Le passage du Galop 2 constitue une étape charnière dans le parcours de tous les apprentis cavaliers de France.
Selon la Fédération Française d’Équitation, plus de 37 000 cavaliers valident chaque année ce niveau, ce qui en fait l’un des galops les plus passés au sein des clubs hippiques.
À ce stade, il s’agit non seulement d’évaluer votre progression en selle, mais aussi de tester vos connaissances théoriques du monde équestre, des soins aux chevaux à la compréhension du matériel.
Présentation générale du Galop 2
Le Galop 2 représente la seconde étape des examens fédéraux en équitation en France. Il s’adresse à tous les cavaliers ayant déjà validé leur Galop 1 et souhaitant développer de nouvelles compétences, tant en théorie qu’en pratique.
À qui s’adresse le Galop 2 ?
Le Galop 2 est accessible aussi bien aux enfants qu’aux adultes, quel que soit le type de monture utilisé : cheval ou poney. L’important est de prendre le temps d’assimiler les bases vues au Galop 1 et de se sentir prêt à élargir ses connaissances.
Ce qu’on attend du cavalier au Galop 2
Pour valider le Galop 2, le cavalier doit démontrer qu’il maîtrise les bases nécessaires pour évoluer à l’aise à poney ou à cheval, en prenant en compte le bien-être de l’animal et la sécurité des personnes autour.
Cela comprend la gestion du pansage, la préparation du cheval, le contrôle à différentes allures, ainsi que la connaissance de notions théoriques sur l’animal et son environnement.
Les compétences théoriques attendues
Au Galop 2, la partie théorique prend une place importante pour permettre au cavalier de progresser en sécurité et dans le respect de l’animal.
Il s’agit de consolider les premières notions vues au Galop 1, mais aussi d’enrichir sa compréhension du cheval, de son équipement et de son environnement quotidien.
Connaître les parties du cheval
Le candidat doit pouvoir nommer et localiser les principales parties du corps du cheval : tête, encolure, dos, croupe, membres, sabots, etc.
Savoir situer correctement ces zones n’est pas uniquement une question de vocabulaire ; cela permet d’identifier un problème éventuel (comme une blessure ou une zone sensible) lors du pansage ou du travail à pied.
Ce repérage précis facilite également la communication avec le moniteur ou le vétérinaire en cas de besoin.
Les robes et les principaux marquages
L’élève doit reconnaître les différentes robes rencontrées régulièrement (bai, alezan, noir, gris, pie…) ainsi que les principaux marquages blancs (liste, balzane, ladre…).
Cette compétence n’est pas seulement esthétique : elle sert à identifier un cheval dans le club ou à renseigner son identité sur une fiche, ce qui est essentiel pour la gestion quotidienne du troupeau.
Lors d’un changement de monture ou d’une activité collective, savoir reconnaître « le poney gris avec liste » est un atout pour la répartition efficace des chevaux et la sécurité générale.
Le matériel de pansage et d’entretien
Il est attendu du candidat qu’il cite le nom et l’utilité des principaux outils utilisés pour le pansage : étrille, brosse dure, brosse douce, cure-pieds… Ainsi que leur bonne utilisation selon les parties du corps à nettoyer.
Comprendre l’intérêt de chaque matériel permet d’assurer une hygiène irréprochable au cheval et de prévenir d’éventuels problèmes de peau ou de pied.
Par exemple, utiliser la brosse dure sur les endroits musculaires où la boue s’accumule, ou le cure-pieds pour vérifier l’absence de cailloux dans le sabot, s’inscrit dans une démarche de respect et de soin quotidien.
L’harnachement : nomination et rôle des éléments
Le candidat doit être capable de nommer les grandes parties de la selle (siège, quartier, étrivière, étrier) et du filet (têtière, muserolle, sous-gorge), et d’expliquer à quoi elles servent.
Cela évite les erreurs d’installation, sources d’inconfort ou de danger, et garantit une monte en toute sécurité.
Le cheval, sa nourriture et ses besoins quotidiens
L’examen attend de l’élève qu’il connaisse les bases du régime alimentaire du cheval (foin, granulés, eau, importance du sel), mais aussi ses besoins quotidiens en soins (pansage, vérification des membres, repos, contacts sociaux avec ses congénères).
Cela sensibilise les cavaliers au bien-être de l’animal et les incite à observer attentivement leur monture pour repérer d’éventuels signes de fatigue ou de malaise.
Un exemple : comprendre que l’eau doit toujours être fraîche et disponible évite les risques de déshydratation, surtout en été.
Les règles de sécurité à pied et à cheval
Enfin, la théorie au Galop 2 inclut des notions indispensables pour travailler en toute sécurité, que ce soit à l’écurie ou en carrière : tenir la longe du bon côté, marcher au pas à côté du cheval, respecter les distances entre cavaliers montés, manipuler le matériel en présence d’autres chevaux.
