Le 4 novembre 2026, le gérant du centre équestre Lucky Horse à Carpentras a comparu pour maltraitance animale sur plusieurs chevaux et deux cochons.
Le parquet a requis 10 mois avec sursis, une interdiction de détenir des animaux et la confiscation des équidés. Le verdict de ce procès maltraitance animale centre équestre est attendu prochainement.
La protection des équidés relève du Code rural et de la pêche maritime. Tout propriétaire ou détenteur d’animaux doit assurer leur bien-être et leur prodiguer des soins appropriés.
La Direction départementale de protection des populations (DDPP) effectue des contrôles réguliers dans les structures équestres pour vérifier le respect de ces obligations.
Les manquements constatés peuvent donner lieu à des poursuites pénales. La maltraitance animale est punie par la loi de peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Les associations de protection animale peuvent se constituer parties civiles pour défendre les intérêts des animaux victimes.
Des accusations graves de maltraitance sur plusieurs chevaux
Les accusations portées contre Daniel Silvestre sont particulièrement lourdes. Les témoignages ont décrit des scènes de violence extrême envers les équidés. Certains chevaux auraient été étouffés avec des sacs plastiques.
D’autres animaux présentaient des signes évidents de dénutrition. Les témoins ont également rapporté des violences physiques et l’isolement de chevaux dans l’obscurité complète.
Le prévenu était également poursuivi pour exercice illégal de la médecine et de la chirurgie des animaux. Une accusation d’usurpation du titre de psychothérapeute sans qualification s’ajoutait au dossier.
Concernant les deux cochons, Daniel Silvestre les aurait tués avant de les enterrer sur le site du Lucky Horse.
La Direction départementale de protection des populations avait effectué des contrôles réguliers. La DDPP avait averti plusieurs fois le gérant du centre équestre.
Les inspecteurs ont témoigné lors de l’audience. Ils ont décrit les animaux comme craintifs et non dangereux.
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Le prévenu nie les faits et invoque la légitime défense
Daniel Silvestre a systématiquement nié les accusations portées contre lui. Il a justifié ses actions par la nécessité de se défendre.
Le gérant du centre équestre qualifiait ses chevaux de difficiles et délinquants. Il les présentait comme quasiment inapprochables.
Le prévenu a affirmé avoir subi une vingtaine de blessures au cours de sa carrière. Cette version contredisait directement les témoignages de la DDPP.
Les inspecteurs n’avaient jamais constaté de comportement agressif chez les équidés. Ils avaient uniquement observé des chevaux craintifs.
Pour justifier la mort des deux cochons, Daniel Silvestre a expliqué avoir tenté de les vendre ou de les donner.
Il a ensuite décidé de les tuer pour sa consommation personnelle. Le gérant a invoqué des liens affectifs qui l’auraient empêché de les dépecer.
Les parties civiles dénoncent des méthodes primitives
Les avocats des parties civiles ont rejeté l’ensemble des arguments du prévenu. Ils représentaient principalement des associations de protection animale.
Ces dernières ont qualifié les méthodes d’éducation de Daniel Silvestre de primitives et anachroniques.
Les avocats ont souligné plusieurs éléments accablants. La maigreur évidente des animaux constituait une preuve tangible de négligence.
L’absence totale de consultation vétérinaire aggravait le tableau. L’utilisation d’outils contondants comme des chaînes démontrait la violence des méthodes employées.
Le tribunal a entendu des témoignages détaillés sur les conditions de vie des chevaux. L’audience s’est déroulée en présence d’une foule importante. Les citoyens présents sont venus soutenir la cause animale et les associations mobilisées.
10 mois avec sursis et interdiction de détenir des animaux
Le parquet a retenu l’accusation de maltraitance animale. Il a requis une peine de 10 mois de prison avec sursis à l’encontre de Daniel Silvestre. Cette peine s’accompagne de mesures complémentaires importantes.
Le ministère public a demandé une interdiction de détenir des animaux. Cette mesure vise à protéger de futurs équidés. Le parquet a également requis la confiscation des animaux encore présents sur le site du centre équestre Lucky Horse.
Le verdict de ce procès maltraitance animale centre équestre est actuellement en délibéré. Le tribunal de Carpentras rendra sa décision prochainement.
Cette affaire soulève des questions importantes sur le bien-être animal dans les structures équestres. Elle rappelle l’importance des contrôles réguliers effectués par les autorités compétentes.
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