Le Galop 7 marque l’ultime étape de la progression officielle du cavalier en France, représentant un véritable sésame pour accéder à l’équitation de haut niveau ainsi qu’aux responsabilités dans l’encadrement et la compétition.
Selon la Fédération Française d’Équitation (FFE), plus de 2 000 cavaliers ont validé leur Galop 7 en 2023, un chiffre qui témoigne de la popularité et de l’importance de cette certification dans le parcours équestre.
Les connaissances théoriques requises
Passer le Galop 7 ne se résume pas à exceller en selle : la réussite de l’examen repose aussi sur la maîtrise d’un socle théorique solide.
À ce niveau, le cavalier doit comprendre en profondeur le fonctionnement du cheval, l’organisation de l’équitation, la réglementation, ainsi que les principes indispensables à la sécurité et au bien-être de l’animal.
Anatomie et locomotion du cheval
Maîtriser les bases de l’anatomie équine est essentiel pour développer une relation responsable avec son cheval.
Le candidat doit connaître les principales régions anatomiques du cheval : membres, dos, encolure, tête, et organes importants.
Cette compréhension permet, par exemple, de localiser une blessure, de comprendre un problème d’allure ou d’adapter l’entraînement selon la morphologie du cheval.
À cela s’ajoute la connaissance des allures naturelles, des mécanismes de la locomotion (comment fonctionne le dos, quelles sont les phases d’un galop par exemple), ou encore l’identification des allures irrégulières pouvant révéler une pathologie.
Savoir repérer la moindre anomalie est capital : cela permet d’agir vite pour préserver la santé du cheval et limiter les risques d’aggravation.
Réglementation et organisation des sports équestres
Au Galop 7, on attend du cavalier qu’il soit familier avec le fonctionnement des compétitions officielles.
Il s’agit notamment de connaître les grandes règles de la Fédération Française d’Équitation (FFE), la structure des concours, la hiérarchisation des épreuves, ou encore les principaux règlements pour le saut d’obstacles, le dressage et le concours complet.
Cette connaissance permet de s’engager sereinement en concours et d’agir dans le respect du règlement dès qu’une difficulté se présente.
Principes fondamentaux de l’équitation avancée
Un cavalier Galop 7 doit expliquer clairement le pourquoi des techniques qu’il utilise.
Cela implique de maîtriser les notions clés de la mise en main, de l’impulsion, de l’équilibre, ainsi que la logique des aides (jambes, mains, poids du corps).
Cette approche analytique favorise une progression réfléchie et la capacité à transmettre un savoir équestre fiable à d’autres cavaliers.
Notions de bien-être, d’éthique et de sécurité
L’examen théorique vérifie que le cavalier maîtrise les bases du bien-être équin : besoins fondamentaux du cheval, organisation de la vie au pré ou au box, reconnaissance des comportements anormaux, gestion des transitions saisonnières.
La réflexion éthique occupe une place centrale : il faut être en mesure d’expliquer pourquoi une approche douce et progressive est préférable lors de l’apprentissage, ou comment adapter l’entraînement en fonction de l’état physique et moral du cheval.
La sécurité, enfin, ne se limite pas au cavalier : connaître les bons gestes pour éviter les accidents à pied, lors des manipulations ou au sein d’un groupe, est indispensable pour garder un environnement serein et protecteur.
Gestion de l’entraînement et planification du travail
La capacité à planifier le travail d’un cheval est évaluée : composition d’une séance, enchaînements d’exercices progressifs, prise en compte de la fatigue ou de la motivation du cheval.
Le candidat doit savoir proposer un programme type pour un cheval de loisir ou préparant une compétition, justifier les phases d’échauffement, de travail spécifique et de récupération.
Cette compétence prouve que le candidat sait respecter les capacités physiques et mentales de l’animal, garantissant ainsi un apprentissage harmonieux et durable.
Les compétences techniques à maîtriser en selle
Au Galop 7, le cavalier doit prouver une aisance confirmée et une autonomie totale à cheval. L’examen évalue la capacité à adapter sa monte à chaque cheval, à gérer avec finesse différentes disciplines et à réagir efficacement face à l’imprévu.