Les exercices pratiques à maîtriser
Le travail à pied : manipuler et mener le cheval
Être à l’aise à pied avec son cheval est un prérequis incontournable. Au Galop 2, on attend du cavalier qu’il sache attraper son cheval au boxe ou au pré, lui passer un licol, puis le mener calmement en main, en respectant les règles de sécurité.
Par exemple, lorsque l’on mène un cheval en main, la longe doit rester tenue du côté gauche de la monture, et il faut marcher à sa hauteur, sans tirer ni se laisser dépasser.
Cette attitude assure une réelle connexion avec l’animal tout en limitant le risque d’accident, surtout en présence d’autres chevaux.
Savoir tourner dans les deux sens, faire reculer le cheval sur une courte distance ou s’arrêter à la demande fait partie des gestes évalués.
Cela montre la capacité à instaurer un dialogue avec la monture, même avant de monter en selle.
Le pansage et la préparation du cheval
Le candidat doit effectuer un pansage complet, en utilisant convenablement chaque brosse selon la zone du corps, et vérifier que le cheval est propre et détendu avant la séance.
Le pansage n’est pas seulement une question d’hygiène : c’est un moment privilégié pour observer le cheval, repérer d’éventuelles blessures ou réactions inhabituelles, et installer la confiance mutuelle.
L’enfilage du tapis, de la selle et du filet est aussi évalué, tout comme le réglage des différents éléments (sangle, étriers, montants du filet). Prendre le temps d’ajuster le matériel prévient des blessures et assure une monte confortable.
Monter et descendre en sécurité
Monter correctement à cheval, sans bousculer la monture, constitue un apprentissage fondamental. Il s’agit de se placer près de l’épaule du cheval, de prendre les rênes dans la main gauche, de vérifier que les étriers sont bien prêts, puis de s’installer avec légèreté en selle.
Redescendre calmement nécessite également un minimum de méthode pour ne pas effrayer le cheval ou risquer une chute.
Maîtriser les allures : pas et trot
Au Galop 2, le travail monté se concentre principalement sur la conduite du cheval au pas et au trot. L’élève doit savoir diriger sa monture, suivre une trajectoire précise en carrière et adapter sa posture (assise ou enlevée) selon l’allure.
Apprendre le trot enlevé, en phase avec les mouvements du cheval, est un passage important. Il améliore le confort pour le cavalier comme pour l’animal, et contribue à développer l’équilibre et la souplesse.
Il est également demandé de savoir changer de direction, s’arrêter et démarrer calmement, tout en conservant la maîtrise de la monture. Cela prépare aux reprises collectives, où le respect des distances et le contrôle sont primordiaux.
Premiers exercices d’équilibre et de mise en selle
Travailler l’équilibre, c’est apprendre à rester stable sur sa monture, même lors des transitions ou des changements de direction.
Pour cela, des exercices simples sont proposés : lâcher les rênes quelques instants au pas, se grandir en selle, réaliser des petits jeux (comme toucher les oreilles ou la croupe du cheval).
Ce type d’entraînement améliore la confiance du cavalier, sa coordination et renforce la complicité avec la monture.
Initiation à la petite barre au sol
Pour familiariser le cavalier avec le saut d’obstacles, le Galop 2 propose de franchir, au pas puis au trot, une barre au sol. Il ne s’agit pas encore de sauter : il convient d’aborder la barre dans le calme, en maintenant l’allure et la trajectoire de la monture.

L’évaluation : déroulement et critères de réussite
Déroulement type de l’examen
L’épreuve du Galop 2 se divise en plusieurs temps forts, alternant théorie et pratique, parfois sur une même journée ou répartie en plusieurs sessions selon l’organisation du club.
En règle générale, l’examen commence par les connaissances à pied : attraper et mener sa monture, réaliser un pansage complet, puis préparer le cheval avec son harnachement.
Ces gestes sont observés avec attention par l’examinateur pour vérifier le respect des règles de sécurité et la douceur des manipulations.
Vient la partie théorique, souvent sous forme de questions orales ou écrites. Le moniteur ou juge pose des questions sur les thèmes du programme : parties du cheval, matériel de pansage, noms des robes, règles de sécurité à pied et à cheval, bases de l’alimentation ou encore entretien du matériel.
Enfin, la séance montée constitue le moment le plus attendu : les cavaliers sont évalués en groupe ou individuellement sur les exercices requis : diriger au pas et au trot, réaliser le trot enlevé sur le bon diagonal, franchir une barre au sol, respecter les distances en carrière et montrer leur capacité à rester maître de leur monture en toutes circonstances.
