Les seimes, ces fissures plus ou moins profondes qui affectent la paroi du sabot du cheval, inquiètent bon nombre de cavaliers, car elles impactent directement la santé et la locomotion de leur compagnon.
D’après l’IFCE (Institut français du cheval et de l’équitation), les seimes font partie des principales causes de consultations vétérinaires liées aux pieds des chevaux et représentent environ 15 % des pathologies du sabot recensées chaque année.
Si leur apparence peut parfois sembler anodine, une seime négligée évolue fréquemment vers des complications douloureuses : boiterie, infections, voire immobilisation temporaire.
Il est donc essentiel pour tout propriétaire ou cavalier d’identifier rapidement les signes d’alerte, de bien comprendre ce qui favorise leur apparition et de connaître les gestes à adopter.
Nous passerons en revue ce qu’est une seime, comment la reconnaître, les principales causes à l’origine de ces lésions, les stratégies de traitement efficaces ainsi que les bonnes pratiques quotidiennes pour prévenir leur survenue.
Qu’est-ce qu’une seime chez le cheval ?
La seime est un problème de santé du sabot assez fréquent en équitation, susceptible de concerner tous les chevaux, quel que soit leur âge ou leur discipline.
Définition de la seime
La seime désigne une fissure de la paroi du sabot, plus ou moins profonde et de forme verticale, qui peut apparaître sur un ou plusieurs pieds d’un cheval.
Cette fissure peut être très superficielle, n’atteignant que la couche externe de la corne, ou bien remonter du bord inférieur du pied jusqu’à la couronne, impliquant alors des conséquences plus graves.
Localisation fréquente des seimes
La seime se rencontre le plus souvent à l’avant du sabot, sur la pince, mais elle peut également affecter les quartiers ou les talons, bien que cela soit plus rare.
Par exemple, il n’est pas exceptionnel d’observer des petites seimes sur la pince du sabot d’un cheval qui évolue sur des terrains secs ou durs.
Différents types de seimes
On distingue classiquement deux grands types de seimes chez le cheval :
La seime ascendante : elle débute le plus souvent au bas du sabot, au niveau de la sole, puis remonte en direction de la couronne.
La seime descendante : plus rare, cette fissure part du bourrelet coronaire et s’étend vers le bas. Elle est souvent associée à des traumatismes ou chocs localisés.
Pourquoi la seime est-elle une pathologie à prendre au sérieux ?
Même si une seime paraît parfois anodine au début, elle peut rapidement évoluer si elle n’est pas surveillée ou soignée. Une simple fissure peut favoriser la pénétration de germes et causer une infection, ou compromettre la locomotion du cheval, affectant ainsi performances et bien-être.
Pour un cavalier, reconnaître et comprendre la nature d’une seime permet de réagir rapidement. Il s’agit d’un savoir de base, tout aussi important que surveiller les membres ou la ferrure de son cheval, pour espérer maintenir sa monture en bonne santé sur le long terme.
Identifier les symptômes d’une seime
Reconnaître rapidement les signes d’une seime permet d’agir avant qu’une simple fissure ne s’aggrave ou ne provoque des complications. Certains symptômes sont visibles à l’œil nu, d’autres nécessitent une observation attentive du comportement du cheval et de son allure.
Aspect visuel de la fissure
Le premier symptôme et le plus évident est la présence d’une fissure verticale sur la paroi du sabot. Cette fissure peut être très fine, semblable à une craquelure superficielle, ou au contraire, bien marquée et ouverte.
Il arrive que la fissure soit si discrète qu’elle ne soit visible que lorsque la corne est bien propre ou mouillée, par exemple après avoir lavé les pieds du cheval. Il est alors important de regarder le sabot sous différents angles et à la lumière naturelle.
Dans les cas plus avancés, la seime peut présenter des bords écartés, laisser apparaître une ligne sombre ou, parfois, de petits débris coincés dans la fissure.
Une seime descendant jusqu’à la couronne doit particulièrement vous alerter, car elle signale souvent une atteinte plus profonde, susceptible d’affecter la production de nouvelle corne.