Précision et subtilité du travail sur le plat
Le dressage forme le socle du Galop 7. Il s’agit d’enchaîner des figures complexes en gardant cheval léger sur la main, stable dans ses allures, et pleinement réceptif aux aides du cavalier.
Le candidat doit présenter des cessions à la jambe fluides, des épaules en dedans bien placées, ou des contre-galops sans rupture de rythme.
L’équilibre général du cheval, le relâchement, l’engagement des postérieurs, mais aussi la régularité du contact sont minutieusement observés.
Ce niveau de dressage garantit sécurité et efficacité dans toutes les disciplines, car il marque la réelle compréhension et la maîtrise de la locomotion équine par le cavalier.
Maîtrise complète du saut d’obstacles
En saut d’obstacles, l’examinateur attend une parfaite gestion des abords, un parcours sans précipitation ni hésitation, et la capacité d’adapter la vitesse ou la trajectoire selon la difficulté présentée.
Le cavalier doit montrer qu’il sait installer un cheval sur le bon pied, gérer une ligne courbe, franchir un double ou un triple, et reprendre le contrôle dès la réception.
L’utilisation active des jambes et des mains, la gestion de la cadence et l’équilibre du couple cheval-cavalier sont analysés en détail.
Cette compétence est essentielle pour garantir la sécurité lors de compétitions, mais aussi pour préserver la motivation et la confiance du cheval.
Autonomie et discernement en extérieur
L’examen du Galop 7 comprend obligatoirement une partie en extérieur, source de nombreux imprévus.
Le cavalier doit démontrer qu’il sait gérer un cheval dans la nature, franchir de petites difficultés (troncs, fossés, dénivelés) et s’adapter aux réactions parfois imprévisibles de sa monture.
Cela implique d’anticiper les sources de stress possibles, de savoir rassurer, arrêter ou relancer son cheval dans le calme, même en groupe.
On peut demander de croiser des vélos, des chiens ou de gérer un passage à gué, sans mettre en danger ni le cheval ni les autres cavaliers.
Cette assurance en extérieur prouve la polyvalence et la responsabilité du cavalier, indispensables pour progresser dans l’univers équestre avec sérénité.
Gestion de la mise en route et de la détente
Au niveau Galop 7, le cavalier doit adapter la détente à chaque cheval, en fonction de son état du jour, de son moral et de la discipline prévue.
Il doit, par exemple, choisir des exercices spécifiques pour assouplir le dos d’un cheval raide, allonger la détente si l’animal est nerveux, ou raccourcir s’il est fatigué.
On attend qu’il sache expliquer ses choix et justifier les transitions, les arrêts, ou les exercices sélectionnés.
Cette autonomie dans la préparation conditionne la réussite des exercices à venir et le bien-être de la monture.
Capacité à diagnostiquer et ajuster en fonction du cheval
L’examinateur prête toujours attention à la façon dont le cavalier perçoit et analyse les réactions de sa monture.
Si le cheval s’agace, se défend, s’appuie ou fuit la main, le candidat doit proposer spontanément des solutions adaptées : modifications dans l’usage des aides, légèreté de l’assiette, changement d’exercice par exemple.
Exemple : sur un cheval froid qui manque d’impulsion, le cavalier choisira d’enchaîner les transitions rapprochées et les départs au galop depuis le pas pour le réveiller avant de commencer le travail technique.
Ce savoir-faire prouve que la technique ne s’applique jamais de manière automatique, mais s’ajuste à chaque binôme cheval-cavalier.
Polyvalence et gestion des exercices complexes
Le passage du Galop 7 implique d’enchaîner plusieurs types d’exercices durant la même séance, sautant d’une épreuve à une autre (dressage, obstacle, terrain varié) tout en maintenant concentration et adaptabilité.
Cette polyvalence est la marque d’un cavalier accompli, capable de progresser et de faire progresser son cheval dans toutes les situations.

L’épreuve de soins et de pratiques autour du cheval
Au Galop 7, la capacité à prendre soin du cheval et à intervenir sur toutes les situations pratiques du quotidien est aussi décisive que la technique en selle.
L’examinateur attend du candidat beaucoup d’autonomie, de discernement et une rigueur exemplaire lors des soins, du harnachement et des manipulations à pied.
