occasion permet d’échelonner son investissement, mais impose d’être attentif à la qualité de l’entretien passé et de prévoir un éventuel budget de remise en état.
Les coûts annexes à anticiper
L’investissement dans un camion ne se limite pas à l’achat du véhicule. Plusieurs frais annexes peuvent peser sur le budget global, et mieux vaut les avoir en tête pour éviter les mauvaises surprises.
Assurance : selon le gabarit, le type d’usage (privé ou professionnel) et la valeur du camion, l’assurance peut varier de 600 € à plus de 2 000 € par an. Certains assureurs proposent des garanties spécifiques pour la responsabilité du transport de chevaux.
Entretien et révisions : prévoyez 600 € à 1 200 € par an pour l’entretien courant (vidange, pneus, freins, contrôle technique). Sur un modèle poids lourd ou vieillissant, ce montant peut grimper, notamment en cas de remplacement d’éléments de carrosserie ou de la rampe.
Consommation de carburant : un camion VL consomme en moyenne 10 à 13 L/100 km, soit des dépenses non négligeables lors des longues distances vers les concours ou les stages. Un PL consommera entre 15 et 25 L/100 km.
Stationnement et fiscalité : le stationnement d’un camion peut exiger de louer une place sécurisée, surtout en zone urbaine, ce qui représente un budget annuel supplémentaire. Les camions poids lourds sont soumis à des contrôles techniques et des taxes spéciales (TVS, taxe de masse, etc.).
Coût des aménagements/modifications : si vous achetez un véhicule d’occasion, vous souhaiterez peut-être l’adapter (ajout de cloison, caméra, ventilation, sellerie sur-mesure) : comptez de 1 500 € à 8 000 € selon l’ampleur des travaux et la qualité des équipements choisis.
Exemple : Pour un cavalier qui utilise son VL 2 places chaque mois pour des concours régionaux, il faudra ajouter chaque année au moins 1 500 € d’assurance, d’entretien et de carburant, en plus du remboursement du crédit ou du coût d’achat initial.
En tenant compte de l’ensemble de ces charges, vous pourrez affiner votre projet d’achat et sélectionner un camion qui allie confort, sécurité et maîtrise budgétaire selon votre pratique équestre.
Conseils pratiques pour l’achat et l’entretien de son camion
Ne jamais acheter sans inspection approfondie
Avant de signer pour un camion, il est capital de réaliser une inspection complète du véhicule, à la fois pour la partie mécanique et pour l’espace chevaux.
Un essai routier s’impose pour détecter d’éventuels bruits suspects, vérifier la puissance du moteur, tester les freins et la facilité de manœuvre.
Dans le compartiment chevaux, assurez-vous que la rampe fonctionne bien, que le sol est sain (pas de traces de pourriture ou de corrosion sous les tapis), et que toutes les cloisons sont bien fixées.
Faites examiner l’étanchéité du toit et des parois : des infiltrations d’eau sont fréquentes sur certains modèles, et peuvent vite occasionner des frais importants.
N’hésitez pas à faire appel à un garagiste indépendant ou à un carrossier spécialisé pour cette vérification, surtout lors d’un achat d’occasion : mieux vaut investir dans un diagnostic que de subir une immobilisation coûteuse du camion juste après l’achat.
Surveillez la charge utile et l’homologation
Il est fondamental de bien connaître la charge utile de votre camion, c’est-à-dire le poids réellement disponible après déduction du poids à vide et des aménagements.
Un véhicule affichant une charge utile insuffisante vous obligera à faire des choix (voyager léger en matériel, n’embarquer qu’un cheval) ou vous exposera à des surcharges, interdites et dangereuses.
Demandez toujours à voir le procès-verbal d’homologation et la fiche technique du véhicule. Si vous faites aménager un utilitaire, vérifiez que le carrossier vous fournit tous les certificats d’homologation valides pour le transport d’équidés.
Sans ces documents, impossible d’assurer légalement le camion ou de passer le contrôle technique. Or, un défaut d’homologation peut entraîner l’immobilisation pure et simple du véhicule en cas de contrôle routier.
Priorisez la sécurité et le bien-être du cheval lors du choix des équipements
Investir dans certaines options peut faire toute la différence au quotidien comme en cas d’urgence.
Une caméra embarquée permet de surveiller l’attitude de vos chevaux pendant le trajet, de gérer rapidement un début de stress, ou d’intervenir si un cheval tente de reculer violemment.