Modification de la texture ou de la couleur de la corne
Une seime s’accompagne fréquemment d’une modification locale de la corne : cette dernière peut devenir friable, cassante, ou présenter une coloration anormale (tâches brunâtres, noirâtres, voire traces de saignement si la fissure est profonde).
Parfois, une légère tuméfaction ou des sécrétions (liquide, pus) peuvent apparaître si une infection se développe dans la fissure.
Sensibilité ou douleur à la palpation
Un cheval atteint d’une seime profonde peut manifester des signes de gêne ou de douleur lors d’une manipulation du sabot, surtout si l’on presse doucement de part et d’autre de la fissure.
Ce réflexe de retrait ou d’agitation au moment du curetage ou du pansage du pied doit alerter le cavalier. Cela signifie que la seime atteint potentiellement les tissus vivants du pied.
Boulimie du sabot ou boiterie
Chez un cheval actif, la seime peut entraîner une boiterie plus ou moins marquée, surtout si elle touche les couches profondes ou si une infection s’est développée.
Le cheval pourra présenter un pas irrégulier, chercher à éviter de poser le pied atteint, ou manifester une réticence à travailler sur certains terrains durs.
Même en l’absence de boiterie visible, une diminution des performances, une fatigue rapide, ou un changement dans la posture peuvent être des indicateurs précoces à surveiller.
Évolution et aggravation des signes
Une seime non traitée peut rapidement empirer, la fissure s’étendant de la sole à la couronne ou devenant plus large. L’entrée de débris ou de micro-organismes par la fissure accroît le risque d’infection et de complications internes.
Surveiller l’évolution du sabot jour après jour permet d’intervenir précocement, par exemple en posant une ferrure adaptée ou en appelant rapidement le maréchal-ferrant ou le vétérinaire.
Pourquoi ces symptômes doivent-ils alerter le cavalier ?
Prêter attention aux moindres variations d’aspect, de texture ou de comportement du cheval permet d’éviter des conséquences plus graves, telles que des abcès, une boiterie durable voire des atteintes irréversibles du sabot.
Un diagnostic précoce, basé sur l’identification des symptômes, offre les meilleures chances de guérison rapide et totale, tout en limitant l’inconfort ressenti par votre cheval.

Les principales causes des seimes
Comprendre l’origine d’une seime est essentiel pour éviter leur réapparition et adapter la gestion quotidienne de son cheval. Plusieurs facteurs isolés ou combinés peuvent fragiliser la corne et favoriser l’apparition de ces fissures.
Ils concernent aussi bien l’environnement, le mode de vie du cheval que ses prédispositions individuelles.
Qualité déficiente de la corne
La structure et la robustesse de la corne du sabot jouent un rôle central dans la survenue des seimes. Une corne naturellement fragile, sèche ou friable résiste moins aux pressions et aux chocs du quotidien.
Cette fragilité peut avoir une origine génétique, ce qui explique pourquoi certains chevaux présentent des seimes à répétition même en bénéficiant de bons soins. Parfois, une alimentation déséquilibrée, une carence en acides aminés, vitamines (biotine, vitamine A) ou minéraux (zinc, cuivre), va impacter la croissance et la solidité de la corne.
Par exemple, un cheval âgé, ou convalescent, nourrit avec du foin carencé sans complément, risque davantage de produire une corne de moindre qualité et donc de développer des seimes.
Problèmes de ferrure ou parage inadéquat
Un ferrage mal adapté ou un mauvais parage figurent parmi les causes les plus fréquentes de seimes, notamment chez les chevaux travaillant régulièrement.
Un fer mal ajusté, trop étroit, ou posé de manière irrégulière exerce des contraintes anormales sur certaines zones du sabot. Ces pressions localisées favorisent la formation de fissures, surtout si la corne est déjà fragilisée. De même, un parage trop court, asymétrique ou négligé peut entraîner une mauvaise répartition du poids et des forces lors de l’appui ou du déplacement du cheval.
Par exemple, un cheval dont la pince est systématiquement trop raccourcie lors du parage développera souvent des seimes verticales à cet endroit, car la corne n’absorbe plus les pressions de façon naturelle.
