Galop 1 : programme officiel, conseils, théorie

Dernière mise à jour le :

Publié le :

Prêt à débuter l’aventure équestre ? Découvrez le programme officiel du Galop 1, étape incontournable pour tous les cavaliers en herbe (et les plus grands aussi) !

Auteur / Autrice

galop-1-programme-officiel
Sommaire de l'article

Première étape incontournable du parcours équestre, le galop 1 représente le tout début des apprentissages pour des milliers de cavaliers chaque année en France.

Selon le guide officiel de la progression fédérale publié par la Fédération Française d’Équitation (FFE) en 2023, le galop 1 constitue la porte d’entrée permettant d’acquérir les bases théoriques et pratiques indispensables pour évoluer en toute sécurité au sein d’un centre équestre.

Qu’est-ce que le galop 1 ?

À qui s’adresse le galop 1 ?

Le galop 1 est ouvert à tous, sans limite d’âge, et ne requiert aucun prérequis.

Que l’on commence l’équitation à 6 ans, à 14 ans ou bien plus tard, ce premier galop s’adresse à toute personne souhaitant apprendre les bases de la relation avec le cheval, que ce soit pour le loisir, pour progresser vers des niveaux plus élevés, ou simplement pour mieux comprendre les chevaux.

Par exemple, certains centres équestres organisent des sessions de passage de galop 1 spécialement adaptées aux familles, afin que parents et enfants puissent débuter ensemble.

Un repère officiel dans l’apprentissage

Reconnus par la FFE, les galops sont les diplômes officiels qui jalonnent la progression des cavaliers en France.

Le galop 1 valide les toutes premières aptitudes et permet d’intégrer des activités équestres variées : cours collectifs, promenades à poney encadrées, ou encore premiers jeux équestres.

Détenir ce niveau rassure les clubs et moniteurs sur la capacité d’un cavalier à évoluer aux côtés des chevaux de manière adaptée, même lors d’activités simples et ludiques.

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.

Les objectifs du galop 1 selon la Fédération Française d’Équitation

Développer une approche respectueuse et sécuritaire du cheval

L’un des objectifs prioritaires du galop 1 est d’apprendre à observer, comprendre et approcher l’animal sans danger, pour soi comme pour le cheval.

La FFE insiste sur l’acquisition de gestes simples mais essentiels : avancer calmement vers un poney, adopter une attitude douce, poser la main sur l’encolure au contact, ou parler d’une voix calme.

Une approche brusque pourrait effrayer l’animal et créer de la méfiance.

Par exemple, lors d’un premier pansage, l’élève doit apprendre à aborder le poney par le côté, lui parler doucement, puis poser délicatement la brosse sur le garrot avant de commencer à brosser.

Acquérir des connaissances élémentaires sur le cheval et son environnement

Le galop 1 vise à transmettre quelques repères de base sur le comportement, l’alimentation et les besoins quotidiens du cheval.

Il ne s’agit pas d’être un expert, mais de distinguer, par exemple, ce dont le cheval a besoin pour son bien-être (eau fraîche, foin, abri, compagnie d’autres équidés).

La FFE souhaite que chaque cavalier débute avec un respect des règles d’hygiène, de sécurité et de bon sens dans le lieu de vie du cheval.

Savoir refermer une porte de box, reconnaître si un cheval a l’air serein ou stressé, tout cela fait partie des objectifs.

Maîtriser les tout premiers gestes à pied

Les apprentissages à pied constituent un socle incontournable du galop 1.

Mener un poney en main, attacher correctement l’animal, savoir le caresser pour le féliciter ou le rassurer : autant de gestes qui préparent à une relation sereine et responsable.

La Fédération demande, par exemple, de savoir tenir la longe dans le bon sens (sans l’enrouler autour de la main), et de marcher à l’épaule du cheval, sans tirer brusquement sur la longe.

Ces gestes sont la base d’une communication claire entre le cavalier débutant et l’animal.

Aborder l’assise et la tenue en selle

Dès le galop 1, il est important de s’initier à la position correcte à cheval : dos droit, bassin souple, jambes placées et mains posées sur le pommeau ou légèrement posées sur l’encolure.

L’objectif n’est pas la perfection, mais que chaque cavalier sente l’équilibre et la sécurité en selle, au pas, tenu en longe ou à la main par un moniteur.

C’est cette posture qui donnera confiance et évitera de mauvaises habitudes.

Par exemple, on apprendra à monter sans précipitation, à demander l’arrêt poliment, ou à relâcher les rênes pour féliciter le poney.

S’initier à la connaissance du matériel

La FFE inclut dans le galop 1 une découverte du matériel de pansage et des éléments de harnachement de base : filet, selle, tapis, brosses.