Des séparations pleines et rembourrées, un sol tapissé de caoutchouc antidérapant, des fenêtres ouvrantes et une bonne ventilation limitent considérablement les risques de blessures ou de coups de chaleur.
Pour un cheval sensible, une lumière douce et indirecte dans la partie chevaux, et l’ajout d’un filet à foin devant le museau pendant le trajet sont d’excellents moyens de rendre l’embarquement et le voyage beaucoup plus sereins.
Prévoyez un entretien régulier et rigoureux
Un camion bien entretenu préserve la sécurité de vos chevaux et votre tranquillité d’esprit.
Programmez chaque année une révision mécanique complète (vidange, freins, amortisseurs, pneus) et ne négligez jamais le contrôle du système de freinage, surtout si vous circulez souvent sur des routes vallonnées.
Nettoyez régulièrement l’espace chevaux pour éviter la corrosion prématurée des planchers ou des parois, l’urine, notamment, est très corrosive.
À chaque nettoyage, inspectez la solidité des fixations des cloisons et l’état des revêtements de sol.
Pensez aussi à vérifier l’étanchéité des joints, surtout avant l’hiver : quelques minutes de contrôle visuel évitent parfois de gros dégâts liés à une infiltration invisible.
Un contrôle semestriel rapide (niveaux, serrages, inspection visuelle des parties sensibles) permet de détecter à temps les petits soucis avant qu’ils ne s’aggravent.
Au moindre doute (bruit inhabituel, voyant allumé, difficulté de démarrage), n’attendez pas pour consulter un professionnel. Un entretien préventif coûte généralement moins cher que des réparations d’urgence.
Testez l’adéquation avec vos chevaux et votre pratique
Avant un premier long trajet, prenez le temps de familiariser vos chevaux avec leur nouveau camion.
Laissez-les monter et descendre tranquillement, sans stress, plusieurs fois à l’arrêt, puis lors de petits déplacements autour de l’écurie.
Chaque cheval a ses préférences : certains tolèrent mieux une configuration tête à la route, d’autres préfèrent la tête à l’arrière. Tester différentes options dès l’achat vous aidera à adapter l’agencement si nécessaire.
Pour un cavalier sortant régulièrement en compétition, vérifier également que la sellerie et les rangements conviennent à tout son matériel évite les mauvaises surprises le jour J.
Pensez à la revente et à la modularité future
Enfin, anticipez l’évolution de vos besoins dès l’achat : préférez un camion dont l’équipement (sellerie amovible, cloisons flexibles, ajout de caméras, etc.) pourra s’adapter facilement.
Un camion bien entretenu, doté d’options recherchées et d’un bon historique, conserve sa valeur et se revend plus simplement le jour où vos besoins changent (agrandissement de la famille équestre, achat d’un poids lourd, etc.).
FAQ : Tout savoir sur l’achat d’un camion pour chevaux
Faut-il un permis spécial pour conduire un camion pour chevaux ?
Tout dépend du poids total autorisé en charge (PTAC) du camion. Pour un camion de moins de 3,5 tonnes, le simple permis B suffit.
Au-delà de 3,5 tonnes, il faut le permis C ou C1. Pensez à vérifier le PTAC du modèle que vous envisagez d’acheter.
Combien de temps peut-on envisager garder son camion pour chevaux ?
Avec un entretien régulier et adapté, un camion pour chevaux peut durer de nombreuses années, parfois plus de 15 ans.
Pensez quand même à prévoir un renouvellement ou une revente si vos besoins évoluent (nombre de chevaux, modèles plus modernes…).
Peut-on aménager l’intérieur du camion soi-même ?
Oui, dans la limite du respect des normes de sécurité et du bien-être animal. Toutefois, certains aménagements doivent être homologués.
Pour des modifications importantes, il est préférable de consulter un professionnel compétent dans le secteur des transports équestres.
En conclusion
Investir dans un camion pour chevaux, c’est opter pour plus de confort, de sécurité et de praticité au quotidien.
Qu’il soit neuf ou d’occasion, le véhicule idéal doit correspondre à vos besoins, à la configuration de vos transports et à votre budget, tout en prenant en compte les nombreux critères techniques et réglementaires abordés dans cet article.
Grâce à une analyse détaillée des différents modèles, des gammes de prix et des étapes clés de l’achat, vous disposez désormais de tous les repères nécessaires pour choisir, équiper et entretenir votre camion en toute sérénité.