Traumatismes et chocs
Les seimes peuvent résulter d’un choc direct sur le sabot, que ce soit lors d’une chute, d’un coup de pied reçu, ou d’un impact violent avec une pierre ou un obstacle dur.
Les micro-fissures occasionnées deviennent progressivement des seimes si la croissance de la corne est perturbée ou si la zone reste fragilisée. Les chevaux vifs, actifs sur des terrains accidentés ou en paddock, sont plus à risque de subir ce type de traumatismes. Un choc sur la couronne peut notamment provoquer une seime descendante, bien plus difficile à traiter.
Conditions environnementales inadaptées
L’environnement dans lequel évolue le cheval a une influence directe sur la santé de ses sabots. Des alternances fréquentes entre milieux humides et très secs, typiques des écuries où le cheval passe de la boue du paddock à une litière sèche, provoquent de fortes variations d’humidité dans la corne.
Ces variations rendent la corne rigide puis cassante, favorisant ainsi l’apparition de fissures verticales. À l’inverse, une humidité constante ramollit excessivement la corne qui se défend moins bien contre les chocs ou les agressions extérieures. Les terrains caillouteux, très durs, aggravent encore ces phénomènes, en particulier si le cheval y évolue pieds nus.
Par exemple, un cheval mis brutalement en pâture sur un sol sec après avoir passé l’hiver en box voit souvent apparaître ses premières seimes dans les semaines qui suivent.
Défauts d’axe ou mauvaise conformation du pied
Certains chevaux présentent un défaut d’axe, une déviation du membre ou une conformation irrégulière du sabot (pied plat, talon fuyant, pince cassée, etc.).
Ces anomalies entraînent une répartition inégale des forces à chaque foulée, concentrant les pressions sur une zone précise de la paroi du sabot. Cette contrainte répétée fatigue la corne et favorise la formation de seimes à l’endroit du stress mécanique.
Un exemple courant : un cheval panard (pieds tournés vers l’extérieur) aura plus facilement des seimes sur le quartier interne, là où la force de l’appui s’exerce en excès.
Âge, activité et rythme de travail
Le vieillissement naturel fragilise la corne, ce qui explique que les chevaux âgés présentent plus de seimes, surtout s’ils continuent à être montés sur des terrains exigeants.
À l’inverse, un cheval très jeune dont le sabot n’est pas encore totalement formé ou qui débute un travail soutenu (débourrage, compétition) est également à risque de développer des faiblesses au niveau de la corne.
Une variation soudaine d’intensité de travail sans adaptation progressive expose la paroi à des contraintes nouvelles difficiles à absorber, favorisant ainsi l’apparition de seimes sur des pieds jusqu’alors sains.
Traitements recommandés pour les seimes
La prise en charge d’une seime dépend de sa gravité, de son ancienneté et de la présence éventuelle de complications comme une infection ou une boiterie. Intervenir rapidement limite le risque de voir la fissure s’aggraver ou devenir chronique.
Nettoyer, désinfecter et surveiller la seime
Dès l’apparition d’une fissure, il est essentiel de nettoyer soigneusement la zone touchée. Utilisez une brosse douce et de l’eau propre pour retirer la poussière, la terre et les éventuels débris coincés dans la fente.
Une désinfection douce, à l’aide d’un antiseptique non agressif (type chlorhexidine diluée, eau oxygénée diluée), limite la prolifération bactérienne si la fissure est profonde ou si elle suinte.
Il est conseillé de procéder à une inspection régulière, même quotidienne dans les cas à risque, afin de vérifier l’évolution de la seime et de détecter rapidement tout signe d’aggravation : corne plus friable, douleur, suintement, odeur suspecte.
Ce geste simple évite que la fissure ne serve de porte d’entrée à une infection, ce qui compliquerait fortement la guérison.
Adapter le parage et faire intervenir le maréchal-ferrant
L’intervention d’un maréchal-ferrant expérimenté est souvent indispensable. Il pourra adapter le parage afin de soulager la zone atteinte, par exemple en « déchargeant » la seime : cela consiste à lever légèrement la corne sous la fissure pour limiter les contraintes mécaniques lors de l’appui.