Il s’agit de savoir nommer, reconnaître et ranger ce matériel en toute sécurité, afin de garantir le confort du cheval et la sécurité du pratiquant avant et après la séance.

Par exemple, un élève de galop 1 doit pouvoir montrer où placer une selle ou indiquer à quoi sert le bouchon parmi les brosses.

Les compétences pratiques à acquérir : à pied et à cheval

Pansage et approche du cheval

Le cavalier de galop 1 doit être capable d’approcher le poney avec calme, de présenter sa main pour le saluer, puis de réaliser les premiers gestes de pansage sous surveillance.

Le pansage inclut le brossage du corps à l’aide de la brosse douce et du bouchon, ainsi que le passage du cure-pieds pour nettoyer les sabots (sous contrôle d’un adulte). Le respect du cheval, l’écoute de ses réactions et l’utilisation du matériel adapté sont au centre de cet apprentissage.

Par exemple, savoir reconnaître si le cheval apprécie la brosse ou cherche à s’en éloigner permet d’ajuster sa manière de faire et d’apprendre à respecter l’animal. Cela favorise aussi une relation sereine dès le début.

Mener le poney en main

L’une des compétences majeures à pied consiste à apprendre à mener le poney à la main, en respectant toujours sa sécurité et celle de l’animal.

Le cavalier marche à l’épaule du cheval, tient correctement la longe (sans l’enrouler autour de la main), s’arrête lorsque l’animal s’arrête, et s’assure de garder une attitude calme et attentive.

Ce savoir-faire est fondamental : il montre que le cavalier sait se positionner, anticiper les réactions du cheval et éviter les comportements brusques qui pourraient inquiéter ou désorienter l’animal.

Par exemple, un cavalier de galop 1 doit pouvoir faire sortir un poney de son box et le mener quelques pas dans l’allée du club sans précipitation, dans le calme et en veillant à ne pas gêner les autres.

Harnacher et préparer sa monture

Le galop 1 demande de savoir nommer et reconnaître les équipements principaux : tapis de selle, selle, filet. Le cavalier apprend à aider à seller et brider, toujours sous la surveillance du moniteur.

Il doit porter attention au confort du cheval, par exemple en veillant à ce que le tapis soit bien à plat ou que le filet ne vrille pas les rênes.

Cette étape prépare à l’autonomie et à la responsabilité, des qualités clés pour la suite de l’apprentissage.

Les premiers soins et sécurité au box

Même au niveau du galop 1, on apprend l’importance de tenir fermement la porte du box, d’accrocher correctement la longe à l’anneau d’attache, et de ne jamais passer derrière le cheval sans précaution.
Ces règles visent à garantir la sécurité des cavaliers autant que celle des poneys et chevaux du club.

Par exemple, contourner l’animal de façon visible et en gardant la main sur la croupe permet d’éviter les coups de pied fortuits. Ces réflexes, acquis très tôt, sont ensuite naturels dans toute activité équestre.

Découverte de la position à cheval

Une fois en selle, le galop 1 évalue la capacité du cavalier à adopter une position de base correcte : jambes allongées et détendues, talons légèrement descendus, dos droit, mains posées sur le pommeau ou sur l’encolure.
Cette posture garantit la sécurité et l’équilibre, essentiels pour profiter de la séance sans risquer de chute.

Le moniteur guide souvent le cavalier en longe ou à la main. Il attend que celui-ci apprenne à garder ses épaules ouvertes et à accompagner le mouvement du pas sans se crisper.

Par exemple, il est normal qu’un débutant ait encore les mains un peu hautes, mais il doit apprendre à relâcher et à tendre ses rênes de façon douce.

Monter, descendre et tenir les rênes

Le passage du galop 1 inclut aussi les gestes pour monter sur le poney calmement (à l’arrêt, sans sauter ni effrayer l’animal), mettre le pied à l’étrier, s’installer délicatement et ajuster la longueur des étriers.

Une fois en selle, il faut savoir attraper les rênes, les tenir correctement (en pont ou avec les petits doigts en dessous), et lâcher doucement pour féliciter son poney en fin d’exercice.
Cela développe la coordination et prépare aux premières directions et arrêts.

Marcher au pas et arrêter sa monture

Pendant le galop 1, les cavaliers apprennent à faire avancer le cheval au pas avec la voix ou une légère pression des jambes, et à demander l’arrêt avec les rênes et la voix.
Ce sont des bases simples mais cruciales : elles mettent en place le dialogue entre humain et cheval.

Par exemple, savoir s’arrêter avant un obstacle imaginaire ou dessiner une petite courbe en suivant le moniteur sont des exercices types de ce premier niveau.