Maîtrise des soins courants et spécifiques
Le cavalier Galop 7 doit prouver qu’il sait réaliser l’ensemble des soins d’entretien et intervenir lors de situations particulières.
Cela comprend, par exemple, un pansage minutieux, l’examen des pieds, la détection d’une blessure ou d’un changement de comportement anormal.
Il sera souvent demandé de justifier chaque geste : pourquoi curer les pieds après chaque séance ? Comment adapter le pansage à l’état du pelage ou à la saison ?
Cette maîtrise protège la santé du cheval et prouve au jury la vigilance et la responsabilité du cavalier envers l’animal.
Manipulations et sécurité à pied
La gestuelle du cavalier à pied est analysée avec exigence : savoir amener ou déplacer un cheval, réaliser un licol ou attacher solidement (et de façon sécurisée), reconnaître les signes d’agitation ou d’inconfort, gérer les entrées et sorties au paddock ou au box.
Un exemple fréquent d’épreuve consiste à déplacer un cheval dans des espaces restreints ou à croiser d’autres chevaux sans créer de tensions. Il est parfois demandé au candidat de réagir si le cheval devient anxieux ou difficile à contrôler.
La sécurité du cheval, du cavalier mais aussi des autres personnes sur l’écurie repose sur la qualité de ces manipulations.
Bien savoir tenir la longe, garder la juste distance, anticiper les réactions, témoignent d’un réel savoir-faire et rassurent immédiatement l’environnement.
Harnachement : choix, ajustement et entretien
L’examinateur porte une grande attention à la façon dont le cavalier choisit et ajuste l’équipement du cheval. Il faut démontrer que l’on adapte la selle et le filet au type de séance, à la morphologie du cheval et à son confort.
On attend notamment que le cavalier sache installer correctement un enrênement (martingale, enrênement de travail, etc.), qu’il ajuste des protections (bandes, cloches, guêtres), ou qu’il repère rapidement un défaut de sanglage ou de matériel.
L’entretien du matériel fait partie de l’examen : nettoyer le cuir après la séance, vérifier l’état des coutures, graisser une selle ou assurer le lavage des textiles.
Un bon matériel, bien réglé et entretenu, préserve le bien-être du cheval, évite les blessures et garantit l’efficacité du travail monté.
Gestion de la ration, de l’abreuvement et du bien-être au quotidien
Le Galop 7 impose de savoir adapter la ration alimentaire en fonction de l’âge, de l’activité, de la saison ou de l’état de santé du cheval. Cela inclut l’équilibrage foin-grains, l’accès permanent à une eau propre, et la gestion des compléments éventuels (minéraux, vitamines).
Il pourra être demandé d’expliquer comment surveiller la bonne hydratation, les quantités d’eau bues, ou de déceler un risque de colique quand un cheval refuse de s’alimenter.
L’examinateur attend aussi une sensibilité au bien-être global : repérer une perte d’état, anticiper les surcroîts d’énergie au printemps, expliquer l’importance du repos et de la vie sociale pour limiter les tics.
Un cheval bien nourri, hydraté, dans un environnement sain et stimulant, sera toujours plus performant, serein et épanoui.
Soins d’urgence et premiers gestes en cas d’accident
À ce niveau, on doit être capable de réagir efficacement face aux petits accidents du quotidien : blessure superficielle, boiterie soudaine, début de colique, choc traumatique.
La maîtrise des gestes d’urgence (désinfection, pose d’une bande en cas de saignement, isolement d’un cheval, appel rapide au vétérinaire) sera évaluée en situation réelle ou simulée.
Savoir garder son sang-froid, agir vite et communiquer les informations clés à l’équipe vétérinaire contribue à réduire les conséquences de l’incident et témoigne d’un sens aigu de la responsabilité.
Organisation des soins en collectif ou au sein d’une structure
Enfin, un cavalier Galop 7 se distingue par sa capacité à organiser les soins lorsqu’il partage la gestion d’un cheval ou évolue en écurie collective.
Il doit savoir planifier les pansages, répartir les tâches (par exemple : répartition du travail des chevaux de club, gestion de la sortie au paddock, organisation de la surveillance nocturne en concours).