Dans certains cas, le professionnel peut réaliser un évasement du sabot autour de la seime ou arrondir les bords de la fissure pour empêcher celle-ci de s’agrandir.
Si la seime menace la stabilité du sabot, la pose d’un fer spécifique (par exemple « fer à barre » ou fer de « soutien »), permet de redistribuer les pressions et faciliter la repousse d’une corne saine.
Cette adaptation du ferrage est cruciale pour stopper la progression de la fissure et limiter les risques de boiterie chez les chevaux en activité.
Stabiliser la fissure et protéger la corne
Lorsque la seime est profonde ou menace de s’étendre vers la couronne, des méthodes de stabilisation mécanique peuvent être mises en place par le maréchal-ferrant.
Il peut s’agir du brochage (pose de petites agrafes spéciales pour maintenir les deux bords de la fissure serrés) ou de la pose de résines époxy adaptées à l’usage équin. Ce type d’intervention doit impérativement être réalisé par un professionnel habitué, sous contrôle vétérinaire si besoin.
Stabiliser la fissure empêche qu’un simple choc ou le travail sur terrain ferme ne provoque une extension subite de la seime, ce qui rendrait la gestion beaucoup plus délicate.
Traiter une éventuelle infection
Si la seime devient douloureuse, chaude, s’accompagne d’écoulements ou d’une tuméfaction, il existe probablement une infection interne (abcès). Dans ce cas, l’intervention du vétérinaire s’impose.
Le vétérinaire pourra prescrire des soins locaux (pansements antiseptiques, pommades antibiotiques) et, si nécessaire, des antibiotiques par voie générale.
Un parage d’assainissement, visant à ouvrir la fissure pour évacuer le pus, peut parfois être pratiqué avec l’aide du maréchal-ferrant. L’objectif est d’assainir complètement la zone afin de favoriser la repousse de la corne.
Reposer le cheval et adapter son activité
Lorsqu’une seime est avérée, il est important de réduire le travail sur terrain dur, accidenté ou abrasif, et de limiter les exercices intenses jusqu’à ce que la corne ait repoussé et que la structure du sabot soit consolidée.
Le repos relatif permet de limiter les pressions répétées sur la zone touchée, favorisant la cicatrisation naturelle de la paroi. Selon l’avis du vétérinaire ou du maréchal-ferrant, le retour progressif à l’activité se fera au rythme de la repousse de la corne, qui prend généralement plusieurs mois.
Par exemple, un cheval présentant une seime profonde continuera à sortir au paddock sur sol souple, mais sera dispensé de séances de saut ou de galop prolongées sur carrière dure.
Favoriser la repousse d’une corne saine
Un apport nutritionnel adapté facilite la qualité et la vitesse de repousse du sabot. Les compléments à base de biotine, de zinc, d’acides aminés soufrés (comme la méthionine), sont reconnus pour renforcer la corne.
Demandez conseil à votre vétérinaire ou nutritionniste équin : il pourra recommander un aliment spécifique ou une cure de complément alimentaire en cas de corne fragile ou lors d’une période de renouvellement du sabot.
Ce soutien interne complète les soins locaux et évite la réapparition de fissures lors de la repousse.
Surveiller et accompagner l’évolution dans la durée
Traiter une seime demande patience et rigueur : la repousse totale d’une corne saine sur toute la hauteur du sabot peut prendre six à douze mois, voire plus selon la localisation.
Un suivi régulier auprès du maréchal-ferrant, avec des passages rapprochés au début, permet d’ajuster les soins et de surveiller l’efficacité des mesures mises en place.
Au moindre doute (persistances de douleurs, récidive, nouvel épisode de boiterie), il est important de reconsulter vétérinaire ou maréchal-ferrant.
Prévention et gestion au quotidien
Un suivi attentif et des gestes simples au quotidien permettent de limiter fortement le risque d’apparition des seimes, ou d’en minimiser les conséquences chez le cheval ayant déjà eu ce type de pathologie.
Surveillance régulière des sabots
Observer fréquemment les pieds de son cheval est la première mesure préventive contre les seimes. En inspectant la surface du sabot à sec puis après humidification, on repère vite l’apparition de micro-fissures ou de fragilités naissantes.
