Mors simple : Qu’est-ce que c’est ? Définition !
Le mors simple est une pièce de harnachement composée d’un seul canon, c’est-à-dire la partie droite ou légèrement courbée en métal (parfois en matière synthétique) passant dans la bouche du cheval.
Il ne possède ni levier (pas de branches latérales longues) ni articulation supplémentaire.
Généralement, il se compose d’un canon droit ou brisé (en une seule jointure centrale), relié à deux anneaux dans lesquels se fixent les rênes et les montants de filet.
En équitation, le mors simple vise à transmettre les actions de la main du cavalier à la bouche du cheval de façon directe, favorisant la communication entre cavalier et monture.
Il est largement utilisé dans de nombreuses disciplines, des apprentissages de base en club à l’équitation de loisir ou de compétition.
Enjeux et utilité du mors simple dans la pratique équestre
Bien comprendre l’usage du mors simple permet de choisir un embouchure adaptée au niveau du cheval et à la main du cavalier. Un bon choix contribue à la sécurité, au confort du cheval et à l’efficacité des aides.
Le mors simple est recommandé pour les chevaux jeunes ou ceux ayant une bouche sensible, car il transmet les actions de façon directe sans effet de levier supplémentaire.
Il s’inscrit dans la recherche d’un contact doux et d’un dialogue clair entre la main du cavalier et la bouche du cheval.
Cet équipement répond souvent aux exigences des règlements de compétition (notamment en dressage ou concours complet), qui imposent ou recommandent l’usage de mors « sans levier » ou « mors simple » pour garantir le respect du bien-être du cheval.
Comment évaluer ou identifier un mors simple ?
L’identification d’un mors simple repose sur quelques critères visuels et fonctionnels :
- Un seul canon, soit droit soit brisé (le plus courant étant le canon brisé, articulé en une jointure centrale).
- Deux anneaux latéraux, ronds ou en forme d’œuf, lisses ou pleins, servant d’attache au filet et aux rênes.
- Absence de branches dépassant l’anneau : les mors à branches sont exclus de la catégorie « mors simple ».
- Absence d’effet de levier : si le mors offre un effet de levier via des branches (comme un mors Pelham ou un mors à aiguille), il s’agit d’une autre catégorie.
Pour évaluer le bon ajustement du mors simple, il est important de vérifier que le canon ne pince pas les commissures des lèvres et que la largeur correspond à la bouche du cheval, généralement entre 12,5 et 14,5 cm.
Avantages du mors simple pour les professionnels et passionnés du cheval
- Polyvalence : le mors simple est adapté à de nombreuses disciplines, à l’initiation comme en perfectionnement.
- Facilité d’utilisation : peu complexe à ajuster sur un filet, il demande peu d’entretien et s’adapte à la majorité des chevaux.
- Dialogue direct : il permet d’éduquer la main des cavaliers débutants et d’initier le jeune cheval au contact du mors sans multiplier les actions.
- Conformité réglementaire : largement accepté dans les compétitions où le plaisir équestre et le respect du cheval priment.
Risques, limites ou critiques du mors simple
- Sensibilité de la bouche : la simplicité du mors n’exonère pas de douleurs si la main du cavalier est dure ou si le réglage est mauvais, car toute action passe directement dans la bouche.
- Action limitée : ne permet pas un contrôle aussi fin ou aussi puissant qu’un mors avec effet de levier ou branches, ce qui peut s’avérer restrictif avec certains chevaux ou dans certaines disciplines.
- Risque de pincement : si le mors simple n’est pas muni d’anneaux ergonomiques ou si la taille est inadaptée, il peut pincer les commissures des lèvres.
Prise en compte du mors simple dans la gestion équine
Le choix du mors simple doit s’inscrire dans une gestion globale du bien-être : adaptation à la morphologie buccale du cheval, travail régulier de la main du cavalier pour garantir la douceur des actions, vérification de l’usure du matériel.
Pour les responsables d’écurie ou d’élevage, la présence de mors simples variés de tailles et de matériaux différents (inox, caoutchouc, cuivre) permet de répondre à la diversité des chevaux hébergés.
Un déferrage des mors réguliers, une désinfection après chaque utilisation et une observation attentive du cheval (blessures, tensions, réactions) complètent une bonne gestion du matériel.
Exemple concret : le mors simple en club équestre
Dans un centre équestre, le mors simple brisé équipe la majorité des filets utilisés lors des séances débutants et des reprises scolaires.
Le matériel est choisi pour sa simplicité d’entretien et sa compatibilité avec la majorité des chevaux de club. Sur un cheval de 1,60 m, on utilise un mors simple canon brisé de 13,5 cm de long, avec des anneaux pleins pour éviter le pincement.
Le professeur de voltige équipe également le cheval d’un mors simple droit caoutchouté, apprécié pour le confort qu’il apporte lors des séances avec les enfants.
Avant chaque cours, l’enseignant vérifie que le mors ne présente pas d’aspérité et que l’ajustement convient au cheval attitré.
Termes liés ou complémentaires
- Mors à aiguilles : facilite la direction, comporte deux tiges latérales, mais reste parfois classé en « mors simple » (si sans levier).
- Mors à olives : anneaux ovales évitant le pincement, dérivé du mors simple.
- Mors double brisure : canon composé de deux articulations centrales, plus souple pour la bouche.
- Mors à canon droit : sans articulation, pression plus uniforme.
- Mors à branches : permet des effets de levier différents.
- Filet, bride : types de harnachements utilisant différents mors.
En résumé
Le mors simple constitue une embouchure de référence pour les professionnels du cheval, les cavaliers confirmés et les gestionnaires de structure équestre.
Son utilisation, bien comprise et adaptée, contribue à la qualité du contact main/bouche et participe à la sécurité et au bien-être des équidés dans la plupart des disciplines.
Bien choisir et ajuster un mors simple est une étape essentielle du travail équestre.