Ils montrent que le cavalier commence à influer, même légèrement, sur la conduite du cheval.

Le déroulement de l’examen du galop 1

Organisation de l’examen : cadre, durée et ambiance

L’épreuve du galop 1 est généralement organisée par le moniteur ou la monitrice du club, auprès d’un petit groupe d’élèves qui se préparent ensemble depuis plusieurs séances.

Elle se déroule dans un environnement familier, souvent sur le poney habituel de chaque cavalier et en présence de copains de cours, pour rassurer les plus jeunes et limiter le stress.

La durée totale de l’examen varie mais se limite en général à une séance classique, soit environ 1h à 1h30, division pratique et théorique comprises.

L’ambiance est décontractée : on encourage la coopération et l’entraide, et chaque compétence est évaluée dans la continuité d’exercices connus en cours.

Les différentes étapes de l’évaluation

L’examen du galop 1 alterne des ateliers à pied et des exercices en selle, sans oublier la vérification de connaissances de base sur le cheval et le matériel.

Tout commence souvent par la prise de contact avec le poney : le cavalier va le chercher au box ou au paddock, le salue calmement, puis conduit l’animal jusqu’à l’aire de pansage.

Cet instant est déjà observé : le moniteur vérifie la posture, le calme, la capacité à mener l’animal sans précipitation.

Vient ensuite le pansage, où l’on attend du candidat qu’il sache utiliser brosses et cure-pieds avec douceur et attention, toujours sous surveillance.

Il faut aussi montrer que l’on sait tenir la longe correctement et comprendre les réactions du cheval lors de la préparation.

L’habillage du poney est également évalué : savoir reconnaître tapis, selle, filet, aider à seller, ajuster le matériel sans confusion.

Les moniteurs valorisent l’esprit d’équipe : s’entraider entre candidats pour brider ou seller, c’est aussi respecter les valeurs du galop 1.

La partie en selle débute par la montée, à l’arrêt, en adoptant la bonne position.

La séance inclut des exercices simples au pas : marcher droit, s’arrêter à la demande, dessiner quelques courbes, parfois passer sur des barres au sol ou entre des plots pour tester l’écoute et la conduite.

À chaque étape, on attend du cavalier qu’il reste à l’écoute de sa monture et applique les consignes : ne pas tirer sur la bouche, garder les mains souples, parler d’une voix douce.

En fin d’épreuve, la descente du poney doit se faire avec soin, puis ramener calmement le poney au lieu prévu et savoir ranger le matériel.

L’évaluation des connaissances théoriques

Le galop 1 inclut aussi une courte vérification de la théorie, sous forme de questions orales ou d’un petit jeu en groupe.

On demande par exemple de nommer les parties principales du cheval (la tête, le dos, la crinière…), de présenter une brosse ou d’expliquer à quoi sert le tapis de selle.

Le but n’est jamais de piéger les candidats mais de s’assurer qu’ils comprennent pourquoi chaque geste compte et à quoi sert le matériel utilisé tous les jours.

Des moniteurs bienveillants mettent les élèves en confiance : si une réponse manque, on encourage la réflexion ou la coopération, car apprendre ensemble est partie intégrante de l’équitation.

Conseils pour bien se préparer au galop 1

Être régulier dans la pratique

La régularité est la clé des progrès en équitation, surtout au tout début : participer assidûment aux cours permet de s’installer dans une routine rassurante et de répéter les gestes fondamentaux jusqu’à leur automatisme.

Les moniteurs peuvent ainsi corriger les petites erreurs au fil des séances, et chaque cavalier se sent de plus en plus à l’aise à proximité des poneys et à cheval.

Par exemple, venir toutes les semaines permet de revoir le pansage ou la façon de mener le poney en main sans hésiter.

Oser poser des questions et demander de l’aide

Le galop 1 est fait pour apprendre, pas pour tout savoir d’un coup. Il est donc important de ne jamais hésiter à demander une explication supplémentaire, que ce soit sur l’utilisation d’une brosse, la tenue des rênes ou la manière d’aborder un poney un peu timide.

Poser des questions montre l’envie de bien faire et permet souvent de débloquer des incompréhensions mineures avant l’examen.

De plus, le moniteur appréciera toujours qu’un élève cherche à progresser dans le respect des consignes de sécurité.

Par exemple, si vous n’êtes pas sûr(e) de la différence entre la brosse dure et la brosse douce, demandez à refaire le geste lors du prochain cours.

S’entraîner à la maison sur la théorie

Même sans cheval à la maison, il est possible de progresser sur la partie théorique du galop 1.
Apprendre à reconnaître les parties du cheval, le nom des brosses ou les éléments du harnachement peut se faire grâce à des fiches, des images ou des jeux en ligne adaptés.