Critères d’évaluation à pied
L’évaluateur attend du candidat qu’il sache aborder un cheval en toute sécurité, mettre un licol, attacher précautionneusement, et déplacer calmement la monture à la main.
Il observe également la maîtrise du pansage (choix des bonnes brosses, geste sûr), ainsi que la mise en place correcte du tapis, de la selle et du filet.
Le respect de l’organisation du matériel, le rangement après utilisation et la politesse avec les autres cavaliers sont également évalués, car ils participent à l’ambiance de travail du club.
Critères sur la partie théorique
Lors de la phase théorique, c’est la compréhension des notions de base qui prime.
Il ne s’agit pas d’un contrôle pointu, mais d’un échange permettant d’estimer si le cavalier sait nommer les principales parties du cheval, différencier les robes courantes, citer le matériel de pansage ou expliquer l’utilité des principales pièces du harnachement.
Pour chaque question, il est important de répondre avec clarté : par exemple, situer le garrot, ou expliquer pourquoi on commence le curage des pieds toujours par le talon.
Cette démarche montre que l’élève comprend le sens des gestes effectués, et non seulement leur reproduction mécanique.
Des questions sur le bien-être du cheval (alimentation, besoin d’eau, moments de repos) et sur la sécurité (comportement à proximité des chevaux, respect des distances) complètent cette partie.
Critères d’évaluation à cheval
Lors de la mise en selle, l’examinateur porte attention à l’attitude générale du cavalier : savoir monter et descendre sans perturber sa monture, adapter sa posture au pas et au trot, et garder les mains et les jambes à leur place.
La conduite à différentes allures est un point central. L’élève doit être capable de suivre la piste, changer de direction, demander l’arrêt ou la mise en avant sans précipitation, et gérer le trot enlevé en observant les bons diagonaux.
Le franchissement d’une barre au sol se déroule dans le calme, en restant à l’allure demandée (pas ou trot). L’important n’est pas la performance, mais la gestion de la trajectoire, la capacité à anticiper et à maintenir sa monture sur la ligne droite.
Les exercices d’équilibre, comme relâcher les rênes quelques instants ou toucher certaines parties du cheval, sont évalués pour vérifier la stabilité, la confiance, et le respect du cheval.
Respecter les distances en reprise, rester à l’écoute des consignes, et montrer une attitude attentive envers sa monture et les autres cavaliers sont des points essentiels, car ils contribuent à la sécurité du groupe et à la bonne tenue de la séance.
Attitude et sécurité : des critères transversaux
Tout au long de l’évaluation, l’attitude du cavalier compte autant que la technique. La bienveillance envers le cheval, la politesse vis-à-vis des enseignants et des autres élèves, ainsi que le respect scrupuleux des règles de sécurité sont des critères de réussite fondamentaux.
Un cavalier qui salue en montant et en descendant, garde les distances et demande l’aide poliment si besoin témoigne d’une maturité appréciée par les examinateurs.

Conseils pour bien se préparer au Galop 2
S’entraîner régulièrement, en séance comme à la maison
La régularité est la clé pour ancrer durablement les apprentissages, aussi bien en théorie qu’en pratique. Privilégiez des séances rapprochées dans le temps pour garder en mémoire gestes et notions abordés en cours.
À la maison, relisez vos supports : fiches illustrées, carnets Galop, vidéos pédagogiques. N’hésitez pas à vous entraîner à nommer les différentes parties du cheval ou à dessiner des schémas pour visualiser les éléments du harnachement.
Observer les autres cavaliers et solliciter l’avis du moniteur
L’une des meilleures manières de progresser consiste à regarder les autres cavaliers lors des séances d’écurie ou des reprises collectives. Repérez comment ils manipulent les chevaux, installent harnachement ou se placent en selle.
Osez poser des questions à votre enseignant, même en dehors des cours : demandez des précisions sur un geste ou la fonction d’un outil, ou sollicitez une démonstration si un point vous semble flou.
Votre moniteur est là pour vous accompagner, clarifier vos doutes et vous encourager. Son retour personnalisé vous aidera à éviter les erreurs et à gagner en assurance.
Travailler la relation à pied avec sa monture
Le travail à pied est aussi important que le travail monté au Galop 2. Passer du temps à mener son cheval, effectuer le pansage avec attention ou apprendre à reconnaître ses réactions favorise la confiance mutuelle.
Imprégnez-vous de la gestuelle correcte : licolage en douceur, déplacement en main dans le calme, gestes francs mais prudents lors du pansage ou de l’ajustement du matériel.
Prendre soin de son équilibre et de sa posture
L’équilibre à cheval se construit dans la durée. Exercez-vous à vous asseoir bien droit, les épaules relâchées, les jambes en contact léger, que vous soyez au pas ou au trot.