Ce contrôle visuel doit être intégré à chaque pansage. Le fait de manipuler et de nettoyer quotidiennement les sabots permet d’identifier précocement toute anomalie, évitant qu’une petite fissure n’évolue vers une seime plus sérieuse.
Par exemple, certains cavaliers profitent du moment du curage pour examiner la qualité de la corne sur la pince et les quartiers : une petite craquelure dès le printemps pourra être signalée au maréchal-ferrant pour une surveillance renforcée.
Entretiens appropriés du sabot et régularité du maréchal-ferrant
Un parage régulier, tous les 6 à 8 semaines, selon la pousse de la corne et l’activité du cheval, optimise la répartition des pressions et prévient la formation de seimes.
Le maréchal-ferrant joue un rôle clé : il identifie les anomalies, adapte la ferrure et peut effectuer un évasement ou une décharge si certains points du sabot présentent des tensions.
Ne pas retarder le passage du professionnel, même si les pieds semblent sains, est fondamental. De petits défauts d’appui, une usure asymétrique ou un fer mal positionné aggravent les risques de fissure.
Par exemple, après un hiver au box, la première sortie aux beaux jours doit impérativement être précédée d’une vérification minutieuse du parage, car la transition sol mouillé/sol dur fragilise la corne.
Gestion de l’environnement et adaptation aux saisons
L’environnement direct du cheval influence la qualité de la corne. Éviter les alternances excessives entre sols détrempés et extra-secs limite les chocs thermiques qui rendent la corne cassante.
Si le paddock est boueux, un paillage dans la zone d’alimentation ou de repos réduit le temps passé dans l’humidité. À l’inverse, brumiser ou graisser légèrement la surface du sabot lors des périodes sèches peut aider à préserver sa souplesse.
En été, des douches régulières (suivies d’un séchage soigné) évitent que les sabots ne durcissent et ne fendillent sur sol très abrasif. Adapter le mode de vie : prévoir des sorties sur terrain souple, limiter les travaux sur cailloux ou sur routes, réduit aussi le risque de traumatisme direct.
Alimentation et compléments pour une corne saine
La santé du sabot est étroitement liée à l’alimentation. Un apport suffisant en biotine, méthionine, zinc et cuivre soutient la croissance d’une corne résistante.
Veiller à la qualité du foin, compléter si besoin avec des aliments spécialisés en période de mue de la corne (ex : printemps, automne), joue un rôle préventif majeur.
Demandez conseil à votre vétérinaire ou nutritionniste équin : pour un cheval dont la corne est naturellement sèche ou qui présente des seimes récurrentes, une cure de compléments adaptés est souvent bénéfique. Cela évite que les fissures ne réapparaissent lors de la repousse du sabot.
Hydratation de la corne : adapter les soins locaux
Hydrater et protéger la surface du sabot aide à conserver sa souplesse et sa capacité à absorber les chocs. Appliquer régulièrement un onguent nourrissant, huile adaptée ou graissage léger permet d’ajuster en fonction de la saison et du taux d’humidité ambiant.
Lors d’une période sèche, privilégier les produits hydratants. Quand le temps est humide, mieux vaut laisser respirer la corne ou utiliser, si besoin, des onguents imperméabilisants pour éviter l’excès de ramollissement.
Attention à ne pas surcharger la corne de graisses en continu : cela pourrait étouffer la corne et favoriser l’apparition de champignons ou bactéries.
Contrôle du poids, activité et adaptation du travail
Un cheval trop lourd ou soumis à des exercices trop exigeants sur terrain inadéquat aura tendance à développer plus rapidement des seimes, la structure du sabot étant alors soumise à des contraintes excessives.
Adapter la charge de travail et varier les sols (manèges, pistes souples, évitement du bitume prolongé) préserve la santé de la corne. En période de fragilité (période de sèche, transition alimentaire, après une blessure), revoir à la baisse le rythme des séances est conseillé.
Prise en charge rapide des traumatismes et anomalies
Intervenir sans attendre en cas de choc, blessure ou micro-fissure limite considérablement le développement d’une seime. Nettoyer la blessure, désinfecter et surveiller l’évolution permet d’éviter que la fissure ne se propage en profondeur.