Discuter avec d’autres cavaliers ou en famille aide aussi à mémoriser ces notions.

Par exemple, amusez-vous à dessiner un cheval et à placer une étiquette sur ses parties principales, ou à répondre en duo à un petit quiz sur le matériel.

Mieux connaître ces bases rassure pour le jour de l’examen et permet de mieux comprendre les attentes du moniteur.

Observer et écouter lors des séances

L’observation est un outil précieux : regarder ce que fait le moniteur ou les autres cavaliers pendant les exercices de préparation, le pansage ou la mise en selle offre de nombreux repères à intégrer.

Essayer de repérer les petits détails ( position des mains, attitude pour contourner le cheval, gestes de félicitations ) permet d’affiner sa propre pratique plus rapidement.

Écouter activement les consignes et les conseils évite aussi bien des appréhensions au moment de passer l’examen.

Prendre soin de soi et s’équiper correctement

Être bien dans ses vêtements et en sécurité aide à se concentrer sur le cheval et les gestes à réaliser.

Vérifiez toujours que vous disposez d’une bombe correctement ajustée, que vos chaussures sont adaptées (bottes ou boots fermées) et que votre pantalon d’équitation est confortable pour éviter les distractions.

Par exemple, venir en tenue adaptée évite de penser à ses pieds ou à ses mains froides et permet de garder l’attention sur le poney pendant toute la séance ou l’examen.

Féliciter le cheval et prendre le temps du lien

Au-delà du geste technique, un bon cavalier débute toujours par installer une relation de confiance avec sa monture.

Pour cela, n’oubliez pas de parler doucement au cheval, de le caresser pour le rassurer ou le féliciter, et de respecter ses réactions.

Cette attention au bien-être du poney est observée par le moniteur et valorisée lors de l’examen.

Par exemple, prendre deux secondes pour remercier le poney après avoir marché au pas montre que l’on a compris l’esprit du galop 1.

FAQ : Toutes vos questions sur le Galop 1

À partir de quel âge peut-on passer le Galop 1 ?

Le Galop 1 est généralement accessible à partir de 7 ans, mais certains clubs acceptent les enfants un peu plus jeunes selon leur maturité et leur aisance à poney ou à cheval.

Il n’y a pas d’âge maximum pour se lancer, les adultes débutants sont également les bienvenus !

Combien de temps faut-il pour préparer le Galop 1 ?

La durée de préparation dépend de votre régularité et de votre aisance ; en moyenne, comptez entre 3 et 12 mois de pratique hebdomadaire.

Le plus important est de prendre le temps d’être à l’aise avec toutes les compétences demandées avant de se présenter à l’examen.

Est-ce que le Galop 1 est obligatoire pour continuer l’équitation ?

Non, mais il constitue une étape importante dans la progression d’un cavalier, car il permet de valider vos acquis et d’accéder à des cours ou activités plus avancés.

Certains clubs demandent toutefois un minimum de niveau pour participer à certaines animations ou sorties.

Que se passe-t-il si je rate une partie de l’examen ?

Si vous ne validez pas une partie, il est souvent possible de la repasser ultérieurement sans forcément devoir refaire l’ensemble de l’épreuve.

Le moniteur vous dira laquelle retravailler et quand retenter votre chance.

Peut-on passer plusieurs Galops dans la même année ?

Oui, si vous progressez rapidement, il est possible de passer plusieurs Galops sur une même année, sous réserve de bien maîtriser les compétences de chaque niveau.

Il est recommandé de prendre le temps d’acquérir de l’expérience entre chaque étape pour progresser sereinement.

Le Galop 1 a-t-il un coût ?

La plupart des centres équestres demandent une petite participation financière pour l’inscription à l’examen, couvrant le passage, l’encadrement et la délivrance du diplôme.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre club pour connaître les modalités et les tarifs exacts.

Conclusion

Le galop 1 constitue l’accès fondamental à la pratique de l’équitation selon la Fédération Française d’Équitation, en posant dès le départ les bases de la théorie, de la relation au cheval à pied et des premières sensations à cheval.

L’article a expliqué en détail en quoi il consiste, les objectifs visés, les compétences à acquérir, le déroulement de l’évaluation et partagé des recommandations pour progresser efficacement.

Avec une préparation adaptée, franchir cette première étape fédérale devient une expérience aussi enrichissante que valorisante pour chaque cavalier débutant.

Vous pourriez également être intéressé par

Abonnez-vous à la newsletter de Horserizon et recevez, chaque semaine, les dernières actualités.