La gestion collective implique d’anticiper les besoins, de communiquer clairement avec les autres cavaliers, et de veiller au respect des consignes de sécurité et d’hygiène de la structure.
Un bon sens de l’organisation et un esprit d’équipe permettent d’assurer le bien-être de l’ensemble des chevaux et facilitent la vie de tous à l’écurie.
FAQ – Toutes vos questions sur le Galop 7
Qu’est-ce qui différencie réellement le Galop 7 des niveaux précédents ?
Le Galop 7 marque un niveau d’autonomie et de technicité élevé, tant en pratique qu’en théorie.
Il prépare le cavalier à assumer des rôles de responsabilité, voire à encadrer, contrairement aux Galops précédents.
Puis-je présenter le Galop 7 si je n’ai pas encore obtenu les Galops 5 ou 6 ?
Non, il est impératif d’avoir validé les Galops dans l’ordre, car chaque niveau atteste de bases obligatoires.
Cette progression assure que vous possédez tous les prérequis pour le Galop 7.
Le Galop 7 est-il uniquement accessible à ceux qui pratiquent la compétition ?
Pas du tout ! Même si le Galop 7 prépare souvent à la compétition, il est aussi ouvert aux cavaliers passionnés hors circuit compétitif.
Ce qui compte, c’est d’atteindre la maîtrise technique, théorique et le sens des responsabilités exigés par ce niveau.
Dois-je présenter l’examen avec mon propre cheval ?
Il n’est pas obligatoire d’avoir son propre cheval : vous pouvez passer l’examen avec un équidé du centre équestre.
L’essentiel est d’être parfaitement à l’aise avec le cheval monté lors des épreuves.
Combien de temps de préparation faut-il généralement pour atteindre le Galop 7 ?
La durée varie selon le rythme de chacun, mais il faut souvent plusieurs années de pratique régulière après le Galop 6.
Un accompagnement par un enseignant diplômé permet d’adapter la préparation à vos points forts et axes d’amélioration.
Est-ce possible de repasser seulement une partie en cas d’échec ?
Certaines structures permettent de repasser uniquement les modules non validés, selon leur politique.
Il est conseillé de se renseigner en amont auprès de l’organisme qui organise l’examen.
Existe-t-il des supports officiels d’entraînement ou d’examen blanc ?
Oui, vous pouvez trouver des manuels officiels, des annales et parfois des sessions de révision ou d’examens blancs en club.
Demandez conseil à votre enseignant, il saura vous orienter vers les ressources fiables et à jour.
Le contenu du Galop 7 évolue-t-il souvent ?
Les programmes officiels sont parfois mis à jour par la Fédération Française d’Équitation (FFE).
Restez attentifs aux actualités de la FFE pour être sûr(e) d’apprendre les notions les plus récentes.
Le Galop 7 est-il reconnu au niveau international ?
Avant tout, le Galop 7 fait foi en France et dans certains pays partenaires ou structures affiliées à la FFE.
Pour l’équivalence à l’étranger, il convient de se rapprocher des fédérations locales, les niveaux pouvant différer.
Peut-on enseigner ou encadrer avec un Galop 7 ?
Le Galop 7 est un prérequis pour entamer une formation d’enseignant, mais il ne donne pas l’autorisation d’enseigner seul.
Pour cela, il faut suivre un cursus diplômant comme l’ATE, CQP ou BPJEPS.
Quels conseils si je stresse avant l’examen ?
Privilégiez la préparation régulière, profitez des conseils de votre encadrement, et entraînez-vous dans les conditions de l’épreuve.
La veille, accordez-vous du repos et allez à l’examen avec confiance : la rigueur de votre préparation sera votre meilleure alliée.
Conclusion
Le Galop 7 représente l’aboutissement d’un parcours exigeant qui valide des connaissances approfondies, des compétences techniques avancées en selle, ainsi qu’un savoir-faire rigoureux autour du cheval.
Pour réussir cette étape clé, il est essentiel de maîtriser à la fois la théorie, la pratique et les soins, tout en adoptant une préparation sérieuse et structurée.
Ce niveau ouvre les portes de nombreuses opportunités, tant dans la pratique sportive que dans les responsabilités équestres, et démontre la capacité du cavalier à évoluer en toute autonomie auprès de son cheval.