Aussi, dès l’apparition d’une démarche irrégulière, d’une douleur manifeste ou d’un changement d’attitude à la pose du pied, il est important de solliciter l’avis d’un professionnel.
En faisant preuve de réactivité, on évite que la seime ne compromette le confort et la locomotion du cheval sur le long terme.
FAQ sur la seime chez le cheval
Une seime est-elle douloureuse pour le cheval ?
Oui, une seime peut provoquer de la douleur, surtout si elle atteint les tissus vivants du sabot ou s’il y a une infection associée.
Même si certains chevaux ne montrent pas immédiatement de signes de boiterie, il est important de surveiller l’évolution et de consulter un professionnel au moindre doute.
Peut-on continuer à monter un cheval atteint de seime ?
Il est généralement conseillé de limiter ou cesser l’activité le temps de la guérison, surtout si la seime est profonde ou si le cheval est gêné.
Un avis du vétérinaire ou du maréchal-ferrant permettra d’adapter le travail en fonction de la gravité de la lésion.
Combien de temps faut-il pour qu’une seime guérisse entièrement ?
La durée de guérison dépend de la taille et de la profondeur de la seime, ainsi que de la vitesse de pousse du sabot (généralement plusieurs mois).
L’essentiel est d’assurer un suivi régulier et de respecter les conseils de soins adaptés, car une seime mal soignée peut s’aggraver ou récidiver.
Mon cheval est ferré : le ferrage influence-t-il l’apparition ou la guérison des seimes ?
Le ferrage peut jouer un rôle, car un ferrage inadapté ou mal équilibré accentue les contraintes sur le sabot et favorise l’apparition des seimes.
Un maréchal-ferrant compétent pourra proposer des ferrages correctifs ou protecteurs pour favoriser la cicatrisation.
Quelles mesures prendre si la seime saigne ou si le sabot chauffe ?
En cas de saignement ou de chaleur, il est crucial de consulter rapidement un vétérinaire, car cela signale une atteinte profonde et un risque d’infection.
Un traitement adapté, parfois accompagné d’antibiotiques ou d’un pansement spécifique, sera nécessaire pour éviter les complications.
Faut-il appliquer des produits spécifiques pour accélérer la guérison ?
Certains produits hydratants ou durcisseurs existent, mais leur utilisation doit rester complémentaire à un soin global, et sur les conseils de votre maréchal ou vétérinaire.
Évitez les produits agressifs ou non adaptés, qui pourraient irriter ou dessécher davantage la corne du sabot.
Les seimes sont-elles contagieuses entre chevaux ?
Non, la seime n’est pas une maladie contagieuse ; il s’agit d’une lésion mécanique du sabot, liée à des facteurs individuels ou environnementaux.
Toutefois, un même environnement défavorable peut exposer plusieurs chevaux à ce type de problème.
Puis-je prévenir les seimes chez un cheval qui y est sujet ?
Oui, la prévention repose avant tout sur une bonne hygiène de vie, un entretien régulier du pied, une alimentation équilibrée et des soins attentifs du maréchal-ferrant.
Restez vigilant lors des périodes de sécheresse ou d’humidité prolongée, qui fragilisent la corne, et adaptez le mode de vie ou le travail si besoin.
Une seime peut-elle devenir chronique ou récidiver ?
Hélas oui, surtout si la cause initiale n’est pas traitée ou si le pied reste fragilisé ; certaines seimes, dites “permanentes”, marquent durablement le sabot.
Un suivi dans la durée et un ajustement des pratiques sont alors essentiels pour éviter les récidives.
Conclusion
La seime chez le cheval, caractérisée par une fissure affectant le sabot, nécessite une vigilance particulière pour éviter l’aggravation des symptômes et préserver le bien-être de l’animal.
Une identification précoce, la compréhension des causes fréquemment impliquées, et l’application de traitements adaptés sont essentiels pour une guérison optimale.
La prévention, fondée sur des soins réguliers et une gestion attentive des sabots, reste le meilleur moyen de limiter l’apparition des seimes et d’assurer la mobilité du cheval au quotidien.