N’hésitez pas à refaire les petits jeux de mise en selle vus en cours : toucher l’oreille du cheval, lâcher les rênes brièvement ou lever les mains au-dessus de la tête pour sentir votre centre de gravité.
Un bon équilibre vous rassure, rassure votre cheval, et donne de l’aisance à tous vos mouvements.
Soigner la préparation théorique
Révisez les bases de la théorie de façon régulière, en privilégiant la compréhension plutôt que le “par coeur”. Essayez de visualiser le cheval ou le matériel lorsque vous citez un nom ou une fonction.
Jouez à reconnaître les robes et les marquages sur les chevaux de votre club. Lors d’une visite à l’écurie, amusez-vous à nommer les principales parties du corps sur différents poneys ou chevaux pour ancrer ces connaissances.
Si une notion vous résiste (par exemple, différencier la brosse dure de la brosse douce), demandez de l’aide à un cavalier confirmé ou à votre moniteur, ou cherchez des supports visuels.
Entretenir une attitude bienveillante envers le cheval et le groupe
Le respect du cheval, la politesse envers les autres cavaliers et l’attention portée à l’ambiance du groupe sont des “petits plus” toujours appréciés lors d’un passage de Galop.
Soyez attentif aux signaux de votre cheval : s’il s’agite, patientez ; s’il montre des signes d’inconfort, avertissez le moniteur.
N’hésitez pas à aider vos camarades lorsqu’ils préparent leur monture, ou à partager vos astuces s’ils rencontrent une difficulté dans la révision théorique. L’entraide crée une atmosphère positive propice à la réussite de chacun.
Se donner le droit à l’erreur et rester persévérant
La progression en équitation n’est jamais totalement linéaire. Il est normal d’avoir des points forts et des points à améliorer, voire de rater parfois un exercice.
L’essentiel est de rester motivé, d’accepter les remarques comme des pistes de progression, et de valoriser chaque petit succès.
Si vous échouez à une étape, demandez à votre moniteur ce qui doit être retravaillé et voyez cet ajustement comme une opportunité de progresser encore davantage.
Profiter de chaque séance pour renforcer ses acquis
Chaque cours est l’occasion d’affiner votre technique : écoutez avec attention les consignes, appliquez les corrections données et essayez d’intégrer les conseils à chaque nouvelle reprise.
Saluez et remerciez votre cheval en fin de séance, rangez le matériel avec soin, et prenez quelques minutes pour mémoriser ce que vous avez réussi et ce qui reste à travailler.
Cette routine de “bilan” aide à garder une dynamique positive et à avancer régulièrement vers la réussite du Galop 2.
FAQ sur le Galop 2 : vos questions fréquentes
Quelle est la différence entre le Galop 1 et le Galop 2 ?
Le Galop 1 valide les bases fondamentales : tenue, pansage simple, premiers pas sous la selle, et premières notions théoriques.
Le Galop 2 approfondit ces acquis et demande plus d’autonomie, de nouvelles techniques à cheval et une compréhension plus poussée du cheval.
Quel âge faut-il avoir pour passer le Galop 2 ?
Il n’y a pas d’âge minimum imposé, mais il est important d’avoir acquis les savoirs du Galop 1 et de se sentir prêt.
Les candidats sont souvent âgés de 8 à 12 ans, mais les adultes peuvent aussi valider ce niveau.
Combien de temps faut-il en général pour préparer le Galop 2 ?
Cela dépend de la fréquence de vos cours et de votre aisance à cheval.
En moyenne, il faut compter plusieurs mois de pratique régulière après l’obtention du Galop 1 pour être prêt.
Puis-je repasser mon Galop 2 si je n’ai pas validé toutes les épreuves ?
Oui, il n’y a aucune obligation de réussir du premier coup.
Vous pourrez travailler les compétences manquantes avec votre moniteur, puis retenter l’examen.
Quels sont les livres ou ressources à conseiller pour réviser le Galop 2 ?
De nombreux manuels spécialisés existent, édités par l’École Française d’Équitation ou les Éditions Lavauzelle.
Les fiches de la FFE, des vidéos pédagogiques, et certains sites spécialisés sont aussi de bonnes ressources pour vos révisions.
Conclusion
Cet article a permis d’éclairer le programme officiel du Galop 2 en détaillant ses fondamentaux : ses attendus aussi bien théoriques que pratiques, le format de l’évaluation ainsi que les critères de réussite.
Grâce à ces éléments et aux conseils méthodologiques, chaque cavalier dispose désormais de toutes les clés pour préparer sereinement son Galop 2 et franchir cette étape essentielle de sa formation.